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Bibliothèque de Mgxreader : Mes envies

D.I.M.I.L.Y, Tome 1 : Did I Mention I Love You? D.I.M.I.L.Y, Tome 1 : Did I Mention I Love You?
Estelle Maskame   
Ce livre est juste une pépite, une des 10 meilleures que j'ai lues depuis des années ... Ca faisait très longtemps que je n'étais pas tombée sur quelque chose d'aussi magique, merveilleux, qui prend au cœur de cette façon ... Les deux protagonistes sont originaux et tellement attachants, changent beaucoup des clichés, le scénario est très fin, bien écrit, l'intrigue est un vrai suspense... Quand à la romance principale n'en parlons pas ! Le goût de l'interdit dans leur histoire et cette tension amoureuse palpable même pour le lecteur rend ce livre totalement addictif, la réputation ne ment absolument pas. Attendre mai pour le 2ème tome va être une vraie torture !

par Rules23
Wild Heart Wild Heart
Lily Haime   
En avant-propos, je crois qu’il est inutile de rappeler combien je suis amoureuse des écrits de Lily Haime. À ce jour et après huit livres, la plume de la Dame et ses histoires m’emportent à coup sûr et ne m’ont jamais déçue. Elle arrive, chaque fois, à m’agripper fermement le col du t-shirt et à me faire vivre des émotions intenses, palpitantes, à fleur de peau comme ses personnages qui me hantent longtemps après les avoir quittés. C’est incontestablement mon auteure M/M favorite et elle occupe le haut du podium depuis quelque temps déjà. En sachant cela, vous imaginez bien qu’à chacune de ses parutions, je suis impatiente et excitée de retrouver son univers si poétique malgré l’expérience dure et éprouvante que vivent ses héros.

Wild Heart est un hymne à la différence, un chant de l’amour. Un condensé d’émotions brutes à l’image de Gabriel, le narrateur, un jeune homme fascinant qui n’arrive pas à voir à travers le voile de violence qui obscurcit ses yeux. Incapable de se voir tel qu’il est : courageux, aimant et fidèle. Sa vie est loin d’être un long fleuve tranquille, elle commence même durement. Abandonné par une mère irresponsable dans les bras d’un père truand vénézuélien qui vend des armes et de la drogue au plus offrant. Le petit Gabriel est déscolarisé, connaît déjà tous les rouages du milieu et possède l’allure, les poings et la hargne nécessaire pour vivre dans la rue. Les quelques années où il vit avec sa sœur, Chrystel, et son mari, Javier, vont lui apprendre l’amour, la loyauté et aussi lui apporter un certain équilibre. Mais la colère est toujours présente en lui, coule dans ses veines, alimente son vague à l’âme. C’est un solitaire. Un écorché vif.

Un incident au lycée avec Vicky, le gosse de riche aux couleurs flamboyantes, va changer complètement sa trajectoire. Enfermé durant trois ans en maison de correction, il fait la connaissance de Daruis, son double Cubain, son meilleur ami. Il ne va pas s’apaiser, loin de là, et à sa sortie il s’engage dans les combats illégaux, l’un des seuls moyens qu’il a trouvé pour canaliser cette furie, cette impatience galopante. L’autre étant la rédaction quotidienne de lettres à Vicky, sa victime. Il couche sur le papier tout ce qu’il est incapable de dire à voix haute. Son pardon, ses envies, ses doutes, son attirance pour l’autre jeune homme qui le chamboule. La culpabilité aussi qu’il ressent pour son acte définitif qui a laissé Vicky marqué dans sa chair. Revoir Vicky, cet homme au look original qui s’assume pleinement, cet homme qui essaye par tous les moyens de le déculpabiliser va l’obliger à se dévoiler, à avancer et faire des choix… Et lorsque l’amour est viscéral entre deux êtres, indispensable, la fin justifie les moyens. Leur relation s’apparente à des montagnes russes de sensations sauvages, animales parfois, mais tellement profondes. Notre cœur de lectrice est mis à mal, il s’essouffle, il a des embardées ou au contraire est en chute libre, bas irrégulièrement, mais follement aussi !

J’ai aimé l’intensité présente de la première page à la dernière. Lily Haime a eu la brillante idée de ne pas nous décrire l’enfermement de Gabriel en maison de correction, mais l’après. J’ai fondu littéralement pour chacun des personnages de cette histoire. Et comme souvent dans ses livres, ils sont tous parfaitement unis et tellement réels. J’ai eu envie de faire partie de cette famille de sang et de cœur. Warren, le protecteur, Daruis, l’infidèle et le soutien sans faille, Stéphanie, la douce, Crystel et Javier, les parents adoptifs aimants, Luis, le neveu solaire et Isa, la poupée craquante haute comme trois pommes. Mais aussi, Noa, l’ami fidèle de Vicky à l’humour particulièrement communicatif et à ses parents. Un malstrom d’hommes et de femmes aux sonorités et couleurs d’Amérique latine et dont les vies sont sur la même orbite.

Et que dire de ce couple formé par Gabriel et Vicky ? Rien ne va être facile, mais Vicky a l’énergie pour deux. Et Gabriel avec le temps et les événements sait faire preuve de sagesse. J’ai aimé autant leur rapprochement que leur éloignement. J’ai aimé cet amour qui les retient captifs l’un de l’autre, la jalousie et la possession qu’ils ressentent. Et cet amour lumineux, vrai, qu’ils se dédient tant dans les moments sereins que dans ceux plus graves.

Je ne peux que saluer un tel génie. Celui d’inspiratrice et de conteuse hors pair. Lily Haime manipule d’une main de maître le rythme, les mots et les sentiments qui vous étreignent, vous étouffent parfois tant c’est puissant. Elle excelle, tel un métronome, à presser le bouton de vos émotions et je m’entiche d’elle à chacun de ses textes avec une facilité qui me souffle. C’est sans doute un de mes livres favoris d’elle. Il m’a touchée, je ne saurais dire les raisons exactes mais cela tient sûrement à l’histoire de Gabriel, sa libération au côté de celui qu’il aime.

Un roman bouleversant, sans appel qui vous marque durablement.
Promise, Tome 1 Promise, Tome 1
Ally Condie   
Magnifique livre, l'histoire est intrigante et on est tout de suite plongée dans l'univers de Cassia cette jeune fille si troublante par le fait qu'elle est au départ un parfait petit pion et qu'en fin de compte elle se révèle bien plus maligne que d'autre. Les description sont très bien faite et je n'ai eu aucun mal à m'imaginer la ville, plus particulièrement le quartier où elle et ses parents, ainsi que ses amis, vivent. Toutefois je trouve dommage qu'il n'y est pas plus de description de la maison et de l'école.

Une chose est sur : Ce livre ne sera pas gardé par les officiels plus tard...

par Elboise
Prédestinée Prédestinée
Teri Terry   
Un très bon livre, qui n'a jamais été autant d'actualité. J'ai beaucoup aimer la fin et le couple principal, bien qu'il n'ai que peu de scène.
Je le conseille si vous aimez la dystopie.
Je ne connaissait pas la série qui suivait ce livre, mais cela ne m'a pas empêcher de lire ce livre et de tout comprendre.

par Naw-munge
Viens, on s'aime Viens, on s'aime
Morgane Moncomble   
Il a y des lectures pour lesquelles dès les premières lignes, vous savez, que quoiqu’il arrive vous allez l’adorer. Viens, on s’aime est ce genre de lecture. L’un des livres de septembre que j’attendais le plus. Parce que j’avais tellement entendu de bien lors de sa publication sur Wattpad que je ne pouvais qu’avoir envie de faire la rencontre de Loan et Violette.

L’amitié fille-garçon a toujours été un débat. Pourtant, jusqu’à maintenant, Violette et Loan ont démontré à tous que c’était possible. Et puis, Loan est en couple avec Lucie, alors la question ne se pose même pas. Seulement, lorsque Lucie quitte Loan, nos deux meilleurs amis sont plus proches que jamais. Et la rencontre de Violette et Clément ne semble pas plaire à Loan. Surtout lorsque cette dernière demande l’impensable à son meilleur ami…

Comme je le disais plus haut, il y a des romans avec lesquels vous savez pertinemment que vous allez les adorer. Viens, on s’aime m’a de suite séduite en lisant les premières lignes. La rencontre entre nos deux personnages met de suite dans l’ambiance et nous plonge dans cette histoire d’amour/amitié. Pour tout vous dire, j’avais le sourire aux lèvres à peine se sont-ils parlés. Viens, on s’aime fait partit des romans que j’appelle feel-good, parce qu’il mélange humour et mignonitude à la perfection.

[...]

Chronique entière :
http://www.my-bo0ks.com/2017/09/viens-on-s-aime-morgane-moncomble.html

par Carole94P
Lux, Tome 1 : Obsidienne Lux, Tome 1 : Obsidienne
Jennifer L. Armentrout   
Ok. Hum alors comment dire? (Respire Alexiane, respiiiiiiire). Ce livre est volcanique!! je ne trouve pas d'autre mots. Entre l'humour ravageur, les scènes d'actions énormissimes et l'histoire d'amour sauvage je ne vois pas comment on ne pourrait pas aimer ce livre. Le personnage masculin est une vraie enflure (une enflure digne de magazines Hugo Boss) mais on l'adore pour son humour noir et sarcastique. L'héroïne est trop drôle, une vraie geek accro à ses bouquins et à son ordinateur. Ça fait plaisir enfin une héroïne qui nous ressemble!
En bref, je suis totalement sous le charme.
La Meute du Phénix, Tome 1 : Trey Coleman La Meute du Phénix, Tome 1 : Trey Coleman
Suzanne Wright   
Coup de coeur pour ce livre ou les sentiments de nos héros sont très bien développés (Tout les 2 ont un passé chargé mais par rapport a d'autre livres du même genre la façon d'on chacun laisse tomber ses barrières et s'ouvre a l'autre est bien écrite et sans précipitation). L'histoire est bien mené sans pause ni longueur. Et les personnages trouvent chacun leur place dans l'intrigue. Petit plus pour les dialogues vraiment très juste et marrant, j'ai plus d'une foi bien rigoler avec Taryn et la "Mère Grand" de Trey!
Un bonus pour la couverture vraiment belle!

par Minuit
Adopted Love, Tome 1 Adopted Love, Tome 1
Gaïa Alexia   
Grosse déception ! Vraiment. Je n'ai même pu terminer le livre.
A force de voir tous les commentaires positifs et les lecteurs le mettre dans leurs listes Diamant ou Or, j'ai commencé ma lecture... Pour ensuite larrêter à peine qu'un quart du livre ne soit lu !
L'histoire est plutôt captivante mais le vocabulaire et la plume de l'écrivaine gâchent tout. Sérieusement comment apprécier de lire de tels expressions; Garce, lionne, queue, trou du cul, connasse ! Les insultes pleuvent énormément. Les personnages principaux n'ont aucune profondeur et il y a un gros manque de réalisme dans leurs actes !
Bof, il y a des livres comme ça qui ménervent et me dégoûtent... Enfin, chacun ses goûts, hein.

par LahoLoui
Nord et Sud Nord et Sud
Elizabeth Gaskell   
Mon premier roman lu en 2015, que j’ai adoré. Or comme je dis toujours : si une année commence par la lecture d’une pure merveille, alors elle sera très riche en nouvelles découvertes littéraires !
Je pense que je vais aimer la littérature victorienne, car j’en ai déjà eu un avant-goût avec « Nord et Sud », et franchement cela me donne envie de lire George Eliott et Dickens.
J’ai même préféré « Nord et Sud » à « Orgueil et Préjugés » (désolée Jane), car comme celle qui a écrit la préface le dit, Elizabeth Gaskell s’attaque à de vrais problèmes alors que Jane Austen, même si elle décrit la société d’une façon remarquable, ne fait que conter les petits tourments de ces héroïnes ainsi que ceux de leurs proches qui ne travaillent pas.
Moi qui ne m’intéresse pas trop à ce qui concerne les entreprises, là je me suis vue prise d’une véritable passion pour les problèmes financiers de la filature de coton Thornton. Je peux presque dire que ma conscience sociale s’est éveillé en même temps que celle de Margaret . Les débats sont incroyablement passionnants, surtout lorsque John Thornton affirme qu’il faut garder ses distances avec ses employés et n’avoir que des rapports strictement professionnels avec eux, alors que Margaret elle, proclame haut et fort que pour bien travailler il faut connaître ses ouvriers, les voir sous un autre jour. D’ailleurs, c’est elle qui va avoir raison puisque John se rend compte à la fin de son erreur et commence à parler avec ses employés, créer des infrastructures (cantine) pour leur rendre la journée de travail moins insupportable…. Mais d’autres problèmes sont aussi soulevés : la mutinerie avec le frère de Margaret Frederick, les doutes concernant Dieu avec Mr Hale, le danger de la spéculation…Un roman qui met bien en lumière que dans la vie tout n’est pas blanc ou noir : le syndicat peut également être quelque chose de mauvais, dans le sens où il adopte une attitude terrible avec l’ouvrier qui ne veut pas adhérer à ses projets ( cf Boucher).
De plus, le souci médical avec les graves problèmes de santé (qui vont jusqu’à entraîner la mort) résultant de l’absorption des particules de coton qui restent collés dans les poumons est aussi abordé avec la maladie de Bessy.
C’est en cela que le roman est complet et qu’on voit que tout ça n’est pas du survol : tous les problèmes sont étudiés un à un, parfois de manière scientifique mais toujours en finesse.
J’ai adoré le personnage de Margaret, une Elizabeth Bennet en plus obstinée et qui doit faire face avec courage à une situation bien plus difficile. Je pense qu’elle puise son courage dans le fait de voir tous les jours à Milton des gens qui ont une vie bien plus dure que la sienne. Pour le côté romantique aussi elle m’a plu, même si c’est toujours pareil « Mais pourquoi donc suis-je si énervée d’avoir baissé dans l’estime de Mr Thornton ? Mais comment se fait-il que ce qu’il puisse penser de moi me fasse peur ? » C’est un peu un roman d’apprentissage aussi car Margaret voit au fil des pages ses préjugés disparaître, que ce soit concernant Mr Thornton ou le Nord en général. Et cela va plus loin que ça, elle devient l’avocate du Nord dans la famille de sa cousine, et n’éprouve pas autant de plaisir à s’être rendu à Helstone qu’elle aurait pu s’y attendre. Par contre, certains passages m’ont énervée, on a l’impression qu’elle est lunatique avec Mr Thornton et qu’elle ne l’apprécie pas à sa juste valeur dès le début, tout en rajoutant du piquant à l’histoire m’a donné envie de la frapper.
John Thornton. J’ai adoré la façon qu’à Elizabeth Gaskell de traiter le personnage ; elle l’étudie sous toutes les coutures : dans la peau d’un amoureux transi, d’un fils modèle, d’un patron de filature toujours exigeant (d’abord peu aimé mais honnête puis apprécié), d’un élève avide d’apprendre. Je n’ai pas véritablement de préférence. Etant sadique, je reconnaîtrais quand même que je préfère l’amoureux transi, pour les souffrances morales et la torture que ça impliquent  Il incarne à la fois le courage, l’exigence, le sens pratique et la persévérance. Il m’a fait un peu pensé à Octave Mouret dans « Au Bonheur des Dames ». D’habitude, quand on parle de roman d’apprentissage, un seul protagoniste est concerné. Ici, John apprend aussi à être plus tolérant et plus proche de ses ouvriers.
J’ai apprécié le fait que Mrs Gaskell mette en valeur une domestique, Dixon (encore un point pour Elizabeth Gaskell dans son combat contre Jane Austen). En plus, j’ai senti qu’elle a vraiment voulu créer un caractère assez complexe pour ce personnage secondaire.
Bessy. Si un jour une personne faisant partie de l’équipe qui dirige "la collection grands romans points" lit ce commentaire, je le remercierai de bien veiller à ce que la faute récurrente soit corrigée. C’est Bessy par Bettie. Pff n’importe quoi… Bref, j’ai aussi bien aimé ce personnage, qui est courageux à sa manière, qui lutte d’une façon différente des autres. L’amour qu’elle porte à son père Nicholas Higgins (et vice-versa) est vraiment touchant. Bessy arrive à puiser une telle force dans la Bible que j’en suis ébahie : elle est convaincue qu’elle va rejoindre Dieu après sa mort. Parce qu’en plus, elle reste réaliste ; elle ne se ment pas à elle-même, elle sait qu’elle va mourir et le plus tôt sera le mieux. Par contre, elle ne devrait pas le dire devant son père car elle voit que ça lui fait de la peine. Je savais déjà qu’elle allait mourir parce que j’ai vu l’adaptation de la BBC avant de lire ce roman. Du coup, je ne sais pas si c’est le fait de le savoir à l’avance où le fait que le thème de la mort est omniprésent dans ce roman mais je n’ai pas été bouleversée (quand je pense que j’ai réussi à pleurer lorsque Tibby meurt dans « Quatre filles et un jean » oui, oui je sais c’est pathétique et là impossible de verser une seule larme. Honte à moi !)
Nicholas Higgins. Pour moi un des personnages central du roman, même si cela peut paraître bizarre à certains. D’abord, je le considère comme indispensable car ‘est lui qui représente les ouvriers en fait. Mais en même temps, je l’ai également considéré dans son individualité, et j’ai prêté grande attention à ses propos. Le seul petit reproche que je pourrais faire est qu’il est un peu stéréotypé : l’ouvrier bourru au grand cœur. Mais bon, Elizabeth Gaskell ne s’arrête pas là : elle creuse le personnage en profondeur, extirpe de son esprit des réflexions extrêmement intéressantes. En plus, il ne démord pas de ses opinions et est déterminer : il attend quand même Thornton pendant 5 heures pour lui demander s’il accepte de l’embaucher, tout en étant pratiquement certain qu’il va refuser.
Mary. Je la trouve également courageuse et elle a d’autant plus le droit de mériter mon admiration (et ma pitié) du fait que son père préférait sa sœur Bessy.
Boucher. Un personnage qui est parvenu à m’énerver lorsque l’auteur en parle selon le point de vue de Nicholas, et qui a réussi à susciter du chagrin chez moi lorsque Margaret prend sa défense. En fait, tout est une question de point de vue, comme veut sans doute nous montrer l’auteur. Après c’est vrai que le jugement de Nicholas est un peu dur, étant donné les circonstances. D’où le questionnement personnel du lecteur : Qu’aurai-je fait à sa place ? Moi, j’aurais certainement fait comme lui, aveuglée par la haine et le ressentiment : je dois travailler pour nourrir ma nombreuse famille, je suis obligée de faire la grève car sinon tous les ouvriers me mèneront la vie dure, mais on me promet que la grève ne durera pas plus de deux semaines, or elle dure plus d’un mois, je vois mes enfants devenir plus rachitiques de jour en jour et je suis moi-même affamé et pour couronner le tout le patron fait venir des Irlandais pour remettre les machines en route , travailler et être payer à ma place. Difficile de trouver pire comme situation. On ne peut pas lui reprocher son suicide, mais c’est vrai qu’il aurait pu penser à sa femme et à ses enfants et se demander comment ils allaient faire pour vivre sans lui, son travail étant leur source de revenu principal ?
La femme de Boucher est le seul personnage qui m’a agacée prodigieusement. Comment peut-on s’apitoyer sur son sort alors que son mari vient de se suicider et qu’on a une progéniture aussi importante à s’occuper ? Comme le dit la romancière anglaise, elle adopte une attitude animale, survivre à tout prix. Quand elle pleure, que d’atermoiements sur elle-même ! Elle pleure plus pour elle que pour son mari.
Mr Hale. Un personnage attirant dans le sens où il est difficile de comprendre sa réaction à son problème de doutes. Tout au long du roman, je me suis demandée : pourquoi a-t-il fait ça ? Certes il y a la question d’honnêteté envers soi-même et envers l’Eglise mais déraciner sa famille comme ça… Cependant, j’ai éprouvé de l’affection pour lui, et je ne pense pas qu’il soit la cause de la mort de Mrs Hale.
Celle-ci est juste d’une nature peu résistante, ce qui est plus difficile à pardonner que pour la femme de Boucher par exemple, qui connaît une situation 100 fois plus difficile. D’ailleurs, au début un passage m’a horrifiée bien qu’amusée. C’est l’opposition entre les deux sœurs, Mrs Hale et Mrs Shaw : la première a fait un mariage d’amour mais est dégoûtée de ne pas avoir plus d’argent et l’autre, bien qu’heureuse de sa situation financière, envie sa sœur pour s’être mariée par amour. Je ne comprends pas comment quand on fait un choix comme celui-là qui est d’une importance considérable on soit obligé de le regretter après. On ne peut pas avoir et le beurre et l’argent du beurre et ces filles Beresford auraient dû le comprendre depuis belle lurette.
Ce qui m’amène à parler du second personnage faible du roman, Fanny. A croire que dans une famille, il y a forcément un personnage d’une petite nature. Mais Fanny, à la différence de Mrs Hale fait rire notamment lorsqu’elle commence à dire qu’elle était terrifié et qu’elle a cru mourir lorsque les ouvriers étaient en bas de sa porte, quelques minutes après que Margaret est pris tout les risques pour sauver son frère.
Sa mère est d’un autre tempérament ! John a tout hérité d’elle. Tout en étant inflexible, Elizabeth Gaskell lui prête tout de même des sentiments comme la jalousie, lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle n’occupe plus la première place dans le cœur de son fils. Une Lady Catherine plus intelligente et raisonnable, mais on retrouve le même schéma actanciel que dans Orgueil et Préjugés avec une mère sévère et exigeante et une fille toute fragile. Ce qui laisse à penser qu’Elizabeth Gaskell s’est forcément inspirée de J.A.
Je pense qu’il est inutile de parler d’Edith et du capitaine Lennox mais évoquer Henry Lennox serait sans doute une bonne idée, simplement pour faire une comparaison entre « his proposal » comme disent les Anglais et celle de John. Henry éprouve une véritable affection pour Margaret c’est indéniable mais il s’en remet assez facilement. Les deux gentlemen sont meurtris pas le refus de Margaret quoique pour des rasions qui diffèrent : Lennox est blessé dans son amour-propre plus qu’autre chose tandis que Thornton est véritablement meurtri par le fait de avoir que ses sentiments ne sont pas partagés même si il se montre d’abord énervé par le ton hautain de Margaret lorsqu’elle lui répond.
Frederick quant à lui permet simplement de servir l’histoire, avec cette soirée à la gare qui permet de rajouter des péripéties. Il sert aussi à évoquer la Marine, comme dit précédemment.
Les passages qui m’ont le plus marqués sont la mort de Boucher, la grève et les ouvriers aux portes de l’usine, et la déclaration de John à Margaret <3
Le titre Nord et Sud reste merveilleusement bien choisi : opposition entre le Nord et le Sud par les mœurs, les gens, les paysages, la vie mais aussi opposition entre John et Margaret.
Ce livre est magnifique car il raconte la vie, il mêle des existences de personnes aux caractères radicalement différents qui parviennent à s’entendre, un vrai message d’espoir. Il est plein de combats sublimes !
Enfin, merci aux courageux qui ont lu ce pavé en restant concentré et intéressé. J’essaierai de faire un commentaire prochainement sur l’adaptation cinématographique de la BBC (2004). RDV donc sur Cinénode !





par Tara99
Raison et sentiments Raison et sentiments
Jane Austen   
je craignais d'être déçue après avoir lu orgueil et préjugés, mais mes appréhensions n'avaient pas lieu d'être. Un petit bijou où le romantisme est toujours de la partie.
Je n'ai qu'une seule déception : jane austen n'a pas laissé assez de romans derrière elle!!!

par ludivine
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