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Eloge du carburateur : Essai sur le sens et la valeur du travail

Date de sortie

Poche France : 25 Mars 2010

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Description

Ajouté par MlleAnastasia le 11-01-2011
" La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l'évier, la raie des fesses à l'air. " Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle l'une des réflexions les plus fines qu'il nous ait été donné de lire sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Mêlant anecdotes, récit et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce " travail intellectuel ", dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entrés dans l'" économie du savoir ", se révèle pauvre et déresponsabilisant. De manière très fine, à l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets - ce qu'on ne fait plus guère dans un monde où on l'on ne sait plus rien faire d'autre qu'acheter, jeter et remplacer. II montre que le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'" économie du savoir ". Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est fêlée, on voit le carburateur. Il est temps de tout démonter et de mettre les mains dans le cambouis ... "

Extraits

Ajouté par Lynne le 05-12-2011
" De temps à autre, je croisais le regard d'une brave bourgeoise abasourdie qui, ses clefs de voiture à la main, contemplait avec incrédulité les acrobaties automobiles de cet adolescent squelettique et chevelu, le visage éclairé par un sourire démoniaque. "

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Par Lynne le 2011-12-05 19:50:57 Editer
Bon... Pour être tout à fait honnête, le livre ne m'a pas vraiment plu. Ne serait-ce que le tire... Lorsque notre professeur d'Objets en Contexte nous l'a soumis, nous faisions déjà toutes et tous une drôle de tête. (rire). J'essaye de ne jamais me fier aux apparences. En effet, malgré l'apparence, certains livres se révèlent géniaux. Pour être tout à fait honnête, dans ce cas-ci, ça ne sait pas vraiment arrangé. Les seuls moments du livre qui m'ont réellement plu, sont ceux où Matthew B. Crawford nous parlait de sa propre expérience, ce qui permettait d'aborder les choses sont un angle plus intéressant, plus imagé et donc un peu plus compréhensif. Parce que la plupart du temps, ça parlait économie et j'avoue que ce n'est absolument pas mon truc.

Sur le contenu en soi... Je dois admettre que d'une part, j'ai déjà oublié les ¾. Et que d'autre part, puisqu'il ne s'agit pas d'un roman mais d'un essai (philosophique) sur le sens et la valeur du travail... Il n'y a rien grand-chose à dire. C'est une analyse de la société actuelle, des métiers manuels et des métiers « universitaires ». Il parle de l'inutilité de certains métiers universitaires dont des « think tank » qu'il a lui-même exercé. Alors que certains travaux manuels sont mille fois plus utiles et épanouissants. C'est, d'ailleurs, pourquoi, il est devenu réparateur de motos, pour retrouver cet épanouissement personnel et mental !

Honnêtement, d'une certaine façon, je partage son avis. Je n'admets pas non plus qu'on boycotte comme ça les métiers manuels. Je pense que chacun doit suivre sa voie et son propre chemin et qu'il serait bien, à notre époque, de ne plus avoir autant de préjugés sur certains métiers... On n'est pas bête parce qu'on n'a pas fait la Haute Ecole ou l'Unif... Tout comme, ce n'est parce qu'on a fait la « haute école » qu'on s'en sortira mieux... Le débat reste ouvert, bien sûr. Mais il serait temps qu'on arrête d'empêcher les gens de faire ce qu'ils aiment. L'important n'est jamais « que » de pouvoir s'épanouir dans ce que l'on fait...
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