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Bibliothèque de Eloise-67 : Mes envies

Mers mortes Mers mortes
Aurélie Wellenstein   
Ce n’est plus un secret pour personne : je suis une grande adepte de la relecture. Régulièrement, l’envie me prend de me replonger dans une histoire qui m’a fait vibrer il y a quelques mois ou années de cela, de partir en quête de détails qui m’auraient échappé jusque-là, ou tout simplement de retrouver des personnages-chouchous comme on retrouve de vieux amis … Mais jamais jusqu‘à présent je n’avais ressenti le besoin viscéral et impérieux de recommencer un livre aussitôt après avoir tourné la dernière page, de relire plusieurs fois d’affilée certains passages éblouissants … C’est la toute première fois que j’éprouve tant de difficultés à m’extirper d’une histoire, la toute première fois que quitter des personnages est aussi douloureux …

Souillés par les rejets d’hydrocarbures et autres résidus chimiques, envahis par les sacs plastiques et autres déchets d’une humanité toujours plus meurtrière, asséchés par le réchauffement climatique, les mers et les océans ont rendu leur dernier souffle. Décimés par la surpêche et par la pollution de leur milieu de vie, victimes de la folie destructrice de l’humanité, les animaux marins se sont éteint un par un. Désormais, ce sont les hommes qui tremblent, tandis que se lèvent régulièrement les marées fantômes, habitées par les esprits vengeurs de ses milliards de poissons, requins, méduses, dauphins, baleines, pieuvres et autres créatures qui n’attendent qu’une chose : arracher les âmes des survivants, décider l’humanité en sursit. Oural, exorciste, veille farouchement sur les habitants de son bastion, affrontant marée après marée ces terribles mers mortes … Jusqu’au jour où il est kidnappé par Bengale, pirate de son état, qui se considère comme le dernier espoir de cette planète à bout de souffle …

Quiconque a déjà lu un roman d’Aurélie Wellenstein sait à quoi s’en tenir : âmes sensibles, abstenez-vous. C’est d’autant plus vrai qu’ici, elle nous plonge non pas dans un monde post-apocalyptique imaginaire, mais bien sur notre bonne vieille planète Terre, à l’agonie à cause de l’avidité et de la négligence de l’homme. Elle nous dépeint un futur cauchemardesque, un futur où les océans se sont taris, où la pluie ne tombe plus, où l’eau vint à manquer. Un futur où l’humanité paye à prix fort nos propres erreurs : nous avons « jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, conduit trois voitures, vidé les mines, mangé des fraises du bout du monde, voyagé en tous sens, éclairé les nuits, chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, mouillé le désert, acidifié la pluie », pour reprendre les mots de Fred Vargas, sans jamais réfléchir aux conséquences de nos actes, sans jamais avoir fait le moindre effort pour réduire notre impact écologique. Parce que c’est tellement plus simple de fermer les yeux ou de se hausser les épaules en se disant que « c’est trop tard, de toute façon, je peux rien faire », et de continuer à surconsommer allégrement, plutôt que de se priver d’un peu de notre confort.

Dans Mers mortes comme dans ses autres romans, Aurélie Wellenstein n’épargne ni ses personnages ni ses lecteurs : nuit après nuit, dans son sommeil, Oural revit l’agonie d’une tortue ayant avalé un sac plastique en pensant attraper un petit crustacé, d’un requin à qui on a coupé aileron et nageoires avant de le relâcher dans l’océan, d’un dauphin sauvagement poignardé par des hommes ivres de rire, d’un phoque cerné par une marée noire qui l’asphyxie … Et le lecteur cauchemarde avec lui. Ces passages sont d’une horreur sans nom, la monstruosité de l’homme qui se prétend civilisé et qui massacre tout sur son passage. De l’homme qui tue des baleines pour fabriquer des cosmétiques. De l’homme qui ne respecte rien, qui se croit tout permis et tout puissant. Au début, à l’instar d’Oural, nous voyons dans ces spectres marins des monstres qui dévastent tout sur leur passage, indifférents à la souffrance qu’ils engendrent … Mais rapidement, nous comprenons que les véritables monstres, dans l’histoire, ce sont les hommes. Qui dévastent tout sur leur passage, indifférents à la souffrance qu’ils engendrent. C’est un thème récurrent chez Aurélie Wellenstein : où commence la bestialité, où s’arrête l’humanité ?

Un roman sombre, dur, glaçant, qui ne « donne pas une image très reluisante de l’humanité », songe Oural … Au contact des pirates, notre jeune exorciste, jusqu’alors relativement préservé du fait de son statut, prend enfin pleinement conscience de la situation désespérée dans laquelle se trouve le monde. Lui qui se plaignait de sa morne existence, du fardeau de la responsabilité qui pesait sur ses épaules, voit toutes ses certitudes s’effondrer une à une. Oural n’a rien d’un héros : il a vécu dans un cocon, il a été habitué aux révérences et à la dévotion de ses sujets, il se morfond sans cesse. Il est plein de bonnes intentions, il est intimement convaincu d’agir au mieux, mais il va progressivement se rendre compte que les choses sont rarement toutes noires ou toutes blanches, que tout est au contraire un interminable camaïeu de gris. C’est un protagoniste incroyablement attachant, parce que profondément humain : il nous ressemble, il est proche de nous, il fait des erreurs, il agit contre ses principes par pur instinct de survie, et même si ça coute de l’admettre, on se doute qu’on en ferait autant à sa place.

Un autre personnage, secondaire du point de vue de la narration (celle-ci étant centrée sur Oural), mais indéniablement principal du point de vue de l’intrigue, est à mes yeux le personnage le plus intéressant de tout le roman. Bengale non plus n’a rien du héros sans tâche auxquels les épopées de fantasy nous ont habitués, mais je le considère toutefois comme le héros de cette histoire. Car j’ai toujours associé l’idée de « héros » à celui de « fardeau », et Bengale est indéniablement celui qui porte le plus lourd fardeau dans ce récit. Bengale a fait un choix, un choix terrible mais qu’il considère être celui qu’il fallait prendre. Derrière son arrogance et sa nonchalance, derrière son autorité et sa prestance, se cache finalement un homme torturé par cette décision, un homme hanté par toutes les morts dont il est l’unique responsable, directement ou indirectement, un homme qui accomplie sa sordide mission malgré la culpabilité toujours plus forte parce qu’il ne voit pas d’autre possibilité, parce qu’il n’est plus temps de tergiverser, parce que la vie est à deux doigts de disparaitre totalement de la surface de la Terre et qu’il ne peut pas rester sans rien faire. Il a pris ses responsabilités, même si cela signifie répandre la mort sur son passage et vivre un éternel tourment intérieur. J’ai beaucoup d’admiration pour lui, car je ne sais honnêtement pas si je serai capable de sacrifier ma bonne conscience au profit de l’humanité … si je serai capable de me salir les mains comme il le fait pour servir une cause qui me dépasse. Certains verront sans doute dans ce personnage un simple meurtrier illuminé, mais je préfère quant à moi le considérer comme le véritable héros de cette sombre histoire …

En bref, vous l’aurez bien compris, avec ce roman, Aurélie Wellenstein ne se contente pas de nous raconter une histoire de piraterie post-apocalyptico-fantastique, même si on peut tout à fait s’arrêter à cette première grille de lecture purement « romanesque ». A travers ce récit, elle lance un message d’alerte, elle se fait le porte-parole de ces milliards d’animaux marins morts à cause de l’homme, que ce soit du fait de la pêche intensive ou de celui de la pollution des océans ou du réchauffement climatique. A travers ces personnages, elle interroge la question de l’humanité, de la fragilité de cette humanité – à comprendre à la fois comme « l’ensemble des humains » et comme « nature humaine » –, la question des responsabilités et des fardeaux … Elle met sa magnifique plume au service de ce message, et offre à son lectorat un roman coup-de-poing, percutant, foudroyant, effrayant … mais pour ma part aussi, un roman coup-de-cœur, captivant, haletant, palpitant. A lire, à relire et à faire lire !

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2019/03/mers-mortes-aurelie-wellenstein.html

par Aryia
Et ils meurent tous les deux à la fin Et ils meurent tous les deux à la fin
Adam Silvera   
Ce livre. A brisé. Mon coeur.
Si vous aimez ressentir beaucoup d'émotions, ce roman est fait pour vous !

Dans une société où on connaît à l'avance quand les gens meurent, Death-Cast appelle chaque nuit les personnes qui décéderont dans les 24 heures pour qu'ils puissent vivre leur dernière journée à fond. On ne sait pas comment ni à quelle heure cela se passera, seulement que ça va arriver.
On suit donc Mateo et Rufus à partir du moment où ils reçoivent l'appel de Death-Cast. Le premier est comme toujours cloîtré chez lui, le second est en train de frapper un autre garçon dans la rue.
Sans personne à leurs côtés pour vivre cette dernière journée, ils décident tous deux de s'inscrire sur l'application The Last Friend, et passent le temps qu'il leur reste ensemble.
Péripéties, angoisse, tristesse, chamboulement... Vont-ils réussir à faire leurs derniers adieux et vivre au maximum ?

Malgré un récit qui se déroule lentement, j'ai été complètement captivée dés le début de roman. J'ai ressenti beaucoup d'émotions et j'ai eu énormément de mal à m'en remettre... C'est le genre de livre qui te marque et auquel tu penses des semaines après l'avoir lu.
Adam Silvera nous apprend à connaître Rufus et Mateo en une journée, à explorer leur personnalité et leur histoire. Le rythme est très prenant et on a tout au long de l'histoire de nouvelles informations qui captivent d'autant plus le lecteur.

Les personnages sont bien représentés. J'ai adoré suivre leur évolution : malgré la courte période durant laquelle on apprend à les connaître, je suis sortie de cette oeuvre plus proche que jamais d'eux, comme si je les connaissais intimement, et j'ai adoré ce sentiment. On suit leurs questionnements, leurs dernières activités, leurs derniers regrets, et j'avais l'impression d'être à leur place.
Leur rapprochement m'a énormément touchée, j'ai trouvé que tout arrivait au bon moment et de la bonne manière.
Je me suis particulièrement bien identifiée à Mateo, avec qui je partage énormément de points communs. J'en suis même venue à me poser des questions sur moi, et pour ça je remercie infiniment l'auteur. Il nous donne l'opportunité de réaliser certaines choses sur la vie, et de vouloir en changer des aspects.

La fin. Rien que d'écrire ces mots, je sens une envie irrépressible de fondre en larmes.
Brutale.
Inattendue.
Je n'en dirais pas plus, à part qu'en refermant le livre, j'étais prise de sanglots. Impossible de m'arrêter, de diminuer la douleur que j'ai ressentie. Plus qu'une fiction, ce livre m'a beaucoup parlé mais aussi chamboulée.

Je ne m'attendais pas à ce tumulte d'émotions, et je peux vous affirmer que They Both Die at the End fait partie de mes 5 meilleures lectures de 2018. Qu'attendez-vous pour le lire ?!

Bonne lecture !
Lou

par lou-du-76
Sang d'encre Sang d'encre
Poppy Z. Brite   
Poppy mon amour! Encore un très très bon moment de lecture avec ce livre! J'ai pris mon pied! Pas de trahs, pas beaucoup de sang, pas de quoi prendre peur, pas d'angoisse! Non, ce n'est pas un livre d'horreur, pas un thriller, pas un livre de fantastique ou que sais-je. C'est avant tout une histoire d'amour.
Une histoire entre deux âmes perdue, entre deux hommes hantés par le fantôme de leur passé, de leur père. Deux hommes qui vont aller au bout de l'excès pour se sentir en vie, pour se dire qu'ils s'aiment!
Un roman remplie de sang et de sperme! C'est tout l'art de Poppy Z Brite ! Brillant !
Celui qui regardait le ciel Celui qui regardait le ciel
Frédéric Bleumalt   
Je lis. Beaucoup. Énormément. J’ai su lire avant de savoir parler. Je cherchais dans les pages d’abord les mots, l’évasion et puis, bien plus tard, les réponses aux questions que je n’osais pas formuler.
Je suis tombé sur le livre Celui qui Regardait le Ciel par hasard. Au détour d’un clic, je suis tombé dans le bleu de la couverture et de son auteur. Une intuition. Et j’ai lu. Beaucoup de livres m’ont ému, quelques-uns m’ont parlé, mais peu de livres m’ont laissé avec la sensation étrange que c’était eux qui m’avaient lu. Celui qui regardait le Ciel fait partie de ceux-là.

C’est l’histoire d’une naissance. D’une incarnation. D’une traversée. C’est l’histoire de Florent, de Calliste, et puis c’est aussi mon histoire, la vôtre aussi peut-être, et celle de tous les enfants bleus.
C’est une histoire qui a été écrite avec les cinq sens. On tourne les pages, et les mots ont une odeur, une saveur, ils brillent et caressent et chantent… L’auteur réussit ici un tour de maître, celui de décrire un voyage intérieur, une évolution, une révolution aussi, sans doute, sans jamais se perdre. Ce n’est jamais trop long, ou trop court. C’est magnifiquement, somptueusement écrit. Chaque mot choisi, chaque phrase, est d’une précision folle, d’une magnifique justesse. Le chemin initiatique du personnage est pavé de références, d’images et de musiques qui nous transportent, et de toutes les nuances de bleu. Avec Florent, on découvre, on se perd, on croit, on espère, on aime éperdument, on souffre à s’en faire des bleus à l’âme, et quand le dernier chapitre arrive, imperceptiblement, on ralentit notre vitesse de lecture, parce qu’on sait qu’il sera difficile de laisser partir cet univers, et ces personnages. Ce qu’on ne sait pas encore, c’est que cet univers ne nous quittera jamais vraiment. Il y a des livres qui façonnent, qui élèvent, et cette oeuvre en fait partie. Il y a une expression anglaise qui dit « You made my day ». Pour ces lignes-là, je dirais plutôt « You made each and every day to come ».

Ce livre est de ces histoires qu’on lit, et qui nous déchiffrent en même temps, et nous laissent nu, et un peu perdu, un peu orphelin quand la dernière ligne monte finalement au ciel.
Il est de ces histoires qui font le réel paraître un peu trop serré, comme un vieux T shirt, pour autant de lumière.

Ce livre, présomptueusement, c’est comme un petit morceau de moi. Un fragment de chemin. Un tesson de sensation. Cette couleur, c’est la mienne depuis si longtemps, depuis que j’ai su la nommer et peut-être même avant cela, et j’ai découvert dans ces lignes aux allures de conte philosophique que je l’avais pas encore entièrement percée à jour. Cette histoire touche bien plus qu’une peau ne peut le faire. L’auteur ne s’adresse pas seulement à toi qui tient ce livre, mais aussi au toi que tu étais et qui y croyait encore, et surtout à celui que tu pourrais redevenir si tu laissais entrer un peu de bleu dans ta vie, si tu acceptais de descendre un moment du train pour prendre le temps de regarder le ciel.

Cette histoire, c’est ça. Des mots qui passent sous la peau et vont fouiller les hématomes du cœur, et puis de la lumière qui coule et rentre par la fissure laissée jusqu’à ce qu’on s’immerge.

Et quand on referme le livre, on prend une grande respiration, et on le voit, et on le sent.

Ça sent la fleur d’oranger et les petits matins devant la mer.

Alors merci.
Pour cette traversée.

Merci
Les Dix-sept Couleurs de la liberté Les Dix-sept Couleurs de la liberté
Joyce C.   
J'ai adoré et dévoré ce roman.

J’ai tout de suite été plongé dans le roman grâce à la plume toujours aussi superbe de Joyce, que j’avais déjà eu la chance de découvrir en lisant une de ses nouvelles : Chantent les violons (également éditée). J’ai un faible pour les romans historiques et c’est avec plaisir que j’ai voyagé dans ce vieux Paris du XIXe siècle en compagnie d’Ulysse et Pâris.

Que dire de l’histoire ? Ulysse n’est pas un personnage lisse et parfait, loin de là, il a un côté égoïste et quelquefois manipulateur et pourtant, je n’ai aucun mal à m’attacher à lui. Il m’a touché sans que je ne puisse vraiment expliquer pourquoi, mais c’est là un peu son pouvoir. Quiconque rencontre Ulysse ne peut que succomber à son aura, je n’ai pas fait exception. Évidemment, j’ai tout autant aimé Pâris et même Louis pour qui j’ai eu de la peine surtout au début du roman. Je ne parlerais pas d’un autre personnage que j’ai détesté afin de ne pas spolier, mais mon dieu, j’aurais voulu entrer dans le roman et intervenir !

La plume de Joyce est vraiment magnifique et fluide, et j’ai aimé découvrir l’histoire qu’elle dépeint au fil des chapitres qui portent le titre des 17 couleurs de la liberté. Enfin, si je devais évoquer un point négatif concernant cette histoire, ce serait que… mon dieu, c’est beaucoup trop court ! Je suis gourmande je l’admets, mais j’ai tellement accroché que j’aurais aimé rester plus longtemps aux côtés des personnages et dans cette époque. J’aurais aimé avoir plus de détails sur certains passages. Je pourrais même réclamer un tome 2, tant je veux y retourner ! J’ai eu mal au cœur de les quitter. Vraiment. Ce qui ne m’a pas empêché de sourire avec eux, frissonner avec eux, pleurer pour eux et redouté leur avenir autant qu’eux.

En résumé, une œuvre à découvrir si ce n’est pas déjà fait, vous ne serez pas déçus du voyage. Pour ma part, je lirais d’autres œuvres de cette auteure sans hésiter.
Coeur à vendre Coeur à vendre
George J. Ghislain   
Voilà exactement une histoire comme je les aime.
Une narration intelligente, des personnages secondaires aussi intéressants que les principaux, et surtout, surtout, une romance s'étalant sur tout le récit pour faire une fin en apothéose. Je préfère nettement apprendre et voir évoluer les personnages tout au long, ressentir dans les lignes et leur comportement l'ascension vers l’attirance et l'amour puis enfin une seule scène érotique bouleversante pour clôturer cette lente danse amoureuse.
Le contexte historique est tout simplement bien fait, j'ai été plongé dans le monde de Billy et l'ait accompagné sur les pavés de Londres glacial de ce de ce 19e...alors il y a ce petit côté conte de fée et fin heureuse, et pourquoi pas?! Il n'y a aucune raison qu'un Billy n'ait pas véritablement existé à l'époque :)
Un coup de cœur pour moi.

par Thamriel
Le Mystère de Cutters Gap Le Mystère de Cutters Gap
T. A. Moore   
Chroniqueuse pour le blog Au cœur d'une passion voici mon avis.
Un grand merci à Juno publishing de leur confiance pour ce service presse mystérieux et passionnant.
J'ai littéralement dévoré cette histoire qui m'a emporté dans le mystère qui entour la disparition de Sammy.
On fait la connaissance de Boyd Maccabbee, pompier. Il a des problèmes d'attention et peut parfois être dans la lune.
Il vit toujours à Cutters Gap et ne se pardonne toujours pas la disparition de son meilleur ami Sammy Calloway.
Lorsqu'une nouvelle preuve est trouver au sujet de la disparition de son ami il part tout de suite voir ce qu'il en est.
Ne sachant pas à quoi s'attendre il va prendre une décision que lui même à du mal à comprendre.
Du coup il va finir par ce poser plein de question sur lui même.
J'ai adoré le personnage de Boyd car il est franc, honnête, travailleur, bagarreur aussi mais surtout il est fidèle.
Morgan Graves n'est pas du tout le genre d'homme qui correspond au souvenir que les habitant de Cutters Gap ont de Sammy.
En même temps cela fait 15 ans qu'il a disparue.
Morgan Graves est un … Chut je ne vous dirais rien à vous de le découvrir.
Lorsqu'il est emmené dans la ville de Cutters Gap il se voit plonger dans les souffrances de chacun et il se prend tout ça de pleine face.
Étant persuadé de ne pas être Sammy il a déjà annoncé à Boyd qu'il partirait une fois l'affaire avec son ADN réglé.
Depuis leur rencontre Boys et Morgan se sont rapproché ce qui n'est pas au goût de tous.
Que cela va-t-il leur coûter ? Comment vont-ils affronter les révélations ?
Autant de questions dont certaines sont resté sans réponse. Je dois dire que lorsque ma lecture fut terminé je suis un peu resté sur ma faim car certains mystère n'ont pas été résolues.
L'intrigue palpitante nous entraîne dans une aventure ou enquête, drame, reproche et culpabilité ce mélange pour notre plus grand plaisir.
La plume fluide et addictive de l'auteure nous emporte au fil dans pages dans un tourbillon de souffrances, de pardon et d'amour à travers un mystère qui à maintenue la ville de Cutters Gaps sous tension.
Je ne vais pas aller plus loin car je pense que vous avez compris que vous devez absolument lire cette histoire passionnante, emplie de passion, de tension, de trouble et de mystère ou seul Sammy à la réponse. C'est un super moment de lecture garantie dés la première page.
Le bureau des affaires occultes Le bureau des affaires occultes
Éric Fouassier   
https://saginlibrio.over-blog.com/2021/05/le-bureau-des-affaires-occultes-de-eric-fouassier.html
Eric Fouassier nous revient avec un nouveau roman, toujours ancré dans notre Histoire, mettant en scène Valentin Verne, jeune inspecteur en l'année 1830. Un homme de bonne famille se tue après avoir regardé dans un miroir, mais il n'est pas le seul.
Valentin, toutes affaires cessantes, va devoir remonter ce fil très particulier avec des méthodes bien à lui. De rencontres singulières en tentatives de meurtres sur sa personne dans quelques bas fonds où je n'aurais jamais mis les pieds, son œil acéré mettra en lumière ce qui devait rester secret.

Outre l'enquête en cours, Valentin est lesté d'un passé noir, qui ne lui laisse que de rares moments de joie. Entré dans la Police pour pourchasser le Vicaire, un homme malfaisant auprès des enfants, de dernier n'a de cesse de s'évaporer avant qu'il ne puisse l'enfermer. Cette quête nous permet de comprendre comment Valentin s'est construit, son asociabilité installée et son lien aux femmes plutôt inexistant.

Sa passion pour les recherches scientifiques en fait un policier aux avant-garde de son temps, l'auteur se faisant plaisir avec les avancées modernes médicinales et psychologiques. Alliées au contexte politique de l'époque, ce roman devient succulent à dévorer.

C'est un livre addictif, celui qui ne se referme qu'une fois terminé. J'espère de tout cœur que Valentin nous reviendra pour d'autres aventures. La période sur laquelle repose l'histoire est tendue, moult rebondissements historiques sont à l’œuvre, des groupuscules extrémistes ou modérés tiennent l'actualité à bout de bras, pouvant faire vaciller le gouvernement en place.

Passionnant au possible, riche en émotion et en action, j'ai vécu au gré des pas de Valentin, qui aime à expliquer ses déductions a postériori , le temps pour nous de nous angoisser pour ses faits et gestes qui sont loin d'être innocents et irréfléchis.

Eric tu as fait là un roman magnifique, c'est ce que j'appelle dans mon enthousiasme une pépite!

Enjoy!

par sagweste
Sept larmes au creux de la mer Sept larmes au creux de la mer
C.B. Lee   
https://lecturesmmdoriane.wordpress.com/2018/08/10/sept-larmes-au-creux-de-la-mer-service-press/

Déjà, je souhaite vivement remercier MxM Bookmark pour ce Service Press et pour leur confiance.

En marchant sur la plage, Kevin se rappelle d’une vieille légende qu’il avait entendu de sa mère. C’est la raison pour laquelle, tout en pleurant au bord de l’eau, il fait un vœu sans savoir que ce dernier a été entendu par un selkie. Morgan souhaite absolument rendre Kevin heureux et pour cela il va vouloir réaliser son vœu : être heureux le temps d’un été. Mais ce temps est loin d’être éternel et la séparation pourrait bien être plus dure que prévue…

Si les histoires fantastiques sont courante, rare sont celles qui exploitent des créatures rares. Les lycans, les vampires ou encore les sorciers sont trouvable très facilement, mais quand on s’éloigne de ces quelques races connus de tous, il est difficile de trouver des lectures pour nous satisfaire. La fan de fantastique en moi est déjà ravie de ce qui est trouvable, mais un peu de diversité n’a jamais tué il me semble. Et c’est pourquoi, quand j’ai vu qu’une histoire avait comme thème les selkies, j’ai voulu la découvrir. Je ne connaissais que très peu les mythes aquatiques, alors j’étais doublement emballé par le résumé.

Nous découvrons le personnage de Kevin, qui vient de ce faire larguer d’une manière assez horrible. Il habite près de la mer et pendant qu’il marche sur la plage il se souvient d’une légende qui dit que si on laisse tomber sept larmes dans l’eau tout en faisant un souhait, alors ce dernier se réalisera. Sans y croire totalement, Kevin se lance et fait un vœu. C’est de là qu’arrive Morgan, un jeune selkie qui est présent lors du vœu de Kevin et qui va tout faire pour l’aider. La base de l’histoire est simple, mais c’est suffisent. La romance se met en place doucement, le côté fantastique est présent sans prendre toute la place dans l’histoire et il y a quelques surprises aux travers des pages.

J’ai trouvé les deux personnages principaux assez attachants. Kevin de part sa nature gentille, sa passion et sa volonté d’être heureux. Et Morgan par son amour, sa découverte de notre monde et ses différentes qui le rendent vraiment adorable. Autant dire que j’ai apprécié ces deux garçons très différents, mais qui vont apprendre à se connaître et à s’aimer.

Au final, c’est une très bonne romance. Peut-être un poil trop calme pour moi, même s’il y a un peu d’action sur la fin. Mais j’ai beaucoup aimé apprendre des choses sur les selkies, leurs univers et leurs mythes.
Knife & Fork Knife & Fork
Claire Some   
Tout d’abord je remercie Mix éditions pour leur confiance et l’envoi de ce service presse ainsi que l’auteure qui nous a gentiment fait parvenir un petit cadeau personnalisé sous forme d’invitation à dîner au restaurant de nos héros. J’ai trouvé ça vraiment gentil et attentionné. C’est une première pour moi concernant la plume de l’auteure et je dois dire que je ne suis pas déçue j’ai passé un très bon moment de lecture.


Nous rencontrons Alfie Morrison, jeune entrepreneur qui vient de racheter un restaurant à la dérive à Édimbourg en Écosse. Si de prime abord tout cela paraît plutôt simple il va cependant également garder l’équipe en place et ce ne sera pas la plus facile à gérer. En effet ayant été échaudés par leur précèdent patron, les employés du Mire ne se laisseront pas facilement approcher… là va être tout le challenge de Alfie… à savoir, remettre le restaurant sur pied mais également gagner la confiance de son équipe ! Mais ça ne sera pas si simple que ça, surtout quand Nathan Jester, le chef de cuisine se montre le plus sauvage…


Je commencerais par vous présenter Alfie. Comme je disais au dessus il est entrepreneur, un peu au dessus de la trentaine mais avec de l’expérience. C’est simple il est très carré et aime les choses bien faites et bien gérées. Il a de l’habitude et sait où il va, en tout cas le démontre. Cependant je l’ai trouvé trop mielleux. Attention j’aime bien son personnage mais son comportement trop résigné m’a parfois agacé. C’est simple Alfie n’est pas du genre à rentrer en conflit et cède vite car il n’ose pas dire non… et pourtant il sait en imposer de sa personne quand cela s’avère nécessaire !! Mais que voulez vous c’est un gentil ! Ce n’est pas un point qui pose vraiment problème pour moi ici étant donné que ce trait de comportement va être remis en question lors de l’histoire, il était donc nécessaire pour la tenue du récit. Mis à part ça j’ai aimé sa passion, son engouement, sa gentillesse et son grand cœur… et ne vous fiez pas aux apparences avec lui, car même si il paraît tout lisse il traine cependant des secrets qui vont devenir durs à porter … mais chut, à vous de lire…


Je passerais ensuite à Nathan Jester, le chef de cuisine du Mire. Plutôt froid et distant au départ on sent qu’il a à cœur les intérêts du restaurant ainsi que ceux de l’équipe au complet. Touché et désabusé par le comportement de son ancien patron il ne se laisse pas facilement approcher et n’a pas honte de le montrer. Si parfois il m’a sembler un peu rustre dans ses réactions j’ai également pu comprendre son comportement. Malgré ça il sait se montrer raisonnable et surtout professionnel. Même si à un moment donné j’ai eu envie de le secouer je l’ai trouvé plutôt constant dans sa manière d’être. J’ai bien aimé son personnage, surtout dans les moments où il se montrait plus accessible et sympathique.


Quant à leur relation rien n’était gagné d’avance. C’est plutôt slow burn et j’ai trouvé ça vraiment cohérent avec le déroulé de l’histoire. En effet déjà la situation de nos deux héros à leur rencontre n’était pas la même. De plus les ressentiments que nourrissait Nathan envers son ancien patron ont mis du temps à s’effacer pour laisser de la place à Alfie. Et encore même après ça rien n’était joué… si nos deux héros se sont trouvés il y a malheureusement des obstacles à franchir encore… pas cinquante non plus rassurez vous mais assez pour faire planer le doute… ce que j’ai apprécié dans leur relation c’est que tout ce qui l’entachait n’avais rien d’un drame surfait… c’était plutôt raccord au vue de l’histoire et ça rendait le tout tellement réaliste.


Les personnages secondaires sont nombreux et même si je ne m’attarderais pas sur chacun d’eux sachez seulement qu’ils sont très important dans le récit dans sa globalité puisque tout tourne autour de la réouverture du restaurant et que ce dit restaurant n’est rien sans chacun de ses employés. Très soudés entre eux ils m’ont fait penser à une petite famille qui s’est construite et a nouée des liens c’était très sympa à lire. Même si le comportement de certains n’est pas toujours facile il reste que chacun d’eux est unique et a ses propres réactions. Et même si il n’y a pas vraiment de méchants dans l’histoire, il y en a quand même certains que je n’apprécie pas tellement … je vous laisse le soin d’en découvrir plus.


En conclusion même si je n’ai pas eu le coup de cœur pour cette histoire j’ai passé un très bon moment de lecture. Que ça soit dans l’ensemble ou plus individuellement j’ai apprécié les personnages. L’intrigue autour de la réouverture du restaurant est une chose mais en réalité elle ouvre à bien d’autres sujets … en effet si on parle reconstruction il ne s’agit pas seulement des murs mais également des personnages. Savoir se prendre en main face à ses erreurs passées, apprendre à ouvrir son cœur et à refaire confiance après une trahison, s’ouvrir à des sujets sensibles ou qui tiennent à cœur à autrui… comme par exemple, sa place face à l’écologie et son amélioration à l’échelle de chacun, la consommation responsable…. Certe ce ne sont pas les sujets principaux mais la graine est malgré tout semée pour que l’on se pose la question ! Sachez aussi que l’histoire est à la troisième personne d’un point de vue omniscient. Personnellement ce n’est pas un point qui me gène d’habitude et cette fois n’a pas fait exception à la règle car l’écriture était fluide et agréable à lire. Je n’hésiterais donc pas à découvrir d’autres titres de l’auteure. Quant à vous n’hésitez pas à réserver une table chez Nate et Alfie on y mange très bien…

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