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Bibliothèque de Secret007 : Mes envies

Appuyez sur étoile Appuyez sur étoile
Sabrina Bensalah   
Les romans de cette maison d’édition me laissent chaque fois une impression particulière, tenace. Aux premiers abords, ils sont simples, leur format est court, mais il s’avère qu’ils renferment une justesse et une richesse assez incroyables. Je savais avant même de commencer Appuyez sur étoile qu’il s’agirait d’un récit singulier qui allait, d’une manière ou d’une autre, me toucher en plein cœur.

Avril, 19 ans, vit dans une petite ville tranquille et travaille comme coiffeuse à domicile. Mais son grand rêve, c’est de percer dans le milieu de la coiffure. Pour ça, elle est prête à tout essayer. À côté de ça, c’est un plaisir pour elle de s’occuper de sa fidèle clientèle : des petites mamies parfois dures de la feuille, mais toujours attachantes.

Nous suivons également Tarik, son meilleur ami, qui aimerait par-dessus tout ouvrir le premier kebab étoilé ; le père d’Avril qui s’extirpe péniblement d’un divorce qui l’a laissé morcelé ; et puis Mémé… Mémé, la grand-mère d’Avril, qui apprend subitement que sa garce de tumeur au cerveau est revenue. C’est toute la vie d’Avril qui s’en trouve chamboulée. La jeune fille décide alors de lui offrir un au revoir digne de ce nom, elle qui rêve de voir les étoiles.

Lire Appuyez sur étoile m’a donné l’impression de me retrouver en pleine mer et d’être ballotée par les remous des vagues – parfois violents, parfois berçants. On se laisse porter par le courant, subissant de temps à autre les remous terrifiants de l’existence : la maladie, la peur, le sentiment de perte. La vie, tout simplement.

Car c’est ce que Sabrina Bensalah nous présente : une ode à la vie. Sa plume dégage une telle humanité et une telle simplicité qu'on se laisse tout simplement entraîner par l'authenticité de ces tranches de vie. Le temps de quelques saisons, Sabrina Bensalah célèbre la vie et l'amour. L'insouciance et le deuil. L'espoir et le déclin. Les petites joies et la fatalité se mêlent pour créer une histoire qui retrace ce à quoi nous serons tous confrontés un jour.

Les personnages sont simples et imparfaits. Des monsieur et madame tout le monde à travers lesquels on se retrouvera forcément. D’abord Avril et Tarik, deux amis de longue date, différents, mais pétris de rêves et d'aspirations. J’ai aimé leur relation sans chichis et belle dans sa sobriété.

Je suis tombée sous le charme de Mémé. Une grand-mère adorable, gentiment confuse, qui adore radoter et raconter des histoires déjà entendues mille fois. Une Avril qui l'aime profondément et qui s'investit dans la vie des autres d'une remarquable manière, sans jamais forcer les choses. Un Tarik amusant et rêveur, aussi fort qu'un chêne sous lequel on pourrait se reposer. Un père aussi fiable qu'un roc qui cache pourtant des blessures béantes. Une brochette de personnages qui n'ont rien de super-héros, et qui pourtant, laissent inévitablement leur trace.

La plume et une petite merveille, avec un style unique sans en avoir l'air. Un soupçon de poésie, un lyrisme qui n'appartient qu'à Sabrina Bensalah et le tour est joué. Et je ne peux décemment pas terminer cette chronique sans partager avec vous un petit bout de son travail :

C'est votre visage qui m'intéresse et vos cheveux surtout. Un visage marqué, c'est bien plus qu'une question de beauté. Chaque ride est une ligne de vie. Vous voyez celle qui court le long de vos yeux ? C'est un sillon creusé par une larme de joie quand votre fils est né. Et celle-ci, cette ride un peu plus longue tout près de votre bouche ? C'est votre appétit de vivre.

En résumé, plus qu'une hymne à la vie, Appuyez sur étoile est aussi une hymne à l'amour. Un récit profondément humain et intergénérationnel qui se fait tour à tour drôle et émouvant, triste et amusant. Un parfait équilibre pour un roman qui nous laisse sur une dernière note douce amère.

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/jeunesse---young-adult/appuyez-sur-etoile-sabrina-bensalah
Le ciel est partout Le ciel est partout
Jandy Nelson   
Il est trop bien ce livre! Moi j'ai adoré! A un moment j'étais meme a deux doigts de pleurer! En plus l'histoire d'amour est m.a.g.n.i.f.i.q.u.e. Je le conseille a tout le monde!!!

par MissAnne
Hippocrate aux enfers Hippocrate aux enfers
Michel Cymes   
Un livre très intéressant qui peu répondre à certaines questions qu'on peut se poser sur cette époque là et sur les conséquences que les expériences ont eu sur la médecine d'aujourd'hui. Le ton est juste et les notions de médecine accessible à des non avertie.

par aciantar
Le Livre des Baltimore Le Livre des Baltimore
Joël Dicker   
Je viens de le terminer - J'avais du mal à lire après ces terribles attentats du 13-11-2015 .... mon esprit était en deuil !
J'ai adoré ce livre, j'ai adoré vivre avec ces Goldman, j'ai adoré vivre leurs vies et leurs drames ! Mais j'adore surtout l'originalité de l'écriture de Joël Dickers. Il a vraiment une façon bien à lui de vous intégrer parmi les personnages de ses romans et de vous entraîner dans cette famille ! Merci Monsieur Dickers pour cette belle parenthèse ... dans ma vie !

par Jane33
La Disparition de Stephanie Mailer La Disparition de Stephanie Mailer
Joël Dicker   
Je n’ai pas réussi à apprécier l’histoire. Je trouvais l’enquête ennuyante et très longue. Il y a aussi les sauts dans le temps qui m’empêchait par moment d’être concentré sur l’histoire. Le nombre important de personnages a également posé problème par moment. Plusieurs personnages n’étaient pas liés à l’enquête et même si je les trouvais intéressant, leur présence n’aidait pas à favoriser l’enquête. C’est dommage car je considère que Joël Dicker est un bon auteur qui possède une belle plume et de bonnes idées, mais son nouveau roman n’est pas parvenue à me captiver comme un de ses précédents romans « la vérité sur l’affaire Harry Quebert »

par Enrika
L'Énigme de la chambre 622 L'Énigme de la chambre 622
Joël Dicker   
L'énigme de la chambre 622.
Une lecture des plus addictive, un suspens permanent et une intrigue passionnante.
Des personnes hautes en couleur, un vrai délice !
Je suis vraiment une grande Fan de Joël Dicker, que je trouve être un auteur talentueux.
Je suis encore imprégnée de ce livre, j'étais vraiment dans l'attente permanente du dénouement qui fut, le temps de quelques pages : 569 tout de même ;-), un plaisir parfait...
Mon second préféré de cet auteur gros coup de cœur ❤️ 2020
Wonder Wonder
R.J. Palacio   
http://wandering-world.skyrock.com/3127404127-Wonder.html

Ouaw. Ouaw. Ouaw ouaw ouaw. On a tous déjà lu un roman qui nous a bouleversé et ému au possible. Qui nous a renversé et nous a coupé le souffle. Qui a changé notre perception du monde. Et qui nous a ouvert les yeux. Wonder fait partie de ces ouvrages. Je ressors de ma lecture totalement déboussolé et plein d'étoiles dans les yeux. Ce livre, c'est une pépite. Un cocktail d'émotions intenses et puissantes, qui restera certainement longuement gravé dans ma mémoire. Ouaw. J'en arrive même au point où je regrette réellement d'avoir déjà refermer le livre, parce que je prends peu à peu conscience que j'ai quitté August et sa famille. Wonder est une vraie baffe. Et, étrangement, c'est une baffe qui fait du bien.
En fait, plus j'avance dans mon avis, et plus je réalise à quel point je me suis attaché à Auggie. Purée, ça faisait vraiment très longtemps que je n'avais pas noué un lien aussi fort avec un personnage fait d'encre et de papier. Et, je dois bien le reconnaître, ça m'avait manqué. August est... indescriptible. Né avec plusieurs malformations faciales et ayant subi vingt-sept opérations, c'est un jeune garçon très différent des enfants "normaux". Dès le départ, j'ai su que l'histoire allait me plaire. Rares sont les romans qui abordent des thèmes aussi sensibles que les handicapes et le regard des autres. Et, avec August, nous en voyons vraiment de toutes les couleurs. J'ai ri. Beaucoup, d'ailleurs. Il y a de nombreuses blagues qui vous attendent dans ce récit, ainsi qu'une pointe d'auto-dérision et d'ironie qui m'a beaucoup plu. Les échanges entre August et son père sont à pleurer de rire, et ils m'ont procuré énormément de plaisir. J'ai eu les larmes aux yeux. Souvent. Très souvent, même. Voyez-vous, Wonder nous fait vivre l'ascenseur émotionnel. On passe du rire aux larmes en quelques chapitres. On s'attache tellement à tous les protagonistes qu'il est juste impossible de ne pas vibrer, pleurer, rire, détester telle ou telle personne, être heureux ou totalement démunis avec eux. L'auteure a su offrir une telle humanité à tous les personnages que j'en suis encore scotché. Mais August est définitivement le protagoniste le plus touchant et le plus passionnant du roman. Haaaa, qu'est-ce que je l'aime ce "Auggie Doggie".
Le truc, voyez-vous, c'est que l'on comprend véritablement toutes ( mais vraiment TOUTES ) les personnes qui peuplent le récit. La famille d'August, leurs réactions, celles de ses amis et celles de ses ennemis. R.J. Palacio a réussi à tenir ce pari complètement dingue de décrire toute une palette d'émotions ultra sensibles à faire partager. En effet, le handicape bouleversant d'August ne laisse personne insensible. Dégoût, peur, pitié, amitié, nous voyageons au cœur de sentiments profonds et authentiques. Pendant toute ma lecture, je n'ai pas cessé de me demander comment je réagirais si je rencontrais August. Du coup, j'ai bien compris que toutes les émotions se valaient, et qu'on ne pouvait que comprendre les ressentis de tous les héros. L'auteure a su retranscrire à merveille l'horreur que vivent les personnes comme Auggie jour après jour, et je dois bien avouer que ma perception à ce sujet a énormément été modifiée. Surtout que nous ne découvrons réellement August qu'à la 120ème page, au moment où sa sœur, Via, nous le décrit. Avant, on s'imagine un peu comment il pourrait être, mais rien ne nous prépare à ce que l'on découvre. Sincèrement, je ressens encore un énorme pincement au cœur pour ce garçon tellement attendrissant et si adorable.
En parlant de sa sœur, d'ailleurs, je l'ai également adoré. Olivia est aussi extraordinaire que son petit-frère. Vivre avec une personne handicapée n'est pas facile, et on le comprend encore mieux grâce à ce merveilleux récit. Via éprouve de nombreuses choses, et, même si on sait pertinemment qu'elle aime August par-dessus tout, on la comprend sans aucune peine lorsqu'elle veut cacher son identité et sa maladie à son lycée, ou qu'elle déteste ses parents pour ne pas lui prêter assez d'attention. On comprend. On comprend, vraiment. Il y a une telle empathie qui se met en place avec tous les personnages que je suis certain qu'ils vont mettre énormément de temps à quitter mon esprit. On comprend également les parents d'August, leurs peines, leurs peurs, leurs envies. C'est renversant. Ouaw. Ouaw, ouaw, ouaw.
Wonder nous livre également de belles leçons de vie, et est une véritable ode à l'amour et à l'espoir. Même si Auggie va devoir faire face à de nombreux détracteurs et à des critiques acérées, sa famille et ses amis sont toujours là. L'amour est un thème récurrent dans ce livre. L'amour le plus pur du monde. L'amour le plus brillant et lumineux qui puisse exister. J'ai été époustouflé par les relations qu'entretiennent tous les membres de la famille de Auggie, ainsi que les liens qu'a tissé celui-ci avec ses camarades de classe. Il n'y a rien de plus fort que l'amour. Nous le comprenons grâce à August. On saisit également qu'il faut profiter de chaque instant, et que la vie vaut réellement la peine d'être vécue. Et qu'il faut, bien sûr, changer son point de vue et ses convictions sur les personnages malades ou handicapées. Sincèrement, Wonder m'a transformé. M'a changé. A modifier mes préjugés et mes idées pré-conçues. Et si, habituellement, je déteste le changement, il est, cette fois-ci, extrêmement bienvenu. Merci madame Palacio pour ce tremblement de terre sentimental.
Concernant l'écriture de l'auteure, elle colle merveilleusement bien au récit. A la fois enfantine mais pas trop, complètement maîtrisée et ultra poignante, aucun mot ne vous laissera indifférent(e). Chaque phrase est choisie à la perfection et colle magnifiquement bien aux thèmes abordés dans le roman. Il y a de nombreuses expressions "coup de poing" parsemées dans l'intrigue qui nous poussent à avancer encore et encore dans celle-ci, parce qu'on devient littéralement accros à toutes les palpitations que nous fait ressentir Wonder. De plus, les chapitres sont très très courts, et nous avons le droit à de nombreux points de vue qui rythment l'histoire avec brio. On ne s'ennuie jamais, et on ne veut absolument pas quitter August avant d'avoir lu le dernier mot de son aventure. La preuve, j'ai achevé Wonder en une journée.
En résumé, Wonder est une lecture indispensable, puissante et intense, à ne louper sous aucun prétexte. Nous rencontrons un héros terriblement attachant, qui me manque déjà atrocement. Son histoire est frappante et déchirante, et elle s'abat sur nous tel un tsunami gorgé d'espoir, de lumière et de douceur. Nos perspectives sont brisées et démolies, et on referme Wonder avec le sentiment d'avoir été dévasté. Et c'est magnifique. August est véritablement un être humain en or, qui nous permet de revoir nos positions sur les handicapés et les malades, ainsi que sur ce que NOUS leur faisons en les jugeant, en les critiquant ou en les évitant. Une déclaration d'amour dévastatrice à l'espoir et à l'amitié, aux luttes que certains et certaines mènent tous les jours pour survivre et exister, et un roman saisissant et brillant, qui devraient se retrouver entres les mains d'absolument tout le monde.

par Jordan
Phobos, Tome 1 : Les Éphémères Phobos, Tome 1 : Les Éphémères
Victor Dixen   
PHOBOS fait parti de ces livres que vous commencez doucement en vous disant "ouais pas mal ...", et puis au fil des pages vous ne pouvez plus le poser, ça devient addictif, vous tournez les pages plus vite, votre impatience grandit pour arriver à la dernière ligne en vous disant "c'est déjà fini !".
Nous avons là une lecture qui vous renvoie dans l'univers de la télé-réalité et de la fiction. Mais pas que ! Ce n'est pas aussi simple qu'il n'y parait car derrière la recherche du grand amour et d'une nouvelle vie sur Mars, se cache des enjeux politiques et financiers.

En ce qui me concerne, avec PHOBOS je découvre la plume de Victor Dixen et c'est une belle découverte ! C'est clair, c'est précis, c'est riche, c'est détaillé mais sans être redondant, c'est recherché et c'est instructif.
C'est tellement juste et bien écrit que lorsque l'action se déroule dans le Cupido, on s'imagine parfaitement avec les candidats. Tout comme on se voit posé devant notre poste de télé en train de regarder la chaîne Genesis, comme on le ferait pour n'importe quelle émission de télé-réalité ! C'est totalement prenant et déroutant.
Très vite on découvre les dessous et le but de ce programme, mais notre impuissance à venir en aide aux douze candidats nous oppresse, nous stresse, et peu importe qu'on nous dévoile tout, on a quand même la curiosité de voir comment les candidats vont le découvrir et comment ils vont gérer cette nouvelle et cette situation.

La narration peut être déconcertante car nous suivons plusieurs personnages et/ où situations. Mais tout ceci est bien amené et à chaque fois on attend avec impatience de découvrir l'évolution de chacun. Que ce soit le point de vue de Léonor quand nous sommes dans Cupido, qui nous permet de suivre l'évolution des filles. Où que ce soit l'émission H24, qui nous permet de suivre les speed-dating et les aventures des candidats. Où encore Serena, la Directrice de production, et William, le fils de l'un des instructeurs. Tous ont de l'importance !
En résumé, ce Young Adult français fait parti des surprises et des belles découvertes. On peut dire sans risque qu'il n'a rien à envier à ses homologues étrangers.

par coco69
Surface Surface
Olivier Norek   
Étrange, ce dernier roman de Norek.

Contrairement à son avant-dernier roman, pas de faits de société avec des migrants ou autres et pas non plus d’enquête sur fond de magouilles politiques ou autres.

Un whodunit dans sa plus simple expression : QUI a enlevé et tué trois enfants il y 25 ans ? Un whodunit cold case ? Envoyez la musique, comme dans la série.

Oui mais attends, là, il y a un problème, non ? C’est Olivier Norek qui est à la barre, pas Tartempion ou tout autre auteur spécialisé dans le whodunit ! Donc, il y a anguille sous roche…

Mon cher Olivier, je n’irai pas par quatre chemins : tu as osé défigurer une femme ! Nous avions déjà un contentieux chat, un contentieux enfant de migrant dans un canot et maintenant, tu rajoutes une étable avec des animaux en feu, en plus de la femme défigurée ! Là, ta facture va être plus que salée. T’as des couilles, mec !

Oui, il a des couilles, cet auteur, parce que, une fois de plus, il prend un virage à 180° et reprend une autre direction, remettant tout sur la table pour autopsie, ne se contentant pas de continuer dans la même veine, celle qui lui réussissait si bien. Faut oser, faut y arriver aussi…

On parle du beau Norek alors oui, pour sûr, ce sagouin y est arrivé ! Il est arrivé tout de même à glisser quelques problèmes sociétaux et pas rien que le côté esprit de clocher des petits villages, le tout en nous proposant un dépaysement total et des personnages forts, travaillés, humains, des flics avec qui on aurait envie de bosser.

Sans parler de l’humour, toujours présent et de sa manie d’enterrer des collègues auteurs, ou de tuer un certain Lebel… mdr

De plus, avec Norek, jusqu’au bout on peut avoir des surprises, comme avec le fameux bonbon Kiss Cool et son terrible double effet, celui qui te coupe la chique et qui te donne une fois de plus l’envie folle de le poursuivre pour taper dessus.

Une réussite, une fois de plus, un roman différent des autres, aux antipodes de tout ce que je pouvais penser. Un roman difficile à lâcher, un roman avec des émotions, avec de la reconstruction, de la confiance perdue que l’on doit retrouver, une équipe qu’il faut coacher alors qu’on est face à des flics qui n’ont pas l’habitude de ce genre d’affaire.

Ce roman devrait porter un bandeau-titre rouge où l’on noterait "Attention, hautement addictif, n’oubliez pas de manger, bouger, vous hydrater pendant la lecture" afin de mettre en garde les futurs lecteurs car on a du mal à le lâcher.
Erectus Erectus
Xavier Müller   
Je publie des chroniques littéraires sur lavisqteam.fr et celle de ce roman est présente au lien suivant : http://www.lavisqteam.fr/?p=40924
J'ai mis la note de : 11/20

Mon avis : Erectus est un livre qui annonce du lourd, de l’intrigue prenante et scientifique, dans une société qui est la nôtre et imaginant des faits qui pourraient nous arriver et mettre à mal notre monde tel que nous le connaissons. Le problème qui est lancé est clairement effrayant et étonnant : et si l’évolution pouvait régresser ? Et si chaque être vivant pouvait redevenir ce qu’il était il y a des milliers, voire des millions d’années ? Et si nous devenions nos propres ancêtres ? Le thème est clairement palpitant et captivant, surtout lorsque l’on sait que la science pousse actuellement ces sujets et commence à élaborer des conjectures fascinantes.

Malgré ce thème et cette intrigue assez puissante et prometteuse, le roman laisse une sensation amère après sa lecture. La résolution du problème n’est clairement pas intéressante ni terminée. On a l’impression que l’auteur laisse plusieurs sujets en suspend pour peut-être écrire une suite. Et celle-ci n’apparaît pas vraiment comme un roman que l’on attendra avec impatience.

Les dernières pages déçoivent clairement et apparaissent même comme bâclées, comme si l’écrivain n’avait pas réfléchi à une solution réellement fiable et efficace, ou à une solution tout court. Les derniers mots étonnent quelque peu, tout de même, mais sans enlever toute ces sensations négatives. Le problème de la régression est toujours présent au final, et la survie de la population est clairement en péril. On reste sur notre faim.

De plus, la part scientifique de ce roman est plutôt réduite et c’est ce qui est vraiment dommage. Même si plusieurs dialogues et personnages nous permettent d’en savoir plus sur nos ancêtres et certains âges historiques passés, la plus grosse part du roman est donnée à la politique et à la violence, ce qui n’emballe pas beaucoup. Cette solution de facilité n’apporte rien au roman, si ce n’est du sang pour les amateurs et des dialogues concentrés sur le pouvoir et l’argent qui n’aboutissent à rien d’autre qu’à des conflits armés supplémentaires sans attrait.

Les premiers chapitres sont vraiment géniaux dans la découverte du phénomène et la mise en place des stratégies pour contrer ce qui arrive. On suit par exemple plusieurs personnes dans un laboratoire et ce milieu captivant regorge d’énigmes et de pièges en tout genre. Cependant, ce souffle s’estompe vite pour tomber dans de la banalité et de la mollesse, laissant la part belle à des personnages peu attrayants. On perd cette énergie séduisante des débuts pour suivre une histoire qui n’a plus rien d’étonnant ou de fascinant.

Une histoire d’amour est aussi amenée et bien menée, pour le coup, tout en subtilité et tendresse. On s’attache facilement à la jeune femme scientifique qui sort du lot, d’abord par ses idées puis par sa grandeur d’âme, ce qui est un fait rare et à noter. L’héroïne du roman, incontestablement, mène un combat intérieur qui est intéressant à suivre et ses postulats en sciences sont intrigants.

Même siErectus pointe ainsi les plus gros problèmes de notre société, il n’en est pas moins gênant que ces considérations ne fassent rien avancer. On a la sensation de stagner au niveau politique et économique, ce qui reflèterait peut-être notre propre situation mais qui n’a rien de passionnant à la lecture. En effet, l’auteur dénonce mais s’arrête ici, comme si c’était le rôle du lecteur de résoudre cette crise et de réfléchir à ces tenants et aboutissants.

L’appropriation de l’Internet est bien mise en page dans ce roman. L’auteur marque ici un point en nous faisant comprendre que les communautés du net prennent de plus en plus d’importance et que leur avis est à prendre en compte.

L’afflux de personnages est étrangement mis en place. Le nombre de personnages n’est pas en soi un problème mais la façon de faire choisie apporte un rythme peu commun et crée même de la frustration. Effectivement, les scientifiques que nous suivons de près au début, par exemple, sont quasi complètement oubliés dans les autres trois-quarts du roman. D’autres personnages détaillés ne font leur entrée que pour quelques pages et on ne les revoit plus ensuite alors qu’ils semblaient avoir du potentiel. Le fait qu’il y ait beaucoup de personnes ne permet pas de s’attacher à tous. Anna Meunier reste clairement celle qui marque le plus dans ce roman et ce n’est en fait pas plus mal étant donné ses antécédents, sa personnalité, sa valeur et ses idées.

Erectus est un livre qui n’est pas saisissable par tout le monde et qui ne plaira pas à ceux s’attendant à une vraie enquête scientifique. Certains passages sont inutiles, simplement présents pour montrer de la violence à l’état pur, quand d’autres chapitres mériteraient plus de détails et de réflexion. C’est un parti pris risqué et qui partagera.

par Lildrille

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