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Je sais, j'ai l'air bizarre.

D'accord, carrément dément !

Je parle aux morts.

Je parle aux fleurs.

Mais la folie est avant tout affaire de perspective.

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«[...] j'ai annoncé que l'appartement me pesait.

Que je préférais sortir.

Et on est allés dans un bar.

On a grimpé sur ta moto...

Je sais, c'est facile de refaire l'histoire. De se dire: si j'avais su, si j'avais pu. Un enchaînement de causes dérisoires conduisant à d'irrémédiables conséquences.

L'effet papillon. Un battement d'ailes ici, un ouragan là-bas.

Je m'en veux tant, Ombe, oh comme je m'en veux...»

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"Qu'est-ce que tu vas faire maintenant ?

- Jouer les justiciers solitaires.

- Je peux venir ?

- Si tu veux. Mais tu me laisses faire à mon idée.

- Promis.

- Parole d'amie ?

- Parole de sœur."

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- C'est le plus beau Noël de ma vie ! je hurle contre son casque.

- Hein ? Je n'entends pas ! répond-elle en penchant la tête.

- Non, rien !

Et pour moi, seulement pour moi, je chante à tue-tête les paroles des Doors qui disparaissent dans la nuit, emportées par le vent de la course.

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« Il arrive un moment où converser avec soi-même est, contrairement aux idées reçues, la seule façon de rester sain d'esprit.

Il y a tellement de fous qui suivent sans discuter les impulsions de leur cerveau... »

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Les mots d'un poème inconnu me viennent sur les lèvres:

"Je suis le chevaucheur, le voleur de nuages, je danse sur la lande comme le faucon en voyage....

Je suis le coureur infatigable, celui qui martèle de ses pas les chemins innombrables...

J'accompagne l'envol du noir corbeau de l'haruspice, le tourbillon des cendres dessus le précipice...

Je suis le marcheur aveugle, les yeux figés contemplant une lune qui tarde à se montrer...

J'arpente l'horizon orange qui fabrique d'étranges orages... Eclair d'ivoire, gouttelettes d'eau pâle, châle de pluie sur l'herbe endormie... La feuille se détache et vient de tomber sur la peau de la mare, dans laquelle se reflète un morceau de ciel noir...

Je suis le commis sanglant, le fil d'une épée d'acier blanc, d'une lame damassée aux reflets de cauchemar, la hache au manche noir, le bouclier bavard, le casque au cimier grimaçant!

Je suis le rapace avide, l'épervier vorace, le fléau splendide, le râle d'hommes qui sont encore et presque morts, la grogne des linceuls, la mandragore, la main qui déchire les chairs, la gueule qui dévore les corps...

Je suis la montagne qui bouge, le vent tambour, le fleuve qui s'allonge...

Je suis la fleur rouge qui court et qui ronge...

Je suis le titan échoué sur des rivages glacés, aux galets froids, le choc des vagues et puis l'effroi, les vastes flots bruissant de rage...

Je lèche la sueur qui sourd de mille pores, je hume la peur exhalée par les gouffres noirs, j'entends les cris des hommes hurlant dans la pénombre d'une mer vide, j'écoute la terre qui se tord, la sirène enchaînée qui appelle les pâles désirs au festin de la mort!

Je suis le voyageur sur le port, chuchote le poème, guettant le navire des derniers jours, qui flottera sur les ongles des morts."

Je n'ai aucune idée de ce que signifient ces mots mais ils me bercent. J'aime.

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Seul avec le chaos de mes pensées. Avec le grincement de mes souvenirs.

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Où je suis ? Aucune idée. Est-ce que c'est ça, la mort ? Non. La mort, c'est l'absence totale de sensation. De perception. De conscience. Et là j'ai mal. Enfin je crois. Donc je pense, puisque je me demande si je suis mort...

La mort...Là où les mots n'existent pas.

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L’obscurité.

L’obscurité et le silence.

Bip.

Je suis sur le dos, les bras en croix, le regard perdu dans les ténèbres. Je ne parviens pas à bouger. Je suis sur le dos et quelque chose m’écrase, de lourd, d’épais, de noir. Comme du goudron. J’ai du mal à respirer.

Bip.

J’ai souvent fait ce genre de cauchemar. C’est la nuit. Je tombe dans un étang en fuyant des monstres. Je suis aspiré par la vase, jusqu’au fond. J’appelle au secours, mes poumons se remplissent d’eau. Je suffoque. Je me redresse dans mon lit et je hurle.

Bip.

Sauf que là je n’arrive pas à ouvrir la bouche.

Bip.

Où je suis ?

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