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Bibliothèque de Karel-1 : Mes envies

La Carte des Confins, Tome 1 La Carte des Confins, Tome 1
Marie Reppelin   
« Il est gentil, pour un pirate. »

Pirates des Caraïbes meets Une Romance Wattpad (Clichée). Vous suivez sur ce genre de pitch ?
J’aurais peut-être apprécié ça quand j’avais quatorze ans (et encore), mais si on essaie de me faire passer ça maintenant, c’est non. Je ne suis clairement pas le lectorat visé par cette histoire. Ceci dit, je vais m’exprimer en tant que moi d’aujourd’hui, et pas en tant que moi de quatorze ans qui aurait pu lire ça a l’époque.

La première chose qui m’a réellement marquée à la lecture, c’est le problème de ton. Les personnages ne s’expriment pas vraiment comme s’ils étaient réels. Callie et Blake ont la vingtaine mais se comportent la majeure partie du temps comme s’ils en avaient treize, à coups de blagues vaseuses, de taquineries niaises. Par contre, cinq minutes plus tard, ils ont un ton d’aristocrates. Les pirates s’expriment tous correctement, sans aucun tic de langage ni patois, raccourcis ou autres. Le Sorcier Noir a des répliques de méchant de SF des années 60 et des menaces a l’impact... discutable on va dire. Du coup, la crédibilité des personnages prend un gros coup dès les premières lignes.

Pour rester dans les personnages… comment dire ça ? On a :
- Blake mon cher Drama King, grand beau et un peu ténébreux, jeune capitaine prodige, forte tête mais au cœur tendre, qui a eu un passé difficile
- Callie la magnifique rousse, voleuse hors-pair, forte tête mais au cœur tendre, qui a eu un passé difficile
- Les pirates loyaux et honorables assoiffés de gloire et d’aventure
Faut-il vraiment que je continue ?
Le seul qui rattrape un peu le coup, c’est Bold. C’est presque dommage, j’aurais bien aimé avoir l’histoire de sa perspective à lui (il n’a le droit qu’à un ou deux chapitres en pdv interne).

Et puis comme on est sur les personnages, on va parler sentiments et caractère pour Blake et Callie. Le coup du « mon passé compliqué et difficile me rend comme ça », ça ne passe pas. À la limite, ça aurait pu laisser des séquelles qui se manifesteraient dans le comportement, mais ça reste subconscient. Ça ne passe pas directement dans la réflexion interne du personnage, d’autant plus que je ne pense pas que, surtout à leur âge, ils aient assez de recul et d’introspection pour se psychanalyser comme ça.
Et puis bon, les réflexions du type « par l’Océan elle est belle, mais pourquoi je pense à ça maintenant ? »... je m’en serais bien passée.

L’intrigue sentimentale est courue d’avance, ô combien prévisible des le moment où, hasardeusement, deux personnages jeunes et beaux et irrésistiblement attirés l’un par l’autre même s’ils ne veulent pas l’avouer se retrouvent coincés dans une situation où ils sont obligés de se supporter. Quant à l’intrigue générale, elle est plutôt répétitive, sans réel conflit ou enjeux majeurs. Le seul moment où les deux prennent un peu d’ampleur, c’est dans les trente dernières pages.

C’est dommage parce que la plume est correcte, et l’univers était prometteur, mais il est à peine effleuré. Ça manque de réelles descriptions, on passe beaucoup de temps sur l’Avalon, à tourner en rond entre attaques, navigation, discussions Callie-Blake, attaques, navigation… Et d’ailleurs, même avec le peu qu’on voit de l’univers, j’arrive à repérer des choses qui me semblent incohérentes. (Genre des hublots sur un bateau pirate de médiéval fantasy. D’où ? Pourquoi ? Comment ?)
Bref. C’est dommage.
10 ans de liberté 10 ans de liberté
Natascha Kampusch   
L'histoire terrible de Natascha Kampusch, tout le monde la connaît ou peut la connaître via son précédent ouvrage "3096 jours" ou via des archives sur le net. Elle retrace aussi une chronologie détaillée des faits (son enlèvement, sa captivité et les 10 années qui suivent) dans une annexe de ce livre. Mais comment on vit après de telles épreuves ? Je ne pense être la seule à m'être poser cette simple question. Natascha se propose d'y répondre à travers encore une fois son expérience personnelle. C'est déjà pour moi une preuve de courage de plus car elle s'expose de nouveau et cela ne doit pas être si facile.

D'ailleurs, tout le livre tourne autour de cela. Rien n'a été facile pour cette jeune femme (et les autres membres de sa famille). Elle a vécu une épreuve hors norme et tout ce qui a suivi était sans précédent. On a une impression de tsunami qui vous tombe dessus. C'est assez fou. C'est à se demander si les gens ont une conscience parfois. Tout cela pour faire du chiffre, vendre, avoir le scoop, tirer la couverture à soi.
Je trouve Natascha très lucide et j'admire sa force mentale, psychique et même physique. Survivre à sa captivité est déjà pour moi un exploit, la preuve qu'elle est une jeune femme peu commune. Que dire alors de tout ce qu'elle a enduré après son retour au monde libre ? L'épreuve continuait, pire encore peut-être car les coups bas pouvaient venir de n'importe où.

On a beaucoup spéculé sur son compte, sur ce qu'elle avait vécu, comment elle avait ou aurait dû réagir... mais sans prendre en compte tous les paramètres ou en regardant le tout avec un prisme déformé. On s'est permis de la juger.
J'ai eu du mal à comprendre ce type de comportement. Cela me semble totalement inconcevable et pourtant, c'est bien ce qu'elle vécu et vit même encore en 2016.

Le style de Natascha Kampusch pourra paraître un peu brusque pour certains lecteurs, mais en réalité, c'est sans doute l'expression de sa personnalité très entière (déjà durant son enfance), franche, directe, qui préfère être plus en retrait, ne pas être bousculée. Et son expérience de la captivité à certainement renforcé ce trait de caractère. On peut le comprendre non ?

Je retiendrai aussi de cette lecture que les prisons les plus terribles ne sont pas forcément celles que l'on croit. Il existe des barreaux plus solides que des barres de métal, des enceintes plus épaisses que des murs... L'étroitesse d'esprit est aussi un bourreau terrifiant.

par emeralda
3096 jours 3096 jours
Natascha Kampusch   
Quand j'ai dit aux gens que je venais de commencer ce livre, beaucoup m'ont dit qu'ils ne pourraient jamais lire un tel récit, que c'était une lecture trop dure du fait de la réalité de l'histoire. Après l'avoir fini, je peux dire à ces gens là que c'est tout l'inverse. C'est une histoire dure, certes, mais la force dont a fait preuve Natascha est incroyable et, outres l'horreur, c'est un très beau message d'espoir et de courage.

par x-Key
Les Contes interdits : Les 3 P'tits Cochons Les Contes interdits : Les 3 P'tits Cochons
Christian Boivin   
[spoiler]http://bookivores.over-blog.com/2017/10/les-contes-interdits-les-3-p-tits-cochons.html[/spoiler]

Des contes classiques de ma jeunesse réécrit dans un contexte plus sordide. Moi qui aime les réécritures de contes, je ne me suis pas posée longtemps la question... Il était clair que je lirais Les contes interdits.

Mon dévolu est tombé sur Les 3 p'tits cochons comme première découverte de cette saga. Voyeurisme, pornographie, cannibalisme, nécrophilie... tous des thèmes qui dérangent et qui aussitôt ont capté mon intérêt. J'avais bien hâte de voir comment Christian allait exploiter la base des Trois petits cochons dans un contexte totalement humain et contemporain de surcroît.

Maintenant que ma lecture est terminée, je vous dirais que je m'attendais à plus de similitudes avec le conte original (comme avec Javotte de Simon Boulerice ou Trois princesses de Guillaume Corbeil). Oh il y a de nombreux petits clins d’œil comme le nom de famille du principal protagoniste (Wolf) ou dans les lieux (Rivière-du-loup) ou dans les paroles de certaines chansons et ainsi de suite. Il en va de même pour les cochons également. Mais qui est le grand méchant loup et qui sont les 3 petits cochons dans ce romans... ça c'est un peu plus ambigu jusqu'à ce que l'on arrive à la fin. Et leurs "maisons" quant à elles, elles sont représentés par quoi? Bref, on ne cerne pas autant l'inspiration tirée du conte initial comme il était possible de le faire avec Aliss de Patrick Sénécal.

Bien qu'il y ait beaucoup de scènes vulgaires, nous ne nageons ni dans l'horreur, ni dans le sordide. Bon ok... un peu quand même, mais rien d'extrême qui empêcherait un cœur sensible de poursuivre sa lecture. Ce roman se lit aisément sans trop nous choquer (quoique la scène de la castration à froid... ouff). Mais on apprécie néanmoins énormément notre lecture que l'on se surprend d'avoir terminée dans le temps de le dire.
La Boîte à musique, Tome 2 : Le Secret de Cyprien La Boîte à musique, Tome 2 : Le Secret de Cyprien
Carbone    Gijé   
Là encore je n'ai pas accroché et je n'ai pas compris l'intérêt de cet album.
Le monde de Pandorient n'est en rien exploré et l'intrigue de ce tome est bien trop maigre pour retenir mon attention.

Bonne lecture tout de même !
Lou

par lou-du-76
La Boîte à musique, Tome 3 : À la recherche des origines La Boîte à musique, Tome 3 : À la recherche des origines
Carbone    Gijé   
On retrouve de nouveau Nola, Igor et André a pour une nouvelle aventure pleine de surprises. Ce troisième tome nous offre un scénario plus dynamique que les précédents. J’ai encore plus aimé celui-ci qu’au second tome. Nola, Igor et Andréa vont vivre une réelle menace pour leur deux mondes. Le danger est palpable et m’a beaucoup plu. Ce tome est plus sombre plus dynamique.

*

On en apprend beaucoup plus sur le monde de Pandorient. J’ai été happée par les mythes et histoires de ce monde fascinant et féerique. J’ai été très surprise de constater la présence beaucoup plus forte de la fantasy ici. Je n’ai pas été déçue bien au contraire. L’histoire est mignonne, enchanteresse et avec des notes d’humour (j’ai eu parfois des fous rires ^^ C’est une véritable petite boule de douceur qui nous touche.

*

Nola, Cyprien, Andréa et Igor sont des personnages toujours aussi attachants, téméraires et adorables. Ils prennent de plus en plus de place dans l’intrigue. On continue à les découvrir et c’est génial. On dirait que c’est à chaque fois une nouvelle rencontre et de supers moments passés avec eux. Comme on le ferait avec de vrais amis. Nola est un personnage intrépide, avec du caractère qui m’a beaucoup plu. Elle s’affirme de plus en plus et à cette capacité à se montrer toujours présente pour ceux qui en ont besoin. C’est très attendrissant.

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Les planches illustrées par Gijé sont sublimes, magnifiques, merveilleuses. J’ai été transportée par les couleurs, les expressions de chaque personnage. Je suis revenue plusieurs fois sur les pages précédents afin d’exploiter attentivement chaque détail, chaque effet et couleur vive. Je suis fan du travail de Gijé vraiment ! Il me tarde de continuer à ma lecture le 30 octobre.

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De nouveau, Carbone nous parle de sujets importants. Le deuil est toujours présent dans le récit. Nola doit accepter le décès de sa mère et réapprendre à vivre sans elle. Il y a également, la recherche de ses origines qui est traitée ici avec un nouveau personnage. J’ai beaucoup comment les choses étaient abordés et menées car ce n’est pas larmoyant.

*

La seule chose à redire c’est le nombre de pages. C’est trop court, on aimerait profiter encore plus. Les histoires sont rapide et les résolutions parfois simples. J’aimerais vraiment que Carbone approfondissement plus les scènes. Il m’en faut plus ! Mais, je pense qu’il ne faut pas voir cette saga comme un livre apparent mais comme un tout.D’où la rapidité et le mystère de certains passages. On va dire que chaque tome représente un chapitre d’un roman. Il faut se montrer juste très patient entre chaque chapitre ^^.

***

En bref, l’intrigue devient de plus en plus addictive et intéressante. On creuse davantage le mystère mais des révélations font aussi leur apparition. Les personnages sont attachants et mignons. Les dessins sont incroyables et colorés pour nous rappeler que la magie se trouve de partout, qu’importe où nous sommes. Un tome à lire pendant l’hiver pour encore plus d’effet. C’était court mais génial. Je vous le recommande !
La Boîte à musique, Tome 4 : La mystérieuse disparition La Boîte à musique, Tome 4 : La mystérieuse disparition
Carbone    Gijé   
J’adore cette saga, vous savez c’est comme lorsque vous regardez une série et que vous avez l’impression que votre vie est plate à côté. Vous rêvez d’aventures et de plonger la tête la première dans la BD afin de pouvoir y vivre toutes les péripéties des personnages.

Malgré la tristesse de l’un des sujets traités c’est surtout une BD douce, remplis d’amour et de solidarité.
Le genre d’histoire où les liens créés entre les personnages n’ont jamais été aussi important pour se battre contre l’adversité.

Si vous cherchez une lecture pleine de puissance mais contrebalancée par la douceur du graphisme et la sensibilité des protagonistes, alors lancez-vous dans celle-ci.

Sur ce je vous laisse sur ce petit nuage de douceur, vous souhaite une belle journée ou soirée selon l’heure à laquelle vous me lirez et un bel envol dans cette bulle livresque. Ciao Ciao

par Alice-149
La Cité du ciel, Tome 2 : L'alcazar La Cité du ciel, Tome 2 : L'alcazar
Amy Ewing   
(Lu en VO)
Cette duologie m'a beaucoup plu.
Amy Ewing nous fait rêver tout du long avec son monde féérique, même si je regrette qu'on n'ait pu vraiment profiter de sa beauté qu'au tout début du tome 1. Il y a malgré tout beaucoup de moments où elle nous emporte dans des paysages magiques.
Son univers est assez riche, et donne envie d'en savoir plus !
Si on s'attache facilement aux personnages, je trouve par contre qu'ils ne sont pas suffisamment creusés la plupart du temps. Je veux dire, ils ont une histoire, des émotions, mais leur personnalité reste un peu superficielle...Un petit bémol donc !
En réalité cette duologie est facile et agréable à lire (avec des très belles couvertures au passage), donc si jamais vous en avez l'occasion, lancez-vous !!

par boubiouch
La Cité du ciel, Tome 1 La Cité du ciel, Tome 1
Amy Ewing   
Un premier tome d'une série qui s'annonce à la fois intrigante, mais également très bancale.

Sera, une jeune céruléenne, est choisit pour le grand sacrifice qui permettra à son peuple de partir vers une nouvelle destination. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu et Sera survit. Sauf qu'elle se retrouve sur une planète qu'elle ne connaît pas, entourée par des gens qui ne semblent pas lui vouloir du bien et qu'elle n'a aucune idée de comment elle a pu échouer à rompre le cordon.

Sur cette planète, elle va faire la rencontre de Léo et Agnes, deux faux-jumeaux qui sont au début ses pires ennemis, pour se révéler être des alliés indispensables. Sera doit à tout prix retourner sur sa planète, afin de comprendre ce qu'il s'est passé.

Il y a des choses que j'ai apprécié dans cette lecture, comme d'autres que j'ai absolument détesté.
Le monde des céruléennes semble un univers riche et large, sauf que l'auteur ne le touche qu'en surface et ne dévoile pas assez de détails à mon goût.
L'idée d'une planète uniquement peuplée de femmes, où les bébés ont trois mères et où la croyance de toute cette civilisation est placée dans Mère soleil est une idée plutôt intéressante.
Sauf que, comme par hasard, Sera (le personnage principal de cette histoire), est la seule qui n'aime pas les femmes. Là où l'autrice avait l'opportunité de faire un roman un peu nouveau et différent, elle enfonce la porte des déjà vus avec un bulldozer et fonce dedans les yeux fermés.
Comme pour se rattraper, c'est Agnes qui est lesbienne finalement.
Je ne vais pas débattre là-dessus car ce n'est pas le plus important, mais je ne vais pas mentir, j'ai largement levé les yeux au ciel quand j'ai lu certain passage.

Globalement, pour un premier tome, plusieurs choses sont bien réussies et nous donnent envie de le terminer et de connaître la suite. Le fait que les chapitres basculent entre les différents personnages (Sera, Leela, Agnes et Léo) nous donne une plus grande perspective de ce qu'il se passe partout. Ce qui nous donne plusieurs intrigues et qui donne envie de connaître les résolutions de tous ses mystères.
Pas un coup de coeur, mais une lecture qui n'est pas désagréable.
Alice au pays des merveilles Alice au pays des merveilles
Lewis Carroll    Benjamin Lacombe   
Bien entendu que je connaissais l'histoire d'"Alice au pays des merveilles" avant de lire ce livre. Qui ne la connait pas en même temps ! C'est une histoire tellement connue que c'est difficile de passer à coté. Néanmoins, c'est la première fois que j'abordais le roman, je mettais jusqu'alors cantonner aux adaptations cinémas. Comme d'hab', avec du recule, je préfère le livre. Les films retranscrivent assez bien l'univers drôle et loufoque et la folie du livre, mais ils en oublient un peu son âme. Il y a un point où ce livre est tellement mieux que n'importe quelle version cinéma, c'est sont coté fascinant. Entre ses jeux de mots, ses poèmes, ses descriptions et le reste, il y a un petit coté mystère à percer à chaque page. J'ai aimé ses différents niveaux de lecture, son coté à la fois très enfantin et pourtant avec tout autant d'intérêt pour les adultes.

Mais au-delà de ces qualités propres au texte lui-même, qui sont les même peu importe l'édition qu'on achète, j'ai A-DO-RÉ les spécificités de cette édition précise.
Déjà, bien entendu, les superbes illustrations de Benjamin Lacombe. J'avais déjà apprécié son travail dans sa version illustrée de "Notre-Dame de Paris" de Victor Hugo, mais je trouve le travail encore plus soigné ici. Le texte permettant un peu plus de folie, en plus dès illustrations en elle-même, il joue véritablement avec le texte, les polices d'écritures et l'objet même qu'est le livre. Il propose des calligrammes, des pages à déplier, etc... Bref, il nous a créé un très bel objet. J'ai beaucoup aimé le style de ses dessins, qui me semble tout à fait coller à l'univers du livre. Et en même temps, il a vraiment réussi à imposer SA patte et à proposer une version d'Alice qui lui ressemble complètement. Les illustrations qu'il propose ne sont pas du tout du copier/coller ni de ce John Tenniel, premier illustrateur du livre, ni de ce que Disney, voire même Tim Burton dans son film, à pu faire avant lui. J'ai apprécié le fait qu'il a su se détacher de l'image qu'on se faisait déjà d'Alice et des autres personnages tout aussi cultes, tout en s'arrangeant pour qu'on les reconnaisse encore, et sans jamais trahir son style.

Ensuite, cette édition complète le texte d'un certain nombre d'annexes, toutes plus passionnantes les unes que les autres. Elles nous expliquent à la fois le texte lui-même et l'étrange vie et personnalité de Lewis Carroll. J'ai vraiment trouvé très ça enrichissant. On découvre ou redécouvre l'histoire autour du livre, ce qui participe au coté fascinant de cette œuvre. Ça permet d'amorcer une réflexion intéressante sur la profondeur et le sens réel du texte et sur la façon dont il faut le percevoir. On commence sur une préface nous donnant déjà quelques éléments de base de la vie et de la façon dont Lewis Carroll a eu l'idée de ce livre ; on enchaine sur le texte superbement illustré ; puis une série photos et de lettres écrites par Lewis Carroll à diverses de ses "amies-enfants" (dont la 'vraie' Alice) lettres où l'on découvre que son imagination débordante, son humour et son amour des jeux de mots ne le quittait jamais vraiment ; des notes de traduction (j'y reviendrait plus tard) ; une seconde biographie/chronologie/bibliographie de Lewis Carroll, reprenant cette fois toute sa vie, pas seulement ce qui est en lien avec Alice ; enfin quelques mots sur l'illustrateur et le traducteur. Quelque soit son niveau de connaissance de cette œuvre, tout le monde peut y trouver son compte. On est pédagogique, on a une volonté d'expliquer le texte, je trouve. De ce fait, je conseillerais vraiment cet ouvrage à tout le monde.

Enfin, il y a eu un joli effort de traduction des poèmes et des jeux de mot de la part d'Henri Parisot. Je ne connais pas les autres traductions mais celle-ci ma convaincu dans l'ensemble. Les poèmes ressemblent réellement à des poèmes, avec toutes les règles de la poésie classique : ça rime et le mètre est respecté. Pour les jeux de mot, on a cherché à trouver un équivalent français, ce qui est 100 fois plus agréable qu'une note explicative en bas de page. Et puis surtout, une annexe vient expliquer les choix de traduction ! Pour peu qu'on ait quand même quelques bases en anglais, je l'ai trouvé très bien faite, car elle nous explique réellement la réflexion du traducteur. On arrive complètement à comprendre comment du texte d'origine, et de la blague initialement imaginée par Lewis Carroll, on a pu aboutir à ce résultat. Même si certaines propositions de traduction me semblent un peu tirées par les cheveux, on sent tout de même à chaque fois une vraie volonté de respecter le travail de l'auteur. Je crois que cette annexe est celle qui a le plus éveillé ma curiosité, et m'a donné envie de relire le livre en VO, pour me faire ma propre idée.

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