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Bibliothèque de Sophie-573 : Ma PAL(pile à lire)

Black Wings, Tome 2 : Black Night Black Wings, Tome 2 : Black Night
Christina Henry   
Un mois a passé depuis que la vie de Madeline Black a été totalement bouleversée. La jeune agente tente de reprendre le cours normal de son existence, et elle y arrive à peu près sauf que maintenant quoiqu'elle fasse, elle a un garde du corps collée à ses basques... Bon elle ne s'en plaint pas trop parce qu'il faut avouer que Gabriel est super craquant, mais leur relation est disons, plutôt compliquée... De plus, la révélation de sa lignée ne s'est pas faite attendre et elle faut qu'elle s'attende à devoir gérer les jalousies ainsi que les ennemis de son père ET ceux de son grand père... Mais pour le moment ce n'est pas cela qui intrigue le plus Maddy. Suite à une macabre découverte, Gabriel a disparu. Est ce lié ? Puis c'est au tour de Beezle, sa gargouille, de disparaître... Et au même moment, elle se voit confier une mission diplomatique par son grand père, de la plus haute importance...Pourquoi faut il que tout arrive toujours en même temps ! Maddy va devoir créer des alliances pour, d'une part éviter de faire trop de bourdes, et surtout sauver ceux qu'elle aime... et elle par la même occasion !

J'ai beaucoup aimé Black Wings, le premier tome de cette série. Grace à lui, j'ai pu découvrir un univers original et la plume énergique et drôle de Christina Henry. Mais quelques petits points m'avaient chiffonné au cours de ma lecture et j'avais hâte d'avoir la suite entre les mains pour voir quelles directions allaient prendre l'histoire. Nous retrouvons donc Maddy un mois environ après la fin de l'opus précédent. Elle n'est plus vraiment la même femme depuis son combat qui a failli lui être fatal, mais elle essaie de reprendre le cours normal de son existence... Enfin normal... Certaines choses ont changé depuis qu'elle a fait connaissance de la partie cachée de sa famille... Déjà, elle ne peut plus rester seule. Beezle sa gargouille n'est plus son unique compagnie. Gabriel, son charmant locataire a été désigné comme garde du corps personnel, et ce n'est pas chose aisé d'avoir cet homme si attirant sous la main et de ne pas pouvoir le toucher. Ensuite, elle s'est retrouvée fiancée à Nathaniel, un ange... qu'elle déteste. Et cerise sur la gâteau, sa vie est sans cesse en danger (d'où l'importance du garde du corps ?) Mais Maddy campe sur ses positions et veut continuer à endosser son rôle d'Agente de la Mort... C'est d'ailleurs en effectuant une mission qu'elle va découvrir un corps, atrocement mutilé, qui n'était pas sur sa liste donc un décès qui n'était pas prévu... étrange ! De plus après avoir examiner la scène de crime et fait des rencontres surprenantes, elle constate la disparition de Gabriel ...Et ça ce n'est pas normal ! Quand tard c'est Beezle qui disparaît, Maddy doit se rendre à l'évidence, quelque chose ne tourne vraiment pas rond ! Et les ennuis n'arrivant jamais seuls, elle se voit confier une mission par son grand père en personne : elle doit le représenter à la cours des Faes, et elle doit être accompagnée de son odieux fiancé ! Elle va devoir établir ses priorités : retrouver Beezle et Gabriel, éviter l'incident diplomatique et surtout rester vivante ! J'étais pressée de commencer ma lecture car j'avais vraiment apprécié l'univers ébauché dans le premier tome de la série. Même si je l'ai lu il n'y a pas très longtemps, je dois avouer que j'ai été perdue pendant les premiers chapitres. Effectivement j'avais oublié certains faits qui se sont déroulés à la fin du tome précédent et même si l'autrice fait un rappel général pour nous rafraîchir la mémoire, certaines choses sont passées sous silence et malheureusement je n'ai pas réussi à me les remémorer, mais bon ce n'est pas vraiment gênant car nous comprenons les grandes lignes. Dans la première partie du roman, j'ai retrouvé les petits points qui m'avaient contrariés dans le volet précédent : beaucoup d'informations un peu fouillies qui alourdissent le texte ...et puis d'un coup, l'histoire s'envole ! Et à partir de là je n'ai pas réussit à lâcher ma lecture ! J'ai aimé que Christina Henry agrandisse son univers, qu'elle fasse sortir Madeline de Chicago, et qu'elle fasse entrer dans l'entourage de la jeune femme d'autres créatures surnaturelles. L'autrice tisse une toile complexe mais très intéressante entre ses personnages, les événements s’enchaînent, parfois un peu trop vite, mais l'action est au rendez vous, nous entraîne dans le tourbillon de la vie de Maddy et nous incite à tourner les pages sans discontinuer.

Madeline est un phénomène ! Il faut dire qu'elle a de qui tenir ! Elle a un caractère fort, elle est indépendante car elle se gère seule depuis longtemps... Elle n'apprécie pas l’ingérence de son père dans sa vie et elle le fait savoir ! Mais son impétuosité peut être gênante car régulièrement on a l'impression qu'elle ne réfléchit pas avant de parler. Alors certes elle est franche et directe mais à l'age qu'elle a, elle devrait être capable d'analyser les situations au lieu de mettre les pieds dans le plats et de tenter de sen sortir après... Mais j'avoue que souvent ses réflexions me font bien rire ? J'ai aimé qu'elle commence à découvrir ses nouveaux pouvoirs et qu'elle prenne un peu confiance en elle.

Nous retrouvons une partie des personnages que nous avions rencontré dans le tome précédent. Il y a bien entendu Beezle, la gargouille gloutonne, ronchonne et drôle; Gabriel qui n'est pas très présent physiquement mais qui a une place importante dans la vie de la jeune femme, son comportement est bizarre ; Nathaniel, lui est bien plus présent et je n'arrive pas vraiment à me faire un avis sur lui, je suis mitigée entre la peine et l'exaspération .... j'attend de voir la suite ; J.B le patron Agent de Maddy va être très impliqué dans ce tome et j'aurais aimé en savoir un peu plus sur lui, son attitude ambiguë a titillé ma curiosité... Nous rencontrons de nouveaux personnages qui, je l’espère, vont revenir car ils ont rajouté un petit quelque chose à l'intrigue...

Ce second tome est pour moi, un cran au dessus du premier. L'action est présente et nous captive, les personnages se dévoilent ... On passe un excellent moment... Les révélations de la fin ont réveillé la bête curieuse qui sommeille en moi... J'ai hâte la suite ?

par BeaMars
Black Wings, Tome 3 : Black Howl Black Wings, Tome 3 : Black Howl
Christina Henry   
http://www.virtuellementvotre.fr/2019/07/black-wings-3-black-howl-christina-henry/

Troisième opus de la saga Black Wings, « Black Howl » est le tome qui me réconcilie enfin avec Madeline Black et qui me permet de m’attacher à cette héroïne au caractère volcanique.

De par mes deux précédentes expériences de la série, j’avais un peu peur de voir les choses se répéter et de ne pas éprouver de plaisir à suivre les aventures de l’agente de la mort. C’est donc un vrai soulagement pour moi que de n’avoir pas vu passer le temps et de me réjouir autant de ma lecture. Je ne savais pas ce qui m’attendait, je redoutais même un peu ce roman, mais c’était sans compter sur la plume captivante de Christina Henry qui a su attiser ma curiosité et m’immerger au cœur des événements.

Nous retrouvons donc Maddy, entourée de ses amis proches, en proie à divers démons et autres créatures obscures. Jusque-là rien de bien nouveau sous le soleil – ou les flammes de l’enfer cela va sans dire. Toutefois, je trouve que cette part de l’histoire est bien plus personnelle, car elle s’appuie sur l’héritage familial de la jeune femme. Ajoutez à tout cela, une puissance qu’elle n’avait jamais égalée jusqu’à présent et c’est un récit explosif que l’on parcourt sans s’en rendre compte vraiment, rythmé par la multitude de combats et de rencontres néfastes.

De plus, j’ai trouvé que le gros point fort de ce texte résidait dans le lien qui unit Madeline à ses proches. Avec les siens elle m’a fait un peu l’effet d’une agence tous risques surnaturelle prête à tout décimer pour la bonne cause. J’ai aimé leurs chamailleries et leur force, j’ai apprécié leurs échanges et leurs moments de doute, mais je crois que ce qui m’a le plus séduite ce sont les valeurs qu’ils mettent en avant, cette façon dont on ressent leur profond attachement. De ce fait, mon cœur s’est déchiré durant les derniers instants malgré l’ultime révélation de l’Étoile du Matin lui-même. J’ai beaucoup de mal à envisager les choses à présent qu’un chapitre se tourne.

En parlant du malin, aussi bizarre que cela puisse paraître je me suis énormément attachée à Lucifer. Lui l’ange du mal, le Prince des Enfers, m’a semblé vulnérable à certains instants malgré sa puissance et sa malice. C’est un personnage que j’ai appris à aimer et il me tarde de savoir s’il libérera lui aussi toute sa puissance prochainement ou s’il prend simplement plaisir à utiliser des pions sur son échiquier machiavélique.

En tout cas, je trouve que Madeline a muri. Certes elle est toujours à la merci de ses émotions, mais elle contrôle de mieux en mieux sa magie. Elle possède de nouvelles aptitudes et compose aujourd’hui avec des alliés réticents et peu coopératifs sans se laisser submerger par son tempérament colérique à toutes les pages ce qui est très appréciable.

« Black Howl » est un livre vivant dans lequel on visualise aisément les combats et les contours de chaque monstre auxquels Maddy et ses acolytes font face. Néanmoins, ils devront tirer avantage de chaque situation en faisant fi des conséquences s’ils veulent démasquer qui se cache derrière la rébellion. Il me tarde le 23 octobre pour savoir ce qu’il advient de toute l’équipe !

À lire si vous aimez les combats sans répit et la magie à tous les niveaux.
Black Wings, Tome 4 : Black Lament Black Wings, Tome 4 : Black Lament
Christina Henry   
http://www.my-bo0ks.com/2019/11/black-wings-tome-4-black-lament-christina-henry.html

Ami lecteur, si tu n'as pas lu le tome précédent, ne continue pas de lire cette chronique car les spoilers sont inévitable.

L'histoire de Black Lament, reprend exactement là où on l'avait laissé. Maddy est dévastée par la mort de Gabriel et autant dire que moi aussi. Je ne m'attendais pas à ce que l'auteure, Christina Henry bouleverse son histoire avec la disparition d'un des personnages principaux.

Le début de ce quatrième tome est donc essentiellement centré sur cette disparition. Maddy doit composer avec le fait qu'elle ait perdu son mari et qu'elle soit enceinte. Un bébé qui intéresse déjà bien du monde. Comme si elle n'avait pas assez de soucis, elle va devoir redoubler d'effort et de courage pour affronter la suite.

Si dans le tome précédent j'avais trouvé que l'histoire gagnait en intérêt avec des rebondissements à s'en décrocher la mâchoire et surtout en développement, dans celui-ci, c'est un peu l'inverse. J'ai trouvé qu'une bonne partie de ce quatrième tome de Black Wings assez répétitif. Une fois de plus Maddy s'en sort haut la main et sans vraiment de grosses complications. Elle enchaîne les démonstrations de pouvoirs avec brio et fait peur à des anciens dont les talents sont plus qu'avérés le tout avec beaucoup de facilité.

Mais pire encore, Gabriel partit, tous les mâles de l'histoire sautent une fois de plus sur notre héroine. Non, vraiment, c'est carrément usant. A croire qu'ils n'ont aucune dignité ou quoi que ce soit. Ils sont prêts à avoir la moindre petite miette. La palme du ridicule revient à son ex - soit disant - fiancé de force qui revient sur le devant de la scène comme un cheveu dans la soupe. Je pensais être débarrasser de lui mais... non.

Fort heureusement, Beezle et Samiel, rattrape le tout in-extrémiste. J'ai aimé les avoir toujours aux côtés de notre héroïne, toujours avec cette pointe d'humour et de légèreté.

En conclusion, ce quatrième tome de Black Wings s'est révélé un peu en dessous des précédents. Malgré sa fluidité, il souffre de quelques longueurs. Maddy fait des choix que je ne comprends pas toujours et notamment concernant ses relations amoureuses et ses nombreux prétendants. Je trouve dommage que l'auteure focalise à ce point sur ce détail qui au final, m'a gâché la lecture. Trop de prétendants, tue les prétendants. Je suis assez déçue de la tournure que prend l'histoire et regrette le côté répétitif de ce quatrième tome de Black Wings .

par Carole94P
Cendresa, Tome 1 : L'Éveil Cendresa, Tome 1 : L'Éveil
Phoenix Pharell   
J’annonce d’emblée la couleur : le plus gros défaut de ce roman, c’est d’être un premier tome et de nous laisser sur notre faim parce qu’il se termine sur un cliffhanger, vous êtes prévenus.

Dans ce roman de fantasy, nous découvrons Yphaëlle, une jeune femme peu commune qui ne manque ni de force ni de courage. Elle est Esclave et est retenue au Colisée avec d’autres individus. Son meilleur ami Rafayel est là pour la soutenir et lui donner assez de cran pour conserver son calme : Yphaëlle étant une drôle de créature capable de tout. Je précise qu’il n’est pas là pour jouer les gros durs, la demoiselle se débrouille très bien toute seule sur ce point.

Alors qu’elle tente de mettre en pratique un plan conçu pour reprendre sa liberté, elle va croiser la route de Kaheld, qui semble savoir beaucoup de choses sur Yphaëlle et qui la trouble. Méfiante, elle finit par lui accorder de l’attention et par récupérer de précieuses informations. Mais rien ne se déroule jamais vraiment comme on le prévoit.

L’éveil commence fort et garde une bonne dynamique au niveau de l’action tout du long. Moi qui appréhendais (comme toujours en fantasy) de me sentir perdue, cette lecture est déroulée de manière à ce que le lecteur apprenne au rythme d’Yphaëlle, ce qui est une bonne chose parce qu’on est rapidement jeté dans l’arène.

Si vous aimez les récits où le sang coule régulièrement et où le personnage principal se retrouve au cœur du chaos physiquement comme mentalement, foncez. Vous ne serez pas déçus. Batailles et épreuves se succèdent, laissant peu de répit à Yphaëlle et ceux qui l’accompagnent.

Les frontières entre bien et mal évoluent constamment. Yphaëlle n’est pas une héroïne qu’on peut qualifier de gentille et cela malgré certains actes admirables dont elle est capable. Elle possède sa propre notion de justice.

Les divers personnages sont bien traités et permettent de nous faire ressentir un large panel d’émotions : l’empathie sera de mise et plus d’une fois. Peut-être même que ça vous donnera envie de sortir les mouchoirs.

Côté romance, ne vous attendez pas à lire quelque chose de classique à ce niveau : les héros ne se livrent pas facilement l’un à l’autre mais nous, lecteurs, pouvons apprécier les sentiments qu’ils éprouvent et l’attachement qui se noue en ayant les points de vues alternés des concernés.

En bref, L’éveil est une histoire bien rythmée, principalement dans l’action, qui ne s’embarrasse pas des codes de la morale et qui saura plaire à ceux qui aiment les romans sombres où les héros doivent faire des choix parfois dramatiques pour survivre et se faire respecter. Les émotions y sont palpables autant dans les moments de souffrance que dans ceux plus positifs. Le tome 1 de Cendresa présente un monde à part, très riche et bien construit dont j’ai hâte de poursuivre la découverte avec une suite.

A découvrir absolument.
Shadowscent, Tome 1 : Le Parfum de l'ombre Shadowscent, Tome 1 : Le Parfum de l'ombre
P.M. Freestone   
J'ai adoré ! L'histoire est prenante, l'ambiance parfumée de toutes ses odeurs, les personnages attachants ! C'était une aventure exaltante ! Seul bémol à mon avis : il manque une carte je trouve... Au début, j'ai eu du mal à me repérer dans ce nouvel univers très riche !
Sinon, une très bonne lecture ! Hâte de lire le tome 2 !
Le Dieu oiseau Le Dieu oiseau
Aurélie Wellenstein   
Cela fait un moment qu’un livre ne m’avait pas collé quelques petits frissons d’excitation (morbides). Ou ne m’avait fasciné par son aspect macabre. J’ai une sorte d’immunité étrange face à l’horreur.

Clairement inspiré de la civilisation aztèque, l’immersion dans ce récit sombre, violent, et original par certains aspects est très réussie. Oubliez toutes les règles de bienséance et d’humanité, nous sommes en plein cœur de la laideur des hommes et dans leurs sauvagerie.

Allant droit au but, j’ai beaucoup aimé l’écriture fluide et addictive de l’auteure. Elle décrit bien l’environnement du personnage, nous donne la sensation de voir et de sentir ce qu’il y a autour de lui, permettant à divers moments haletants de parfaitement faire effet. Ou encore aux émotions de nous percuter, voire de (me faire) jubiler.

Les personnages sont le plus bel atout du livre. Torok est l’un des êtres les plus abominables et tordus qu’il a été donné de découvrir. D’une perversion profondément malsaine, même les vers ne voudraient pas du cœur de ce jeune homme qui, lors d’un funeste banquet, alors que Faolan enfant, voyait sa famille se faire déchiqueter, a choisi de l’avoir auprès de lui à cause de la beauté de ses yeux bleus. Quand on lit tout ce qu’il lui a fait, il est clair qu’il aurait mieux fait de le laisser se faire tuer.

Dix ans à supporter un esclavagisme brisant le corps, l’âme et l’esprit, au delà de ce que l’on peut comprendre et imaginer et pourtant Faolan, durant ces pages, ne se lamente pas. D’une force mentale que j’ai trouvé incroyable, se reculant au plus profond de lui même pour tenir, son désir pur et brut de vengeance est implacable.

La colère gronde quand on lit les injustices qu’il subit, celles mentales aussi déchirantes que celles physiques, et il suffit d’être du genre revanchard pour prier (je dis bien prier), pour qu’il broie son tortionnaire et le foule comme la boue des rues.

La compétition se révélera intéressante et éreintante, les affrontements puissants et de toute beauté. Si vous êtes complètement immergés dans l’histoire, les coups cogneront juste à côté de vous. Par ailleurs, les autres personnages ne seront pas plus épargnés par l’auteure, ce que j’ai beaucoup aimé aussi. Et n’allant pas dans la facilité, elle étale la psychologie de Faolan pour nous faire douter, et nous interroger.

Sans en dire plus, j’ajouterai que ce livre est très appuyé sur l’aspect psychologique, et sur les croyances des hommes. Il suffit que tous croient durs comme fer en la colère de dieux terribles pour justifier des actes de barbaries sans nom (viol, cannibalisme, tueries, rites sacrificiels, plaisirs malsains). Et il suffit d’un homme si meurtri qu’il n’a plus rien de sain dans la chair, à part un soupçon de lucidité, pour que le voile tombe.

La fin pourra être jugée abrupte, mais je l’ai apprécié.

Sur le blog : https://letempodeslivres.wordpress.com/2019/04/08/le-dieu-oiseau/
Chroniques des dragons de Ter : Tome 1, La horde Chroniques des dragons de Ter : Tome 1, La horde
Chris D'Lacey   
Grand merci aux éditions Hachette qui m’ont permis de découvrir ce très beau livre. Visuellement, c’est un petit bijou et je n’ai pas cessé d’admirer cette magnifique couverture. Si j’étais déjà séduite à l’idée de retrouver les dragons, des créatures que j’apprécie énormément, j’avais tout de même une petite appréhension, car mon dernier coup de cœur sur les dragons datait de L’Héritage (une de mes sagas préférées). Je craignais d’y trouver des similitudes ou de me sentir obligée de comparer. Heureusement, je me suis plantée en beauté ! Chroniques des dragons de Ter, c’est de la fantasy originale qui ne tombe pas dans les vieux clichés et le réchauffé. J’ai émergé de ma lecture sous le charme !

C’est l’histoire d’un monde, créé par Godith, la dragonne originelle. Celle-ci est à l’origine des autres dragons (aussi appelés écailleux) et ces derniers ont tous un nom commençant par la lettre « G » pour lui faire honneur. Un jour, les dragons décident de chercher un nouvel endroit où s’établir. Ils envoient la Horde, une première vague dont le but est d’estimer la viabilité de Ter. Hélas, la Horde disparaît dans la nature, sans que l’on sache ce qui a pu se passer. Un nouvel arrivage de dragons est organisé. Ceux-ci délimitent leur territoire et le défendent des Homs, avec qui ils ne sont pas en bons termes.

Du côté des Homs, il y a Ren. Jeune garçon passionné par les écailleux et désireux de mieux les connaître. Dans sa tribu, il est formellement défendu de s’en approcher ou d’essayer d’interagir avec eux. Seulement Ren n’en fait qu’à sa tête et décide d’user de stratagèmes pour infiltrer leur territoire. Un malheureux concours de circonstances va l’obliger à faire des choix très compliqués. Des choix qui impliqueront les dragons et les Homs, des choix qui pourraient tout remettre en question.

Le livre n’est pas bien long, mais suffisamment recherché pour nous laisser entrevoir un monde élaboré et bien pensé. On assiste à un mélange entre classique et originalité ; l’auteur a toujours le petit détail en réserve pour tirer son épingle du jeu, et en temps que lectrice, j’ai été complètement happée par son univers. Ce n’est pas un coup de coeur pour une bonne raison : les personnages sont très attachants, mais pas suffisamment développés dans leurs parcours respectifs pour que je me retrouve en eux. Cela dit, je ne considère pas cela comme un point négatif puisque le but premier de l’intrigue ne concerne pas leurs vécus.

Ce n’est pas Ter en elle-même qui attise la curiosité. C’est plus le folklore et les légendes qui entourent l’histoire des écailleux… Ces derniers ont un code d’honneur, des croyances, une manière de vivre et de penser tout simplement ahurissants. Pour une fois qu’ils ne sont pas que des créatures sanguinaires ! Non, Chris D’Lacey en a fait des êtres doués d’une réelle intelligence, aussi puissants que des dieux, mais aussi vulnérables par bien des aspects. Ils tirent leur force de leur unité, et parfois, leur unité est mise à mal. Ils évoluent dans une société bien établie, ont des rituels et une religion à laquelle ils tiennent fièrement.

Le seul petit bémol que je soulignerai, c’est qu’ils sont très nombreux, et sachant que leurs noms commencent par « G », il est assez facile de s’emmêler les saucisses. Il m’arrivait de reposer le livre, de le reprendre quelques heures plus tard, et pouf ! j’avais déjà oublié qui était qui. C’est assez perturbant, surtout quand on prend en compte que de nouveaux dragons apparaissent régulièrement, et que, de fait, il est important d’avoir intégré qui était qui dans les chapitres précédents.

Chroniques des dragons de Ter, c’est aussi un livre qui s’apprivoise. C’est au lecteur de s’adapter au récit, et non l’inverse. Au début, il se peut que certains soient un peu perdus. L’auteur emploie des termes spécifiques, avec des mots tels que « Ki : Meria », mais pas de panique, il faut vraiment pousser plus loin sa lecture pour vraiment saisir la magie qui flotte autour des écailleux.

L'auteur nous offre plusieurs points de vue, aussi bien chez les dragons que chez les humains, et les différents angles permettent de ne pas louper une miette de ce qui se joue. On finit par se prendre pour un explorateur – ou mieux, un enquêteur – à la recherche de réponses aux questions que nos héros se posent.

Au niveau de la trame, on nous en met plein la vue ! Je ne me souviens pas m’être ennuyée une seule fois. C’est riche, bien travaillé, et on sent très vite que Chris D’Lacey a de la suite dans les idées. La fin s’imbrique à merveille, mais laisse entrevoir des enjeux encore plus grands pour la suite.

En résumé, Chroniques des dragons de Ter est un roman qui sort du lot, avec des dragons mis à l’honneur et une intrigue riche. Adieu les clichés et bonjour l’originalité, Chris D’Lacey signe le premier tome d’une saga qui promet d’être remarquable !

Ma chronique : http://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/chroniques-des-dragons-de-ter-chris-dlacey
Chroniques des Dragons de Ter, Tome 2 : Le Dragon noir Chroniques des Dragons de Ter, Tome 2 : Le Dragon noir
Chris D'Lacey   
Ce second livre commence par une légende, celle d’un dragon avide de pouvoirs dont le destin, brisé par une mère en colère, s’achève en volées de poussières de coeur pétrifié semées à tous vents... Puis le roman commute sur l’histoire que nous avions laissée, il y a quelques mois, en refermant les pages du premier volume. Avec une horde débarrassée des renégats mutants refusant d’accepter l’aide d’un garçon mi-homme mi-dragon, Ren.
Et tandis que dans la vallée, les villageois reçoivent la visite d’un étrange guerrier déterminé à exterminer ce qui reste des écailleux de Ter, la horde décide d’emprisonner Ren afin de parer à toutes menaces...
Personne ne sait alors que l’ennemi véritable se dissimule dans une brume maléfique qui s’insinue dans le corps d’hôtes manipulables afin d’accomplir un rituel destiné à ressusciter le plus vil des dragons obnubilé par sa revanche...

Avec Le Dragon noir, l’aventure fantasy se poursuit en posant les bases d’un récit légendaire, presque oublié, qui surprend les héros dans leurs querelles quotidiennes.
L’action est partout. Le décors est somptueux et le style impeccable.
La conclusion de ce volume laisse présager une suite totalement inattendue en compagnie de personnages aussi attachants qu’intrigants...

A lire que l’on soit petit (10 ans) ou grand fan de dragons, de magie, de complots et de sombre vengeance.
La Malédiction des Dragensblöt, Tome 1 : Le Château La Malédiction des Dragensblöt, Tome 1 : Le Château
Anne Robillard   
Suite à mon débâcle avec Colissimo, j’ai été assez surprise de recevoir ce roman en dehors de son enveloppe, mais tout de même en bon état. Il faut dire que j’avais plutôt hâte de le lire, tous mes ami(e)s me parlant d’Anne Robillard comme étant une grande auteure, avec des romans géniaux mais que je n’avais encore jamais pris le temps de découvrir… Et puis le roman a un dragon sur la couverture, il y a le nom « Dragensblöt » (qui pour moi veut dire « Sang des Dragons » ?) et puis il y a un énorme lien avec la culture viking… Mon petit cœur de mythologue n’a pas pu résister et il m’a été impossible de le refermer une fois le roman ouvert. J’ai été aspirée dans cet univers tout comme Samuel et j’ai hâte de connaître la suite (qui n’arrivera pas assez tôt pour m’empêcher de formuler mes théories farfelues…).

« Ce doit être une dernière épreuve avant d’aller au ciel ! »

On commence le roman en énumérant les malheurs qui se sont abattus sur le héros, Samuel Andersen. En a peine quelques lignes, l’auteure nous dresse déjà un portrait de ce pauvre homme sur lequel le sort semble s’acharner pour une raison qu’il ne comprend pas. Et habilement, en jouant avec cette introduction rapide et efficace, on comprends également son attachement à sa fille et l’amour inconditionnel d’un père envers son enfant qui le pousse à aller à l’encontre de ce que souhaite son coeur pour être certain qu’elle ait un meilleur futur. Cette relation m’a énormément touchée car elle ressemble à une autre relation père/fille qui m’a émue : celle de Klaus et Hope Mikaelson dans la série « The Originals ». Là aussi, nous avons un père près à tout pour s’assurer que sa fille ait la meilleure vie possible, même si cela signifie être hors de sa vie, justement. On début ainsi le récit avec un sentiment de pitié envers Samuel qui souhaite se suicider et une vision assez claire des relations entre les personnages du roman, surtout entre Emily et Samuel.

Puis, petit à petit aux fils des chapitres, nous découvrons les fantômes et leurs histoires, on voit leurs relations avec Samuel évoluer, voire même parfois leurs relations entre eux. Je ne saurais dire quel est le fantôme que je préfère tant ils sont différents. Appartenant à des époques diverses et variés, avec (pour la plupart) les personnalités qu’ils ont forgés dans leur temps et leurs manières « de leur temps », il est assez difficile de complètement rejeter ces êtres, que nous avons pris en pitié presque dès le départ également. Finalement, c’est surtout Esther et Isabel que nous apprenons le plus à connaître, puisque ce sont les seules qui ont des chapitres rédigés de leurs points de vues (ainsi qu’Andrew, mais c’est le chapitre qui nous introduit à tous les fantômes de la maison donc je ne le compte pas vraiment comme étant du développement de personnages).

Je dois avouer avoir eu peur de devoir découvrir quarante-cinq fantômes d’un seul coup, avec leurs histoires, leurs personnalités et leurs désirs dans un seul tome, même s’il fait 324 pages. Finalement, ce n’est pas vraiment le cas. En tout, j’ai noté vingt-quatre noms et numéros, certains que j’ai écrit grâce à mes déductions, d’autres car ils sont présentés dans le récit, soit la moitié des fantômes que l’on sait présent dans le roman. Il y a donc encore des histoires et des passés à découvrir, ce qui est de toute manière le but de ce roman, afin de justement déjouer la malédiction et permettre le repos des âmes de tout le monde (et également de ne pas laisser Emily subir elle aussi cette fameuse malédiction). Les passages dans le passé sont fantastiques, avec cette…sous-intrigue ? En tout cas, pour le moment s’en est une. Donc cette sous-intrigue au sujet de Felicity, Alice et Pharos…

« Arwen, la délaissée, par Samuel Andersen ? murmura-t-elle, interdite.«

Le roman présente donc tous ces univers potentiels qu’il faut encore découvrir, toutes ces époques que Samuel a des chances de devoir traverser, tout en tissant dans le fond la menace représentée par la sorcière, qui n’est jusqu’ici évoquée que lorsque les fantômes racontent comment ils sont morts. Je dois dire que de tous les personnages, c’est un peu celle qui m’intrigue le plus, pour comprendre comment elle a jeté le sort, pourquoi (une raison est donnée dans le roman bien sûr, mais j’aimerai comprendre ce qui l’a poussée à lancer un sort aussi violent et long juste pour le « crime » commis) et ce qu’elle gagne en faisant cela. Parce qu’il doit probablement y avoir une raison. En tout cas, je sais que je vais guetter la moindre nouvelle du tome 2 pendant un long moment, parce que je me suis vraiment amusée à découvrir tous ces personnages, à voir les relations fleurir, à voir Samuel évoluer, ainsi qu’Emily, qui me plaît décidément beaucoup.

La relation entre Esther et Isabel est peut-être celle qui me passionne le plus. Et je suis aussi assez curieuse de voir l’évolution du personnage de Rose, auquel personne ne semble prêter attention et qui est pourtant mieux au courant que tout le monde de ce qui se passe. Les enfants-fantômes semblent avoir des capacités de compréhension que n’ont pas les adultes et j’espère sincèrement que les tomes suivants parleront un peu plus d’eux et de ce qu’ils savent. Et bien sûr, j’attends la résolution non seulement de l’histoire en général, mais aussi des histoires individuelles de tout le monde. Je veux voir Samuel retrouver une vie décente et heureuse. Je veux que les fantômes trouvent la paix et puissent retrouver leurs proches qui n’ont pas été maudis. Et je veux qu’Emily apprenne tout au sujet de cette malédiction et puisse prouver au monde que son père est le héros qu’elle a toujours défendu.

A quand la suite ?

par Claire-18
La Symphonie des siècles, Tome 1 : Rhapsody, deuxième partie La Symphonie des siècles, Tome 1 : Rhapsody, deuxième partie
Elizabeth Haydon   
Suite et fin du premier volume de la trilogie, ce volume nous permet de découvrir, aux côtés de nos trois héros, ce qu'est le monde dans lequel ils ont atteri, d'explorer plus en détail les rouages de la politique, de la religion et de la vie quotidienne de ses habitants, descendants des contemporains de Rhapsody, Grunthor et Achmed.
Bien entendu, nos trois personnages font la rencontre de plusieurs personnes qui vont intégrer leur vie, voire leur quotidien : notamment la jeune orpheline des rues Jo, et le mystérieux Ashe toujours encapuchonné et discret.
Mais surtout, ils vont être confrontés à la violence de ce monde, aux inexplicables massacres et à la magie funeste qui imprègne certtains lieux, une magie qui n'est pas sans rappeler les ennemis qu'ils croyaient avoir laissés derrière eux lors de leur traversée du monde.
Ainsi, les trois compères vont prendre part au devenir de ce monde en combattant l'ennemi du passé, mais aussi en prenant la tête d'une arme, d'un peuple entier, qui n'attendait qu'une chose, des personnages dignes de les réunir et les diriger, des êtres capables de voir derrière leur apparence grotesque qu'ils sont humains et non des monstres. Ils deviennent seigneurs du peuple des bolgs ("les monstres").
Mais ce livre ne fait que conclure la première partie de cette trilogie.

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