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Opération Forêt des Abeilles



Description ajoutée par Max-Axel 2018-04-25T14:31:55+02:00

Résumé

L'aventure commence quand l'hélicoptère militaire Nkussu One, se crashe mystérieusement avec à son bord, une arme de destruction massive qui menace d'exploser dans 72h, détruisant tout sur son passage dans un rayon de 50 Kms, si elle n'est pas reprogrammée à temps!

Une unité spéciale est dépêchée sur les lieux pour désarmer cette bombe. En pleine jungle, les membres du contingent font d’étranges rencontres et se voient pourchassés par une force invisible. Qu’arrive-t-il aux vaillants soldats? Entre temps, dans la capitale, un tueur professionnel est aux trousses du général chargé de superviser cette mission. Axelle-Marthe Koumba, jeune inspectrice et profileur, est chargée de mener l'enquête sur les morts qui s’empilent tour à tour à Libreville.

Ces deux affaires sont-elles liées ? La bombe sera-t-elle désamorcée à temps ?

Opération Forêt des Abeilles, est un roman alliant géopolitique, mystères, légendes, meurtres en série, et catastrophe imminente. L’auteur a réussi avec brio ce thriller qui mélange, légendes et enquête policière.

L'histoire est immersive et l'enquête est menée avec talent. On se laisse prendre au jeu avec facilité, d'autant que les personnages ont de fortes personnalités qui donnent de l'envergure au récit.

L'auteur nous fait profiter de sa plume légère et fraîche dans ce récit hautement stressant. On observe l'opération à travers chaque acteur, chaque agissement et les conséquences qu'une décision peut avoir sur le terrain.

Après avoir lu ce roman, Je peux vous dire que vous regarderez la forêt avec un autre regard.

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Classement en biblio - 3 lecteurs

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1 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par Max-Axel 2018-04-25T14:33:27+02:00

Prologue : La boîte de Pandore

Samedi 24 décembre 2016

Forêt des abeilles

10 h 30

Le rotor de l'hélicoptère de l'aviation légère des armées ronronnait avec fierté et allure, vers le nord-ouest, survolant un couvert verdoyant à perte de vue.

Nous sommes au-dessus de la forêt des abeilles. Drôle de nom pour une forêt

Le Capitaine Silvère Nze, pilote principal de l’hélicoptère, lança un regard amusé à son copilote, le sergent Ndoumou. L'appareil volait paisiblement à quinze mille pieds au-dessus de l'immense forêt équatoriale, après avoir décollé à dix heures, du petit aéroport de Mvengué , à la base aérienne 02.

Le pilote était un jeune officier âgé de trente ans de l’aviation légère des armées, au teint clair et aux grands yeux marron, les cheveux courts avec une barbichette sur le menton. Il était svelte au-dessus d’un mètre soixante-dix-huit. Sa mission était de transporter ses frères d’armes de l'armée de terre sur Libreville, la capitale politique du Gabon. Une mission très simple à réaliser et qui leur permettrait de passer leur fête de la nativité à la capitale. Cela les réjouissait énormément. Une telle escapade aux frais de l’armée n’arrivait pas tous les jours.

Le soleil avait déjà entamé sa course vers le Zénith. Il avait des lors terminé sa toilette matinale depuis longtemps. Le capitaine se tournait vers son copilote.

— Tout ce parcours un vingt-quatre décembre, pas de bol que cela soit tombé sur nous.

— Ouais, c’est comme transporter des mille-pattes. Les pauvres, ils ne savent pas voler, plaisanta le sergent en riant.

Le petit hélicoptère continuait son ascension vers Libreville sans inquiétude. Il était entre de bonnes mains, les mains des deux meilleurs pilotes de la base. À eux deux, ils avaient non seulement plusieurs heures de vol au compteur, mais aussi et surtout, réaliser plusieurs dizaines de fois le parcours Libreville-Mvengué en hélicoptère. C’était un jeu d’enfant pour ces deux-là. Les appareils volants n’avaient pas de secrets pour eux.

Ce dernier samedi de l’année, ils auraient pu utiliser un avion pour cette mission mais leurs supérieurs avaient opté pour ce moyen de transport, assez pratique, en tout point de vue. L'hélicoptère présentait deux avantages majeurs par rapport aux aéronefs classiques : la possibilité d'évoluer à faible vitesse ou en vol stationnaire, et de décoller et d'atterrir sur un espace restreint.

Deux soldats étaient assis seuls à l’arrière de l’hélicoptère dont le nom de code était Nkusu One, du nom du très célèbre perroquet gris de la forêt gabonaise. Ils avaient minutieusement été sélectionnés pour effectuer cette mission des plus honorables. Avec pour ordre direct de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour qu’il n’arrive absolument rien à ce joyau qui ferait bientôt la fierté de toute l’armée de terre.

Les deux hommes en treillis et aux bérets noirs étaient serrés sur la banquette arrière. Il s’agissait du caporal Iboundji et du lieutenant Ikapi. Ils appartenaient au 7e régiment de l’armée de terre. Ils avaient pour mission de rapporter le chargement de l’hélicoptère sur Libreville, un paquet qu’on leur avait dit très précieux. Le lieutenant Ikapi, âgé de trente-quatre ans, perdant un peu de ses cheveux noirs crépus, mesurait un mètre quatre-vingts, et ses yeux marron semblaient à la recherche de quelque chose.

Le caporal Iboundji, quant à lui, était assez gros, avec plus d’un mètre soixante-dix, ses cheveux noirs coupés très courts et sa barbe formant une couronne lui donnaient un air coquet.

Leur pays s’était engagé officiellement dans la coalition islamique antiterroriste, menée par l’Arabie saoudite, dans le but d’enrayer l’expansion terroriste dans le golfe arabo-persique. Bien que le Gabon ne soit pas un pays islamique, personne ne cherchait à comprendre sur quoi reposait cet engagement quasi étrange voire paranormal. Pourquoi ne soutenait-il pas le Cameroun voisin dans sa lutte contre Boko-Haram ? Ou encore le Tchad ? Deux pays frères de la région d’Afrique centrale.

Dans le secret des dieux, il se contait ici et là que le Royaume d’Arabie Saoudite, pays ami et très lointain avait fait cadeau d’un arsenal militaire aux forces de défenses gabonaises, pour leur remercier de leur dévouement dans la lutte contre l’expansion du terrorisme. C’était l’armée de terre qui avait hérité de la plus grosse partie. Il se disait aussi dans les hautes sphères militaires que ce présent s’inscrivait dans l’objectif de permettre à l’armée de terre de mieux réaliser ses missions : assurer la sécurité de la population, préserver l’intégrité du territoire contre toute agression extérieure armée et participer à toute intervention extérieure.

Le lieutenant Ikapi, curieux, observait cette grosse boîte métallique avec attention. C’était sûrement des armes et des munitions, peut-être même des roquettes. Il passa en revue tous les types d’armes à sa connaissance, mais il n’en était pas sûr. Il pouvait s’agir de tout et de n’importe quoi.

De toute façon, une fois rentré à la base, je saurai de quoi il s’agit précisément.

Leurs officiers supérieurs ne leur avaient rien révélé sur le contenu du chargement mais avaient tenu à leur préciser qu’ils devaient en prendre soin comme de la prunelle de leurs yeux, car des yeux, ils n’en auraient plus si cette mission venait à échouer.

Le caporal Iboundji, juste à côté, regardait sa montre. Il avait hâte de rentrer chez lui, retrouver sa femme et ses deux petits garçons pour le réveillon de Noël. À cette vitesse et à cette altitude, il serait à la maison avant dix-sept heures, après avoir atterri à quinze heures à la base aérienne 01. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Les paquets-cadeaux qu’il avait achetés avant son départ attendaient sagement dans son casier au camp, à l’abri de tout danger.

Le rotor de l’appareil cala puis reprit quelques secondes. Il fit un crac presque inaudible et se tut définitivement. Ce fut si surprenant que les quatre passagers mirent plusieurs secondes à comprendre ce qui venait de se passer. Il eut un silence assourdissant. Un silence de mort.

— Que se passe-t-il ? Lança le lieutenant Ikapi à l’arrière. Les pilotes ne répondirent pas, penchés sur leur tableau de bord. Ils tentaient en vain de remettre en marche l’unique rotor de l’appareil. Sans rotors, l’hélicoptère transformé en simple planeur avait entamé sa descente vertigineuse dans un silence terrifiant. Il perdait de l’altitude. Au bout de quelques secondes, le sergent Ndoumou se retourna.

— Impossible de le remettre en marche ! Panne de carburant ! Un enfoiré a dû oublier de faire le plein de ce fichu appareil ! Nous perdons de l’altitude, nous ne sommes plus qu’à douze mille pieds ! Il fixa l’aiguille de l’altimètre qui tournait lentement dans la mauvaise direction.

— Quelle est notre position ? interrogea le caporal Iboundji.

Le sergent regarda le GPS. Ils étaient encore très loin de leur lieu d’arrivée. Vraiment très loin.

— À la verticale de Missanda.

— En dessous, c’est la forêt vierge, fit remarquer le caporal de l’armée de terre.

— Il faut qu’on essaie de sauter et prier le Bon Dieu. Le capitaine Silvère Nzé lança aussi tôt dans le micro accroché au-dessus de sa tête.

« Ici Nkusu One. Mayday ! Mayday ! Plus d’essence. Perte d’altitude. Position 0° 20' - 1° 00' S, 11° 45'- 12° 10' E . Nous allons sauter en parachute. Mayday ! »

Les deux bérets noirs se regardèrent, inquiets. Ils venaient de réaliser qu’aucun hélicoptère ne pouvait atterrir dans ces conditions en pleine forêt vierge. Ils seraient tous morts avant même d’atteindre le sol, écorchés par les arbres de la dense végétation. Sauter en parachute était leur seule issue. Ils étaient au moins sûrs de s’en tirer vivants.

Quelques secondes plus tard, une voix se fit entendre dans le haut-parleur : « Nkusu One. Nous enregistrons… Arrivons sur votre position dans une heure… Quittez l’appareil… Gardez les instruments de communication… »

Instinctivement, les agents à l’arrière avaient enfilé leurs sacs à parachutes. Ils étaient là, munis de mitraillettes kalachnikov AK-47. Ils n’en auraient probablement pas besoin mais il fallait être prêt à toute éventualité. Le paquet qu’ils transportaient, était lui aussi équipé d’un parachute à ouverture automatique. Ils l’avaient poussé par-dessus bord. L’énorme masse coula comme une pierre dans le vide, plusieurs dizaines de mètres plus bas, le petit parachute s’ouvrit. Il ne serait pas difficile à retrouver. Avec un peu de chance, le parachute multicolore resterait accroché à un arbre et servirait de repères aux deux soldats.

Silvère coupa le microphone et enclencha l’appel de détresse automatique. Grâce au GPS, on pouvait les localiser à quelques mètres près. Les avantages de la technologie. Il fit signe à son collègue, qui lui sourit, et se leva. Les deux bérets noirs avaient quitté l’hélicoptère un à un. Sauter dans le vide était un jeu d’enfants pour eux.

Le Capitaine regarda derrière lui, son copilote n’arrivait pas à se lever. Il se débattait. Il était coincé sur son siège. Le sergent Ndoumou avait du mal à retirer sa ceinture de sécurité. Le capitaine Silvère voulut faire demi-tour, mais il était désormais dans le vide.

L’appareil avait basculé sur la droite et l’avait précipité dans les airs.

Libreville

Base aérienne 01

10 h 45

Le Nkusu One venait de s’écraser en pleine forêt vierge quinze minutes plus tôt, tous les États-majors concernés par ce convoi étaient en alerte. Que c’était-il passé ? Comment était ce arrivé ? Ça personne ne se l’expliquait. Il fallait réunir les généraux concernés et trouver une solution pour secourir les soldats accidentés.

A l’arrivée de l’armée de terre, dont deux soldats faisaient partie du voyage du Nkusu One, une sirène d’alerte jappait sinistrement sur la base aérienne 01 et rappelait aux soldats que c’était la fin de leurs exercices militaires du jour.

Des jeunes soldats en treillis courraient dans tous les sens.

Un homme à la poitrine épinglée de cinq étoiles avançait dans les couloirs de la base aérienne 01 d’un pas cadencé par la force de l’âge. Certainement le grade le plus élevé sur les lieux actuellement. Il venait d’être interpellé sur le tarmac de l’aéroport international Léon Mba de Libreville, alors qu’il s’apprêtait à décoller pour Paris, en compagnie de son épouse, afin de rejoindre leur fille cadette et leurs quatre petits enfants pour les fêtes de Noël.

À sa suite quatre officiers supérieurs le convoyaient à vive allure. L’air grave, le visage froid et le regard vide. On pouvait distinguer parmi eux, un général de corps d’armée arborant fièrement ses quatre étoiles, l’homme était trapu, pas très grand, un mètre soixante. Il n’était plus très jeune.

Juste derrière le suivait un colonel, reconnaissable à ses cinq galons, il avait le regard fixé sur l’écran de son téléphone portable. Il portait des lunettes.

À sa gauche, dans l’immense couloir légèrement éclairé ressemblant à un tunnel sans fin, se tenait un lieutenant-colonel avec ses cinq galons panachés.

Tous les soldats rencontrés dans le couloir se rangeaient sur les côtés et saluaient les bérets noirs d’un garde-à-vous des plus respectueux.

Le général Boussamba arriva dans la cellule de crise, ses homologues de l’armée de l’air, du Génie militaire, de la Santé militaire, et autres services paramilitaires s’y trouvaient déjà, ainsi que des agents des services de renseignement, de l’Agéos , du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Défense.

À son entrée dans la salle aux écrans multiples, les officiers présents se levèrent pour le saluer. Le général Éclair, comme on l’appelait dans le milieu, n’en fit aucun geste. Cette légende des forces armées gabonaises, était le Chef d’état-major de l’armée de terre depuis plusieurs années. Ses exploits étaient connus de tous, surtout des plus jeunes, qui lui vouaient un véritable respect. Un fin stratège. Brillant officier devant l’éternel. Il se contait que, lors de ses années de services, il aurait repoussé des ennemis en RCA en tenant seul un siège, pendant plus de vingt heures, alors que toute son unité avait été blessée. Ou encore qu’il avait arrêté cinq agresseurs avec un pistolet ne contenant qu’une seule balle au Darfour.

— Comment est-ce arrivé ? Demanda-t-il.

— Il semblerait que ce soit une panne de carburant, mon général. Mais nous recherchons encore plus d’explications sur la véritable cause de ce crash, répondit l’officier chargé du commandement de l’opération. C’était le colonel Martin Nzengué, un homme d’âge mûr, la cinquantaine révolue, chétif, mais de bonne composition, assis devant son écran d’ordinateur. Le colonel mesurait un mètre quatre-vingt-cinq, avec des cheveux noirs coiffés en coupe carrée. Il portait des lunettes à monture fine qui lui donnaient des allures d’intellectuel.

Le quintuple médaillé, le regard noir de colère se tourna vers son homologue, chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Ngomo. Le commandant était un gaillard de soixante-six ans, d’un mètre quatre-vingt, aux cheveux courts grisonnants coupés en brosse, aux yeux noirs perçants. Son visage était ridé, sec et creusé, et il arborait une barbe grise de plusieurs jours.

— Ngomo, tu as fait voler mes hommes sans carburant !

— Je te rappelle que j’ai aussi deux hommes dans cette histoire, rétorqua le général Ngomo.

— Où sont-ils ? interrogea le général Éclair. Il se retourna du côté des écrans collés sur tous les murs de la pièce.

— Nous avons perdu leur signal, il y a une demi-heure à cette position, à la frontière entre l’Ogooué-Ivindo et l’Ogooué-Lolo . Le colonel lui indiqua un point sur l’un des trois grands écrans. Nous avons relevé leurs dernières coordonnées, ils sont dans la forêt des abeilles, ajouta le colonel.

— Aucun appareil ne peut survivre à un crash dans cette zone.

— Les hommes ont quitté l’appareil, mon général. Ils sont sains et saufs. Nous essayons de rétablir le contact et les ramener au plus vite.

Cette phrase ne plut visiblement pas au général Éclair. Il avait l’air très tendu, voire anxieux, depuis son entrée dans la salle de crise. Il avait l’habitude de ce type d’opération pourtant. Avec son expérience, cela ne s’expliquait pas. Il semblait y avoir autre chose. Son visage était pâle, son regard vif sur sa tête aux cheveux grisonnant, du haut de son mètre quatre-vingt-cinq.

— Qu’avez-vous prévu ? interrogea-t-il en regardant chacune des personnes face à lui. Il avait semblé ne pas les avoir vues en arrivant. Il croisa les mains dans le dos et se tourna à nouveau vers le colonel Nzengué. Il perdait peu à peu son calme, la tranquillité qui l’habitait, semblait l’abandonner à son pauvre sort face à cet impitoyable maitre de guerre.

— Euh… Balbutia l’homme. D’abord, ce qu’il faut savoir est que cette forêt est assez vaste. Elle se situe à l’est du parc de la Lopé . Elle couvre une superficie de 250.000 ha environ. Il en montrait les limites sur le grand écran devant lui. La principale route est la route économique N°3 qui relie Lastoursville et la Lopé, au nord. Il existe une piste pédestre au sud qui relie Iboundji à Lastoursville via Baniati .

Pour l’opération, nous allons ouvrir un poste de commandement tout près du lieu du crash, sur une base avancée où toutes les forces seront représentées. Le colonel suait à grosses gouttes, dans une salle climatisée dans laquelle l’air ambiant était pourtant stabilisé à 16 degrés Celsius.

L’intervention se fera en trois étapes, ajouta-t-il. Il but une gorgée d’eau de marque Andza, une eau qui se fabriquait même non loin du lieu de l’accident. Avait-il réellement soif ? Une première équipe aéroportée fera une mission de reconnaissance au-dessus de la zone du crash pour avoir le maximum de renseignements qui nous permettront de préparer au mieux notre intervention. Car, plus nous aurons de renseignements, plus la mission d’intervention sera efficace.

C’est suite à cela qu’une deuxième équipe sera constituée pour se rendre sur le lieu du crash, secourir nos hommes, après les avoir localisés.

Pour la troisième partie de la mission, un hélicoptère Bell UH-1 Iroquois procédera à l’extraction de tous les hommes du site du crash. Il s’arrêta pour donner plus de précision sur cet hélicoptère. Il venait de se rappeler qu’il n’avait pas que des bérets rouges face à lui. Euh… L'Iroquois, est utilisé pour l'évacuation médicale, le transport de troupes et de matériel, ainsi que pour des missions de soutien lors de combats aériens. Par exemple, il a largement été utilisé par les forces américaines pendant la guerre du Viêtnam, ajouta le Colonel. C’était bien beau de l’expliquer mais combien d’entre eux avait regardé des images de la guerre du Viêtnam. C’était comme mettre un chat devant un téléviseur.

L’opération durera au minimum 72 heures peut-être plus, le temps d’acheminer la logistique à proximité du lieu d’intervention. Nous avons l’habitude de ce genre de manœuvres, ce sera un jeu d’enfants. Je vous le garantis.

Qu’est-ce que ce crétin débite comme ça ? pensa le général éclair.

— Nous n’avons pas 72 heures pour cette mission ! lança étrangement le général Éclair, sans sourciller.

Toute la pièce, se tourna vers lui. Pourquoi n’avaient-ils pas 72 heures ? Que racontait-il, ce vieux schnock ?

Le général Éclair se tourna vers son homologue au béret rouge à sa droite : « Je demande à prendre la tête des opérations général ».

Toute la pièce se tut, étonnée par cette demande.

Comment un chef d’état-major étranger pouvait-il narguer son frère d’armes sur ses propres installations !

— Général, tu es sur ma base. Et je ne tolèrerai pas une insulte pareille. Les opérations de recherches seront menées par mes hommes. Nous ramènerons les tiens vivants. Laisse-nous faire notre travail ! répondit le général Ngomo.

— L’incompétence de tes hommes est à l’origine de ce fiasco. Savez-vous ce qui se passera d’ici un peu plus de de 48 heures si le paquet F3B n’arrive pas à la base à temps ?

C’était quoi ça, le paquet F3B ? Sans doute, le chargement que transportait le Nkusu One. Le fameux paquet récupéré à Mvengué quelques heures plus tôt. Mais en quoi était-il si important ?

Le conseiller du ministre de la Défense, avec son costume bleu à plusieurs centaines milliers de francs qui lui collait à la peau, était un homme quelconque d’une quarantaine d’années environ, il regarda le général d’un air désorienté. Pour lui, cette phrase ne présageait rien de bon. Le général leur cachait des informations, et il devait savoir pourquoi. Il était conseiller stratégique du ministre de la Défense, certainement diplômé d’une université prestigieuse aux États-Unis ou en Europe.

— Général que contient ce paquet ? demanda-t-il.

— Monsieur le conseiller, c’est un dossier secret défense ! Je crains que vous ne soyez pas habilité à recevoir ces informations, répondit le général Éclair. Je réitère ma demande de prendre la tête des opérations.

Il eut un air glacial dans la pièce déjà frigorifiée par les climatiseurs.

Onze heures venaient de sonner à l’horloge. On entendit un téléphone vibrer dans la poche d’une personne dans la salle, qui était plongée dans un silence de cathédrale. À cette allure, on entendrait même voler une mouche.

L’inquiétude était visible sur tous les visages maintenant.

— J’appelle le Ministre tout de suite, je demande une déclassification immédiate. Vous ne pouvez pas nous laisser sans savoir, répliqua le conseiller du ministre. C’était un homme à l’allure sportive, grand, noir, au crâne rasé. Il possédait un visage régulier avec une moustache et des yeux perçants. Si la plupart des personnes dans la pièce étaient en uniforme, ce dernier portait un costard bleu foncé, une chemise mauve et une cravate gris anthracite. Il avait l’air d’une gravure de mode. Il se croyait tourner dans une pub pour parfums ou quoi ?

Le Général, ne daigna même pas lui adresser le moindre regard.

Quel diable pouvait bien contenir ce paquet au point de nécessiter une intervention en moins de 48 heures ?

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Nadine-25 2018-05-04T16:37:48+02:00
Diamant

Opération forêt des abeilles

Max Axel Bounda .

204 pages

Sorti : 15/06/2018

Chez : Max Axel Bounda édition

Quoi de mieux qu'une superbe journée ensoleillée pour lire "Opération forêt des abeilles" tranquillement à l'abri sous un arbre, protégée par les branches touffues de celui-ci ! Si j'avais su avant, j'aurais fait cette lecture ailleurs ! Vous saurez pourquoi après l'avoir lu...

Samedi 24/12/2016 au Gabon à 10h30.

Le capitaine Silvère Nze pilote l'hélicoptère avec comme co-pilote, le sergent Ndoumou. Ce sont les meilleurs pilotes de l'armée !! Ils transportent le caporal Iboundji et le lieutenant Ikapi avec une boîte étrange, que peut-elle contenir ? Leur mission est de les transporter à Libreville. Pendant le survol de la forêt des abeilles, le rotor cale et une chute vertigineuse commence. Ils évacuent l'hélicoptère avec ce paquet, après avoir lancé un SOS ! Sauf le co-pilote qui est resté coincé par sa ceinture de sécurité...

Libreville 10h45

Suite au crash, une réunion d'urgence a lieu, il faut absolument mettre sur pied une mission de sauvetage pour récupérer cette boîte nommée F3B contenant une BOMBE.

Forêt des abeilles 11h

Atterrissage dans cette forêt épaisse, étouffante, oppressante, des 3 hommes avec leur colis, pas de blessures graves. Un silence de mort, la forêt est muette, pas un seul bruit de vie. Bizarre... Puis des coups de feu se font entendre, arrivés sur les lieux, ils trouvent le caporal Iboundji mort, attaqué sûrement par un fauve ! Il y a du sang partout , des morceaux de chair arrachés, mais pas de trace de griffure, ni de morsure. Vraiment de plus en plus étrange, mais qui a tué le caporal ? Et comment ?

La mission de sauvetage est arrivée à l'orée de la forêt avec le code de refroidissement, car il faut changer le code toutes les 72h, sinon la bombe explose et dévaste tout sur 50 kms à la ronde ! Faire vite et surtout éliminer tous les témoins. Dès leurs premiers pas dans cette forêt mystérieuse, remplie de légendes, de superstitions, tout s'enchaîne et... ?

Max, j'appréhendais un peu cette lecture, mais tu m'as littéralement envoûtée avec ta plume qui décrit avec précision, les personnages, les décors, les mystères... Je me suis sentie oppressée comme tes personnages durant leur aventure. Tu as réussi avec brio ce thriller qui mélange, légendes, enquête policière etc... Je peux vous dire que maintenant je regarde la forêt avec un autre regard.

Merci pour cette lecture originale.

Ne passez pas à côté de ce thriller.

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Commentaire ajouté par Max-Axel 2018-04-25T14:44:50+02:00
Or

Vous pouvez également vous procurer le roman en entier ici : https://www.amazon.com/dp/B07CKXVJ5T?ref_=pe_2427780_160035660

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Commentaire ajouté par LePhareLitteraire 2018-04-20T17:13:10+02:00
Argent

CHRONIQUE DE NADINE :

Titre : OPÉRATION FORÊT DES ABEILLES

Auteur : Max Axel Bounda

Parution : 09/03/2018 – Max Axel Bounda Édition

Quoi de mieux qu'une superbe journée ensoleillée pour lire "Opération forêt des abeilles" tranquillement à l'abri sous un arbre, protégée par les branches touffues de celui-ci ! Si j'avais su avant, j'aurais fait cette lecture ailleurs ! Vous saurez pourquoi après l'avoir lu...

Samedi 24/12/2016 au Gabon à 10h30

Le capitaine Silvère Nze pilote l'hélicoptère avec comme co-pilote, le sergent Ndoumou. Ce sont les meilleurs pilotes de l'armée !! Ils transportent le caporal Iboundji et le lieutenant Ikapi avec une boîte étrange, que peut-elle contenir ? Leur mission est de les transporter à Libreville. Pendant le survol de la forêt des abeilles, le rotor cale et une chute vertigineuse commence. Ils évacuent l'hélicoptère avec ce paquet, après avoir lancé un SOS ! Sauf le co-pilote qui est resté coincé par sa ceinture de sécurité...

Libreville 10h45

Suite au crash, une réunion d'urgence a lieu, il faut absolument mettre sur pied une mission de sauvetage pour récupérer cette boîte nommée F3B contenant une BOMBE.

Forêt des abeilles 11h

Atterrissage dans cette forêt épaisse, étouffante, oppressante, des 3 hommes avec leur colis, pas de blessures graves. Un silence de mort, la forêt est muette, pas un seul bruit de vie. Bizarre... Puis des coups de feu se font entendre, arrivés sur les lieux, ils trouvent le caporal Iboundji mort, attaqué sûrement par un fauve ! Il y a du sang partout, des morceaux de chair arrachés, mais pas de trace de griffure, ni de morsure. Vraiment de plus en plus étrange, mais qui a tué le caporal ? Et comment ?

La mission de sauvetage est arrivée à l'orée de la forêt avec le code de refroidissement, car il faut changer le code toutes les 72h, sinon la bombe explose et dévaste tout sur 50 kms à la ronde ! Faire vite et surtout éliminer tous les témoins. Dès leurs premiers pas dans cette forêt mystérieuse, remplie de légendes, de superstitions, tout s'enchaîne et... ?

Max, j'appréhendais un peu cette lecture, mais tu m'as littéralement envoûtée avec ta plume qui décrit avec précision, les personnages, les décors, les mystères... Je me suis sentie oppressée comme tes personnages durant leur aventure. Tu as réussi avec brio ce thriller qui mélange, légendes, enquête policière etc... Je peux vous dire que maintenant je regarde la forêt avec un autre regard.

Merci pour cette lecture originale.

Ne passez pas à côté de ce thriller.

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