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À ce Point de Folie



Description ajoutée par Angel89 2018-10-05T20:34:17+02:00

Résumé

Le 17 juin 1816, la frégate La Méduse quitte Rochefort à destination de Saint-Louis, au Sénégal. À son bord, quelques 400 passagers formant comme une petite France – bourgeois, militaires, négociants, un équipage nombreux. Au commandement, un capitaine dont l’incompétence avérée sera à l’origine du naufrage. Les chaloupes étant en trop petit nombre, 150 passagers sont abandonnés sur un radeau. Seuls 15 seront sauvés, après treize journées d’enfer, jalonnées de meurtres, de corps dépecés et d’ultimes stratégies de survie. Savigny, le médecin de bord, en fera le récit, que le monde entier voudra connaître, jusque dans ses détails les plus atroces. Qu’aurait-on fait à leur place? Dans ce roman historique et anthropologique au rythme effréné, Franzobel pousse le lecteur à la limite du supportable : son style – précis, poétique, cru – sert la tension dramatique et fraie sans cesse avec l’ignoble pour nous plonger au cœur du carnage.

Un voyage en enfer dont nous ne sortirons pas indemnes. À la fois magnétique et écœurant – magnétique parce qu’écœurant –, le livre brise bien des tabous : tabou de la violence absolue, tabou de la lire, tabou d’y trouver aussi du plaisir.

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Classement en biblio - 7 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par GabrielleViszs 2018-09-09T17:50:24+02:00

On ne se battait plus ni contre un adversaire ni pour vaincre, mais contre la vie et pour la mort. Lavillette, qui faisait partie des forcenés, prit appui sur un caporal et lui coupa une main à la hache : celle-ci tomba à la mer, où elle flotta un moment comme un étrange poisson à cinq doigts. Juste un rêve. C'est forcément un rêve.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par JLDragon 2018-11-01T17:43:38+01:00
Argent

http://jldragon.over-blog.com/2018/11/a-ce-point-de-folie-de-franzobel.html

Ce n’est pas un livre trash que nous offre ici Franzobel, c’est un livre humain.

Oui, humain.

Mais dans son sens le plus primaire.

Pour digérer ce roman, il faudra pouvoir se mettre à la place de.

À la place des naufragés du radeau de la Méduse.

Qu’aurions-nous fait à leur place ?

Franzobel nous plonge dans l’histoire du naufrage de la Méduse de façon déconcertante.

C’est une biographie romancée certes, mais elle sonne tellement vrai même si elle nous immerge dans un récit intemporel.

Hors du temps.

La narration est pleine d’ironie, mais elle est aussi tout à la fois, c’est-à-dire grave, cruelle, édifiante, palpitante.

C’est aussi très bien écrit, bien traduit, faut-il le souligner.

Franzobel n’est pas avare de détails et fait preuve de talent quand il s’agit de conter la vie des personnages.

La plupart des personnages ont réellement existé. Évidemment, j’imagine que l’auteur a dû prendre quelques libertés, néanmoins j’ai trouvé qu’il avait bien arrangé les choses.

Bien arrondi les angles.

On navigue donc avec aise jusqu’à un certain point, car on s’enfonce quand même jusque dans l’impensable.

On navigue aussi dans l’horreur, mais là rien n’est fantastique, c’est inimaginable, mais c’est vrai.

J’ai vraiment adoré ce livre.

À ce point de folie est pour moi un des meilleurs livre que j’ai pu lire cette année. Peut-être le meilleur, il faudrait que je refasse le bilan de mes lectures pour en être sûr.

Notez aussi que la fin est plutôt réussie.

Bref, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, ce livre est un régal !

Note globale : 18/20

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Commentaire ajouté par GabrielleViszs 2018-09-09T17:49:26+02:00
Or

Suite au partenariat avec Babelio, je les remercie ainsi que la maison d'édition Flammarion pour la lecture de ce roman.

Qui n'a jamais entendu parler du radeau de la méduse ? Un lointain souvenir ou au contraire une vérité qui fait mal d'imaginer ce qui a pu se produire. Le 18 juillet 1816, l'Argus trouve une embarcation bancale avec à son bord des survivants du naufrage de ce navire : la Méduse. une quinzaine d'hommes et de femmes, enfin qui y ressemblaient bien avant d'être découvert. Les conditions ont été terribles durant les treize jours entre le naufrage et leur retour à la civilisation. Si certains ont réussi à s'en sortir, non sans avoir perdu un peu de leur esprit, d'autres n'ont pas survécu malgré les soins reçus. Nous suivons Savigny, médecin de bord et Osée, matelot durant quelques temps après leur retour en France. Puis le retour sur le navire, au moment du départ. Ce moment où tous les passagers, matelots, hommes d'armée partent pour trois semaines de voyage vers le Sénégal. Ce moment où personne ne prend conscience que ce lieu est dangereux, autant parce que les mousses risquent gros, mais surtout avec la mer qui peut se déchainer à n'importe quel moment.

Bien entendu ce livre n'est pas le récit typique de ce qui est arrivé, mais de ce qui aurait pu se produire à bord. À cette époque, au temps des rois, chacun doit rester à sa place. Pourtant, sur ce navire, les grades ne restent pas forcément en l'état. La bourgeoisie n'est pas isolée comme elle le voudrait, je pense à la famille Picard, par exemple. Victor, celui dont Osée ne cesse de dire son prénom depuis son retour sur la terre ferme, nous le suivons. Ce petit devient un souffre-douleur, pourtant il arrive à s'en sortir de situations plutôt dramatique. Tentatives de viols, tentatives de pertes de peau par la cuisinière chauffée... Et puis il y a cette vie sur ce rafiot, La Méduse continue son bonhomme de chemin, emportant avec elle les passagers qui ne voient rien. Les tracas sont les mêmes qu'à terre, mais en ayant moins de place, moins d'intimité. Les relations sont exacerbées, les besoins deviennent terre à terre. Les rancœurs sont tenaces, la vie devient plus difficile. Et c'est là que tout prend l'eau. Les trous se forment, les seaux arrivent mais c'est trop tard.

L'histoire de ce navire qui s'est perdu en route, c'est le récit de bon nombre de passagers qui ont tenté de survivre à des éléments indépendant de leur volonté, mais pas uniquement. Les désaccords se suivent tant que les personnages sont ensemble. La rancune est tenace et les esprits vont commencer à sombrer. Essayer de ne pas s'attacher à eux est difficile, ne pas les haïr ou ne pas les adorer devient un problème. L'auteur donne assez de détails sur chacun pour imaginer sa vie avant de mettre un pied sur La Méduse, jusqu'à ce qu'il remette le pied sur terre, s'il survit. Car c'est bien le hic, sur le nombre impressionnant, on se retrouve dans la même position que le Titanic. Trop de monde, pas assez d'embarcations en cas de naufrage, un bateau qui se fracasse au pire moment. Qui doit vivre ? Qui doit mourir ? Les éléments se déchainent, les requins font leur apparition.

Les personnages sont nombreux. Nous les suivons, découvrant le pourquoi ils sont sur ce navire. Arétéé Schmaltz, fille du gouverneur qui recherche un médecin pouvant effacer la tache de vin qui lui couvre la moitié du visage. Victor qui fuit, Osée qui aime cette vie depuis ces 6 ans, la Reine qui se veut tout puissante, et tous les autres qu'on a envie soit de torturer, soit de les protéger. Rien n'est simple. Ceux qui meurent se demandent pourquoi eux non pas pu être sur un rafiot. Ceux qui y sont se demandent comment survivre sans nourriture, avec de simples tonneaux de vins. L'esprit humain est complexe. Vouloir survivre pour retrouver ses proches, ses amis, sa famille, oui, mais à quel prix ? Qui serait capable de continuer en devenant autre chose qu'un être humain ? L'animal en nous semble prendre vie et nous faire oublier qui nous sommes : des gens civilisés. La plupart du temps.

C'est un conflit permanent entre ce que l'on veut et ce que l'on doit faire. Les personnages ne cessent de retrouver un peu de lucidité, mais, car il y a un mais, initialement certains ne sont pas "corrects". Ils préfèrent s'amuser aux dépends des autres. Il est question de Bonaparte également qui pourrait peut-être aider, à moins que le fait d'écrire ce qui s'est produit ne dérange ? L'humour souvent noir de l'auteur est parfait à mes yeux. C'est ce type d'humour que je préfère, plus dans le sombre, le glauque qui fait rire, pour éviter de s'apitoyer sur le sort de ses hommes et femmes qui vont y passer, autant le dire. Un naufrage à cette époque, des personnages qui ne sont pas tous d'accord, forcément il va y avoir des moments où il faut trancher dans le vif !

En conclusion, c'est un récit qui permet de nous poser des questions. La principale étant de savoir si nous aurions agit de la même façon que certains. Survivre dans de telles conditions, aurions-nous laissé la faim nous envahir ou la folie prendre le pas sur notre corps ? Sacrifice, amitié, dénigrement, les mutineries si infimes quelles soient auraient pu être le bon déclencheur pour tous les sauver. Aller jusqu'au fond des choses comme le doc, fouiner dans les cerveaux, dans les entrailles, ça il sait le faire. Un dernier point, on sait enfin ce qui est arrivé à ce fameux Victor, c'est un soulagement de savoir s'il a survécu ou non a cette folle épopée.

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/a-ce-point-de-folie-franzobel-a148464850

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Commentaire ajouté par heleniah 2018-09-04T20:48:37+02:00
Argent

En 1816, la frégate La Méduse quitte la France, direction le Sénégal. L’objectif du capitaine : arriver le plus vite possible à destination, même s’il n’a personnellement jamais dirigé de flotte et ne sait ni lire une carte maritime ni utiliser un sextant. A bord du navire, Victor qui a fui sa petite vie bien rangée pour partir à l’aventure, Osée Thomas un marin avide de savoir, la famille Picard qui déménage tous ensemble ; les sœurs Lafitte qui veulent ouvrir un comptoir…

Mais même si on connaît dès le début l’issue de ce voyage, la traversée commence dès le début dans les pires auspices possibles !

Je trouvais intéressant de s’intéresser à cet événement dont on ne connaît finalement quele tableau qui a, de plus, été édulcoré. Le regardant, on plaint les marins sans forcément penser à la véritable situation. Ce roman permet de retracer de façon à la fois précis et romancée le destin des passagers de la Méduse. On commence avec les premiers jours de navigation qui permettent de faire connaissance avec les personnages, mais également de débuter l’horreur avec des descriptions assez crues, qui laissent présager du reste. En effet, dès les premiers chapitres, Victor déchante, le cuisinier et son second étant bien décidés à le torturer le plus possible, voir lui faire la peau. Ensuite, on suivra le destin des canots de secours et évidemment du radeau où plus de 100 personnes se sont entassées dans un premier temps serrés les uns contre les autres, de l’eau jusqu’à la taille, en plein soleil, sans rien avoir à boire ni à manger ou presque.

Même si on commence rapidement avec des passages assez durs, il faut un certain temps pour se familiariser avec tous les personnages ce qui ralentit un peu le récit. On a envie d’entrer dans le vif du sujet, le naufrage et celui-ci se fait attendre. De même à la fin, avec tous les différents canots, je m’y suis un peu perdue et je ne suis plus bien sûre de la survie de tel ou tel personnage. Il aurait d’ailleurs été intéressant d’avoir un aperçu un peu plus large de ce qui arrive par la suite à ceux qui ont pu survivre.

Malgré ces petits défauts et la dureté du texte, c’est un roman historique intéressant qui révèle un des événements connus le plus inconnu de l’Histoire.

Âmes sensibles s’abstenir, amateurs d’Histoire, de navires et de naufrages tragiques, vous pouvez y aller !

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Les chiffres

Lecteurs 7
Commentaires 3
Extraits 3
Evaluations 3
Note globale 8.67 / 10

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