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A bout de mères



Description ajoutée par cocomilady 2015-02-09T16:08:46+01:00

Résumé

Comme les deux faces indissociables d'une médaille, la maternité a son revers.

Les mères amères sont à bout.

Le reflet dans le miroir s'est teinté des plus sombres pensées, des plus noirs desseins.

Mères monstrueuses, égoïstes, passives, impuissantes...

Qu'elles subissent, agissent ou réagissent, elles souffrent à travers et pour leur enfant.

Derrière la comédie des apparences, les neuf nouvelles de ce recueil explorent les facettes obscures de l'âme humaine.

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Classement en biblio - 7 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2015-03-08T19:17:45+01:00

« Elle l’aimait. Soham seul la comprenait. Il était son pilier. Et malgré tout elle ne parvenait pas à se confier à lui. Ses mauvais rêves, sa douleur d’être mère et son mal-être grandissant restaient tapis tout au fond d’elle. Honteuse, elle n’osait se confier à personne... Si lui ne voyait pas, qui verrait ? Qui empêcherait ses mauvais rêves de devenir réalité ?... »

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par AlexianeTh 2019-05-15T11:41:24+02:00
Bronze

Lien vers la chronique : http://marmiteauxplumes.com/a-bout-de-meres-de-rachel-d-foret/

À notre époque, la mère se doit d’être parfaite. Une wonder-woman qui doit tout assumer : vie sentimentale, vie professionnelle, vie familiale, toujours être bien apprêtée, bien entretenir sa maison, penser à tout, tout le temps et pour tout le monde, et ne jamais s’en plaindre. Être mère exige la perfection, parce qu’elle est femme encore en proie aux stéréotypes, et maman parce qu’elle l’a choisi et qu’elle est désormais responsable. La pression est infernale et les écarts, les burn-out, tabous.

Les mères doivent aimer leur enfant dès le début.

Les mères doivent aimer davantage leur enfant dès qu’il vient au monde.

Les mères doivent être irréprochables.

C’est un heureux évènement, c’est beau, c’est puissant. Quel merveilleux sourire, quel merveilleux avenir…

Dans cette chambre à la maternité, tout le monde s’attend à ce que la symbiose soit là, concrète, immuable…

Que se cachent-ils derrière ces façades ?

Qu’en est-il en réalité de ces femmes perdues, déboussolées, apeurées cloitrées dans le carcan sociétal et des bien-pensants ? Victimes des autres ? Victimes de ce que l’on attend d’elle et des traditions ?

Que deviennent ces femmes qui se transforment en mères, changeant radicalement de vie, commençant déjà ses sacrifices, au quotidien et au corps chamboulés ?

Peut-être que le silence derrière ces sourires recèle cette facette obscure et taboue. Cette angoisse qui musèle les lèvres tremblantes, étouffe les cris désespérés, emmure les sentiments inavouables.

Dans ce recueil, neuf nouvelles dépeignent ce sujet très sensible de la maternité en explorant les reliefs les plus sombres. À cœur bien accroché et prévenu, vous soulèverez le voile pour plonger dans « ce qu’il ne faut pas dire », « ce que l’on ne doit pas voir ».

Plusieurs portraits se dessinent, plusieurs états d’âme se confrontent ou se réverbèrent entre eux…

La dépression, le rejet, l’infanticide, la mort subite du nourrisson, le deuil, l’impuissance d’une mère…

L’autrice s’adresse à nous dès les premières pages, nous expliquant sa démarche, ce qu’elle souhaite transmettre, et aborde le sens des diables bleus. De quoi nous mettre dans de bonnes conditions pour entamer la suite.

Souvent d’un genre fantastique, nous suivons les courtes histoires de neuf femmes. Légendes empruntées, croyance extrémiste, un monde contemporain dans lequel l’on peut devenir invisible, un autre où les forêts réclament leur dû… Plusieurs contextes servant de cadre au miroir qui nous offre le reflet le plus sombre de la maternité.

La plupart des nouvelles — si ce n’est une grande majorité — sont écrites du point de vue interne au récit, nous immergeant d’autant plus dans la psychologie de ces mères à bout de nerfs. C’est intimiste, au point que cela peut être troublant, voire dérangeant. Comme si nous ouvrions le journal de quelqu’un qui contiendrait tous ses plus sombres secrets, comme si nous jetions un œil à un crâne ouvert pour vampiriser toutes les pensées qui s’y trouvent, peu importe leur teneur… Et pourtant, derrière la forme et les symbolismes, sous la nappe de fantastique, se cache en réalité une psychologie profonde et souvent incomprise. Cautionnable ou non.

Les textes sont tous très bien écrits ; la plume de l’autrice ne se trahit pas d’une nouvelle à l’autre. Les descriptions indispensables sont là où il faut, aucune lourdeur… Mais ce n’est pas le style d’écriture qui compte avant tout ici. Nous ne sommes pas dans la recherche d’intrigues complexes, creusées, avec des twists… Ici, les émotions ont la primauté. Celles de nous percuter de plein fouet, de nous remuer, provoquer quelque chose en nous.

Bien entendu, certaines chutes sont surprenantes et très adéquates pour des nouvelles. Nous attendons la fin, nous interrogeant sur la conclusion finale, supposons… et nous inquiétons surtout. Quelle sera l’issue ? « Aurais-je le courage d’aller jusqu’au bout ? Ai-je vraiment envie de savoir ? »

Nous pensons que le but de ce recueil n’est absolument pas d’incriminer ces femmes et mères, de les pointer du doigt — sauf peut-être une exception ? – mais plutôt de les présenter, de dire « Voilà, écoutez ce qui se cache derrière les silences. »

Pour les lectrices-mamans, la lecture pourra s’avérer très difficile pour certains textes. Mais difficile aussi dans le sens où chaque trait nous renvoie à ses propres reflets, ses pensées noires, si sombres, que l’on n’avoue pas et qui nous traverse l’esprit lorsqu’elles ne s’installent pas.

Comme précisé plusieurs fois, tout n’est pas à prendre au pied de la lettre, bien entendu. Nous songeons notamment à Nuit invisible, un texte très dur — l’autrice en dit quelques mots dans sa note de départ, d’ailleurs.

Ce recueil désacralise le rôle de la mère et la perfection que l’on attend d’elle, l’amour immédiat et irrévocable, il ouvre les portes du tabou.

Il humanise la mère.

Si l’horreur peut nous submerger, l’incompréhension, mais aussi une part d’identification, c’est à la fois un message qui pourrait chuchoter : « c’est humain » ; « vous n’êtes pas seule. »

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Commentaire ajouté par MiAngeMiDemon 2015-06-11T19:51:39+02:00
Lu aussi

Même si le sujet abordé est délicat on ne tombe pas dans le trop plein.

il est abordé différemment selon les nouvelles, longues ou courtes, "réelles" ou tiré d'une croyance mais toujours avec justesse.

J'aime beaucoup le titre qui regroupe "à bout de nerfs" et mères car malheureusement même avec la meilleure volonté du monde être maman n'est pas toujours facile.

Je me suis reconnue dans quelques nouvelles que ce soit en tant que mère ou en tant qu'enfant.

Bizarrement la nouvelle qui m'a le plus émue n'est pas la 3 (bien qu'effectivement le sujet est difficile) ou celles parmi je me suis reconnue mais la numéro 7. j'ai pleuré pour la petite fille et sa maman qui n'a pas pu la sauvée.

Il m'est difficile de donner mon avis d'abord à cause de la taille des nouvelles, ensuite parce que je suis la reine du spoil et surtout parce que c'est un livre qui se "ressent".

Ce n'est pas un livre qui laisse réellement place à l'imaginaire comme un roman mais plus au ressenti et tout le monde n'a pas le même ressenti sur un sujet aussi grave.

Mais je vous invite fortement à tenter l'aventure.

Je remercie Rachel de m'avoir accorder sa confiance en me proposant ce SP, dés que le SDL est passé je le prendrais en papier :).

http://labibliothequedemiangemidemon.blogspot.fr/2015/03/a-bout-de-meres-de-rachel-d-foret.html

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Commentaire ajouté par LaBibliothequeDeMia 2015-03-24T17:59:41+01:00
Or

Je lis très peu de recueils de nouvelles alors quand en plus il m'est proposé par une amie, là, c'est le stress !! La peur de ne pas aimer, de décevoir là où tu sais que la personne a besoin d'encouragements surtout quand son ouvrage va sortir .... C'est donc avec fébrilité que j'ai commencé cette lecture et pourtant, j'avais lu un avis positif, celui de Siji qui est ICI. Mon angoisse, je la dois au thème. "Recueil de nouvelles et poèmes sombres sur le thème de la maternité". Je suis quelqu'un de très sensible qui recherche principalement la légèreté dans ses lectures et j'avais peur d'avoir du mal à avancer dans ma lecture donc je vais vous rassurer de suite, ça n'a pas été le cas !!

J'ai passé un moment de lecture très intéressant et j’avoue que l'auteure m'a totalement bluffé avec sa plume. C'est fluide, très poétique et elle manie les mots avec beaucoup d'élégance et de justesse. Au fil des nouvelles, on passe par beaucoup de sentiments. Certaines sont troublantes, d'autres dérangeantes puis d'autres touchantes mais elles ont un point commun : elles sont addictives et l'envie de savoir la finalité nous prend aux tripes !!

Je ne vais pas revenir sur toutes les nouvelles car elles sont toutes très différentes mais elles tournent autour du même thème, la maternité. L'auteure aborde avec simplicité et justesse ce thème. Je reviens sur le mot justesse car l'auteure n'en fait pas trop. Elle décrit les faits, les sentiments avec beaucoup de retenue. Elle a su trouver le juste équilibre sans en faire trop. C'est parfait et parfois ce détachement est presque flippant !

Bon après réflexion, je vais revenir sur quelques nouvelles quand même !!!

* J'ai particulièrement aimé "Aokigahara". "Un ultime instant avec l'amour de ma vie, mon ange". Histoire sur la mort subite du nourrisson. Quelle mère n'aimerait pas avoir cette chance ? Pouvoir serrer une dernière fois dans ses bras son enfant ? Elle est terriblement émouvante cette nouvelle, j'ai adoré l'ambiance et l'univers proposé par l'auteure. Le final est juste l'apothéose.

* "Nuit invisible", elle est hard mais je pense qu'elle avait largement sa plus ici puisque malheureusement l'inceste et le viol sont des faits établis. Monstrueux mais réels .... La présentation avec son côté surnaturel apporte un peu de légèreté et là encore, l'auteure n'en rajoute pas une tonne pour tomber dans le summum de l'horreur, elle n'a pas besoin de ça.

* La nouvelle "Un prénom si ressemblant" est extrêmement touchante ...

* "Lettre à moi-même", wahoo celle-ci, faut s'accrocher !!

* "Clichés" j'avoue, c'est celle qui m'a le plus interrogé. Comment réagir dans ce cas de figure ? Quand son enfant, une partie de nous, celui que l'on a élevé dans l'amour devient un monstre ? L'instinct maternel, celui de protection s'arrête-il net ou serons nous encore au rendez-vous ?

* "Shégué", je l'ai trouvé superbe cette nouvelle. Diabolique mais superbe ! L'histoire de Promédi est troublante ....

* "La chose", elle n'est vraiment pas facile mais je suis persuadée que c'est le cas de nombreuses femmes ....

* "J'aurais aimé ..." est sûrement celle qui m'a le plus bouleversé ... Elle est terriblement émouvante ...

Au fil des pages, on revient sur tous les liens d'une mère et son enfant. L'instinct maternel ou l'absence d'instinct maternel, l'amour inconditionnel ou l'absence d'amour. La perte d'un enfant par un décès brutal, la perte d'un enfant lorsque celui commet l'irréparable .....

L'auteure nous propose un large tour d'horizon sur la maternité et le fait d'être mère. Les liens qui se tissent ou pas .... C'est troublant, dérangeant parfois, mais merveilleusement bien écrit oui, merveilleusement bien écrit.

Un grand bravo à l'auteure, je suis conquise !

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2015-03-08T19:17:37+01:00
Argent

J'aime bien lire les recueils, qu'ils soient d'une seule et même personne ou non. J'ai eut la chance de gagner ce service presse et je remercie beaucoup Rachel de cette occasion. J'aime beaucoup la couverture, le miroir, le reflet de ce que nous voyons, mais que se cache-t-il derrière ? C'est ce que l'auteur va nous faire découvrir par des nouvelles, des poèmes, plus ou moins longs d'ailleurs et redonner une autre image de la maternité que beaucoup ignore.

Neuf nouvelles, neuf façons de voir, d’apercevoir ce qui se passe réellement dans la tête des protagonistes liés à une naissance.

Certaines d'entre elles sont perturbantes, surtout une « nuit invisible ». Je l'ai trouvé dérangeante et pourtant c'est un phénomène qui arrive, comme dans toutes les autres, mais le fait de savoir cette femme ne rien faire, fermer les yeux parce que lui est heureux ainsi, j'ai eut beaucoup de mal. D'autres apportent une lecture troublante, m'incitant même à dire que oui, tout est possible et qu'au final qui sommes-nous pour juger telle ou telle personne alors que nos plus bas instincts peuvent ressortir ? L'auteur nous montre le revers du décor, le fait qu'un bébé, une mère, un père, un frère ou une sœur, peu importe, mais l'entourage de cet être qui n'a pas demandé à venir va être bouleversé. Les nuits incomplètes, les doutes, les questionnements, la douleur physique ou mentale. Le pourquoi je n'y arrive pas ? Ou encore le m'aime-t-il vraiment ? Et bien d'autres questions encore.

« Aokigahara » est celle que je préfère. Elle est triste, sourde, froide et plus le temps passe, plus l'espoir commence à renaître. La perte d'un enfant est impensable, pourtant elle arrive, bien plus que l'on ne peut croire. Comment survivre après cela ? Comment pouvoir continuer à garder le couple qui a fondé cet être parti ? Des obstacles, des doutes, des remises en questions, un affrontement qui ne sera pas de tout repos et enfin la lumière apportant la paix intérieure. Je pense encore à « clichés », me demandant comment réagir face à un tel phénomène. Une autre mérite que l'on s'y attarde, il s'agit de « Un prénom si ressemblant ». Elle ne m'a pas surprise par sa fin, elle découlait, mais ce que je retiendrais de cette nouvelle, c'est le fait que le monde ne cessera jamais d'avancer quelque soit les conséquences. Les deux dernières, « la chose » et « j'aurais aimé » sont poignantes. Le point de vue, les idées noires de la mère, qui n'en a jamais eut ?

Chaque histoire apporte une morale, une idée, un rejet, un petit quelque chose. Certaines paraissent tirée de la réalité, tout simplement parce que lorsque l'on a porté un enfant, la relation s'installe, s'étire. Le bonheur est présent, mais dès le départ ? Par toujours du début à la fin. J'ai trouvé certaines nouvelles très bien écrites, les mots découlaient comme l'eau d'une fontaine. Certaines sont vraiment recherchées, d'autres dont « la lettre à moi-même » je ne pense pas l'avoir bien comprise. Ce qu'il faut retenir également, c'est la façon dont le tout est présenté, pas de mots trop haut, pas de monstruosités réellement écrit, juste suggéré, juste assez pour imaginer. Le lien entre une mère et son enfant, cet instinct maternel que beaucoup rabâche et si les femmes ne les avaient pas toutes en un claquement de doigts ? Cela s'apprend, ce n'est pas forcément inné et le regard de l'autre qui croit voir un bonheur sans tache ne se pose même pas la question de savoir si c'est vraiment le cas.

Ce recueil est plutôt complet, même si je n'ai pas forcément apprécié toutes les nouvelles, j'ai bien aimé le tout d'une manière générale grâce à la douceur de l'écriture – non je ne suis pas contradictoire. Les textes sont sombres, parfois bercés de folies destructrices et pourtant la reconstruction est possible selon la personne concernée.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/a-bout-de-meres-rachel-d-foret-a114953942

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Commentaire ajouté par Maritza 2015-03-08T14:47:47+01:00
Diamant

Magnifique recueil de 140 pages à lire et à relire !

J'ai été plus que transportée par son univers !

Rachel écrit très bien, elle a une plume superbe et elle mérite d'être lue.

Très bon livre pour une auteure très très prometteuse ;)

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