Livres
546 224
Membres
582 181

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Bibliothèque de Cecec : Ma PAL(pile à lire)

Just 17 Just 17
Emma M. Green   
Je n'ai pas apprécié ce roman.
Cela me coûte énormément de le dire car Emma Green est une de mes auteures préférées. Mais il faut dire les choses comme elles se présentent, et dans le cas de ce livre, c'est loin d'être une réussite.

Je tenais quand même à dire que je n'ai rien à redire quant à la plume de Emma Green qui est encore une fois excellente. Mais si son nouveau roman est un échec, c'est parce que sa lecture a été dérangeante et malaisante. « Just 17 » se penche sur une thématique assez complexe, et je pense malheureusement que Emma Green n'a pas réussi à la développer de la bonne manière. Elle n'a pas réussi à amener le sujet en douceur, et le fait que la romance se développe aussi rapidement m'a rapidement refroidi. En toute franchise, je n'ai rien contre la différence d'âge. Mais dans ce contexte, il est assez difficile à accepter une romance entre un professeur et son élève. J'ai essayé de m'investir dans cette relation naissante, mais c'était beaucoup trop pour moi. Je ne vais pas trop me pencher sur le cas des personnages. Je dois dire que je ne me suis pas du tout attachée à Lemon et Roman. J'ai trouvé que le personnage masculin manquait cruellement de maturité, et Lemon était une héroïne assez creuse.

Ce roman est donc une déception. Je dois dire que j'aimerais pouvoir découvrir Emma Green dans un autre registre. Le gros problème de ces derniers romans, c'est que j'ai toujours l'impression qu'elle nous propose des dérivés de ses anciennes intrigues en changeant deux trois éléments. « Just 17 » est pour moi le roman de trop, dont le développement n'a rien de vraiment transcendant et que j'ai hésité à abandonner à plusieurs reprises... Quel dommage...
Les Vœux secrets des sœurs McBride Les Vœux secrets des sœurs McBride
Sarah Morgan   
Depuis que je l’ai découverte grâce à sa trilogie des frères O’Neill, Sarah Morgan c’est un peu ma lecture de vacances obligée, été comme hiver, puisqu’en général ses romans se passent soit en période estivale soit en période de noël. Aussi quand j’ai découvert que pour noël Harlequin éditait une nouvelle petite merveille de cette autrice que j’adore, j’ai sauté de joie. D’autant plus que la couverture et le résumé fleuraient bon l’hiver, les réunions de famille et l’amour. J’ai donc fait mes bagages direction les Highlands enneigées.

Alors que noël approche, Suzanne McBride est plus qu’impatiente. Pour la première fois depuis longtemps ses trois filles adoptives seront présentes pour les fêtes de fin d’année. Pour leur part, les filles se seraient bien passé de cette réunion familiale. Hannah, l’aînée, doit gérer ses angoisses passées et les changements à venir dans sa vie. Beth, la cadette, cherche à trouver un équilibre entre ses envies de reprendre le travail et sa vie de maman. Quant à Posy, la benjamine, elle tente de gérer cette impression lancinante de passer à côté de sa vie. Autant dire que ce noël en famille ne s’annonce pas de tout repos.

Ce roman de Sarah Morgan est très singulier et également différent de ce qu’elle a l’habitude de nous proposer. En effet, ici point de couple de personnages principaux mais bel et bien quatre voix de femmes qui prennent la parole à tour de rôle pour donner leur point de vue et leur ressenti sur les diverses situations qui peuplent cette histoire. Malgré tout, rassurez-vous, la romance est bel et bien au rendez-vous, parfois de manière inattendue cependant car l’autrice aime à nous rappeler qu’il existe autant de type d’amour et de relation qu’il n’y a de couples et que surtout l’amour n’a pas d’âge.

Si certains rebondissements m’ont semblé assez transparents, notamment l’identité des parents biologiques des trois filles, d’autres en revanche m’ont paru bien plus surprenants et ont su retenir mon attention de leur évocation jusqu’à leur dénouement. Il est intéressant de voir à travers les voix de ce roman comment parfois on s’enlise dans la dissimulation en croyant protéger l’autre ou les autres. Autres qui bien souvent sont eux-même au courant et se taisent eux aussi dans le but de nous protéger.

J’ai été très touchée par la relation entre Susan et ses filles. Susan dont la culpabilité et les douleurs passées refont surface et qui est prête à tout pour sa famille. J’ai aimé découvrir la jeune fille aventureuse qui sommeille encore en elle, la femme amoureuse et la mère née qu’elle est. J’ai été émue par son envie de communiquer avec ses filles bien que celles-ci ne lui facilitent pas toujours la tâche. La manière dont les quatre femmes donnent un nouveau souffle à leur relation et renforcent leurs liens en se serrant les coudes face à l’adversité est très bien racontée et a trouvé un écho tout personnel en moi.

J’ai également adoré les trois sœurs qui m’ont émue chacune pour des raisons différentes. J’ai été touchée par Hannah, par les traumatismes d’enfance avec lesquels elle se bat encore, même adulte, et par son manque d’assurance et sa peur d’être rejetée qu’elle cache derrière un masque de contrôle et de froideur. J’ai aimé Beth qui nous rappelle que le travail de mère n’est pas facile et qu’il est très ingrat. J’ai été attendrie par sa relation avec son mari qui, s’il se comporte un temps comme un crétin, sait reconnaître ses erreurs et se révèle un homme formidable qu’on ne peut qu’aimer. Et j’ai été attendrie par Posy et par son désir d’aventure et de défi qui s’oppose à son envie de rendre à ses parents tout l’amour et l’aide qu’ils lui ont apporté.

Comme toujours Sarah Morgan se sert de son roman pour évoquer des sujets forts. Elle commence par nous rappeler que tous les hommes ne sont pas des pères et des maris démissionnaires et que certains d’entre eux sont même des humains et des alliés assez extraordinaires. Elle évoque ensuite les questions de la maternité de manière très large, celle de l’impact des traumatismes d’enfance sur notre vie d’adulte et de très nombreux sujets encore qui rendent la vie des femmes complexe mais en font aussi des personnes fortes, courageuses et battantes.

Les vœux secrets des sœurs McBride est un roman différent de ce que nous avons l’habitude de lire chez Sarah Morgan mais il n’en reste pas moins un excellent roman. On y retrouve d’ailleurs les ingrédients toujours présents dans l’écriture de l’autrice : une ambiance toute particulière et propice à l’amour, une bonne dose d’humour et d’émotion, des rapports familiaux compliqués mais puissants. Et surtout de l’amour, une bonne grosse dose d’amour pure sous toutes ses formes et à tous les âges.
La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.
Petit Grimoire Légendes de Brocéliande Petit Grimoire Légendes de Brocéliande
Xavier Husson   
☼ Mon avis ☼


Ce petit grimoire est précieux, il est enrichi par des illustrations et des thématiques liées au monde des merveilles.
Cet ouvrage est réalisé au format de poche avec une couverture molletonnée et comportant un ruban rouge en guise de marque-page.
Au sommaire, on retrouve 6 contes illustrés.
Brécilien, le miroir aux fées, Leval sans retour, la fontaine de Barenton, le tombeau des géants et pour finir la rencontre de Merlin l'enchanteur et de Vivianne.
Ce petit livre est tiré du Folklore Breton, il est inspiré par l'ouvrage " merveilles et légende de Brocéliande.
Lors de cette lecture, on est transporter dans une sombre forêt rempli de magie et de mystère.
En conclusion : Lors de cette lecture, on réalise une véritable balade féerique et poétique en cette forêt mystérieuse et sublime.

par Mangastra
Les tribulations d'Esther Parmentier, sorcière stagiaire - Cadavre haché - vampire fâché Les tribulations d'Esther Parmentier, sorcière stagiaire - Cadavre haché - vampire fâché
Maëlle Desard   
Je n'ai pas été convaincue, déjà de base je m'en doutais un peu que ce livre n'était pas pour moi donc c'est pas une grande surprise que je n'ai pas apprécié.
C'est un roman qui repose sur l'humour et sur son héroïne, les deux sont indissociables. L'humour vient exclusivement des réflexions de l'héroïne et je trouve que ça ressemble à l'humour de chick-lit que je n'aime pas. Ça fait vite too much et pas un seule moment j'ai trouvé ça drôle.
C'est aussi un roman très clichés les gamers sont limités décrit comme des adolescents à boutons qui vivent dans le sous sol de leur parents. On est plus dans les années 80, l'image du gamer à changer. Pour les personnages adultes eux savent même pas ce qu'est une adresse ip, bref on a les deux extrêmes et l'héroïne fait le lien. J'ai eu parfois l'impression qu'on était à la limite de la condescendance sur tout quand on parle des jeunes.
Je trouve que ça manque de cohérence dans l'univers, quasiment tous les enquêteurs sont des incapables et c'est la stagiaire sans pouvoir, sans compétences, sans connaissances du monde qui l'entour, sans qualification... Qui leur apprend à faire leur métier. Ça passe moyen.
Kilomètre zéro Kilomètre zéro
Maud Ankaoua   
En route vers le bonheur.

Maëlle mène une vie stressante et trépidante. Elle n'a pas le temps de se poser cinq minutes pour profiter de la vie et de ses proches.
Jusqu'au jour où son amie Romane lui apprend qu'elle est gravement malade et qu'elle a besoin que Maëlle lui rende un service.
Maëlle doit se rendre au Népal pour y récupérer un précieux carnet.
D'abord réticente , Maëlle finit tout de même par accepter. Sa vie s'en trouvera définitivement changée.

Maëlle est une jeune femme sympathique mais qui se laisse bouffer par son travail. Elle est seule et passe son temps scotchée à son téléphone pour résoudre tel ou tel problème.
Pour elle son quotidien c'est cela et elle n'imagine pas vraiment vivre autrement .
Pourtant elle va accéder à la demande de Romane et partie au Népal.
Pour elle cela va être un choc car elle va être confrontée à un mode de vie bien différent du sien.
Et elle va surtout découvrir qu'elle a beaucoup de choses à apprendre.

Cette histoire parlera à tout le monde car il met en avant le fait que l'on peut se sentir plus heureux si l'on travaille sur soi et que l'on prend le temps de mettre les mauvaises choses de côté. Ce n'est pas forcément chose facile, ce n'est pas un travail qui se fait en un jour.
Mais en mettant fin aux automatismes qui régissent notre façon d'agir l'on peut voir nettement la différence.

À travers l'histoire de Maëlle l'on peut tous un peu se retrouver.
Et c'est ce qui rend ce livre aussi prennant. Tout comme elle , l'on en vient à se poser des questions sur notre façon de penser, sur notre rapport aux autres et au monde qui nous entoure .

Je conseille d'ailleurs particulièrement ce livre à tous ceux dont la vie n'est pas celle qu'ils voudraient qu'elle soit. Ceux qui au quotidien s'enferme dans leur travail ou leur vie routinière et laisse filer les bons moments sans prendre le temps de l'apprécier.
Tout ceux qui voient leur énergie s'épuisait à force d'accumuler encore et toujours les mauvaises ondes.
Ce livre peut sans doute apporter beaucoup à celui qui y porte vraiment son attention.

Mais ce livre n'est pas seulement une porte ouverte vers une nouvelle façon de voir la vie.
C'est aussi un livre dépaysant et passionnant qui nous emmène au Népal et nous fait découvrir ce pays à travers le regard de Maëlle, un regard au départ assez critique mais qui petit à petit va beaucoup changer. Tout comme elle apprend à aimer ce qu'elle découvre et à se laisser porter par son histoire , le lecteur apprend à penser différemment et à prendre le temps d'ouvrir les yeux sur ce qui l'entoure.

"Kilomètre zéro" est un livre étonnant qui vous embarque avec lui pour une aventure hors du commun . En le refermant vous ne pourrez vous empêcher de repenser à certaines des choses lues dans ce livre.

Comme le disait Gandhi :

"Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous."

Cela résume assez bien cette histoire.

Tenterez vous l'aventure ?

Comment j'ai boycotté Noël (et survécu à l'Alaska) Comment j'ai boycotté Noël (et survécu à l'Alaska)
Julia Nole   
Okay, okay … j’échauffe mes doigts et je remets en ordre tout ce que je dois vous dire sur cette comédie romantique « spéciale noël » aussi hilarante qu’émouvante.


Courtney est une jeune femme sans histoire. Beaucoup rêveuse, un peu trop romantique, un peu trop fleur bleue et irrémédiablement attirée par les hommes qui ne méritent aucunement son attention. Courtney rêve de l’homme, du vrai, celui qui sera la rendre heureuse et non pas celui qui l’abonne à son canapé accompagnée d’un (voire beaucoup) pot de glace géant. Courtney, la tête dans les étoiles et le reste sur un nuage duveteux, est le genre de femme que j’adore. Simple, bordélique, maladroite, intelligente … la femme parfaite dans un monde un peu trop macho ! Courtney est attachante et irrésistiblement rigolote. Le plus dur dans sa vie c’est la solitude et les noël chez sa mère qui passe de février à décembre son temps à préparer l’événement majeur de l’année. Une mère un brin trop protectrice et beaucoup monomaniaque, qui ne rêve qu’une chose que sa fille adorée trouve chaussure à son pieds et bague à son annulaire. Oui mais Courtney a un léger problème, ses histoires de cœur ne dépasse guère le troisième rendez-vous, et la bague a beau briller dans ses yeux elle est loin d’être sur son doigt. Et si elle avait mis tous ses espoirs dans son patron hyper sexy au diable, la chute en est bien plus douloureuse. Courtney rêve mais ses illusions virent souvent au cauchemar. Et elle n’en peu plus ! Elle sature, elle débloque, elle rumine, elle mange trop de glace, elle ne va pas bien du tout ! Alors que tout son monde s’écroule comme un vilain château de cartes, une proposition saugrenue vient la sauver : faire un remplacement en Alaska. Ni une ni deux, la voici bagages en main, direction un petit village de rien du tout perdu au fin fond de l’Alaska. Parée à toutes éventualités, elle a oublié de prendre en considération la présence exceptionnelle d’un ours mal léché.


Brad, le barbu et taciturne, tout le temps, n’a que faire de cette citadine venue se perdre dans son monde. Lui ce qu’il aime avant tout c’est : la solitude, le calme, le vide, rendre service, travailler le bois et peut être par la force des choses aller secourir la belle. Peu bavard mais d’une gentillesse sans pareil, Brad fait peur. Sa carrure imposante, son pick-up qui a des allures de guet-apens pour y réaliser un kidnapping voire un meurtre, sa manière de s’exprimer, il y a de quoi flipper pour la brave Courtney. Tout ceci aurait pu continuer sur cette lancée désastreuse, si une bande de mamies olé olé n’avaient pas mis leur grain de sel ou de neige dans cette histoire. Oui parce que toutes les mamies voient ce que nous ne nous voyons pas. Et le pire c’est qu’elles ont raison !


Une chaudière malmenée, une terrible tempête, un blizzard à couper le souffle et la vue et un ours brun mal léché ont suffit que ces deux têtes brûlées se rapprochent. Cela suffira t-il à surpasser leurs erreurs et leurs peurs ?


Une nouvelle fois c’est un sans faute pour Julia Nole. Sa dernière comédie romantique a de quoi vous faire chauffer les zygomatiques. Une histoire aussi douce qu’hilarante. Une histoire aussi charmante que accaparante. Un humour dosé avec suffisance et un personnage sympathique et extraordinaire. J’ai rigolé pour les petits tracas de Courtney, ses déboires et sa manière de les affronter, sa maladresse et sa façon de se les approprier, ses piques non pas assassines mais qui témoignent de sa gêne, sa manière de courir dans la neige et de s’y affaler de toute sa longueur, ses décisions rocambolesques et sa façon de se dépatouiller de sa maladresse, de ses mensonges et de ses peurs. Une aventure exotique au pays de la neige où Courtney va enfin trouver la femme qu’elle est et la fille aimée par ses parents. Un parcours houleux où les ours auront sa peau !


Une comédie romantique pétillante qui enjolivera cette période de noël ! A découvrir et à croquer sans modération ! Julia Nole a su me faire pleurer de rire !
Le Journal de Claire Cassidy Le Journal de Claire Cassidy
Elly Griffiths   
Claire Cassidy est ce genre de femmes qui s’attirent d’emblée la sympathie des autres. Professeur de littérature à l’université de Talgarth High, dans le Sussex, elle anime un atelier d’écriture et se passionne pour le romancier Roland Montgomery Holland, connu pour ses textes d’épouvante. Selon la légende, R.M. Holland aurait officié dans cette même université — son bureau se trouve toujours dans les étages — et hanterait les couloirs… Il y a là suffisamment de mystères et de curiosités pour que Claire décide d’écrire un livre sur Holland.

Fraîchement divorcée et remisée dans la banlieue avec sa fille, elle mène une vie des plus tranquille entre son job et les recherches nécessaires à la rédaction de ce livre qui lui tient tant à cœur. Elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’on lui annonce un beau matin qu’Ella Elphik, sa collègue au département d’anglais, a été assassinée. Selon la police, la mort d’Ella n’est pas un accident. Premier suspect sur la liste ? Son dernier amant connu, évidemment. Le souci, c’est que Claire connait bien le bonhomme puisqu’il s’agit du directeur du département, qui l’a courtisée avec insistance avant de se rabattre sur Ella. Malgré elle, Claire se retrouve mêlée à l’enquête, et pour s’aider dans ses souvenirs, elle se replonge dans son journal… où elle fait une étrange découverte. Voilà pour un pan de l’histoire. Car parallèlement, le professeur Cassidy se voit convier à Cambridge par son homologue, qui souhaite lui montrer de précieux documents sur R.M. Holland…

La trame est bonne, le décor propice aux grincements de portes et aux coups de théâtre. Les premiers chapitres m’ont vite plongée dans une ambiance british agréablement noire. Qu’est-ce qui a coincé, alors ? La construction. Lorsque plusieurs personnages (ici, Claire et la flic qui enquête sur le meurtre d’Ella Elphik) se partagent la narration, le procédé est censé servir le suspense et faire avancer les choses. Pas dispenser de longues répétitions des faits sans qu’un élément vienne piquer la curiosité. Je suis déçue que cette alternance des points de vue ait été mal exploitée car le cadre, presque surnaturel, était propice à un bon moment d’angoisse. L’idée de faire reposer l’histoire sur un sombre écrivain (fictif) était intéressante également, mais le rythme a eu raison de moi. Le final, peu crédible, a fini de faire pencher la balance vers un avis négatif, en dépit de cette belle atmosphère victorienne dont j’attendais beaucoup.

par Root
Falalalala Falalalala
Emilie Chazerand   
Rhaa, je sais je vais me faire des ennemis mais, bien qu'adorant l'humour et les mots d'Emilie Chazerand j'ai eu du mal à entrer dans ce roman. Le début est trèèèès long, je ne savais pas où on était, ce qui se passait, trop de personnages, de mots, de situations.. J'ai eu du mal à continuer. Et puis je l'ai fait, parce que c'est Émilie, et j'ai adoré cette tendre histoire de Noël dans cette famille déjantée mais si réelle. Mais il y a tout de même ce p'tit bémol du début.

En fait, il faut se laisser porter, par les états d'âmes de toute la généalogie Tannebaum complétement loufoque mais attachante entre cours de cuisine, odeur de chocolat chaud, chant de Noël, disputes hautes-en-couleur, réconciliation et tellement de choses qu'il est impossible à résumer. Comme dans toutes les familles, ils s'aiment et se détestent à la fois, se cachent des choses, dévoilent tout au pire moment, se confient...


C'est un florilège d'émotions et de rire, complétement farfelu: "Non, elle a osé", ce nouveau roman va plus loin dans l'émotion que La Fourmi Rouge, il donne le Smile, il fait rêver, on a envie de noter chaque petite phrase hilarante. On nous parle de différence, de migration, de deuil, de boulimie, de napperons brodés bref, un subtile alliage de légèreté et de gravité. Alors oui, je recommande ce bon gros bouquin éblouissant remède anti tristesse de l'hiver, bien que je sois restée un peu en retrait. [mais je reconnais le talent :) ]
Rose Delgado The Blood Queen Rose Delgado The Blood Queen
Lily Padioleau   
Il est vrai que, avec ce roman, je suis largement sortie de ma zone de confort en terme de lecture. C’était la première fois que je m’essayais au genre de l’horreur et j’ai eu besoin dans temps d’adaptation.

Ce qui m’a aidé à rentrer dans le contexte de l’histoire, c’est la plume de l’auteure, que j’ai trouvé très fluide et direct. En effet, elle ne fait aucun détour et ne nous épargne pas, c’est ce qui fait qu’elle correspond parfaitement à l’univers du roman. Elle est immersive, d’autant plus qu’elle ne lésine pas sur les détails, même s’ils peuvent être sordides.
D’ailleurs, j’ai aimé que les scènes de crimes restent variées, que l’on ne s’ennuie pas à revivre éternellement la même scène. Bon, certaines d’entre elles m’ont paru un peu surréalistes, je l’admets (créer des lésions sur un crâne, oui, le fracturer, pourquoi pas, mais le briser en deux... c’est plus difficile qu’on ne le pense). Le fait d’être dans la tête d’une tueuse est assez original et déroutant par moment, mais aussi très intéressant.

Pour ce qui est du personnage de Rose, elle est assez difficile à cerner. En même temps, c’est une tueuse en série, il serait bizarre de la cerner immédiatement ! Elle est d’une nature minutieuse et stratégique, et j’ai beaucoup aimé cet aspect-là chez elle, parce que chaque détail compte. J’ai adoré qu’elle s’amuse avec les policiers en les baladant de crimes en crimes, c’était, en quelque sorte, plutôt drôle.
L’auteure a beaucoup insisté sur le fait qu’elle était intelligente et maniaque, ce qui était un petit peu lourd au bout d’un moment. J’aurais aimé qu’on laisse plus de place à l’imagination parce que, selon les actes de quelqu’un, il est très facile de déterminer ces traits de caractère-là.
Également, je n’ai pas forcément compris que Rose change autant de comportement avec June. Passer d’antipathique à empathique m’a paru assez surprenant et j’espère en apprendre davantage sur ce point-là durant les deux prochains tomes, notamment sur le plan psychologique.

En ce qui concerne l’histoire, il n’y avait pas vraiment d’enquête, ce que j’ai trouvé un peu dommage. Nous n’enquêtons pas puisque, dès les premières lignes, nous savons qui est notre tueuse et ça m’a un peu coupé l’herbe sous les pieds, mais je sais que c’est principalement parce que je n’ai pas l’habitude de ce schéma en littérature.
J’ai remarqué que la deuxième partie de ce tome était d’autant plus intéressante parce qu’elle me paraissait plus aboutie. J’avais la sensation de savoir où l’auteure allait nous mener et j’ai aimé le fait que Rose croise la route d’un autre tueur en série. Ça promet de belles étincelles !

J’ai passé un bon moment avec ce premier tome, mais il me paraît assez introductif. J’attends d’en savoir davantage, surtout que je pense beaucoup aimer Anton. Ce que j’en ai vu me donne déjà l’eau à la bouche !

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode