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Bibliothèque de FleuryBott : J'ai lu aussi

Le roman comique Le roman comique
Paul Scarron   
Lu pour la fac de Lettres dans le cadre des cours sur l’anti-roman, Le Roman comique de Scarron était depuis longtemps dans ma liste d’envies de lectures, car mes professeurs en parlaient souvent comme d’une référence et cela m’intriguait. Maintenant que c’est fait, je ressors la tête pleine d’une lecture très agréable et mouvementée, parfois du registre de la bouffonnerie, notamment avec le personnage de Ragotin, mais aussi des pièces à l’espagnole, comme en témoignent les nombreux épisodes inclus dans l’histoire principale. Ces derniers sont très divertissants, et prennent beaucoup de place, présentant des aventures et des histoires d’amour courtes comme on les aime, avec des happy end, où les amants se cherchent, etc. Heureusement que je fais toujours des fiches de lecture, car, avec tous les personnages de ces fresques et les digressions de l’auteur, qui fait parfois des phrases très longues, je me serai perdue. Enfin, comme son titre l’indique, ce livre, qui aurait pu être trop surprenant pour être appréciable, est plutôt amusant, et il m’est même arrivée de rire devant mon livre pendant certains épisodes de bouffonnerie de la Rancune et Ragotin, ce « pauvre petit homme » qui endure toutes les peines et est toujours la risée de tout le monde. Enfin bref, j’ai beaucoup ri, peut-être m’a-t-on prise pour une demeurée, mais je recommande vivement ce livre, qui est une belle découverte !

par Azza9
Le Livre du roi Le Livre du roi
Arnaldur Indriðason   
Pour tout dire , je trouve les commentaires précédents un peu sévères.Il n'est pas forcément facile de suivre ce livre au départ du fait des rebondissements historiques et chronologiques. Les sonorités inhabituelles de la langue islandaise, en particulier au niveau des noms de personnages peuvent rendre en plus leur mémorisation un peu difficile . Mais par contre, on ne peut vraiment pas reprocher le manque d'action. Le suspens se tient et cette aventure est prétexte à faire mieux connaître l'évolution historique de l'Islande par rapport aux pays scandinaves et en particulier un aspect méconnu de la seconde guerre mondiale : les fondements idéologiques du discours nazi et les manipulations et appropriations du patrimoine culturel des pays occupés. J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre , qui transmet parfaitement l'attachement quasi viscéral de son auteur à son pays et à son patrimoine littéraire.
Par contre , il y a un terme à mon avis tout à fait inapproprié dans le quatrième de couverture : [spoiler]"ancien propriétaire du fameux manuscrit " : quiconque lit le livre comprend raidement que le terme de " propriétaire aurait fortement irrité le professeur!! Je pense que "dépositaire " lui aurait mieux convenu, lui qui clame tout au long du roman que le Livre du roi ne peut être la propriété de personne! [/spoiler]
La Fortune des Rougon La Fortune des Rougon
Émile Zola   
Je dois avouer que je ne comprends pas du tout pourquoi la quasi-totalité des profs de français font lire à leurs élèves "Germinal" ou "L'Assommoir" plutôt que "La Fortune des Rougon". Je trouve ça complètement idiot, car, à mon sens, il est extrêmement dur de comprendre certains leitmotivs de la saga si on ne commence pas par le début. Je pense tout particulièrement au concept d'hérédité. Quand on est balancé sans explication dans le 10ième tome de la saga, et qu'on nous explique que le personnage X est alcoolique parce que le frère du cousin par alliance de son oncle l'était, ça n'a strictement aucun sens. Et je caricature à peine...
Alors qu'il suffirait de lire "La Fortune des Rougon" pour que les choses soient claires comme de l'eau de roche. Ce livre pose magnifiquement les bases de cette immense saga. Il prend vraiment le temps de nous présenter toutes les branches de cette famille, tous les vices qu'on y trouve et qui se répéterons inlassablement générations après générations. Je pense vraiment que c'est LE roman incontournable pour comprendre et apprécier cette œuvre.

Au niveau de l'intrigue en elle-même, on s'accordera surement tous pour dire que ce n'est pas l'aventure la plus mémorable que nous ait proposé Zola. Mais je l'aime beaucoup tout de même, principalement pour son très bon encrage historique et politique. Légitimistes, orléanistes, bonapartistes ou républicains, on fait bien ressentir les mentalités et problématiques de cette époque si particulière qu'est le tout début du Second Empire. Tantôt tourné vers les manipulations politiques, tantôt proposant une ambiance plus guerrière, on comprend déjà en filigrane les opinions politiques de Zola. Malgré des personnages principaux plutôt bonapartistes, on ressent sans mal son amour de la République, notamment grâce au personnage de Silvère.
En parlant de Silvère, il forme avec Miette un duo vraiment très attendrissant. On les voit peu, mais ils sont un peu la lumière au bout du tunnel dans ce livre, la petite pause douceur dans un univers très dur, et je trouve ça très agréable. Et c'est d'autant plus appréciable que ce n'est pas forcément le genre de personnage le plus courant chez Zola, donc quand il y en a un, on s'y attache beaucoup. [spoiler]Et c'est aussi ça qui rend leurs morts si touchantes, je pense.[/spoiler]

Pour finir, le style d'écriture. Alors bon, je sais que beaucoup de gens détestent le style de Zola, mais moi je m'éclate vraiment avec ses romans. C'est sûr qu'il a des descriptions à rallonge qui peuvent au premier coup d'œil sembler complètement indigestes. Mais si on prend vraiment le temps de les lires avec attention, d'en apprécier chaque mot, on se rend compte du travail d'orfèvre de l'auteur. C'est des descriptions longues mais pas lourdes. Ce n'est pas du tout du blabla pour remplir des pages, chaque chose à son importance, et l'ensemble est capable de provoquer de nombreuses émotions et images, au moins tout autant que les phases d'action. Bref, c'est le genre d'auteur qui arrive à me captiver alors qu'il passe 20 pages à me décrire l'ancien cimetière d'une ville imaginaire. Autant dire que l'ennuie et les longueurs que certains regrettent, je ne les ressens mais alors absolument pas.
Le Ventre de Paris Le Ventre de Paris
Émile Zola   
Avec Germinal, La Bête Humaine,Nana, l'Assommoir et Au bonheur des dames, je pensais avoir lu les meilleurs oeuvres des Rougon-Macquart.Mais je me suis complétement trompée!J'ai été encore une fois transportée par une écriture bluffante, des descriptions magnifiques et des personnages plus authentiques les uns des autres. Je me suis balladée dans les rues de Paris, j'ai humé les mets divers et variés des Halles, j'ai été ébranlée par l'intrigue et la juxtaposition sociale entre les "Maigres" et les "Gras". C'est sublime, réaliste et exquis!

par Birginie
Œdipe roi Œdipe roi
Sophocle   
quelle tragédie horrible que celle d'oedipe qui commet l'inomable en toute innocence, et finit par accomplir son terrible destin prédit par l'oracle

par magdave
Le Banquet Le Banquet
Platon   
'Le banquet' est l'un des textes les plus célèbres de Platon, dont l'influence sur la pensée occidentale fut profonde. Il met en scène plusieurs interlocuteurs qui s'affrontent autour d'un thème : l'amour. Une oeuvre majeure, à lire pour comprendre les sources de notre manière de concevoir le monde.

par Bbey
Gorgias Gorgias
Platon   
Merveilleux souvenir de mon année de Terminal qui nous donne une autre vision du monde antique et nous remet en question...

par escape
La République La République
Platon   
Tout comme somerholic (en même temps, nous sommes dans la même classe XD) j'ai eu le "plaisir" de lire la République.

Au début, quand je l'ai lu pour la première fois, j'ai détesté. Pourtant je l'ai mis dans "J'ai lu aussi" et non pas "je n'ai pas apprécié" pour la bonne et simple raison qu’après réflexion, je me dis que ce livre nous apporte beaucoup de chose. Certes, la lecture est parfois difficile, voir incompréhensible, mais nous l'avons tellement étudié que j'ai commencé à m'y intéresser d'avantage, voir m'y attacher (mais juste un peu :3 )

De plus, j'aime les échanges entre Socrate et Glaucon, même si ce dernier est un soumis qui ne fait que "Oui je suis d'accord " "comment peut il en être autrement " " certainement " mais bon, je laisse libre cours à mon imagination quand à ce que je dois comprendre derrière ces réponses.

Bref, une lecture difficile, mais pédagogue.

par Rukia05
Le Barbier de Séville Le Barbier de Séville
Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais   
Cette pièce est un plaisir des plus jouissifs.
 
J'avais déjà lu Le Mariage de Figaro, apprécié mais sans excès. Décidant de m'intéresser à l'opus précédent du triptyque de Beaumarchais, je me suis donc penché sur Le Barbier de Séville. Je suis bluffé.
La réelle force de cette pièce tient, je pense, dans les personnages. L'auteur donne à voir des personnages caricaturaux, certes, mais qui sont travaillés dans les moindres détails ; il ne s'agit pas d'une solution de simplicité, bien au contraire : il pousse l'exigence au maximum, pour mettre en scène des personnages savoureux. Le premier d'entre tous, c'est bien entendu l'impertinent irrévérencieux qu'est Figaro : toujours le bon mot et la bonne idée pour faire rire aux dépens des autres. Il est de ceux qu'on ne voudrait pas pour ennemi, tant sa ruse et sa malice sont piquants. Bartholo aussi, antagoniste principal, est un véritable régal : « tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire »¹ ne résumerait pas mieux les malheurs de ce personnages, ridiculisé de bout en bout (et de boute-en-train) sans pouvoir rien y faire. Sa jalousie maladive et la manière dont il se débat vainement contre les événements n'en sont que plus délectables.
Si le comique jaillit des personnages, c'est qu'ils sont servis par la plume aiguisée et précise de Beaumarchais, qui touche toujours juste, et qui le révèle comme un grand maître de l'écriture dramaturgique ; il suscite le rire par tous les ressorts du comique, les déguisements, les quiproquos, les reconnaissances et, bien sûr, les traits d'esprit. Du génie !
 
Cette pièce vaut le détour, il s'agit d'une véritable merveille.
__________
¹ Jean Racine, Phèdre, 1677, I, 3
Les Fleurs du Mal Les Fleurs du Mal
Charles Baudelaire   
Euh... question... Je suis peut-être idiote et ma bêtise va sans doute ressortir dans cette interrogation, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer pourquoi y a des gens qui notent le scénario et le suspens sur ce bouquin ?? O.o parce que personnellement, je pige pas...
Sinon, j'ai étudié Baudelaire en plein milieu de ma dépression, et... Quel bien fou ! Ce recueil a eu un effet totalement thérapeutique sur moi. Quelle hargne, quelle passion, quelle douleur, quelle force ! Mon dieu. Je remercierai assez mon prof de théâtre qui a mis en scène certains poèmes et nous les a fait déclamer... Tout simplement jouissif. Une petite strophe de mon préféré, soyons fous (c'est de mémoire, hein donc désolée si la ponctuation n'est pas respectée... =) )

"C'est la mort qui console, hélas ! et qui fait vivre,
C'est le but de la vie, et c'est le seul espoir
Qui comme un élixir nous monte et nous enivre,
Et nous donne le coeur de marcher jusqu'au soir."

"La Mort des pauvres"

par flo0wer

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