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Bibliothèque de Meryzha : Mes envies

Le Renard et la Couronne Le Renard et la Couronne
Yann Fastier   
Je suis en colère contre ce roman.

-.-.–.-.–.-.–.-.–.-.–.-. Attention : spoil ! -.-.–.-.–.-.–.-.–.-.–.-.

[spoiler]Je ne peux malheureusement pas vous expliquer pourquoi j’ai abandonné cette lecture sans spoiler son contenu donc si vous souhaitez encore découvrir ce livre, détournez le regard maintenant !

Ça commençait plutôt très bien : une belle plume fine, riche et maîtrisée, une héroïne pleine de ressources, de l’action en abondance ! J’étais très heureuse de me plonger dans cette aventure qui commence en Dalmatie (que je ne connaissais pas !) et en 1900 (une de mes époques favorites en fiction !).

Et puis. Comme ça, sorti de nulle part : le viol.

Ce n’est pas une scène très détaillée mais elle reste très explicite et dérangeante car tout à fait gratuite. Elle surgit à la fin du premier tiers : Ann a 20 ou 21 et ne vit plus dans la rue mais dans une maison bourgeoise avec ses parents adoptifs, elle vient de se fiancer. On avait très bien compris que l’homme qu’elle fréquentait était louche et peut-être même malhonnête alors pourquoi cette scène ? Pour nous montrer qu’il veut avoir une emprise sur elle ? Il y avait mille autres façons plus subtiles et bien moins perturbantes de le faire.

Et qu’on ne me réponde pas qu’Ann en sort plus forte, que grâce à cela elle deviendra une femme résistante, courageuse parce que, tout ça, Ann l’était déjà : elle a survécu à la rue, à la faim, au froid, à la violence ! Elle n’avait pas besoin d’en passer par là pour devenir un modèle de force et de ténacité, aucune femme, fictive ou non, n’a besoin d’en passer par là pour le devenir, jamais. Et cette banalisation du viol me choque. Il faut dénoncer le viol, il faut le combattre en éduquant les gens, il ne faut pas le minimiser mais il ne faut surtout pas le banaliser. Ce que la fiction (roman ou TV) a tendance à faire en ce moment et qui me peine beaucoup. Il peut y avoir des hommes méchants qui ne soient pas des violeurs et il peut y avoir des héroïnes puissantes qui n’ont pas été victimes d’agressions. Ce schéma commence à m’énerver.

De plus, la réaction d’Ann n’est pas du tout crédible. Elle met du temps à comprendre vraiment ce qui lui ait arrivé, ce qui est vraisemblable, mais lorsqu’elle s’en rend compte, sa réaction équivaut à un « Oh flûte alors ! » et l’auteur l’entraîne sans attendre dans des péripéties à n’en plus finir pour qu’elle n’ait pas le temps d’y penser, pour que nous, lecteurs, n’ayons pas le temps de digérer, pour minimiser l’acte. Alors pourquoi l’écrire du tout ?

Peut-être que cette scène sert l’intrigue plus tard, peut-être qu’elle permet un retournement de situation génial mais, en fait, je m’en fiche. Après cela, j’ai lu encore deux ou trois chapitres puis j’ai renoncé. Les mots, les rebondissements, tout me paraissait quelconque, d’autres lectures m’attendaient et je n’ai pas pu pardonner à l’auteur d’avoir été si mesquin. Dommage.[/spoiler]

par Keikana
Anima Anima
Wajdi Mouawad   
Comment parler d’un tel monument. J’ai pris un coup de poing dans l’âme à le lire.
De retour à la maison, Wahhch retrouve sa femme morte, poignardée, la dépouille profanée d’une ignoble façon et c’est un doux euphémisme. Fou de douleur, Wahhch part à la recherche de son meurtrier, non pour le tuer mais pour le voir et être certain qu’il n’était pas, lui-même, le monstre. « Cet homme-là, si cela avait pu dépendre de sa volonté, aurait préféré confier sa raison à la démence au lieu d’être mesuré dans sa douleur comme il l’était » raconte le grand corbeau
Les animaux seront les grands témoins de cette fuite en avant et, tout à tour, se relaieront pour raconter l’histoire. Cette figure de style, ces voix hors champ servent de soupape de décompression tant, à certains moments, le livre côtoie l’insoutenable.

Dans les premier et second actes, le titre des chapitres, en latin, est celui de l’animal témoin. Nous croiserons toute une gente ailée, des insectes, des animaux domestiques, sauvages, nocturnes…. Au 3ème, les titres sont ceux des villes traversées ou celles qui sont importantes pour son histoire. Ces villes ont des consonances connues : Oran, Jerusalem, Thebes, Cairo… Il y a là une inversion car c’est un dialogue à deux voix, celle de Wahhch et celle du canis lupus lupus, ce loup devenu chien, qui l’a sauvé d’une mort certaine et de l’enfer. En effet, il va retrouver les témoins de sa prime enfance. Il y a un parallèle entre son sauvetage par le loup-chien et ce qui a déterminé le reste de sa vie.
Dans ce livre, nous passons de la guerre de sécession au martyr de Sabra et Chatila, des réserves indiennes à la Palestine, au Liban. Il faudra à Wahhch Debch traverser les Etats-Unis pour découvrir ce qui le hante, pour fermer les vannes des souvenirs, des questions et, surtout, comprendre. Il y trouvera des êtres immondes et violents, mais également des personnages qui le feront avancer, qui le soutiendront physiquement et moralement.

Wahhch Debch est parti à la recherche de son Anima. Il y a sûrement perdu une partie de son âme, mais il a trouvé la vérité. La route de cette vérité se termine à Animas, petit village au sud du Nouveau-Mexique pour mieux repartir vers d’autres territoires.

A certains moments, je ne pouvais plus quitter ce livre et, à d’autres, un ressort me sortait de ma chaise longue tant il fallait que je marche pour digérer ce que je venais de lire.

C’est vraiment une belle œuvre. « Le fleuve glissait dans son vêtement de khôl, la glace en plaques cadenassait sa puissance. Il était dans sa lenteur et nous dans sa fraîcheur » nous dit le goéland poète. Des phrases belles comme celle-ci, il y en a beaucoup dans ce livre que j’ai aimé car quelle écriture ! C’est un livre dur, quelque fois cruel mais jamais voyeur.

J’avais aimé sa pièce de théâtre « Rêves » jouée, entre autres, par Coline. Dans ce livre, il y a toujours l’urgence, la violence, la réalité, le surréalisme, le fait de passer par des « voix off », mais multiplié par 100 et une telle force dans l’écriture. Oui vraiment un gros coup de cœur.
Je ne suis pas certaine d’avoir réussi à vous parler convenablement de ce livre tant tout se bouscule en moi, mais je vous le recommande chaudement.


par zazy
Effroyable porcelaine Effroyable porcelaine
Vincent Tassy   
Pendant ma visite à la Japan Expo de l'année 2018, je suis tombé sur le stand des éditions du chat noir. J'avais commandé quelques mois plus tôt L'ombre de L'Ankou de cette collection, alors quand j'ai vu les titres proposer sur leurs stands et la beauté des couvertures je n'ai pas résisté à l'envie d'acheter celui-ci. J'ai d'ailleurs eu une sublime dédicace de la si talentueuse Mina M. Cette collection est tellement magnifique. J'ai donc décidé de lire ce titre en fin d'année et quel plaisir de lecture. J'y ai retrouvé l'ambiance que j'avais aimé à la lecture de l'ombre de L'Ankou. C'est une collection très réussie pour la lecture dramatique/horrifique pour la jeunesse.

Effroyable Porcelaine nous conte l'histoire de Sibylle, jeune fille aux allures gothiques qui adore l'étrange et l'horreur. Le jour où elle doit aider sa mère à débarrasser un vieux château, elle va faire la rencontre d'une poupée des plus belles et étranges. Suite à cette rencontre la vie de Sibylle va changer et devenir un cauchemar sans fin.

Ce petit livre jeunesse est un beau coup de coeur et cela pour plusieurs raisons, outre une magnifique couverture, on se retrouve avec un roman abordant des thèmes originaux et peu mis en avant dans la littérature jeunesse. La différence et l'acceptation sont les thèmes de cette histoire. Cette histoire contée est touchante et peut réellement impacter de jeunes lecteurs sur le fait de ne pas se sentir bien dans son corps, l'acceptation des autres aux vues d'une différence physique comme mental. C'est percutant dans le choix des mots, des scènes.. Avec une plume sensible et travailler ce roman peut plaire aux petits comme aux grands.

Un conte que je recommande fortement de par les thèmes abordés et la sensibilité de l'auteur. A lire d'urgence.
Le nom du monde est forêt Le nom du monde est forêt
Ursula Le Guin   
Une bonne découverte de cette auteure. Un ouvrage de science fiction qui permet de réfléchir sur notre rapport aux autres, à ceux qui ne nous ressemble pas. Un roman ethnographique peut être influencé par un père paléontologue.Dans ce livre, l'homme tout puissant après avoir défriché sa propre terre, se procure les arbres sur une autre planète, la planète Athshe (paradis sous le couvert de la foret), ne faisant aucun cas des Athshéens. Ils venaient d'un monde ruiné, surpeuplé, affamé de matières premières, de bois, de grains, et de terres vierges, la terre.
Prix Hugo 1973, ce roman appartient au Cycle de Hain.

par carroue
Les Dépossédés Les Dépossédés
Ursula Le Guin   
Un récit intéressant qui nous dresse le portrait de deux sociétés au fonctionnement diamétralement opposés mais plus semblables qu'on ne le penserait de prime abord.

L'une est foncièrement capitaliste, l'autre foncièrement communiste, et pourtant à travers notre héros qui a longuement vécu sur l'une et qui va découvrir la vie sur la seconde, nous allons vivre un récit mêlant aventures et politiques sur fond de sciences.

Il y a parfois quelques longueurs mais c'est un roman très intéressant qui captive et qui donne envie de lire l'intégralité de la série "Le cycle de Hain" pour découvrir ce que nous réserve les autres planètes !

par Midine
La Main gauche de la nuit La Main gauche de la nuit
Ursula Le Guin   
A l'instar des autres commentateurs, je ne peux qu'être dithyrambique sur ce livre. Je l'ai lu il y a plusieurs dizaines d'années, mais je garde le souvenir de l'effet que sa lecture eût sur moi.
Selon moi, la formation d'ethnologue de l'écrivain transparaît dans tous ses romans, elle manifeste une grande dextérité à décrire des cultures étrangères.
Dans ce livre en particuler, je vois aussi une toute première allusion à l'homosexualité dans la littérature de science-fiction, elle ne fait que reproduire ce qu'elle connaissait déjà de la bisexualité, celle des hommes-contraires, chez les amérindiens du Nord.


par Biquet
Les Porteurs, tome 1 : Matt Les Porteurs, tome 1 : Matt
C. Kueva   
Ce livre est vraiment très très bien, pas tant du niveau de l'écriture, qui elle est sympa mais sans rien avoir d'exceptionnelle, mais du niveau des thèmes abordés ! C'est tellement inédit, et c'est vraiment génial qu'une autrice ose aborder ce genre de thèmes ! Le genre, les questionnements sur la bioéthique... ce livre fait du bien, même si le déroulement est parfois un peu prévisible. J'attends néanmoins le deuxième tome avec impatience.

par mielou35
Les Porteurs, tome 2 : Gaëlle Les Porteurs, tome 2 : Gaëlle
C. Kueva   
https://revesurpapier.blog4ever.com/les-porteurs-de-ckueva-tome-2-1

Le premier tome nous présentait une époque future où le sexe des individus n'est plus déterminé par hasard. Les enfants naissent hermaphrodites et c'est à l'âge de seize ans qu'ils choisissent le genre qui leur convient le mieux. Au début du roman, Gaëlle, Flo et Matt étaient sur le point de faire leur choix. Alors que Flo avait du mal à se décider et que Gaëlle savait qui elle était depuis longtemps, Matt découvrait qu'il était un Porteur et qu'il resterait neutre. J'avais trouvé le sujet de ce roman particulièrement original et bien exploité et c'est avec plaisir que je me suis plongée dans le second tome.

Ce deuxième tome n'est pas réellement une suite au premier puisqu'il s'agit ici de revivre les aventures de nos trois héros mais cette fois-ci avec la mise en avant du point de vue de Gaëlle, la petite amie de Matt. L'auteure a pris un risque en nous présentant la même histoire et j'avais quelques appréhensions. Pourtant, j'ai été agréablement surprise par cette lecture. Le récit est très différent, on redécouvre l'histoire et on prend connaissance d'évènements qui n'étaient pas mentionnés ou peu développés dans le premier tome. Ces évenements soulèvent de nouvelles questions et viennent enrichir intelligemment cet univers futuriste déjà très intéressant. On continue dans un même temps à garder l'esprit ouvert et à réfléchir sur des sujets forts comme l'identité sexuelle, l'évolution et les dérives de la science...

Pendant que nous suivions l'aventure de Matt dans le premier tome, Gaëlle a elle aussi vécu bien des épreuves difficiles. Alors qu'elle est en pleine période d'adaptation suite à sa propre Seza, elle voit sa meilleure amie Flo s'inquiéter à l'approche de son baptème et son petit ami Matt prendre ses distances. A cette même période, un dénommé Filippi l'approche pour une mystérieuse histoire de sculptures que sa mère possède et la met en contact avec le mouvement Naturaliste. La vie de Gaelle en est toute chamboulée et son passage à l'âge adulte est particulièrement éprouvant.

Gaëlle est d'abord une amoureuse, qui est prête à prendre des risques pour aider ceux qu'elle aime. Elle se révèle aussi être un personnage fort et intelligent. De cette aventure, elle apprend énormément, tire des leçons mais on réalise vite qu'elle perd aussi beaucoup au change. Je ne m'étais pas spécialement attachée à elle dans le premier tome mais son point de vue m'a beaucoup plu. Même si Gaëlle est cette fois-ci au cœur du récit, on suit toujours le parcours de ses deux amis. Nos trois héros sont très différents les uns des autres et c'est très probablement la véritable force du récit. Je reste particulièrement touchée par le parcours de Flo. C'est un personnage plein de doutes, qui reste très courageux. Un personnage qui ne veut se plier aux règles dictées par la société, qui prend des décisions difficiles et qui s'affirme au fil des pages.

Nous avons aussi une belle surprise dans la dernière partie du roman qui nous offre la suite directe du premier tome. On avance alors doucement dans l'intrigue de base. J'ai dévoré ces quelques chapitres pour découvrir où en étaient nos trois héros et je ne suis pas déçue. Et je ne vous parle pas de l'extrait du tome suivant en bonus, tome qui sera consacré à Lou (et qui contient une révélation choc dans son premier chapitre!). J'ai hâte de lire la suite !
Les Porteurs, tome 3 : Lou Les Porteurs, tome 3 : Lou
C. Kueva   
Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com
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--- Le dernier volet, enfin ! ---

Enfin, j’allais connaître le dénouement de cette fabuleuse trilogie. Enfin, après deux tomes consacrés aux mêmes événements, j’allais entrer au coeur de l’intrigue. Enfin, j’allais découvrir les raisons d’un complot international, la conclusion d’un combat épique, le point final d’une romance interdite.

Et, par-dessus tout, j’allais enfin faire la connaissance de Lou. Bref, vous l’aurez compris, j’étais plus qu’impatiente de me plonger dans ce troisième et dernier numéro.

--- Lou, ce personnage (pas si) mystérieux ---

Durant les premiers chapitres, Lou prend le temps de relater son enfance et son adolescence, toutes deux influencées par les idéaux de sa mère, à la tête du mouvement naturaliste. Petit à petit, ce personnage m’est devenu familier.

Si, dans l’ensemble, il m’a bien plu, je l’ai malheureusement trouvé un peu trop… banal ? Comprenez-moi : dans Gaëlle et Matt, il est quelqu’un d’important, quelqu’un qui menace l’ordre établi au point d’attirer l’attention du gouvernement. Pour résumer, je le percevais comme un véritable militant éprouvé par la vie et ce, en dépit de son jeune âge.

En vérité, Lou n’est pas comme ça. C’est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus normal, ce qui, en fin de compte, correspond parfaitement à l’histoire. Mais voilà, j’aurais préféré que C. Kueva le dote d’une personnalité un peu plus marquée.

--- Toutes les pièces du puzzle sont à leur place ---

Si le personnage de Lou n’a pas comblé toutes mes attentes, l’intrigue ne m’a pas déçue. J’étais littéralement scotchée à mon livre, ne voulais pas le lâcher avant de l’avoir terminé.

C’est donc avec brio que l’auteure clôture toutes les voies empruntées dans Les Porteurs. Et, grâce à des personnages anti-conformistes, elle interpelle, aborde de nouvelles réflexions, notamment au sujet de la maternité. Pour autant, elle n’apporte pas toutes les réponses, mais comment le pourrait-elle ? C’est à nous, à notre société de les trouver.

--- Des romances dans la tourmente ---

Bien qu’il soit question de science-fiction, le complot orchestré par les autorités est totalement réaliste. À bien des égards, cette trilogie peut être considérée comme un thriller dystopique avec son lot de rébellions et de morts.

Mais cette histoire, c’est aussi celle de plusieurs rencontres, racontées avec justesse par C. Kueva. Ainsi, en dépit des jours sombres qui plombent leur moral, nos héros prendront le temps de l’amitié et de l’amour. N’est-ce pas le plus important ?

--- Un final à la hauteur ---

Quand on se plaît dans une saga, on a toujours un peu peur de la terminer. Les Porteurs n’échappe pas à cette règle, car j’ai adoré suivre Matt et Gaëlle dans leur quête de vérité. Lou m’a un peu moins convaincue, c’est vrai, mais heureusement, cela n’a pas impacté mon plaisir de lecture, et surtout pas lors du dénouement. La fin choisie par l’auteure est ouverte, ce qui me semble logique ; après tout, la vie doit continuer coûte que coûte.

Mais ce qui fait la magie de cette trilogie selon moi, c’est un mélange savamment dosé de simplicité et de complexité. Simplicité, parce que l’intrigue est facile à appréhender. Complexité, parce qu’elle aborde des thématiques fortes et confronte ses personnages à des choix difficiles.
Avec tes yeux Avec tes yeux
Sire Cédric   
Le début du roman nous plonge tout de suite dans l’histoire. On ne sait ni pourquoi ni comment tout cela arrive et personnellement, je me suis posé énormément de questions et je n’ai eu qu’une envie celle de continuer pour en savoir plus.
Les deux premières parties, « Ces yeux là… » et « En enfer » posent doucement les bases de son histoire. Rien n’est laissé au hasard, tout est calculé, orchestré pour que les protagonistes ne sachent plus vraiment quoi penser.
J’ai beaucoup aimé les différents points de vue des personnages. Au final seul le lecteur connaît certaines choses que les personnages eux-mêmes ne savent pas et j’ai eu l’impression d’être intimement liée à certains d’entre eux.
Sire Cédric a ce don de pouvoir décrire les choses en peu de mots et de faire en sorte qu’on se les imagine facilement.
J’ai tout de même eu parfois du mal à m’imaginer les personnages, j’aurais peut-être voulu un peu plus de détails les concernant… Ce que j’ai beaucoup apprécié c’est que l’auteur ne nous donne pas l’identité du tueur, il ne nous indique que de vagues indices.
L’histoire avance assez doucement mais je pense que c’est pour mieux nous surprendre.
Ce qui m’a un petit peu déçue c’est que je m’attendais à un peu plus d’horreur, d’hémoglobine et peut-être de fantastique comme on peut en trouver dans ses précédents romans. Dans ces deux parties, je trouve que l’histoire reste assez soft, mais connaissant Sire Cédric j’espère que l’histoire prendra un autre tournant dans la suite du roman.

« Liés » et Tête baissée » sont les parties suivantes. Dans ces dernières, l’histoire prend une autre tournure. L’auteur se concentre vraiment sur les personnages, leur vie privée, leur quotidien.
Personnellement, je n’ai pas l’habitude de lire ce genre de passage. Dans les romans de Sire Cédric il se passe habituellement toujours quelque chose. Dans ce cas-là la routine et les recherches sont beaucoup plus mises en avant.
J’aurais peut-être plus aimé lire des points de vue du tueur en série, d’horreur dans lesquels le sang ou les tortures sont plus présents. Dans ces deux parties cela m’a manqué.
J’ai tout de même bien apprécié la relation entre Thomas et Fox. Je trouve ce duo attachant et j’ai eu envie d’en savoir plus sur ces deux personnages.
Le style d’écriture de Sire Cédric est le même mais c’est l’histoire et son déroulement qui sont différents et qui peuvent déstabiliser.
Certaines scènes sont bien décrites mais j’aurais peut-être voulu avoir un peu plus de détails concernant les scènes de torture et celles relatives à certaines rencontres avec des protagonistes importants pour l’enquête.
Le personnage d’Emmanuel Kaly est assez intéressant, même s’il n’apparaît que peu de fois dans le roman, j’aurais bien voulu que Sire Cédric s’attarde sur lui et sur son métier.
Le suspense est présent tout au long de l’histoire et à la fin de la partie « Tête baissée » on se pose encore plus de questions.

« A rebours » et « Secrets » terminent le roman. Personnellement ce sont les parties que j’ai préférées et qui reflètent bien l’univers de l’auteur.
Le retournement de situation est vraiment surprenant et nous fait comprendre que tout au long de l’histoire l’auteur a tiré les ficelles pour nous amener dans un piège.
Les protagonistes sont surprenants, les rôles s’inversent, on ne sait plus à qui se fier.
La dernière partie est prenante, pleine de suspense et je me demande comment Sire Cédric a eu l’idée de ce retournement de situation.
Contrairement à ses autres romans, « Avec tes yeux » est une histoire un peu plus « soft » et donc accessible à tout lecteur.
La fin est surprenante, bouleversante mais c’est une fin comme je les aime et comme on devrait en trouver plus souvent dans les romans.
En résumé un roman bouleversant, mêlant le genre policier avec une pointe d’horreur et de fantastique, où Sire Cédric arrive une fois de plus à nous surprendre.

http://fais-moi-peur.blogspot.fr/2015/10/affaire-n089-avec-tes-yeux-de-sire.html

par manue14

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