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Extrait de 22/11/63 ajouté par C4lypso 2016-05-24T13:14:05+02:00

"J'ai essayé de me dire que tout ça n'a aucune importance, que l'-l'-l'amour surmonte tout, sauf que ça ne marche pas. L'amour ne surmonte pas les mensonges." P.535

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Extrait de 22/11/63 ajouté par wizbiz06 2013-04-19T19:10:56+02:00

Vers la fin du repas, alors que Deke bourrait sa pipe de Prince Albert, Ellie souleva un sac fourre-tout qu’elle avait glissé sous la table et en sortit un grand livre qu’elle me fit passer par-dessus les reliefs gras de notre repas. « Page 89. Et écartez-vous de cette dégoûtante mare de ketchup, je vous prie. Il s’agit d’un prêt exclusif et je tiens à le renvoyer dans l’état où je l’ai reçu. »C’était un annuaire scolaire intitulé Tiger Tails provenant d’un lycée beaucoup plus huppé que celui de Denholm. Tiger Tails n’était pas relié toile mais cuir, ses pages étaient en papier glacé épais et une bonne centaine d’entre elles en fin de volume étaient réservées à des annonces publicitaires. L’institution que cet ouvrage célébrait (encensait serait plus exact) était la Longacre Day School de Savannah. J’ai feuilleté la section, couleur vanille uniforme, consacrée aux élèves de terminale en me disant qu’elle comprendrait peut-être un ou deux visages noirs d’ici à l’an 1990. Ou pas.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par wizbiz06 2013-04-19T19:09:33+02:00

Le fast-food d’Al était installé dans une caravane en aluminium de l’autre côté de la voie ferrée par rapport à Main Street, dans l’ombre de la vieille usine textile de la Worumbo. Des endroits comme ça peuvent paraître minables, mais Al avait camouflé les blocs de béton sur lesquels était posée sa caravane derrière de jolies plates-bandes de fleurs. Il y avait même un carré de pelouse soigné, qu’il entretenait lui-même avec une vieille tondeuse à gazon. La tondeuse était tout aussi impeccable que les fleurs et que la pelouse, pas un point de rouille sur le capot, des lames repeintes à neuf. Il aurait pu l’avoir achetée la veille au magasin Western Auto du coin… enfin, s’il y avait encore eu un Western Auto à Lisbon. Il y en avait eu un autrefois, mais il avait été torpillé par le débarquement des grandes méga-surfaces au tournant du siècle.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par D_J_Collins 2017-01-22T19:04:32+01:00

Le passé est tenace, il ne veut pas être changé.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par laetitia90 2013-11-04T18:21:08+01:00

Pour le moment, je ne vais nulle part, sauf m'allonger sur le lit où je vais reposer mon visage inondé de larmes sur l'oreiller et prier un Dieu auquel je ne peux guère croire d'envoyer un bon ange à ma Sadie pour qu'elle puisse vivre. Et aimer. Et danser.

Au revoir, Sadie.

Tu ne m'a jamais connu. Mais moi je t'aime, chérie.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par wizbiz06 2013-04-19T19:10:14+02:00

La semaine suivante, j’ai commis une erreur. J’aurais dû me montrer plus avisé ; après tout ce qui m’était arrivé, placer un autre pari élevé aurait dû être ma dernière préoccupation. Disons que j’aurais dû être davantage sur mes gardes.Je mesurais bien le risque, mais j’avais peur de manquer d’argent. J’étais arrivé au Texas avec un peu moins de seize mille dollars, une partie provenant du reste de la mise de départ d’Al, mais, pour l’essentiel, du résultat de deux très gros paris, placés l’un à Derry et l’autre à Tampa.Mais mon séjour à l’Adolphus pendant quelque chose comme sept semaines m’en avait coûté un bon millier ; m’installer dans une nouvelle ville pourrait facilement nécessiter quatre ou cinq cents de plus. Nourriture, loyer et produits de consommation courante mis à part, il me faudrait renouveler ma garde-robe, si je voulais avoir l’air respectable face à une classe. Je serais basé à Jodie pendant deux ans et demi avant de pouvoir terminer ma mission Lee Harvey. Quatorze mille dollars n’y suffiraient pas. Le salaire d’un remplaçant ? Quinze dollars et cinquante cents par jour. Youhou !

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Extrait de 22/11/63 ajouté par wizbiz06 2013-04-19T19:09:11+02:00

Deux ans plus tard, le dernier jour de l’année scolaire, je me trouvais assis dans cette même salle des profs, attelé à la lecture des dissertations de fin d’année de mes élèves du cours de poésie américaine. Les élèves eux-mêmes avaient déjà quitté les lieux, lâchés pour un autre été, et je ferais bientôt de même. Mais pour le moment, j’étais assez heureux d’être là où j’étais, profitant du calme inhabituel. Je me disais que je pourrais même nettoyer le placard à café avant mon départ. Il faut bien que quelqu’un le fasse, je me disais.Un peu plus tôt dans la journée, Harry Dunning était venu me trouver en boitant après la récréation (qui avait été particulièrement bruyante, comme tous les moments d’étude et de déambulation dans les couloirs ont tendance à l’être le dernier jour de classe) pour me serrer la main.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par wizbiz06 2013-04-19T19:08:53+02:00

À part la fois où j’ai pleuré pour maman, je n’ai le souvenir que d’une autre fois où ça m’est arrivé étant adulte, et c’est en lisant l’histoire du concierge du lycée de Lisbon Falls. J’étais seul en salle des profs, attelé à la correction d’une pile de dissertations que ma classe d’anglais pour adultes avait rédigées. Au bout du couloir, j’entendais les rebonds sourds d’un ballon de basket, les sonneries des temps morts et les cris de la foule pendant que les bêtes de sport combattaient : Lévriers de Lisbon contre Tigres de Jay.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par axelledu74 2017-02-24T16:09:01+01:00

J'ai jamais eu " la larme facile ", comme on dit.

Si j'en crois mon ex-épouse, mon " gradient d'émotion inexistant " est la raison principale pour laquelle elle m'a quitté.

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Extrait de 22/11/63 ajouté par D_J_Collins 2017-01-22T19:04:43+01:00

Le commerce en 1958, c'est comme un dieu. Tout le monde l'adore, mais personne y comprend rien.

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