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Bibliothèque de Leih : Mes envies

Le Banquet Le Banquet
Platon   
'Le banquet' est l'un des textes les plus célèbres de Platon, dont l'influence sur la pensée occidentale fut profonde. Il met en scène plusieurs interlocuteurs qui s'affrontent autour d'un thème : l'amour. Une oeuvre majeure, à lire pour comprendre les sources de notre manière de concevoir le monde.

par Bbey
Fragments : citations et témoignages Fragments : citations et témoignages
Héraclite D'Ephèse   
"Il n'en vaudrait pas mieux pour les hommes qu'arrivât ce qu'ils désirent."

par Camazotz
Lettre à Ménécée Lettre à Ménécée
Épicure   
Une lecture très rapide car il s'agit d'une lettre, soit quelques pages, mais qui regorge de sagesse et explique les bases des principes d'Epicure, qui les écrit à Ménécée, son disciple. A lire, au moins pour la culture.
La Vie heureuse ; La Brièveté de la vie La Vie heureuse ; La Brièveté de la vie
Sénèque   
Très compliqué a comprendre surtout au début, des tas d'exemples qui noient un peu les idées... Mais une réflexion philosophique intéressante.

par Janeah
Manuel Manuel
Epictète   
Un petit livre, pas très difficile à lire, qui nous en apprend sur le stoïcisme, courant philosophique dans lequel s'inscrivait Epictete. Il énonce des conseils et des manières d'aborder la vie, pour certains, utiles, pour d'autres exagérer ou inapplicables...Assez constructif, surtout pour ceux qui souhaiterait se mettre à la philosophie.

par cam881995
Méditations poétiques Méditations poétiques
Alphonse De Lamartine   
Des poèmes magiques...
Je connaissais déjà Automne, et le Lac de B... et c'est avec plaisir que je les ai redécouvert. Mais également que j'en ai rencontré de nouveaux, dont Isolement qui est magnifique et ouvre à merveille le recueil et la méditation troisième A Elvire qui est bouleversante.
Les thèmes abordés sont sombres: la mélancolie, la solitude la mort, mais chantés de si belle manière.

par Mondaye
Poèmes antiques Poèmes antiques
Charles Marie René Leconte de Lisle   
Waouh. Je suis sous le choc. Je crois que je me suis trouvé...
 
La poésie n'a jamais été mon genre préféré. Des "Trois Grands" de la littérature française (à savoir roman, théâtre et poésie — oui, j'exclus les essais, traités, nouvelles et autres genres moins représentés, mais bref), c'est même celui que j'aime le moins. Les griefs que je nourris à l'encontre de ce genre sont multiples et je ne m'attarderai pas là-dessus. Le tout est qu'il est excessivement surprenant que j'apprécie à ce point un recueil de poèmes. Les raisons de cet intérêt sont plurielles.
La première d'entre toutes est l'esthétique poétique de Leconte de Lisle : en effet, il s'avère qu'il incarne cet idéal de poésie que j'essaie d’instiller dans ma prose et de trouver dans celle des autres. Surtout visible dans le premier cycle de poèmes qui ont trait à l'hindouisme et qui dépeignent les luxuriants paysages de l'Inde, j'ai retrouvé cette sublimation exquise des paysages, cette transformation, par les mots, de la nature, cette transmutation qui révèle la beauté du monde et qui m'est si chère. Surtout apparente dans les premiers poèmes, elle s'est un peu dissipée dans les suivants mais reparaissait toujours, plus diffuse peut-être, mais bien présente.
Les thèmes ont aussi grandement participé à ce que j'apprécie le recueil. Poèmes antiques impliquent thèmes antiques. Hindouisme, Grèce antique et monde latin constituent les sujets majeurs du recueil (on penser aussi aux six petits "Chansons écossaises", très plaisantes). La Grèce antique exerce sur moi un attrait sans cesse renouvelé depuis longtemps déjà et retrouver « l'antique Hellas »¹, ses dieux et ses mythes à travers ces poèmes était merveilleux. Et cette lecture m'a permis de réactualiser quelques vieux souvenirs. Les poèmes latins n'ont pas non plus laissé indifférent le latiniste que je suis.
Le recueil est très hétérogène, pour de multiples raisons. On a déjà une diversité des formes métriques sur lesquelles le poète joue : alexandrin, bien entendu, mais aussi dizain ou huitain, pour jouer sur les rythmes. Ensuite, diversité des thèmes, j'en ai déjà parlé. Diversité de longueurs, aussi : des poèmes d'à peine quinze vers côtoient des géants comme "Hélène" (922 vers) ou "Khirôn" (992). Mais surtout, et c'est un peu paradoxal, diversité de genres : au sein de ce recueil poétique se côtoient courts poèmes, longs poèmes, dialogues, chansons, odes et même deux petites pièces de théâtre : "Hélène" et "Hypatie et Cyrille". Il est très surprenant de tomber sur ces pièces, inattendues dans ce type de recueil (dont elles occupent 20, 30, parfois 40 pages chacune).
Certaines images m'ont surpris. Peut-être la plus marquante est celle-ci : « son rire frais, plus doux que l’aubergine »². La comparaison m'a laissé interloqué pendant un certain temps. Il n'est pas vraiment usuel de comparer un rire à une aubergine. Non ?
 
Ce recueil — et le mouvement de l'Art pour l'art, autour du Parnasse contemporain — est souvent déconsidéré et victime d'un jugement sévère. Il est vrai que certains passages peuvent paraître artificiels, qu'il est risque de manipuler des concepts et des mythes aussi complexes et que certains poèmes paraissent être répétition avec variation de d'autres. Toutefois, j'ai vraiment passé un excellent moment de lecture et j'ai trouvé la — ou, au moins, une — poésie qui me correspond, qui me parle et me touche.
Une magnifique découverte.
 
_____________________________
¹ "Khirôn", v.775
² "Péristèris", v.7
 
 
Sélection :
"Bhagavat" ; "Çunacépa" ; "La Robe du Centaure" ; "Pan" ; "Vénus de Milo" ; "Le Réveil d'Hélios" ; "Héraklès solaire" ; "Les étoiles mortelles" (version de la Revue contemporaine, 30/6/1864).
Les Chimères Les Chimères
Gérard De Nerval   
Une oeuvre très plaisante et d'une profondeur très intense ! Le souvenir se mêle à la fiction pour en faire des récits et des textes à la nostalgie poignante. J'ai été particulièrement surprise d'y voir une référence à ma ville natale, Sarreguemines, sans doute une des seules oeuvres de la littérature française où cette petite ville mosellane sert de décor !

par Idril57
Les Contemplations Les Contemplations
Victor Hugo   
Comment ne pas succomber ?
Dieu seul sait le secret d'un tel talent !
Hugo, Muse, Phébus... mon dieu ! il fit tomber
Une pluie d'émotion dans mon cœur, provoquant
Et sensibilité, et admiration.
Bravo à l'auteur des contemplations !
Les Destinées Les Destinées
Alfred De Vigny   
Depuis le premier jour de la création,
Les pieds lourds et puissants de chaque Destinée
Pesaient sur chaque tête et sur toute action.

Chaque front se courbait et traçait sa journée,
Comme le front d'un boeuf creuse un sillon profond
Sans dépasser la pierre où sa ligne est bornée.

Ces froides déités liaient le joug de plomb
Sur le crâne et les yeux des Hommes leurs esclaves,
Tous errant, sans étoile, en un désert sans fond ;

Levant avec effort leurs pieds chargés d'entraves ;
Suivant le doigt d'airain dans le cercle fatal,
Le doigt des Volontés inflexibles et graves.

Tristes divinités du monde oriental,
Femmes au voile blanc, immuables statues,
Elles nous écrasaient de leur poids colossal.

Comme un vol de vautours sur le sol abattues,
Dans un ordre éternel, toujours en nombre égal
Aux têtes des mortels sur la terre épandues,

Elles avaient posé leur ongle sans pitié
Sur les cheveux dressés des races éperdues,
Traînant la femme en pleurs et l'homme humilié.

Un soir il arriva que l'antique planète
Secoua sa poussière. - Il se fit un grand cri :
« Le Sauveur est venu, voici le jeune athlète;

Il a le front sanglant et le côté meurtri,
Mais la Fatalité meurt au pied du Prophète,
La Croix monte et s'étend sur nous comme un abri ! »

Avant l'heure où, jadis, ces choses arrivèrent,
Tout Homme allait courbé, le front pâle et flétri.
Quand ce cri fut jeté, tous ils se relevèrent.

Détachant les noeuds lourds du joug de plomb du Sort,
Toutes les Nations à la fois s'écrièrent :
" O Seigneur ! est-il vrai ? le Destin est-il mort ? "

Et l'on vit remonter vers le ciel, par volées,
Les filles du Destin, ouvrant avec effort
Leurs ongles qui pressaient nos races désolées ;

Sous leur robe aux longs plis voilant leurs pieds d'airain,
Leur main inexorable et leur face inflexible ;
Montant avec lenteur en innombrable essaim,

D'un vol inaperçu, sans ailes, insensible,
Comme apparaît au soir, vers l'horizon lointain,
D'un nuage orageux l'ascension paisible.

- Un soupir de bonheur sortit du coeur humain.
La terre frissonna dans son orbite immense,
Comme un cheval frémit délivré de son frein.

Tous les astres émus restèrent en silence,
Attendant avec l'Homme, en la même stupeur,
Le suprême décret de la Toute-Puissance,

Quand ces filles du Ciel, retournant au Seigneur,
Comme ayant retrouvé leurs régions natales,
Autour de Jéhovah se rangèrent en choeur,

D'un mouvement pareil levant leurs mains fatales,
Puis chantant d'une voix leur hymne de douleur
Et baissant à la fois leurs fronts calmes et pâles :

« Nous venons demander la Loi de l'avenir.
Nous sommes, ô Seigneur, les froides Destinées
Dont l'antique pouvoir ne devait point faillir.

Nous roulions sous nos doigts les jours et les années ;
Devons-nous vivre encore ou devons-nous finir,
Des Puissances du ciel, nous, les fortes aînées ?

Vous détruisez d'un coup le grand piège du Sort
Où tombaient tour à tour les races consternées,
Faut-il combler la fosse et briser le ressort ?

Ne mènerons-nous plus ce troupeau faible et morne,
Ces hommes d'un moment, ces condamnés à mort
Jusqu'au bout du chemin dont nous posions la borne ?

Le moule de la vie était creusé par nous.
Toutes les passions y répandaient leur lave,
Et les événements venaient s'y fondre tous.

Sur les tables d'airain où notre loi se grave,
Vous effacez le nom de la FATALITE,
Vous déliez les pieds de l'Homme notre esclave.

Qui va porter le poids dont s'est épouvanté
Tout ce qui fut créé ? ce poids sur la pensée,
Dont le nom est en bas : RESPONSABILITE ? »

Il se fit un silence, et la Terre affaissée
S'arrêta comme fait la barque sans rameurs
Sur les flots orageux, dans la nuit balancée.

Une voix descendit, venant de ces hauteurs
Où s'engendrent sans fin les mondes dans l'espace ;
Cette voix, de la terre emplit les profondeurs :

« Retournez en mon nom, Reines, je suis la Grâce.
L'Homme sera toujours un nageur incertain
Dans les ondes du temps qui se mesure et passe.

Vous toucherez son front, ô filles du Destin !
Son bras ouvrira l'eau, qu'elle soit haute ou basse,
Voulant trouver sa place et deviner sa fin.

Il sera plus heureux, se croyant maître et libre
Et luttant contre vous dans un combat mauvais
Où moi seule d'en haut je tiendrai l'équilibre.

De moi naîtra son souffle et sa force à jamais.
Son mérite est le mien, sa loi perpétuelle :
Faire ce que je veux pour venir OÙ JE SAIS. »

Et le choeur descendit vers sa proie éternelle
Afin d'y ressaisir sa domination
Sur la race timide, incomplète et rebelle.

On entendit venir la sombre Légion
Et retomber les pieds des femmes inflexibles,
Comme sur nos caveaux tombe un cercueil de plomb.

Chacune prit chaque homme en ses mains invisibles.
- Mais, plus forte à présent, dans ce sombre duel,
Notre âme en deuil combat ces Esprits impassibles.

Nous soulevons parfois leur doigt faux et cruel.
La Volonté transporte à des hauteurs sublimes
Notre front éclairé par un rayon du ciel.

Cependant sur nos caps, sur nos rocs, sur nos cimes,
Leur doigt rude et fatal se pose devant nous,
Et, d'un coup, nous renverse au fond des noirs abîmes.

Oh ! dans quel désespoir nous sommes encor tous !
Vous avez élargi le COLLIER qui nous lie,
Mais qui donc tient la chaîne ? - Ah ! Dieu juste, est-ce vous ?

Arbitre libre et fier des actes de sa vie,
Si notre coeur s'entr'ouvre au parfum des vertus,
S'il s'embrase à l'amour, s'il s'élève au génie,

Que l'ombre des Destins, Seigneur, n'oppose plus
A nos belles ardeurs une immuable entrave,
A nos efforts sans fin des coups inattendus !

O sujet d'épouvante à troubler le plus brave !
Questions sans réponse où vos Saints se sont tus !
O mystère ! ô tourment de l'âme forte et grave !

Notre mot éternel est-il : C'ÉTAIT ECRIT ?
- SUR LE LIVRE DE DIEU, dit l'Orient esclave ;
Et l'Occident répond : - SUR LE LIVRE DU CHRIST.

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