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Rose et Ninette


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Résumé

Régis de Fagan, auteur dramatique à succès, mais homme sympathique et modeste, vient de divorcer d’une femme autoritaire et haineuse. Elle a la garde de leurs deux filles, Rose, 18 ans, et Ninette, 12 ans, qu’elle s’acharne à « monter » contre leur père bien après le divorce. Le malheureux qui adore ses filles souffre de cette situation dont il essaye vainement de sortir…

« Divorcé depuis quinze jours, et tout à l’ivresse de la fin de sa peine, Régis de Fagan, ce matin-là, par les fenêtres large ouvertes de son nouvel appartement de garçon, guettait l’apparition de ses fillettes que le tribunal lui accordait deux dimanches par mois. C’était leur premier dimanche. [...] Et maintenant, dans l’angoisse de l’attente, il se demandait si bien réellement elles viendraient, si, au dernier moment, la mère rusée et fourbe, ou cette impénétrable Mademoiselle, n’inventeraient pas quelque prétexte pour les retenir. [...] Son avocat le lui avait bien dit : « La partie n’est pas égale, mon pauvre Régis ; vous n’aurez que deux jours par mois, vous, pour vous faire aimer. »

Mœurs du jour est le sous-titre de Rose et Ninette, roman décrivant la perfidie d’une femme jalouse, même remariée ; ce sujet voisin de celui de Fromont jeune et Risler aîné où Sidonie Chèbe sème le malheur autour d’elle, semble cher à Daudet.

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Extrait

Dans sa fièvre à surveiller l’heure, les trains, les passants du boulevard, il ne les avait pas vues arriver ; et voici qu’elles surgissaient de la petite antichambre, qu’elles étaient là, devant lui, grandies, lui semblait-il, plus femmes, depuis deux ou trois mois qu’on ne s’était vu. Ses mains tremblaient en les aidant à défaire leurs sveltes jaquettes, leurs chapeaux ronds entourés de plumes. Les petites aussi s’intimidaient un peu devant la situation nouvelle. Certainement leur père était toujours leur père, le gai, l’aimable papa qui les faisait si bien jouer, danser sur ses genoux toutes gamines ; mais ce n’était plus le mari de leur mère, et de là un changement qu’elles sentaient, qu’elles n’auraient pu exprimer, qui passait dans l’étonnement naïf de leurs yeux.

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