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La quarantaine venant, I'auteur a voulu écrire un roman très personnel sur la génération post 68, à l'occasion du trentième anniversaire de Mai 68. Il se fait simultanément visiteur de l'Histoire (son récit est un témoignage sur les années 1963-1973) et de sa propre histoire (bien qu'il ait changé son nom), avec les évocations de ses années de militantisme à la Ligue Communiste Révolutionnaire~ les désillusions et la rencontre de sa future femme.
Louant ces années avec tendresse et nostalgie, exaltant le romantisme révolutionnaire, il accentue le contraste avec la période actuelle. Bien que rationaliste, I'auteur suit une idée romanesque qui présuppose une force aveugle et supérieure qui aurait tout organisé entre deux humains dont les destins n'auraient jamais dû se croiser.
Rouge, c'est la vie est en bref une attendrissante et ingénieuse autobiographie amoureuse et militante qui sortait nettement du lot de la pléthore d'ouvrages parus pour la circonstance.
Quatrième de couverture
Mai 68 : j'avais quatorze ans. Elle aussi. Trente ans et quelques cheveux blancs plus tard, la tentation était forte de jeter un petit coup d'œil dans le rétroviseur. Les banderoles, les slogans, les drapeaux rouges, les manifs. Et ce qui a suivi. Le militantisme. Pour ce qui me concerne, dans les rangs trotskistes. À la Ligue communiste. Pour ce qui la concerne, au kibboutz.
Depuis quinze ans j'écris des romans noirs, des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages. J'ai eu envie de rompre avec l'habitude, d'évoquer les banderoles, les slogans, les drapeaux rouges, les manifs. Et surtout de raconter une histoire d'amour. La mienne.