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Bibliothèque de Puma_394 : Mes envies

Push Push
Annelise Heurtier   
Légère déception pour moi. Je m'explique !

Le résumé nous donne quelques avant-goûts : "devise pour motiver ses élèves, « Persist Until Something Happens »". Une devise ???? Une seule allusion à cela dans le roman...

"mécanismes d'autoprotection que l'on peut ériger lorsqu'on ne veut pas voir une réalité qui fait trop mal" Cette partie concerne les 50 dernières pages du livre..

Donc, de manière générale, c'est un livre très fluide qui se lit super rapidement, rien à dire la dessus ! Je l'ai lu en une aprèm. Mais par contre, selon moi, c'est un plus un roman du styme "tranche de vie".
Sur la couverture du roman papier, il est indiqué clairement que le livre va parler de [spoiler]violences sexuelles dans le milieu sportif[/spoiler] mais sur 280 pages, il y en a des allusions que sur 400-50 d'entre elles. On discute plus de la vie de Tessa que de ce thème si particulier. D'un côté, cela permet une sensibilisation sans choquer, mais selon moi, cela manque cruellement de détails.

Par contre, j'ai réellement apprécié les émotions qui transpiraient de ce roman, la plume est très belle et cela permet de vraiment comprendre ce que vit le personnage principal.

chronique en demi-teinte...
Ne vous fiez pas aux apparences Ne vous fiez pas aux apparences
Tess Sharpe   
Quand deux braqueurs décident d’attaquer la banque d'une petite ville tranquille, ces derniers sont loin de se douter que le braquage en question prendra une tournure pour le moins inattendue… La raison à cela ? Parmi les otages se trouve Nora (et ses amis), la fille d’une escroc de haut vol, au passé pour le moins troublant !
Très vite, Nora décide d’élaborer un plan afin qu’elle et ses amis puissent sortir indemnes de l’établissement. Grâce à une chronologie très précise, mise en avant à chaque début de chapitre, Tess Sharpe permet aux lecteurs de suivre le braquage en temps réel, presque minute par minute. L’auteure nous propose également diverses scènes de flash-back qui nous permettent de mieux comprendre le passé de l’héroïne et ses actions à l’intérieur de la banque.

J’ai globalement passé un très bon moment avec ce livre. L’auteure aborde avec justesse de nombreux thèmes comme l’amitié, l’amour, l'endométriose, les différentes formes de violences (physiques et psychologiques), la reconstruction… D’ailleurs, l’auteure nous précise bien en fin de livre que ce roman évoque avant tout le chemin que doivent parcourir les victimes de maltraitance pour s’en sortir.

Si je ne peux que saluer la plume de l’auteure qui est vraiment très agréable, je regrette néanmoins de ne pas avoir connecté entièrement au roman. Si je n’ai rien à reprocher à celui-ci, je n’ai pas eu ce petit déclic qui me pousse à ouvrir mon livre dès que j’ai un moment de libre. Je pense que cela est probablement dû au fait que je m’attendais davantage à lire un thriller qu’un roman psychologique sur fond de thriller.

Ne vous fiez pas aux apparences reste cependant un très bon roman, très bien écrit. Je ne manquerai pas de regarder son adaptation sur grand écran.
Nous sommes les wildcats Nous sommes les wildcats
Siobhan Vivian   
Jusqu'où ira leur dévouement à l'équipe ?

Les Wildcats, équipe féminine de hockey, sont les stars du lycée de West Essex. Mel, Phoebe, Grace, Luci, Kearson et Ali ont été sélectionnées, et elles feront tout pour être à la hauteur. La tradition veut qu'elles passent toutes ensemble la nuit précédant le premier match, afin de souder l'équipe. Une tradition qui n'appartenait qu'aux filles, jusqu'à cette année... Les Wildcats arriveront-elles à se révolter contre un coach toxique et manipulateur, et à reprendre leur liberté ?

par bebi
Dragons et mécanismes Dragons et mécanismes
Adrien Tomas   
J’avais clairement repérer cette sortie le mois dernier. J’ai déjà lu un roman de cet auteur. J’avais beaucoup aimé sa plume. Et je dois dire que le résumé de celui ci m’avait énormément intrigué. J’avais repérée également Engrenages et sortilèges, que je n’ai pas encore lu mais je compte bien y remédier, dans le même univers que celui ci. J’ai été plus que ravie de pouvoir le lire et d’ailleurs je remercie Babelio ainsi que les éditions Rageot pour l’envoi de ce roman.

Un beau bébé de 640 pages qui n’a même pas tenu deux jours entre mes mains. Vous pouvez donc en conclure que ma lecture fut absolument géniale. Un joli petit coup de coeur que j’ai plus qu’aimé même. C’était tellement bien que je n’ai vraiment pas vu les pages défiler. Je suis même étonnée de voir 640 pages avalée comme ça. La plume d’Adrien est vraiment parfaite. C’est super fluide mais surtout super addictif. Comme je le dis juste avant, ça se lit tellement vite qu’on ne voit pas le temps ni les pages défiler. De plus, il nous propose un univers tellement intéressant et si bien maitrisé. Un univers avec une originalité remarquable, il arrive en plus à intégrer des sujets forts comme par exemple la transidentité. Ce sont des sujets fort dont on ne parle pas assez je trouve. Et l’intégrer dans son roman de cette façon c’est vraiment bien.

Concernant l’intrigue, on va suivre deux personnages, celui de Dague ainsi que celui de Mira. Dague survit en volant et en revendant des informations au plus offrant. Sauf qu’un soir tout bascule lorsqu’en partant en mission il se retrouve confronté à une situation dangereuse. La jeune Mira se trouve en grand danger et Dague vient l’aider et prend sa défense. Mira, une jeune fille qui a fuit son pays suite à un coup d’état a débarqué à Asograde pour monter une équipe et partir en expédition. Elle fuit surtout le tyran, qui a renversé son pays et veut la forcer à l’épouser pour prendre le trône, qui la poursuit. Mira, mécanomage de génie, embarque donc Dague dans son aventure. Elle veut s’enfoncer au coeur de la jungle de Xamorée, territoire inexploré et surtout peuplé de dragons dangereux…

L’intrigue est hyper prenante. On prend le temps de nous poser le cadre, de nous présenter les différents personnages. Mais ce n’est pas pour autant que le roman souffre de longueurs. Au contraire c’est même indispensable selon moi de bien nous poser les bases pour que l’on comprenne tout. Et puis cela permet également que l’histoire ne se précipite pas, ce qui est très plaisant il faut le dire. J’ai adoré évoluer dans cet univers où la science et la mécanique ont une place importante. Même si parfois les explications étaient un peu compliquées à suivre pour moi (la science et tout ce qui s’en suit et moi ça fait deux, je n’y comprend strictement rien), ça n’a en aucun cas gâché ma lecture. J’ai vraiment aimé en découvrir plus sur ce sujet que j’ai trouvé, ici, bien amené, bien traité et vraiment passionnant. Le rythme du roman est, comme tout le reste, vraiment bien manié. On a de l’action quand il faut, des révélations quand il faut, des rebondissements quand il faut. Et même quand il y a des moments « calmes », c’est tout aussi passionnant. Comme je le dis plus haut, il n’y a aucune longueurs.

Côté protagonistes, j’ai vraiment énormément apprécié. Mon préféré reste Dague, dès les premières pages je me suis beaucoup attaché à lui. J’ai beaucoup aimé son caractère, sa façon d’être ou encore sa façon de penser. Il est vraiment attachant et n’a clairement pas eu une vie facile. Concernant Mira, j’ai beaucoup aimé son personnage également. Elle est très intelligente, c’est une mécanomage incroyable, elle a une connaissance incroyable du sujet et fait des miracles d’ailleurs. C’est une jeune fille déterminé à arriver au bout de ce qu’elle veut accomplir, elle est tellement courageuse! J’ai beaucoup aimé la relation entre Dague et Mira, le lien qui se crée entre les deux au fur et à mesure que le roman avance est vraiment agréable. Surtout que ça ne prend pas la tournure à laquelle on s’attend et ça j’ai vraiment trouvé ça génial. Il y a ensuite le dragon Cuthbert, alors c’est vrai que Dague est mon préféré mais alors Cuthbert est également mon personnage préféré. Ce petit dragon est incroyable. J’ai tellement ris à quasiment chacune de ses interventions. Il apporte une vrai bouffée d’air frais au roman. J’ai rarement autant apprécié un dragon que lui. Il est vraiment à mourir de rire. Il va être d’une grande aide pour Dague et Mira d’ailleurs. Même si au début ce n’était pas gagné!

Ce roman est tout bonnement incroyable. Rien que la couverture, parce qu’il faut le souligner, elle est incroyablement magnifique. Rien qu’en la voyant on a envie de se plonger dans la lecture du roman. L’univers ainsi que les personnages que l’auteur nous offre sont incroyable. Ils sont parfaitement bien travailler, tout est bien manié. Il y a des thèmes forts qui sont traités, des sujets dont il faut parler. L’intrigue est elle aussi parfaitement bien exécutée. C’est bien rythmé, on a beaucoup d’action, de rebondissements et j’en passe. La plume est addictive et fluide. Un bon roman qui mêle fantasy à steampunk avec brio. Un beau bébé de 640 pages absolument fascinant.

par enairolf
Rosewood chronicles, Tome 3 : Princesses à Tokyo Rosewood chronicles, Tome 3 : Princesses à Tokyo
Connie Glynn   
Mon avis :
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Comme pour le premier et le second opus, j’ai énormément aimé cette lecture! Retrouver les personnages, l’univers et la plume de l’auteure sont, à chaque fois, un bonheur!
Et puis ces couvertures, on en parle?
Elles sont MA-GNI-FI-QUES !!
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Quel plaisir de retrouver Lottie, Jamie et Ellie. Un trio qui fonctionne du tonnerre, avec des hauts et des bas comme dans toute amitié.
Dans cet opus, direction le Japon. J’ai beaucoup aimé toutes les références à ce pays ainsi que les petits mots par-ci par-là!
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La plume de l’auteure est fluide, moderne et addictive.
Son récit est complètement captivant. L’intrigue est elle, très bien ficelée. À aucun moment, je ne me suis ennuyée.
Les nombreux mystères et rebondissements ainsi que les chapitres plutôt courts rythment le roman.
À chaque chapitre terminé, je voulais connaitre la suite.
C’est un roman qui se lit facilement et rapidement!
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Vous l’aurez sûrement compris, j’ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman!
Je ne peux que vous conseiller de lire cette saga et j’ai hâte de découvrir la suite qui sortira en 2021!
•••
Ma note : 5/5
Normal(e) Normal(e)
Lisa Williamson   
"Normal(e)" ou, en Anglais, "L'art d'être normal.e" est, selon moi, tout bonnement révolutionnaire.

On suit l'histoire de David (ou plutôt [spoiler]Kate[/spoiler] ), une jeune fille transgenre, encore dans le placard si ce n'est au près de ses deux meilleurs amis Felix et Essie, ainsi que celle de Léo, un nouvel arrivant au lycée.

[spoiler]Les deux personnages créent un lien d'amitié autour de leur transidentité. Je trouve extrêmement important, voire nécessaire, de montrer l'importance de l'entourage LGBT+ dans la vie des gens de cette communauté.

En effet, beaucoup de médias ne présentent souvent qu'un seul personnage d'une minorité noyé.e au milieu des cis het blancs génériques. Or, je peux vous le dire, parfois je passe deux semaines sans voire un seul hetero mis à part les membres de ma famille.

La présence de gens "comme nous", de personnes marginales de la société qui rentrent dans des cases dénigrées ou bien dans aucune case du tout, c'est infiniment important. Ca aide au développement, à l'acceptation de soi, à la compréhension, à l'entraide et, on va se le dire, à pouvoir parler de tout ça. Sérieusement, en tant que lesbienne, je vais me sentir beaucoup plus à l'aise de parler de mes crush à un membre de la communauté.

Lisa Williamson l'a bien compris car on voit les effets de cet amitié sur les deux personnages. Léo s'ouvre et considère le fait que la personne qu'il est n'est pas mauvaise et qu'il a la possibilité d'être heureux et accepté malgré tout. Kate (David), elle, prend confiance en elle et finit par faire son coming out à ses parents.[/spoiler]

Outre ce détail, enfin, entendez bien qu'il n'est pas des moindres à mon avis mais tout de même, le principe même du livre est révolutionnaire.

Si la plupart des cis (personne dont le genre assigné à la naissance est celui auquel iel s'identifie) se diront que le contenu LGBT+ envahit les médias, je peux vous dire que ce n'est pas le cas. En effet, il faut bien se rendre compte qu'il y en a plus qu'auparavant. Mais que cela représente-t-il?

Par exemple, imaginons que sur 10 séries télévisées, 3 ont un personnage LGBT+. Chaque série comprend une dizaine de personnages principaux. C'est à dire que sur 100 personnages, il y en a trois pour représenter la communauté LGBT+. C'est-à-dire, les lesbiennes, gays, bi, trans, pan, ace, aro et j'en passe.

C'est tellement... peu.

J'oserais même dire que la littérature représente moins de personnages LGBT+ que les séries télévisées. Il suffit de réfléchir au nombre minuscule de saga dont le héros/l'héroïne est LGBT+. Il y en a encore moins où la sexualité/le genre du personnage n'est pas le centre même de l'histoire.

Le livre 'Normal.e' est révolutionnaire dans le sens où, en plus de parler de ces sujets encore tabou de la société, il offre des personnages qui ne sont pas freinés par cet aspect de leur personnalité.

Certes, Léo souffre de problèmes de colère, mais fondamentalement, sa famille et celle de Kate, si elles sont problématiques, ne le sont pas à cause de l'identité des personnages.

Ca donne un message de bonheur. La transidentité n'est plus représentée comme un drame. On peut être trans et heureux, et avoir des amis, et le soutien de sa famille.

Être LGBT+ n'est pas une mauvaise chose. Certes certains personnages ne le voient pas de la sorte mais ils sont représentés comme les "bad guys", des gens qui n'en valent pas la peine sur tous les plans.

Lisa Williamson ne tait pas la peur, le doute, la misère que l'on peut vivre à cause d'une société trop fermée d'esprit. Elle parle de la peur de se faire destituer, mettre à la porte, du harcèlement scolaire, des psychologues à consulter pour faire sa transition. Mais, réellement, elle montre surtout qu'être trans n'empêche pas les personnages d'être heureux. L'école prend des mesures contre le harcèlement et les personnages sont soutenus.

Donc, oui, selon moi, ce roman est tout simplement révolutionnaire et, seigneur, qu'est-ce que j'en avais besoin!
A copier 100 fois A copier 100 fois
Antoine Dole   
C'est une histoire très poignante qui est arrivée entre mes doigts, et que je ne regrette pas d'avoir empruntée. Une histoire à la fois triste et très belle, qui m'a révoltée et choquée. Car le petit narrateur, 13 ans, qui raconte cette histoire est harcelé par ses camarades à l'école, et ne sait se défendre seul. Mais la violence des jeunes est terrible... Une jeune fille prend sa défense comme elle peut, tandis que les adultes, les professeurs, son père sont tous aux abonnés absents. Pire, l'enfant pense que son père ne l'aime pas et considère qu'il est un looser de ne pas savoir se défendre seul.
Tous les ingrédients sont là pour une bonne histoire. Mais oui, il y a un mais. Je trouve que c'est trop court. Beaucoup trop court! Des développements pourraient être faits, pour rendre la situation encore plus tragique qu'elle n'est, pour nous donner plus de consistance dans les événements. Même si le format court permet de faire passer un message puissant et fort en peu de temps, j'ose dire que j'aurais aimé en avoir plus!

http://mes-reves-eveilles.blogspot.fr/2014/02/a-copier-100-fois.html
Revanche Revanche
Cat Clarke   
http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html

Elle a réussi. Une fois de plus, elle a réussi. Alors qu'à un certain moment je n'y croyais plus trop, Cat Clarke a réussi. Elle a réussi à me faire pleurer devant toute ma famille. Elle a réussi à me faire trembler et à m'arracher le cœur, à me couper le souffle et à me retourner l'estomac, à me faire vivre une aventure tellement intense que c'est comme si je l'avais rêvée. Elle a dépassé toutes mes attentes, alors que nous savons tous qu'elles étaient juste inaccessibles. Mais elle l'a fait. Undone est un coup de cœur. En fait, non. C'est tellement plus que ça. Je suis en train de vivre une véritable gueule de bois livresque. Je ne comprends pas comment les gens autour de moi peuvent continuer à agir normalement alors que mes sentiments viennent juste d'être éclatés, détruits, ravagés. Ce n'est pas normal. Undone m'a bouleversé. Undone m'a dérangé. Undone occupe mon esprit. Undone fait frissonner mes mains. Undone va me hanter. Undone va m'obséder.
Écrire cet avis ne va pas être une partie de plaisir. Loin de là même, je pense. Voyez-vous, je plains sérieusement le prochain livre que je vais lire, parce qu'il ne pourra pas arriver à la cheville de ce roman. Il y a tellement de choses à dire. Tellement de choses à ressentir. Tellement de choses à vivre. Je pense que je ne e dirai jamais assez : Cat Clarke est, en l'espace de quelques mois seulement, devenue ma déesse en tant qu'auteure de Young-Adult. Je ne vous cache pas qu'après avoir lu Confusion et Torn, j'en attendais donc beaucoup venant de Undone. Surtout que les avis sur Goodreads étaient vraiment excellents, et qu'ils promettaient la réception de nombreuses claques. Je m'étais préparé à ça. Et, franchement, je ne pensais pas que Cat Clarke pouvait dépasser les limites déjà parfaites qu'elle s'était imposée avec ses deux précédents ouvrages. Sauf qu'elle l'a fait. Et merveilleusement bien, en plus. Undone m'a dévasté.
Undone c'est, avant tout, l'histoire de Jemima et de Kai. Une histoire d'amitié renversante et émouvante au possible, qui ne laissera personne de marbre. Kai est homosexuel et, malheureusement pour elle, Jem a complètement craquée pour lui depuis leur plus tendre enfance. La situation est assez spéciale et assez amusante quand on y pense, et Jem a appris à faire avec. Tout était parfait, jusqu'au jour où une vidéo de Kai a été mise en ligne. Vidéo dans laquelle on comprend clairement qu'il est gay. Pour Jem, ce n'est pas grand chose. Il va savoir vivre avec. Sauf que les choses ne se passent pas exactement comme ça. Kai se suicide, laissant derrière lui une Jem détruite. Mais il n'a pas vraiment dit son dernier mot. En effet, il a laissé douze lettres, une pour chaque mois de l'année, à Jemima.
Je n'ai pas vraiment l'habitude de développer un peu plus le résumé d'une histoire mais, pour écrire mon avis, je pense que cela est nécessaire. Sinon, vous ne comprendriez pas du tout mon ressenti sur l'héroïne, Jem. Jem est un personnage hors du commun. Mais pas le sens que vous pourriez croire. Elle n'est pas parfaite. Elle n'est pas plus intelligente, plus belle, plus connue ou plus forte que les autres. Elle est hors du commun parce qu'elle est dérangeante. Je ne sais pas vraiment si je me suis réellement attaché à elle. Quoique les larmes que j'ai laissé couler une fois ma lecture terminée me penchent à dire oui. Je vous explique : Jem s'est mise en tête de venger la mort de Kai. Pour elle, les responsables de son suicide ne sont autre que les élèves les plus populaires du lycée. Elle va donc décider de s'introduire dans leur cercle très fermé, pour le détruire de l'intérieur.
Undone nous permet donc de totalement et exclusivement vivre son désir de revanche. Au départ, j'ai eu du mal à la cerner. Puis au bout d'un moment, clac. Je me suis mis à l'adorer. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais un milliard de papillons se sont mis à battre des ailes dans mon ventre. Le truc, c'est que Cat Clarke joue carrément avec la santé mentale de Jem. Et, vous me connaissez, j'ai adoré ça. A des dizaines de reprises je me dis : "Non. Non ce n'est pas possible. Elle n'a pas fait ça. Oh purée si, elle l'a fait.". Et je parlais aussi bien pour Jem que pour l'auteure. Elles nous en font véritablement voir de toutes les couleurs. Jem m'a dérangé. Mais, genre, VRAIMENT dérangé. Le "est-ce-qu'elle-est-folle-ou-quoi-?" dérangé. Je n'arrive même pas décrire mes sentiments vis-à-vis d'elle. Elle à beau débloquer complètement et être prête à toucher la folie du doigt pour venger la mort de Kai, elle n'en reste pas moins touchante et renversante. Mais je ne devrais même pas m'en étonner. Cat Clarke a toujours eu ce pouvoir. Elle sait rendre ses protagonistes réels. Concrets. Cohérents. Humains. Destructeurs. J'ai souffert physiquement pour Jem. Je ne vous parle même pas de mon mental, qui est pratiquement décédé, là tout de suite. Jem est une étoile. Un peu folle et inquiétante, mais personne n'est parfait, non ? Puis sa quête de revanche pour son meilleur ami est magnifique, en un sens. Dangereuse, dérangeante et déchirante, mais magnifique.
Hormis Jem, Kai m'a, lui aussi, énormément convaincu. Il m'a touché comme rarement un personnage l'a fait. L'idée de ses lettres m'a carrément tué. Le retrouver chaque mois était devenu vital, aussi bien pour Jem que pour moi. Il m'a fait rire. D'ailleurs, le roman en général m'a fait rire. Plutôt bizarre. Enfin personnellement, je trouve ça juste magique. Cat Clarke a le don de nous faire sourire alors que l'ambiance de son récit est noire et ensorcelante. C'est juste... Ouaw. Kai m'a fait pleurer. Kai m'a donné envie de vivre. De sourire. De profiter de chaque seconde. Kai m'a tué, au même titre que Jem. Ces deux-là, ainsi que leur amitié inébranlable, ont fait saigner mon cœur et mon âme.
Niveau rebondissements, c'est l'explosion. Bon par contre, j'ai noté un petit bémol. Voyez-vous, je me suis quand même dit au bout d'une centaine de pages que j'en attendais trop, comme dit un peu plus haut. Cat Clarke ne faisait que tâter le terrain et mettre en place les bases de son récit. Je ne dis pas que c'était ennuyant, loin de là, mais j'aurais aimé que tout aille un tout petit plus vite. En même temps, je ne suis absolument pas objectif vu que j'avais mis la barre très haut. Donc bon. Toujours est-il que j'ai eu peur d'être déçu à un moment, et que je comprendrais totalement que certaines personnes trouvent quelques longueurs assommantes. Je le répète, ça n'a pas été mon cas, mais je préfère vous avertir. Mais Cat Clarke se rattrape parfaitement bien avec la suite de son histoire. La preuve, j'ai mis 6/5 à Undone malgré ce minuscule défaut, cela veut tout dire. Les coups de théâtre vont crescendo, et, au fur et à mesure que l'intrigue se développe, c'est comme si l'auteure nous enfonçait des coups de poignard dans l'estomac. On souffre vraiment. J'ai dû poser plusieurs fois le roman pour reprendre mon souffle. Undone, c'est ce genre de livre. Celui qui vous fait transpirer, qui vous pousse à aller voir votre demie sœur à 1h30 du matin dans sa chambre pour lui parler de vos sentiments carrément emmêlés les uns aux autres, qui vous empêche de dormir et vous pousse à réfléchir. Undone, c'est une histoire qui vous fait du mal et qui arrive à vous faire aimer ça. L'overdose nous guette à chaque page, tel un précipice mortel, et on se jette pourtant tête la première à l'eau.
Quand je vous dis qu'il vous pousse à réfléchir, j'entends par-là qu'il vous pousse VRAIMENT à réfléchir. Il y a tellement tellement tellement de messages à déchiffrer. Tellement de symboliques à comprendre. Tellement de choses à creuser et à interpréter. Rien que le fait que Jem puisse s'introduire dans le groupe le plus populaire du lycée laisse à penser : il ne serait donc pas si horrible que ça ? Il ne jugerait donc personne ? Et si ce que l'on pensait de lui était totalement faux ? Bon ok, à l'écrit ça paraît stupide, mais, quand j'y pense, je vous jure que les réflexions sont hyper importantes. Puis même, la revanche de Jem est ultra perturbante. De toute manière, tout est perturbant dans ce livre.
Amitiés, trahisons, mensonges et amours s'entremêlent et s'entrechoquent dans Undone. Je vous jure que la romance présente dans cette histoire m'a bouleversé. A cause de Jem, une fois de plus. Il y a du sexe. Beaucoup de sexe, d'ailleurs. Il y a des instants chargés de passion et d'émotions. Il y a des moments perdus entre beauté et horreur. Puis il y a des heures de lecture enchanteresses et palpitantes, qui ressemblent terriblement à des secondes qui s'engrènent trop vite.
Avec Undone, Cat Clarke va encore plus loin. Encore plus au cœur même des choses : des sentiments, des désirs, et de tous les éléments qui font de nous des êtres imparfaits. Elle a réussi à créer une histoire encore plus intense, plus touchante, plus à fleur de peau que ses précédents récits, chose qui semblait être juste impossible et impensable. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais je n'ai pas pu m'empêcher de répéter les mots "dérangeant", "perturbant" et "obsédant". Mais Undone, c'est ça. Une histoire dérangeante et perturbante, qui ne peut pas s'empêcher de nous obséder. Je reviendrai souvent à ce livre, à ses personnages et à son histoire. J'en suis intimement persuadé.

Suite de ma chronique : http://wandering-world.skyrock.com/3146253302-Undone.html


par Jordan
Cette fille, c'était mon frère Cette fille, c'était mon frère
Julie Anne Peters   
Ce livre est tellement, profondément mauvais. Quand on écrit un livre sur une personne trans, on se doit d'au moins envisager que des adolescents trans vont se jeter dessus, tellement heureux d'être enfin représentés dans un livre ! Et ils se retrouvent avec ça. Avec un livre déjà douloureux à lire au bout de deux chapitres. Pour moi, cette lecture a été une torture. C'est un livre LGBT écrit pour des personnes allosexuelles cisgenre et hétérosexuelles. En tant que personne queer, ce livre a été tellement, tellement douloureux à finir. Mais je voulais le faire. Pour que des gens non-sensibilisés lisent ce commentaire, et, peut-être, comprennent à quel point ce livre peut être offensant.
S'il te plaît, lecteur de ce livre, lis et comprends mes arguments, comprend que ce bouquin peut être problématique.

Est-ce que l'auteure s'est renseignée ? Est-ce que l'auteure a fait lire son bouquin à des personnes transgenres ? J'ai comme un doute. Au bout de deux chapitres, je savais déjà que ça ne ferait qu'empirer.

Luna est genrée au masculin tout le long du livre. Et appelée Liam. Par sa soeur, la seule personne qui la "soutient". Une chose à savoir : une personne trans n'est pas "à la fois Liam et Luna" ou "Luna quand elle s'habille en fille" et elle se doit d'être toujours genrée au féminin si elle se considère comme femme (sauf si on est en public et qu'elle n'est pas encore out, mais tout de même). C'est tellement offensant de voir que l'auteure n'a même pas pris la peine de comprendre ça. J'étais énervée à chaque "il", à chaque "Liam", à chaque "frère" que Regan pensait. Ce n'est pas son frère. Ce n'est pas Liam. C'est sa sœur, Luna. C'est extrêmement irrespectueux de considérer que Luna est "Liam/Luna". Elle aurait dû être genrée au féminin tout le long du livre, et appelée Luna en pensée par Regan. Huh. Tellement douloureux de lire "Il" tout le long du bouquin, pour qualifier une femme.

Ensuite, autre énorme problème : Luna est perçue comme une charge. Si une personne trans lit ce livre, qu'est-ce qu'elle est censée comprendre ? Qu'elle est une charge pour sa famille ? Que la soutenir est difficile, qu'on préférerait qu'elle ne transitionne pas, qu'elle reste dans une vie qu'elle hait, plutôt que de la soutenir dans une transition déjà extrêmement difficile pour elle ? Que, de toute façon, elle pourrit la vie de son entourage en existant ? Qu'il n'y a pas d'espoir pour elle d'être acceptée, et qu'en plus, toute sa famille sera rejetée par sa faute ? A quel moment c'est un bon message à faire passer ? Alors, je sais que l'auteure voulait probablement bien faire. Mais Regan est détestable. Elle incite sa sœur au suicide, elle lui fait comprendre qu'elle l'exaspère, et à chaque pas que Luna fait vers elle-même, Regan freine des quatre fers. Je ne suis pas contre l'idée d'une soeur réticente face au poids de la transition de sa soeur, Luna. Mais elle l'est jusqu'au bout. Elle est violente verbalement. Je trouve que c'est très mal rattrapé sur la fin, tous ces comportements abusifs de Regan envers Luna. Parce que c'est abusif.

En parlant de ça, le sexisme. Sexisme partout. PARTOUT. Le père est sexiste, Bruchac est sexiste, Luna est une image hyper sexiste d'une femme trans - encore que je veuille bien pardonner ça - mais même Regan est sexiste. Elle veut que sa mère soit une bonne femme au foyer, elle dit que le boulot de mère passe avant l'épanouissement personnel. Et cette remarque comme quoi Luna aime tellement les fringues que c'est forcément une fille, c'est quoi sinon du sexisme ? Ce livre est SEXISTE. Et se plaint abondamment du sexisme, mais ça n'empêche pas.

Regan ne soutient pas sa soeur. Oh, on essaye bien de nous faire comprendre que si, mais non. Elle remet la faute de sa vie sociale désastreuse sur Luna. Elle rechigne toujours à faire la moindre chose pour elle. Et Luna est dépeinte comme une égoïste, et Regan pas du tout ? Si, pendant les passages d'auto-apitoiement, pour que l'égoïsme revienne mieux au galop derrière. Ce personnage est détestable. Luna a l'air follement reconnaissante envers elle, mais à sa place, je ne le serai pas. Elle essaye de la dissuader de transitionner, même si c'est ce que Luna désire le plus au monde ! Et puis, elle passe son temps à se plaindre, à fuir, à faire les yeux doux à Chris en ayant secrètement honte de sa sœur, en ne la défendant jamais. Argh. Lire ce genre de réaction en tant que queer, ça fait tellement mal.

Autre point : la différence entre transsexuel et transgenre. Luna n'est pas transsexuelle, désolée. Transsexuel, ça connote les opérations, les changements physiques, etc. Luna est transgenre, ce qui signifie qu'elle ne s'identifie pas au genre qui lui a été assigné à la naissance, mais qu'elle n'a pas effectué de changement physique - on peut chipoter avec les hormones, mais beaucoup de gens préfèrent transgenre de toute façon, puisque transsexuel semble se rapporter à une orientation sexuelle, ce qui n'a rien à voir (on peut être une femme trans lesbienne, par exemple).

Regan associe plusieurs fois la transidentité à la folie. Quelle image positive à voir pour un ado trans lisant ce bouquin. Bonjour, ton identité est à peine valide, je ne te genre pas correctement, et en plus on devrait te mettre une camisole de force. C'est d'une violence incroyable. Ce livre est d'une violence incroyable. Verbale, physique, tout y passe. Tout est violent, pesant, douloureux. Je ne souhaite pas à un jeune trans de lire ce bouquin. Surtout pas.

Il y a une culpabilisation des personnes trans tout le long du livre. En plus, AUCUN signe d'acceptation, de personne. Personne n'accepte Luna. Personne. Même Aly a d'abord une réaction extrêmement violente - mais c'est celle qui réagit le mieux, mieux encore que Regan.

Ce livre est violent. Offensant. Il heurte l'identité des personnes trans. Je ne pense pas qu'il ait été relu par quelqu'un de trans. Auteurs, quand on écrit sur une identité marginalisée, on se renseigne, on essaye de faire au mieux et on se dit qu'on va être lus par des gens qui s'identifient ainsi. C'est pour eux qu'on écrit, à partir de ce moment-là. Pas pour - mal - expliquer aux personnes cisgenres ce que c'est d'être trans. Pas pour faire sentir les personnes trans comme des charges, des poids pour leur famille. Pas pour raconter une histoire de violence, de rejet - même auprès de ceux qui sont prétendument ceux qui acceptent Luna !

Je suis contente que ce livre existe, honnêtement. Qu'on ait traduit un livre avec une adolescente transgenre. Qu'il soit lu. Mais il est mauvais. La représentation est mauvaise, douloureusement mauvaise. Ce livre fait mal. Ce livre n'est pas un bijou, une perle, que sais-je encore. C'est un livre sur la transidentité écrit par une femme cisgenre pour des lecteurs cisgenre. Et moi, ce livre m'a blessée. Voilà. A force de vouloir faire un truc dur et émouvant, pour moi, elle n'a réussi qu'à écrire un livre transphobe. Ce roman est transphobe et sexiste. D'un bout à l'autre. Je suis contente que ce roman porte aux oreilles des gens peu sensibilisés une expérience. Mais pitié, lecteur trans, lecteur queer, lecteur sympathisant LGBT+ qui s'y connait un peu, ne t'engage pas là-dedans. Tu ne vas pas trouver une perle. Tu vas te faire terriblement mal.

par Rid-kaat
La mécanique du diable La mécanique du diable
Philip Pullman   
Je n'ai pas du tout apprécié, en plus je l'ai lu en cours, ce qui n'aide pas.

par alzira

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