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Bibliothèque de Margaux1605 : Mes envies

Disney Villains, Tome 7 : Cruelle diablesse Disney Villains, Tome 7 : Cruelle diablesse
Serena Valentino   
Dans un premier temps, je peux vous assurer que même si vous n’avez lu aucun des tomes précédents, vous pouvez lire Cruelle diablesse indépendamment. Contrairement aux autres qui étaient tous liés et qui doivent impérativement se lire dans l’ordre, celui-là peut-être lu seul. (...)

En plus de cela, le changement le plus visible est que ce tome est écrit à la première personne. Finalement c’est Cruella elle-même qui nous raconte son histoire, rien de moins ! Alors que dans les tomes précédents, tout était écrit à la troisième personne. J’ai trouvé ce changement très rafraichissant car nous avons vraiment l’impression de tout voir par les yeux de Cruella. (...)

Finalement son destin aurait pu être tout autre mais les évènements n’ont jamais vraiment joué en sa faveur, ce qui l’a fait devenir comme nous la connaissons. Comme d’habitude, l’auteure arrive à créer un passé qui explique chaque détail physique ou psychologique du personnage tout en restant cohérente. (...)

Finalement l’histoire de Cruella est plutôt triste. On y parle de deuil, de relation toxique, d’amour et d’amitié même si ces deux dernières notions ne sont jamais vraiment comprises par Cruella. Bref ! Je vous recommande vivement de découvrir ce roman divertissant quand bien même vous n’ayez lu aucun des autres livres de la saga.

La chronique complète sur mon blog : https://degustationslitteraires.wordpress.com/2021/03/24/cruelle-diablesse/
Disney Villains, Tome 5 : N'écoute que moi Disney Villains, Tome 5 : N'écoute que moi
Serena Valentino   
L’un de mes coups de cœur de cette année 2020 ! Étant une grande fan de Raiponce, je me devais bien de lire ce roman. Ce fut une surprise du début jusqu’à la fin ! Je m’étais toujours demandé comment notre chère Gothel avait pu devenir méchante, si avide de pouvoir et pourquoi elle ne voulait pas vieillir.

Ce qui m’a d’abord surprise c’est la noirceur du roman. Je dirais qu’il n’est clairement pas à mettre dans les mains des plus jeunes. Il y a des scènes qui pourraient les heurter. Dans son ensemble, l’histoire est bien ficelée et bien écrite. Les personnages sont peu nombreux, mais attachants. (petit plus pour les noms des sœurs de Gothel que je trouve magnifiques).

Tout le long du roman, nous assistons à l’évolution de Gothel qui veut vivre avec ses sœurs, mais ce n’est pas de l’avis de leur mère qui a de grands projets pour Gothel. Au fil des pages, nous sommes vite happés par la lecture du quotidien, des préférences des trois sœurs. Trois sœurs, trois personnalités intrigantes et différentes. C’est ce qui fait, je trouve, le charme des personnages. L’ambiance, les décors et la situation sont très bien décrits et rajoutent parfois une petite touche de noirceur.

J’ai été agréablement surprise que l’auteur intègre le film « Raiponce » dans les cent dernières pages. Nous retrouvons donc le kidnapping de la jeune princesse encore bébé jusqu’à la fin du film. Là aussi, son comportement et le pourquoi du comment sont expliqués.

Pour finir, je ne savais pas que ce roman faisait partie d’une collection et que ce n’est pas le premier tome. Mais cela ne m’a pas gênée dans ma lecture !
Disney Villains, Tome 4 : Maîtresse de tous les maux Disney Villains, Tome 4 : Maîtresse de tous les maux
Serena Valentino   
Suite directe du précédent roman de Serena Valentino : Pauvre âme en perdition, j'en ai appris un peu plus sur l'histoire des 3 soeurs et surtout sur le passé, l'enfance de Maléfique.
La construction est intéressante et l'histoire, essentiellement tournée vers la méchante fée, reste quand même un beau prétexte à un tout autre récit bien plus complexe.
La reine Blanche (comprendre en fait Blanche Neige) fait son apparition est nous permet de donner également une temporalité intéressante.
A voir si par la suite d'autres secrets vont être révéler et si cela sera toujours accrocheur.

par Aelurus
Disney Villains, Tome 3 : Pauvre âme en perdition   Disney Villains, Tome 3 : Pauvre âme en perdition
Disney    Serena Valentino   
J'ai été très déçue par ce livre. Avant lui, j'avais lu celui sur la méchante Reine dans Blanche Neige que j'avais beaucoup aimé car on découvrait vraiment pourquoi elle devenait méchante. Mais ici, pas du tout, quand on commence le livre, Ursula est déjà méchante, on ne sait pas pourquoi. Il y a un passage où c'est juste les paroles de la chanson qu'elle chante à Ariel dans le Disney donc totalement inutile. En fait, tout le livre est inutile, on n'apprend rien sur Ursula et son enfance, on suit une autre intrigue par rapport à Circé mais on ne sait même pas qui c'est dans l'univers Disney. En bref, je n'ai pas compris l'utilité et l'intérêt de ce roman et s'il avait fait plus que ses 200 pages, je ne l'aurai pas terminé.

par Angel89
Disney Villains, Tome 2 : L'Histoire de la Bête Disney Villains, Tome 2 : L'Histoire de la Bête
Collectif    Serena Valentino   
Contes revisités, antihéros… des thèmes qui me parlent et m’inspirent. Je savais – avant même de l’avoir commencé – que ce livre allait toucher la corde sensible chez moi. Et il l’a fait dès que j’ai tourné la première page.

Tout le monde connaît l’histoire de La Belle et La Bête, un conte déjà remanié un nombre incalculable de fois, interprété de différentes manières sous forme de livre ou de film… Mais êtes-vous un peu curieux/se de découvrir qui était la Bête avant de devenir une bête ? Qui se cache derrière cette épaisse fourrure et ces crocs acérés ? Serena Valentino nous livre sa version de l’histoire, et elle est renversante !

C’est au travers d’une plume fluide et agréable que l’on découvre la genèse de la Bête. Prenez un Prince séduisant et bouffi d’orgueil, une sorcière blessée dans ses sentiments les plus purs, un trio de foldingues, et vous avez L’histoire de la Bête. Je ne m’attendais pas à une version à la fois fidèle et innovatrice. Contre toute attente, Serena Valentino se base sur le célèbre dessin animé de Disney pour tisser le vécu du Prince.

Étape par étape, on le suit dans un déclin inéluctable. L’histoire est charmante, entraînante et simple aux premiers abords, mais elle cache bon nombre de sous-entendus. Et assister à la transformation de ce prince pas si charmant en un monstre a quelque chose de prévisible, mais aussi d’assez triste.

Je n’ai pas pu m’empêcher de prendre ce personnage en pitié. On le voit prétentieux et présomptueux, condescendant et superficiel, et c’est très vite insupportable. Pourtant, on sait ce qui l’attend, à ce grand gaillard qui pense que tout lui est dû, sous prétexte qu’il est bien né. De fait, on ne peut pas s’empêcher d’avoir un peu de peine, car derrière cette pédance affichée, il n’a jamais appris à aimer véritablement. Pour quelqu'un habitué à tout posséder, il ignore ce que c'est que d'estimer quelqu'un pour ce qu'il est, et non par pour ce qu'il possède. Cet antihéros en puissance est particulièrement rafraichissant. On peut le trouver un peu caricatural, mais on ne tombe jamais dans le ridicule pour autant.

Les autres personnages sont également très attachants. Je pense notamment aux serviteurs qui l'ont vu grandir et s'affirmer. Ces serviteurs qui voient à quel point le Prince peut se montrer capricieux, mais qui l'aiment quand même et prennent soin de lui. J’ai également eu un gros faible pour Tulipe, la fiancée du prince, qui cache une richesse surprenante. Sans parler de Circé qui a jeté la malédiction, ainsi que ses harpies de sœurs. Excentriques et complètement frappées, elles m'ont fait sourire à plusieurs reprises.

À mesure que la malédiction progresse, le Prince, lui, s'humanise. On le comprend beaucoup mieux dans sa détresse que dans son bonheur égoïste. Dans cette version, sa punition ne se tisse autour de lui qu'à cause de ses actes répréhensibles. Ce sont eux qui sont la cause de sa lente déchéance.

Dans le conte de La Belle et la Bête, on parle beaucoup de rédemption, d’affranchissement, de libération. Et parmi toutes les valeurs véhiculées, il y en a une qui ressort bien plus que les autres dans cette version : l'importance de ne pas s'arrêter à l'apparence. Le Prince est beau et charmant vu de l’extérieur, mais ce qui émane de lui est laid et repoussant. Sa fiancée, Tulipe, tient le rôle de la bonne potiche, mais au fond, ce n'est qu'une personne profondément gentille qui a soif de connaissances, dans un monde où la seule chose que l’on attend d’une jeune fille, c’est qu’elle se taise et soit jolie. Serena Valentino nous encourage à gratter un peu la croûte de vernis pour découvrir le vrai visage des autres.

Ma seule petite déception, c'est que j'aurais aimé que l'auteur table également sur l'arrivée de Belle et approfondisse ces passages. Même si on connaît tous cette histoire (qu’on s’est gavé du dessin animé toute notre enfance), j'aurais voulu que la connexion entre Belle et la Bête soit plus palpable. La fin était beaucoup trop précipitée à mon goût, comme si l’histoire s’était brusquement transformée en patate chaude pour l’auteur.

Ce n’est qu’à la fin que j’ai appris qu’il existait d’autres livres du même cru. Le précédent raconte l’histoire de Maléfice et le prochain à paraître concernera Ursula. Une belle brochette de « méchantes », que je suis impatiente de dénicher ! En plus, le roman est truffé de références à ces deux personnages, raison de plus pour craquer, puisque tout est lié !

En résumé, L’histoire de la Bête m’a emportée à des milliers de kilomètres de chez moi, au cœur d’un château bordé d’une roseraie magnifique. Une histoire dotée d’un charme indéniable, pour un roman qui se lit à une vitesse affolante. J’ai tout bonnement adoré ce livre, j’ai découvert l’homme qui se cachait derrière les traits disgracieux de la Bête, un homme dont l’égo ne demande qu’à être flatté. Cette histoire a bercé mon enfance, et c’est un peu de cette enfance que j’ai retrouvé l’espace de 200 pages, mais avec plus de relief et de profondeur.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/lhistoire-de-la-bete-serena-valentino
Disney Villains, Tome 1 : Miroir, miroir Disney Villains, Tome 1 : Miroir, miroir
Serena Valentino   
J'ai vraiment adoré ce livre!!!
Moi qui une suis une grande fan de disney j'attendais énormément de ce livre et je n'ai pas du tout été déçu <3
En plus la couverture est juste MAGNIFIQUE

[spoiler]Même si on connait tous l'histoire de Blanche-neige et de son horrible marâtre,on espère que l'histoire change pour une fois.
On découvre la reine sous un jour nouveau au début, une personne aimante, gentil et pleine vie. Mais vite son comportement tant bien connu reprend le dessus et on découvre les raisons de son égocentricité. La haine que lui porte son père à cause de la mort de sa mère et ensuite la mort de son roi la fait basculer vers une noirceur extrême. Mais jusqu'au bout on sait qu'elle aime sa fille plus que tout.[/spoiler]

Je conseil vraiment ce livre et j'ai vraiment hâte de lire le tome 2 sur la belle et la bête :)

par Alouille
La saga des MacEgan, Tome 7 : Warriors in Winter La saga des MacEgan, Tome 7 : Warriors in Winter
Michelle Willingham   
** Extrait offert par Michelle Willingham **

“IN THE BLEAK MIDWINTER”

Chapter One

Ireland, 1192

The wind had turned cold in Éireann, forcing Brianna MacEgan inside the walls of her beehive-shaped stone hut. The fire had gone out, but she hadn’t built another yet. The chill within these walls matched the feelings of her heart. At any moment, she expected the door to open, with Murtagh sweeping inside to steal a kiss. But he wouldn’t. He’d been killed in a raid by a Lochlannach warrior of Gall Tír.

In her nightmares, she saw the frozen expression of shock on Murtagh’s face when the spear took his life. A cry of anguish had ripped from her throat as she’d rushed to his side, heedless of danger. Never in her life would she forget the cold expression of the Viking who had killed him. In a fraction of a second, he’d ended her world.

A part of her lay buried beneath the earth at his side. Worse, she’d never conceived a child during the marriage. There would be no son with Murtagh’s eyes, no daughter with his smile. The empty longing for a child ached within her, but she couldn’t imagine another man taking his place.

The walls seemed to close in on her, the grief shrouding her. Though her father had pleaded with her to return to Rionallís, her childhood home, she couldn’t bring herself to leave Laochre. All of her best memories were here, in this home. Inside this space, she could feel his presence, like a ghost haunting her. And though she knew it was time to let go of the past, she wasn’t ready.

A knock sounded at the door, and without waiting for an answer, her cousin Rhiannon came bursting inside. Her long brown hair was twisted into braids in a crown across her forehead, while the rest fell to her waist. “I’ve been looking for you everywhere. The guards saw riders approaching. Liam has returned . . . and he has a woman with him!”

“He’s back from the Crusade?” Brianna stood up, rubbing her arms against the cold. Their cousin had gone to the Holy Land, against his father’s orders. The king had been furious to learn of it, but he’d allowed his son to stay . . . provided that he remained in the service of King Richard the Lionheart. “Why do you think he brought a woman?”

Rhiannon lifted her shoulders. “Possibly to marry her. There are wagons behind them, and more riders.” Her cousin’s voice was filled with excitement at the prospect of visitors. “I might find a husband. Pray God, there’s someone handsome among them.”

The fervent prayer wasn’t entirely in jest. Rhiannon’s father believed there was no man alive good enough for his daughter. He’d forbidden any of their tribe to even look at her, much less ask her to marry.

“And if you do meet a handsome stranger?” she prompted.

Rhiannon sent her a secret smile. “I won’t be telling my father about him, you can be certain of that.” She rubbed her shoulders against the cold. “Come, and let’s greet Liam.”

“Go on without me,” Brianna urged. “I’ll follow in a few moments.” No doubt if Liam was getting married, there would be feasting and celebrations for days. The very thought of making merry was foreign, like a long-forgotten dream.

Her cousin’s face dimmed. “You’ve been hiding away for weeks. If I leave you alone, you won’t come.”

“I’m sorry.” The loneliness was so unbearable, she didn’t know how to force herself out of her melancholy. “It’s just that . . . today was difficult for me.”

“I’ll stand outside the door and wait for you,” Rhiannon warned. “And you wouldn’t want your best friend to die of cold, would you?”

Beneath the teasing, she heard the true concern. Her cousin was only trying to help, to draw her away from the sorrow. Perhaps Rhiannon was right. A distraction might take her mind away from her grief.

Brianna reached for her husband’s cloak and drew it around her shoulders. It was too large to fit, but at least she could hold a part of Murtagh to her. “All right, I’ll come.” Before she pulled the door shut behind her, her gaze fixed upon the spear standing in the corner. The tip gleamed in the dim light, the edge honed until it would slice through any man’s flesh.

She was torn between destroying the weapon that had claimed Murtagh’s life . . . or using it for vengeance.

“The Holly and the Viking”

Chapter One

Winter, 1192

I’ll cast a spell for you, cousin. And on the winter solstice, I promise you’ll find love.

Rhiannon MacEgan highly doubted that a twelve-year-old girl could conjure up a man, particularly one who would fall in love with her. But Alanna firmly believed in the Old Ways. Perhaps Druid blood ran within her veins, or perhaps her uncle Trahern had told her too many faery stories. Regardless, there was no harm in walking out to the stone dolmen that lay halfway between Laochre Castle and Gall Tír, the Viking settlement. Her cousin could cast whatever enchantments she wanted, and Rhiannon wouldn’t stop her.

The sky brooded with heavy clouds, and the air was so cold, her breath hung in misty circles. Frost crunched beneath her feet, and she drew her cloak tighter as she neared the dolmen. It resembled an ancient altar with two parallel stones at the base and a slanted stone table. Alanna waited near the Druid burial site, while beside her stood Cavan MacEgan. He looked annoyed at having to shadow his younger sister.
When Rhiannon reached them, Cavan sent her a dark look. “I cannot believe you agreed to her foolish superstitions. It’s freezing and about to snow.”

“It’s not foolishness,” Alanna protested. “I promise this will work.”

Cavan rolled his eyes, but Rhiannon sent the girl an encouraging smile. “What must I do?”

“I’ll need a lock of your hair.” The girl produced a bundle containing a blend of birch bark, and herbs, while Rhiannon used her knife to cut a small lock from the underside of her hair. Alanna wound the dark hair around the bundle and set it upon the dolmen. “Now we’ll light a fire, and I’ll cast the spell.”

Cavan withdrew flint and held it out to Rhiannon. She hesitated. “Perhaps you should light it. I’m not very good with striking a spark.”

“No,” Alanna protested. “If he does, then the love spell will fall upon him.”

“And we wouldn’t want that,” her cousin commented dryly. Rhiannon took the flint, holding it over the bundle of herbs.

“As you strike the flint, clear your mind and I shall conjure up the face of the man you will come to love. We’ll burn the charm and you’ll inhale the smoke.”

“Burning hair smells terrible,” Cavan pointed out. “She’ll probably choke.”

His younger sister sent him a furious look, but he only grinned, standing back with his nose pinched. “Go on, then, Rhiannon.”
It took several tries, but finally she managed to get a spark to land upon the small pile. It died instantly, sending up a tiny flare of smoke.

“Quick, breathe it in,” Alanna commanded.

Rhiannon gave a sniff, laughing as she did. “You’re right, Cavan. It does smell awful.”

“I think we should go back to Laochre for a hot drink,” her cousin suggested, glancing up at the clouded sky. “Before we’re buried in snow.”

“Not until I’ve finished.” Alanna squared her shoulders and commanded. “You must burn the love charm. And don’t forget to think of your lover’s face. It’s important.”

Rhiannon bit her lip to hold back the laughter. It was silly, but she understood that this meant something to Alanna. So many of the others had made fun of the gawky girl, teasing her about her beliefs. And she knew from her own experience, how painful it was to be ridiculed.

The young men avoided Rhiannon as if she had leprosy, because of her over-protective father. She’d never been kissed, nor had any suitors at all. Connor MacEgan had sworn to kill them if they so much as looked at her. And when one friend had dared to hold her hand during the feast of Bealtaine, her father had raged at the young man, threatening to cut off his fingers.

Though Rhiannon had more than enough female friends, she’d watched them marry one by one. She’d left her home in the west of Éireann and traveled to her uncle’s castle at Laochre, hoping to find a husband. But although a few had smiled at her, none had dared to court her. Her father’s interference continued to shadow her, and though she didn’t believe in love charms, she was running out of other ideas.

Striking another spark, she coaxed it to life with the warmth of her breath. The malodorous blend of herbs burned brightly, until it died to coals and finally ashes.

“There. It’s done now,” Alanna pronounced. “Did you see the face of your lover?”

“Yes,” Rhiannon lied, though she hadn’t thought of anyone. The wind tore into her cloak, making her shiver. “Let’s go back and we’ll see if it worked.”
Her cousin appeared troubled. “Of course it will work. But only if you believe in it.”

The weather shifted, and the first few flakes of snow drifted from the sky. It was growing darker, and Cavan took his sister’s hand. “We should go back while it’s still light.” They started to run, racing one another, while Rhiannon followed behind at a walk. They had to cross through another forest, and she wanted a few moments to herself.

But as the minutes passed, the storm worsened. Blinding white flakes swirled, and she pulled her cloak tighter, her eyes stinging from the wind. Cavan and Alanna had run so far ahead of her, she could no longer see them.

She held fast to her cloak, hurrying toward her cousins, but the clouded darkness made it impossible to see more than an arm’s length in front of her. Though she knew the direction of Laochre, the forest stretched out for half a mile. The trees did little to cut through the wind, and the ground quickly transformed from dark brown into snowy white.

Leaning against the wind, she kept her head down for the next mile. At any moment, she hoped to catch up to them. But as time stretched on, the coldness sinking into her skin went beyond the frigid storm—it was a darkening fear that she might not find them.

“A Season to Forgive”

Chapter One

Ireland, 1192

“Liam MacEgan disobeyed my orders. And he deserves to die for it,”
King Richard spoke the words in a cold voice that revealed no mercy. He had ordered the deaths of over a thousand women and children hostages, and Liam’s refusal to lift his sword against them had resulted in his captivity and torture.
“Please,” Adriana whispered. “Spare him.” She couldn’t bear to think of what her betrothed husband was suffering at this moment.
But the king’s smile held the promise of death. He reached out and cupped her cheek, and his touch made her stomach twist with fear. Richard had been faithful to his Queen for a time, but his attentions had already wandered. When the king’s hand drifted down her throat in a caress, Adriana suppressed the shudder of revulsion.
“Then what would you do to save him?”

Adriana de Manzano awakened in the darkness, her body shaking with remembered fear. God help her, the horrifying vision never ceased to plague her. She closed her eyes, trying hard to silence it.

She slid out from her bed, the stones freezing against her feet as she tiptoed to the hallway outside. It was still the middle of the night, but she needed a moment to collect her thoughts and calm herself. The other women in her chamber continued to sleep, undisturbed by her departure.

The door to Liam’s chamber swung open, and in the dim light, she saw him approach. His handsome face was stoic, his gray eyes furrowed with concern.
“The same dream?”

She nodded, feeling guilty that she’d awakened him. Or perhaps it was his own dreams that had bothered him. Ever since they’d fled the Holy Land, they’d make an unspoken vow not to speak of that time. His scars were visible upon his skin, the physical manifestation of the tortures he’d suffered.
Hers lay within, buried so deep, she didn’t want him to ever know them.

Liam reached out to take her in his arms. “You’ve been having these dreams more and more.”

“They’re just dreams.” But she held him so tightly, she wanted him to silence the nightmares, to help her forget them. Her hands moved up to touch his dark gold hair, that had been cut short to better fit within an iron helm on the battlefield.

“I wish your parents would arrive soon,” he said, leading her down the hallway toward the stairs. “Then you’d be my bride and I’d sleep beside you. If the dreams returned, I would give you comfort.”

She managed a half-smile, and when Liam reached the stone steps, he sat and pulled her on to his lap. With his hands, he massaged the coldness from her feet.

While he touched her, she buried her face against his chest. He was alive and strong, and never would she reveal to him what had happened in the Holy Land. It was best forgotten, and she would find a way to leave the past where it belonged.

Liam need never know the terrible price she’d paid for his life.

From the book Warriors in Winter
Copyright © 2012 by Michelle Willingham
® and ™ are trademarks of the publisher.
The edition published by arrangement with Harlequin Books S.A.
For more romance information go to: http://www.eHarlequin.com/
La saga des MacEgan, Tome 6.6 : Lionheart's Bride La saga des MacEgan, Tome 6.6 : Lionheart's Bride
Michelle Willingham   
** Extrait offert par Michelle Willingham **

Off the coast of Cyprus
April 12, 1191

Liam MacEgan hated ships. Though he’d spent many years of his life exploring the waters of his native Éireann, being trapped aboard a wooden vessel for months was somewhere between purgatory and hellfire.

It was your idea to go on Crusade, he reminded himself. He’d believed he was embarking on an adventure, to see the Holy Land and fight to free Jerusalem. His family had been firmly opposed to it. His father, King Patrick of Laochre, had demanded that he face his responsibilities as a future provincial king.

But he’d needed an escape from his homeland. He’d grown up listening to the stories of distant lands, told to him by his uncle Trahern. He longed to see the glittering foreign cities and taste new foods. He needed this last chance to see the worlds that were forbidden to him . . . to feel the sting of desert sand against his face . . . to learn the secrets of exotic women.

And so, defying his family’s wishes, he’d slipped out one night and arranged passage to France, to join in the service of the King Richard, Coeur de Lion.
Liam stared out at the fierce blue of the Mediterranean, and a bittersweet tang of homesickness caught him. The sky was a dark gray, and clouds rolled in the distance. He was dimly aware of a woman moving along the side of the boat, just behind the oarsmen. Her long dark hair was covered by a veil, but the length of it stirred in the sea winds.

Adriana, daughter of the Vicomte de Manzano, was one of the Princess Berengaria’s ladies. She was a dark beauty, with olive skin and raven hair. Her hands curved over the wood of the ship, and she turned back to stare at the waves.

He wanted to go and talk to her, but he sensed it would be an intrusion of her time alone. Her eyes lifted to the darkening skies, as though she were afraid.
Instinct made him glance behind him, and he spied the Count of Berduria staring at the young woman. The unrestrained lust on his face made Liam cross over to Lady Adriana’s side. Though she shied away from him, he said in a low voice, “Don’t be afraid. I came to offer my protection, not to disturb you.”

When she sent him a confused look, he added, “The Count is watching.” At that, Lady Adriana settled her gaze back upon the sea. Liam wasn’t certain whether or not she wanted him to stay. “Would you rather I left you alone with him?”

“Stay,” she whispered. “Unless your intent is the same as his.” She shivered in the wind, rubbing her shoulders. Liam unfastened his cloak and settled it around her shoulders. It was meant to offer her warmth, but it also sent an unmistakable message to the Count.

She pulled the cloak around her. “You’re one of King Richard’s men, aren’t you?”

“I chose to fight at his side, aye. But I am not his vassal.” He refrained from mentioning anything further, not wanting to admit his own rank. During this journey, he’d told no one that he was an Irish prince, save King Richard. He wanted to experience life as a common man, as a soldier. It had meant giving up the luxuries he’d come to enjoy, but in return, he’d seen a side of life that his family had tried to protect him from.

“Has King Richard spoken of the princess?” Adriana asked. “My lady Berengaria worries that he seems so . . . distant, ever since the new betrothal.”

Liam shrugged. “His Majesty is preoccupied with the journey to the Holy Land. He’s eager to fight for Jerusalem.”

“What of the Princess Alys? He broke his betrothal to her only a few months ago. Does he desire to reconcile—”

“Given that his father took Alys as his mistress and she bore him a daughter, rest assured, King Richard had little desire to take her to wife.” Liam sent her a sidelong glance. “Berengaria didn’t tell you?”

Adriana shook her head. “She didn’t know. Queen Eleanor never spoke of why the betrothal was broken, but it was she who brought Berengaria to become the King’s bride.”

“And what of you?” Liam asked. “You intend to travel wherever the Princess wishes to go? Even to the Holy Land?”

She nodded. “She has no choice, any more than I do.” The young woman clasped her hands together.

“You could marry or return to your family,” he suggested. “Jerusalem is dangerous for a woman.”

“Not for me.”

He stared at her, and she sent him a confident smile. “I have four brothers. I know ways to protect myself.”

“How?” He moved closer, until his knee brushed the edge of her silk gown.

The tip of a knife touched the soft skin above his throat. “Like this.” Adriana’s dark brown eyes were dancing with amusement. “You wouldn’t be likely to harm me now, would you?” She removed the blade and offered it back to him.

Son of Belenus, it was his own blade. She’d somehow stolen it from his belt without him even sensing her.

“How did you do that?”

Her face transformed with a knowing smile. “You should know better than to underestimate a stranger. I am one of the princess’s guards, just as you protect His Majesty.”

It was rare for a woman to surprise him, but he found himself fascinated by Adriana. Her full mouth drew his attention, and her scent reminded him of aromatic spices, like a heady mulled wine.

“Men are often distracted by a woman,” she said. “Just as you were.”

“You are a distraction,” he agreed. Her expression shifted, and he saw the wariness in her eyes. She wanted nothing from him; that much was evident.
Stepping back, he asked, “What if your enemy overpowered you? Your strength would be no match for an attacker’s.”

“I rely on myself. And I protect the princess when there is need of my blade.” She squared her shoulders and removed his cloak. “Take this back. You’ll be cold.”

“It’s far colder than this in my homeland. I’m accustomed to it.” He nodded toward the aft side of the ship. “Are you wanting me to escort you back to the princess?”

“Not yet.” Lady Adriana took a deep breath. “She gave me leave to do as I please for the next hour. I’ll go back soon enough.” She donned his cloak once more, and the wind buffeted the sails, the sky turning ominous. Within minutes, the rain began to fall. The change in the weather was enough to send the Count away from his pursuit. The Lady lifted her face to the droplets, smiling wryly. “Isn’t it my ill luck to have rain during the only moments of freedom I’ve had?”

Liam ignored the rain and studied the waves. The sea water reflected the gray skies, and as they continued eastward, the waves were rising. “You should go below, a chara. The storm is going to get worse.” Already the oarsmen were fighting the winds, their arms straining to keep control of the ship.

As if in response to his warning, the vessel lurched, and Adriana went flying. Liam caught her before her head could hit the deck, and he steadied her on her feet. “Are you all right?” She nodded, but he kept her hands at her waist for balance. “You need to go back to the princess. I wouldn’t want you to be swept overboard.”

Her face had gone pale, and she glanced out at the waves. “How far are we from land?”

“Don’t think about that now.” Aye, it was likely that if the ship capsized, they might drown. Liam was a fair enough swimmer, but it was spring and the water would be uncomfortably cold.

Adriana removed his cloak and handed it to him. “Take me back to the princess.” Liam donned the garment and walked behind her as she returned to the princess’s tiny chamber.

“Stay with Her Royal Highness,” Liam said. “And tell her not to be afraid.” Even as he spoke the words, he knew they were unconvincing. He was struggling to remain on his feet, and when the ship tossed again, Adriana struck the wall hard.

She rubbed her shoulders, wincing at the pain. “I’ll be all right,” she said, before he could ask. “But promise me something.”
Liam rested his hand against the wall for balance. Adriana stood only inches away, her dark hair resting over the shoulder of her crimson gown. He waited for her to speak, though his gaze was caught by her lips and soft skin.

“If the ship is going to sink, I want to know. We may lose the king’s treasure for the Crusade, but I don’t want him to lose his bride.” She knew, as he did, that this ship was one of two that held the king’s gold and treasure to fund the Crusade.

“If the storm seizes the ship, I’ll do what I can to help the sailors,” he said.

Adriana lowered her head in a silent nod. “What is your name?”

“Liam MacEgan.”

She studied him, and her expression held doubt. “You’re not like the other men I’ve seen aboard this ship.”

“Why?”

“You don’t behave as though you serve the king. You carry yourself like an equal.”

“Perhaps I am his equal,” he said in a low voice.

Though her gaze said she didn’t quite believe him, there was enough hesitancy in her face to suggest that she knew he was not as he seemed to be.
“I’ll come for you if the storm worsens,” he promised. Lifting her gloved hand, he pressed his mouth upon it. “Guard your princess. And I’ll guard you.”

But the worry didn’t dim in her eyes. If the storm worsened, as he suspected it would, there was a very real chance that all of them would die.

From the story “Lionheart’s Bride”
Copyright © 2011 by Michelle Willingham
® and ™ are trademarks of the publisher.
The edition published by arrangement with Harlequin Books S.A.
For more romance information go to: http://www.eHarlequin.com/
La saga des MacEgan, tome 6.5 : Initiée par un Viking La saga des MacEgan, tome 6.5 : Initiée par un Viking
Michelle Willingham   
Une nouvelle avec un scénario classique, très léger mais bien construit. A réserver pour une lecture rapide sans prise de tête

par Cicia
La Saga des MacEgan, Tome 6 : Conquise par un guerrier irlandais La Saga des MacEgan, Tome 6 : Conquise par un guerrier irlandais
Michelle Willingham   
** Extrait offert par Michelle Willingham **

Chapitre 1
Irlande — 1180

Le vent d’automne qui transperçait sa cape aurait dû inciter Trahern MacEgan à trouver un abri. Mais il ne sentait pas la froide morsure de la bise. Depuis le début de l’été, il était devenu insensible à toute chose et ses émotions étaient aussi glacées que l’air ambiant.

Seul un violent désir de vengeance l’habitait et il ne vivait plus que pour retrouver la trace des hommes qui avaient tué Ciara. Quittant une fois de plus sa maison et sa famille, il retournait dans le sud-ouest de l’Irlande, à Glen Omright, berceau du clan O’Reilly.

Ses frères ignoraient son intention de traquer les auteurs du raid au cours duquel sa fiancée avait trouvé la mort. Ils le croyaient de nouveau sur les routes pour aller chanter dans les villages les histoires des héros des temps anciens.

Mais cette fois, il avait insisté pour partir seul. Ses frères avaient à veiller sur leur famille et leurs biens. Il n’était pas question de leur demander de se mettre en danger.

La région était plus accidentée et, ici et là, des sommets d’un vert intense se détachaient dans la brume. Sa jument, les naseaux fumants, avançait avec ardeur sur la route étroite qui sinuait dans la vallée. Trahern aimait sa solitude, car il avait le cœur blessé.

Au début de l’été, le frère de Ciara, Aron, avait envoyé un messager pour informer le chef de clan que son sept1 venait de subir un raid viking. Faite prisonnière, Ciara avait perdu la vie en tentant de s’échapper.

Cette tragédie avait tenu Trahern éloigné de Glen Omright pendant des semaines. Il ne voulait pas voir la tombe de Ciara ni entendre les condoléances de ses amis. Et plus que tout, il cherchait l’oubli.

Mais le temps n’avait pu apaiser sa douleur. Bien au contraire, il n’avait fait que l’exacerber. Un terrible sentiment de culpabilité avait progressivement envahi Trahern, faisant de lui l’ombre de celui qu’il avait été. Il n’aurait jamais dû quitter sa fiancée.

À ce souvenir, un flot de haine le submergea, le suffoquant presque. Il serra les poings. La peine avait été remplacée par la fureur. Il trouverait les coupables et leur ferait subir le même sort qu’ils avaient infligé à la douce et frêle jeune fille qu’il aimait.

* * *

Quand le soleil atteignit la ligne d’horizon, Trahern arrêta son cheval qu’il envoya paître d’une claque sur l’arrière-train. Puis, après avoir fait partir un feu encerclé de pierres, il jeta à terre le lourd paquet de sa tente qu’il entreprit de déballer. Il aurait pu arriver à Glen Omright avant que la nuit soit totalement tombée mais il préférait passer la soirée dans la solitude et le recueillement.

Quand son campement fut installé, Trahern, allongé sur sa cape, se restaura, le regard perdu dans la contemplation du feu dont les flammes orange dansaient sur le ciel sombre. Demain, il atteindrait le cashel2 et se lancerait à la recherche des coupables. Il mangeait tout en écoutant les bruits de la nuit et perçut tout à coup un léger bruissement dans les fourrés. Bah ! Sans doute un animal qui regagnait son terrier. Par précaution, il s’empara de son couteau, toujours glissé dans sa botte.

Le bruit persistait, plus fort que celui émis par un renard ou un écureuil. Ce ne pouvait être qu’un humain. Bondissant sur ses pieds, Trahern se tint accroupi, prêt à s’élancer.

Une mince silhouette sortit des arbres. Il s’agissait d’une toute jeune fille, presque une enfant. Douze ou treize ans, guère plus. Elle portait un léine3 de lin blanc en lambeaux et un surcot de coton vert qui ne valait guère mieux. Son visage amaigri était maculé de terre et, dès qu’elle vit le feu, elle tendit les mains vers les flammes. Ses longs cheveux bruns tombaient jusqu’à sa ceinture et elle était pieds nus.

Dieu du ciel ! Mais elle devait être glacée jusqu’à l’os.

— Qui es-tu ? demanda-t-il d’une voix douce.

Elle détourna le regard, le visage empourpré.

— Viens te réchauffer, insista-t-il. J’ai de quoi manger. Veux-tu partager mon repas ?

Elle s’avança encore d’un pas vers le feu mais, secouant la tête, pointa un doigt vers la ligne sombre des arbres derrière elle. Trahern suivit son regard mais ne vit rien. La fillette, qui se réchauffait avidement les mains à la flamme, désigna encore les bois, son petit visage dévoré par l’inquiétude.

— Qu’y a-t-il ? Que veux-tu me montrer ?

Elle toussa d’une voix rauque puis articula avec difficulté, comme quelqu’un privé de parole depuis trop longtemps :

— Ma… Ma sœur. Là-bas…

Trahern se leva.

— Va la chercher. Elle peut venir se réchauffer et se sustenter. J’ai assez pour nous trois.

Ce n’était pas tout à fait vrai mais peu importait. Il pourrait toujours chasser pour les prochains jours.

La jeune fille secoua encore la tête.

— Elle… Elle est blessée.

— Gravement ?

Sans répondre, elle lui fit signe de la suivre et regagna le sous-bois. Trahern lança un coup d’œil à sa monture qui broutait paisiblement à quelques pas de là. Qu’importe où la mènerait la petite inconnue, il serait certainement plus rapide d’y aller à cheval. Toutefois, la végétation était fort dense dans la forêt et il serait difficile de progresser.

Il n’avait pas la moindre envie de s’y aventurer. Dans moins d’une heure, il ferait nuit noire. Mais il ne pouvait laisser deux femmes sans défense dans un endroit aussi sauvage. Il se décida à allumer une torche improvisée au feu du campement et, avec une grimace, jeta la sacoche de provisions sur son épaule. Pas question de l’abandonner à la merci des bêtes sauvages.

S’enfonçant tous les deux l’un derrière l’autre dans le bois qui escaladait les flancs de la colline, ils se mirent à progresser lentement.

Ils traversèrent un torrent et, peu de temps après, l’œil exercé de Trahern repéra une hutte rudimentaire, visiblement construite à partir des vestiges d’une cabane en rondins. Il suivit son jeune guide à l’intérieur.

— Quel est cet endroit ? s’enquit-il, étonné.

— Une hutte de chasseur, expliqua la gamine dans un chuchotement. C’est Morren qui l’a découverte, il y a de ça pas mal de temps.

L’intérieur était sombre et froid. Soudain, dans un coin, il entendit les gémissements d’une femme.

— Va chercher du bois et fais-nous un feu, intima-t-il à la fillette en lui tendant sa torche.

Puis il se pencha sur la femme qui gisait sur un bat-flanc recouvert de feuilles mortes. À sa vue, la pauvre créature, le corps secoué de violents frissons, tira jusqu’à son menton la mince couverture qui recouvrait son corps. Il posa précautionneusement une main sur son front trempé de sueur. Il était brûlant de fièvre.

Trahern ne put retenir un juron. Malheureusement, il n’avait aucun talent de guérisseur. Il pouvait recoudre une plaie ou pommader quelques contusions mais il ne connaissait rien aux maux qui dévastaient l’intérieur du corps. La pauvre femme était gravement malade et il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il devait faire.

Il lança un coup d’œil inquiet en direction de la fillette, occupée à faire du feu.

— Ta sœur a besoin d’une guérisseuse. Il faut aller en chercher une au plus vite. Glen Omright n’est qu’à quelques heures de route et…

— C’est trop loin. Je ne puis aller là-bas, rétorqua son interlocutrice en baissant la tête.

Se laissant tomber sur la souche qui faisait office de siège, Trahern entreprit de retirer ses chaussures. Elles seraient trop grandes, bien sûr, mais c’était mieux que rien.

— Mets ça. Noue bien les lacets autour de tes chevilles.

Comme elle hésitait, il poursuivit d’un ton radouci :

— Retourne à mon campement et prends mon cheval. En te dépêchant, tu peux atteindre le cashel avant le milieu de la nuit. Emporte la torche avec toi.

Dans des circonstances normales, il ne lui serait jamais venu à l’idée d’envoyer une fillette seule en forêt dans le noir. Mais à tout prendre, il se jugeait le plus capable de maintenir sa sœur aînée en vie, au moins le temps qu’arrivent des secours. Nul doute que le clan O’Reilly enverrait une guérisseuse entourée d’une bonne escorte sitôt qu’ils apprendraient l’état de la malade.

La fillette secoua énergiquement la tête, visiblement affolée, mais Trahern leva vers elle un regard sombre.

— Je ne pourrai pas la sauver seul. Si tu ne penses pas être capable d’aller aussi loin, va demander de l’aide à l’abbaye Saint-Michel.

Qu’était-il advenu de la famille des deux sœurs ? Avaient-ils tous été tués lors du raid ? C’était le plus probable car la fillette n’avait mentionné personne d’autre que son aînée.

Elle finit par opiner du chef, les mâchoires serrées.

— Je trouverai quelqu’un.

Elle fixa solidement les lanières des chaussures de Trahern autour de ses chevilles, s’empara du flambeau qu’il lui tendait et, sans un mot, s’enfonça dans la nuit.

De longues heures pouvaient s’écouler avant son retour. Il ne restait plus qu’à s’en remettre à Dieu. Trahern fouilla sa mémoire pour se souvenir de ce que la femme de son frère, Aileen, guérisseuse de leur clan, aurait fait dans de telles circonstances. Il se rappela que son premier geste était d’examiner le patient de la tête aux pieds.

— On découvre parfois une blessure dans des parties du corps tout à fait insoupçonnées, lui avait-elle dit un jour en examinant un jeune page tombé par inadvertance d’un créneau sur lequel il batifolait pour éblouir une jolie servante.

Il s’approcha de la couche sur laquelle gisait la blessée. Quand il lui effleura la main, elle frémit longuement, les yeux clos.

— Là… Cela va aller, maintenant… Je suis là, murmura-t-il.

Il étudia de plus près la jeune femme. Son visage était pâle, amaigri par la faim. Mais elle avait des lèvres pleines et ses cheveux blonds, longs et soyeux, miroitaient autour d’elle tel un halo doré. On percevait une force latente sous les traits délicats et il sentait presque physiquement la jeune femme se battre contre la fièvre.

Un léine en haillons recouvrait son torse et la fine couverture ne pouvait lui tenir chaud. Trahern, cherchant la source du mal, lui effleura doucement le visage, descendit jusqu’à sa gorge palpitante, palpa les côtes et les bras trop minces.

— Cessez ! gémit-elle en le repoussant de ses deux mains qui retombèrent aussitôt sans force à ses côtés. Cessez, je vous en prie…

Les yeux de la malade étaient toujours clos et il n’aurait su dire s’il avait ravivé ses souffrances par le contact de ses mains ou si elle faisait un mauvais rêve. Il s’interrompit, attendant qu’elle reprenne conscience.

Comme elle ne bougeait plus, enfermée dans sa douleur, il souleva doucement la couverture. Et c’est alors qu’il comprit l’origine de sa blessure. Une large tache d’un sang épais et noir maculait le drap au niveau du bassin de la pauvre créature. Une grossesse encore précoce gonflait son ventre et elle serrait les genoux, comme pour éviter l’irréparable.

Doux Jésus… Il murmura une prière silencieuse car il était évident qu’il arrivait trop tard. Elle allait perdre son enfant… et sans doute aussi la vie.

Il faut que tu l’aides ! intima une voix ferme au fond de lui. Pas question de s’enfuir lâchement sous prétexte qu’il se sentait impuissant. Quoi qu’il fasse, ce serait toujours mieux que la souffrance que la jeune femme endurait.

Il la découvrit avec réticence, ne sachant comment préserver son intimité.

— Tout va bien se passer, a chara4. Je vais faire ce que je peux pour vous aider.

Morren O’Reilly ouvrit les yeux et poussa un hurlement.

Pas seulement à cause de l’atroce douleur qui lui déchirait les entrailles. Il y avait cette présence soudaine à ses côtés. Cet homme qui lui tenait la main.

Trahern MacEgan.

Une peur panique s’empara d’elle. Elle s’arracha à son étreinte et, grâce au ciel, il la laissa faire. Son cerveau était toujours embrumé par la fièvre et elle n’avait aucun souvenir du jour écoulé.

Sainte Marie, Mère de Dieu, que pouvait bien faire Trahern ici ? Son visage ne recelait pas une onde de douceur. Bien qu’il fût toujours l’homme le plus grand qu’elle ait jamais rencontré, son apparence s’était radicalement modifiée. Il avait rasé son crâne et sa barbe, ce qui lui conférait un air dur et froid. Des yeux d’un gris minéral étaient posés sur elle, dans lesquels elle ne lut qu’indifférence.

Des muscles vigoureux tendaient l’étoffe sous sa tunique de jute, révélant la puissance d’un guerrier. Elle enfonça ses ongles dans le matelas, retenant un gémissement. Était-ce sa sœur qui l’avait amené ici ? Mais au fait, où était Jilleen ? Il n’y avait nul signe de sa présence dans la hutte.

— Le pire est passé, dit encore Trahern, d’une voix sourde.

Mais ce n’était pas vrai. Loin de là ! Morren se roula en boule pour amortir la vague de douleur qui l’assaillait de nouveau. Son ventre était maintenant quasiment plat, comme une outre flétrie. Le bébé avait dû partir avec tout ce sang qui s’était écoulé.

Des larmes gonflèrent ses paupières. C’était son châtiment pour tout ce qui était arrivé. Cet enfant, souvenir terrible de cette nuit maudite, elle ne l’avait pas voulu. Mais maintenant qu’il n’était plus là, elle ressentait un terrible sentiment de vacuité. Le sentiment de la perte irrémédiable d’une pauvre petite vie innocente qui n’avait pas demandé à naître d’un tel moment de sauvagerie.

Je t’aurais aimé, pensa-t-elle. Malgré tout.

Réalisant soudain qu’elle était nue, elle enfouit son visage dans la couverture.

— Qu’avez-vous fait ! protesta-t-elle, le rouge au front. Donnez-moi mes vêtements.

— Ils sont souillés. Je devais vous les retirer. Je… Je suis navré… pour l’enfant.

Il parlait d’une voix rocailleuse, comme si les mots avaient du mal à sortir. Ces mots furent comme un coup de couteau en plein cœur. Morren éclata en sanglots. Une main chaude lui caressa le visage, écartant ses cheveux. Il voulait l’aider mais elle ne supportait plus le moindre contact.

— Arrêtez !

Elle se recroquevilla sur elle-même pour lui échapper.

Il leva les deux mains pour lui montrer qu’il ne lui voulait aucun mal.

— J’ai envoyé votre sœur chercher des secours… Je vais tâcher de trouver quelque chose à vous mettre.

Il fouilla dans le baluchon qui contenait quelques vêtements. Morren, qui allait protester, se mordit la langue. Une autre contraction s’annonçait et elle ne put retenir un long gémissement. La pièce se mit à tourner autour d’elle et elle s’abattit sur le lit, à demi inconsciente.

Trahern se précipita aussitôt sur elle et, s’emparant d’une cruche, lui humecta le front avec un linge humide.

— Je vous ai déjà vue quelque part mais je ne me souviens pas de votre nom, dit-il après l’avoir scrutée longuement.

Il lui tendit un léine couleur safran trouvé dans un coin, qu’il l’aida à revêtir. Et il conclut :

— Je suis Trahern MacEgan.

Morren éprouva une fugitive déception. Mais après tout, quand il était au village, il n’avait d’yeux que pour Ciara. Il était normal qu’il ne se souvienne pas d’elle.

Elle le connaissait assez bien. Pendant son séjour parmi eux, elle avait souvent écouté les histoires que l’élégant barde racontait autour du feu. Plus d’une fois son cœur s’était réjoui en l’écoutant chanter. Trahern maniait avec virtuosité la magie des mots.

— Morren O’Reilly est mon nom.

Il ne manifesta aucun signe de reconnaissance et elle s’y résigna.

— Votre mari est-il toujours en vie ?

Il avait formulé la question avec précaution, comme s’il se doutait déjà de la réponse.

— Je n’ai pas de mari, rétorqua-t-elle d’une voix dure.

Et elle n’en aurait jamais, Dieu l’en préserve. Sa sœur, Jilleen, était la seule famille qui lui restait. Et la seule dont elle ait besoin.

Le regard de Trahern croisa le sien mais il n’émit aucun jugement. Elle n’éprouva pas le besoin de s’expliquer davantage.

— Depuis quand n’avez-vous plus rien à manger ?

— Je ne m’en souviens pas. Je n’ai pas faim.

La nourriture était le cadet de ses soucis en ce moment, surtout quand les convulsions la reprenaient.

— Cela vous ferait pourtant du bien.

— Non ! s’exclama-t-elle d’une voix forte en tirant la couverture sur son visage. Laissez-moi, je vous en supplie. Ma sœur va bientôt revenir.

Pour toute réponse, il tira un tabouret jusqu’à sa couche et s’assit.

— Vous souffrez, c’est évident. Dites-moi ce que je peux faire pour vous.

— Rien.

Morren serra les lèvres, priant ardemment pour que l’intrus s’en aille. Elle ne pensait pas pouvoir maintenir plus longtemps le faible contrôle qu’elle avait sur la douleur.

Trahern croisa les bras sur son torse.

— Votre sœur va ramener avec elle la guérisseuse de votre clan.

Morren parvint à ouvrir les yeux entre deux contractions qui lui cisaillaient l’abdomen :

— Non, articula-t-elle entre ses dents serrées. Ce n’est pas possible. La guérisseuse, c’était notre mère. Et elle est morte l’an passé.

Trahern se pencha sur elle, l’air consterné.

— Dans ce cas, elle fera comme je lui ai dit. Elle ira demander secours à l’abbaye.

— Je ne pense pas que les moines se déplacent…

Les braves frères de Saint-Michel apporteraient sans barguigner tous leurs soins à qui viendrait leur demander de l’aide. Mais ils étaient tous très âgés. Alors, de là à faire le trajet jusqu’ici en pleine nuit…

Les yeux de Trahern avaient viré au noir. Sa bouche n’était plus qu’une ligne dure au milieu de son visage éclairé par les flammes. Morren, qui avait gardé de lui le souvenir d’un homme affable et paisible, eut peur soudain de sa colère. Elle se rétracta dans son lit comme un animal blessé.

— Il ne faut pas en vouloir à Jilleen. Je la connais bien. C’est ma sœur. Elle ne reviendra pas tant qu’elle n’aura pas trouvé de l’aide.

Mais tout en prononçant ces paroles, elle commençait à douter de leur bien-fondé. Sa sœur était partie. Et qui sait si, soulagée de retrouver les siens, elle déciderait de revenir ? Depuis la nuit du raid, la fillette n’était plus la même.

* * *

Tout comme elle.

Morren referma frénétiquement ses bras autour de sa poitrine. Elle ne voulait plus penser à ça. Ce qui était fait était fait. Cela n’avait été qu’un sacrifice nécessaire.

— Y a-t-il beaucoup de survivants à Glen Omright ? s’enquit Trahern sans la regarder.

Morren secoua la tête.

— Je ne sais pas. Nous nous sommes enfuies, ma sœur et moi, et j’ignore ce que les autres ont fait. Sans doute la plupart de nos frères ont-ils rejoint un autre clan.

— Combien étaient-ils, ceux qui vous ont attaqués ?

Morren ouvrit la bouche puis la referma, incapable de proférer un son. Serrant très fort ses paupières closes, elle s’efforça de se ressaisir.

Mais Trahern insista doucement :

— Combien, Morren ? Les avez-vous vus ?

Alors, elle rouvrit les yeux et regarda son interlocuteur bien en face.

— Je sais exactement combien ils étaient, vous pouvez m’en croire.

Elle vit naître sur son visage une soudaine compréhension. Il lâcha un juron brutal et son regard, lourd de commisération, parcourut le jeune corps brisé.

Morren n’en dit pas plus. Ce n’était pas nécessaire.

Quand il tendit la main, elle retira la sienne. Et cette fois, quand l’obscurité s’empara de son cerveau, elle s’y abandonna.

* * *

Elle avait recommencé à saigner.

Devoir s’occuper de la jeune femme de manière si intime gênait terriblement Trahern. C’était pour lui une étrangère et il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il convenait de faire dans une situation aussi dramatique. Il faisait de son mieux mais il doutait que ce fût assez.

Elle avait le front brûlant de fièvre et il fut soulagé de pouvoir lui faire boire quelques gorgées d’eau. Mais il n’osa plus lui toucher la main, ni n’importe quelle partie de son corps, de peur de susciter de nouveau en elle une violente réaction.

Sa colère contre les Vikings s’accrut encore. C’était les Lochlannah5 qui avaient violé Morren. Et ils avaient probablement fait subir le même sort à la pauvre Ciara. Il renouvela muettement le serment de venger sa fiancée. Les raiders paieraient œil pour œil, dent pour dent, pour ce qu’ils avaient fait. Si ce que Morren disait était vrai, si le reste de son sept s’était dispersé chez les clans amis, alors elle seule pouvait l’aider à retrouver les coupables.

* * *

Les heures de la nuit s’étiraient, interminables, tandis que Trahern veillait sans faiblir sur la malade. Vers minuit, la jeune femme se mit à trembler violemment. Une expression de terreur déforma son visage et il regretta de tout cœur de ne pouvoir soulager ses maux, autant ceux de l’âme que ceux de son corps meurtri. Mais il ne disposait d’aucun remède et ne pouvait même pas la prendre dans ses bras. Et pas question de l’abandonner pour aller chercher du secours. Elle avait perdu trop de sang et, si elle s’affolait en réalisant qu’elle était seule, qu’elle tentait de se lever, elle risquait d’y laisser la vie.

Désemparé, incapable de refouler les sinistres pensées qui l’assaillaient, il contemplait intensément le visage de la jeune femme, comme s’il pouvait lui insuffler un peu de ses forces. Ciara avait-elle souffert ainsi les tourments de l’enfer avant de mourir ? Ou bien avait-elle perdu la vie soudainement ?

De nouveau, son regard se posa sur ses mains impuissantes. La seule chose qu’il savait faire, le seul réconfort qu’il pouvait offrir, c’était ses ballades. Bien qu’il fût barde depuis son plus jeune âge, il n’avait pas chanté ni raconté une seule histoire depuis la mort de Ciara. C’était comme si les mots l’avaient fui. Comme si sa gorge nouée ne pouvait plus proférer autre chose que des injures ou des gémissements. Comment apporter aux autres la joie et le divertissement quand on avait perdu son amour ? Quand on savait que jamais plus on ne pourrait bercer la femme qu’on aimait de ses contes et de ses chants ?

Mais cette nuit-là, alors qu’une autre femme luttait sous ses yeux contre la mort, il trouva en lui assez de force pour lui apporter du réconfort sans la toucher physiquement.

La légende de Dagda et Eithne jaillit de sa bouche, ses paroles s’enchaînant l’une après l’autre comme un collier de perles, telles qu’il les proférait depuis des années le soir autour du feu. Et, au fur et à mesure qu’il parlait, les tremblements de Morren s’apaisaient.

— Dagda était un dieu qui invoquait le bien sur la terre et dans le ciel, commença-t-il. Mais un jour, il rencontra une femme pour laquelle il éprouva un désir sans pareil. Cette femme s’appelait Eithne.

Trahern racontait l’histoire en utilisant chaque nuance de sa voix pour maintenir l’attention de la patiente. Il disait comment Dagda avait réussi à séduire Eithne et comment elle lui donna un fils. Il poursuivit ainsi jusqu’à en avoir la voix cassée, inventant des détails et des péripéties, lorsque enfin le soleil se leva.

Morren se redressa soudain sur sa couche de feuilles mortes, le visage tendu par la souffrance. Puis elle s’effondra de nouveau, les yeux clos, le visage blanc comme de la craie.

— Non ! hurla Trahern, alarmé. Il ne faut pas ! Vous avez résisté jusque-là. Tenez bon. Encore un moment, je vous en prie ! Les moines vont venir, votre sœur… !

— Je ne veux pas mourir, murmura-t-elle entre ses lèvres pâles. Il faut que je m’occupe de Jilleen… Elle n’a plus que moi…

Rouvrant les yeux, elle lui lança un regard brillant de fièvre. Ses yeux étaient d’un bleu profond, comme celui de la mer dans les hauts-fonds. Il y lut une force, une volonté qui rivalisait aisément avec la sienne.

— Vous allez vivre, Morren. Promettez-le-moi.

Elle battit des paupières à plusieurs reprises, comme pour acquiescer.

— Trahern… Quand ma sœur reviendra, ne lui parlez pas de l’enfant, voulez-vous ?

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