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Liste des extraits

Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par JulietHauwel 2015-05-25T14:28:50+02:00

“D'après mon expérience, il y a le désir, et il y a l'amour. Je ne suis jamais tombé amoureux de quelqu'un parce qu'il s'agissait d'une fille ou d'un garçon. Je suis tombé amoureux d'individus en raison de ce qu'ils manifestaient d'unique. Je sais que la plupart des gens ne fonctionnent pas selon cette logique, et pourtant, elle me paraît la seule valable.”

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par bagheera 2015-06-07T17:35:41+02:00

"Ils craignaient de gâcher cette amitié, mais leur prudence excessive créait plus de gêne qu'autre chose. C'est Austin, voyant passer deux jeunes hommes se tenant la main, qui s'est jeté à l'eau :

-Ça pourrait être nous dans dix ans.

-Ou dix mois, lui a répondu Hugo.

-Ou dix minutes.

-Ou dix secondes.

Ils ont ensuite compté jusqu'à dix, puis ne se sont plus lâchés"

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par Framb0ise 2016-09-12T17:42:30+02:00

Ce serait presque agréable, si seulement je pouvais ne plus penser à cet ailleurs où je voudrais être.

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par Diable 2016-03-22T10:02:07+01:00

" Et, une fois de plus, je remarque à quel point ces personnes associent facilement le diable aux choses qui leur font peur. Il me semble qu'ils prennent le problème à l'envers. Le diable n'a jamais forcé qui que ce soit à faire quoi que ce soit. Les gens font des choses, puis ils en rejettent la responsabilité sur le diable."

p.196

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par Diable 2016-03-22T09:57:22+01:00

" Elles est en permanence harcelée par un monstre imaginaire qui agit sur elle aussi viscéralement qu'un instinct et souligne que rien n'a de sens."

p.169

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par Diable 2016-03-22T09:54:58+01:00

" Dès que je baisse la garde, la dépression s'insinue en moi et finit par m'accabler. Ce serait trop simple de dire que je me sens invisible. La vérité, c'est que je me sens terriblement visible et complétement ignoré."

p.169

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par JulietHauwel 2015-05-25T14:23:58+02:00

Ce n'est pas la première fois qu'elle m'embrasse, mais c'est la première fois qu'elle m'embrasse en sachant qui je suis - et ce premier baiser compte davantage que le précédent.

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par DML12 2014-11-26T20:35:34+01:00

« L'amour vous donne envie de réécrire le monde. Il vous donne envie de choisir les personnages, de construire le décor, de mener l'intrigue. Celui ou celle qui vous aimez est assis en face de vous, et vous voulez alors faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que l'amour soit possible, indéfiniment possible. Et lorsqu'il n'y a que vous deux, seuls dans une pièce, vous pouvez vous imaginer que vous touchez enfin au but, ce jour-là, pour toujours. »

P.202

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par DML12 2014-11-26T20:30:44+01:00

« - Mais pourquoi moi ? demande-t-elle. Ça n'a aucun sens.

- Parce que tu extraordinaire. Parce que tu témoignes de la gentillesse à une inconnue qui débarque comme ça dans ton lycée. Parce que toi non plus, tu ne veux pas rester enfermée du mauvais côté de la fenêtre, tu veux prendre la vie à bras-le-corps. Parce que tu es belle. Parce que, lorsque j'ai dansé avec toi samedi dans le sous-sol de Steve, c'était comme un feu d'artifice. Et que lorsque j'étais allongé près de toi sur la plage, c'était comme goûter au calme le plus parfait qui puisse exister. Je sais que tu penses que Justin t'aime au fond de lui, quelque part, mais moi, je t'aime de tout mon être. »

P.113

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Extrait de A comme Aujourd'hui ajouté par anonyme 2013-11-27T21:46:35+01:00

5994e JOUR

Je me réveille.

Aussitôt, je dois déterminer qui je suis. Et il n'est pas seulement question de mon corps - ouvrir les yeux et découvrir si la peau de mon bras est claire ou foncée, si mes cheveux sont longs ou courts, si je suis gros ou maigre, garçon ou fille, couvert de cicatrices ou lisse comme un bébé. S'adapter au physique, c'est finalement ce qu'il y a de plus facile quand on se réveille chaque matin dans un corps différent. Non, le véritable défi, c'est d'appréhender la vie, le contexte de ce corps.

Chaque jour, je suis quelqu'un d'autre. Je suis moi-même - je sais que je suis moi-même -, mais je suis aussi un autre.

Et c'est comme ça depuis toujours.

L'information est là. Je me réveille, j'ouvre les yeux, je comprends qu'il s'agit d'un nouveau matin, d'un nouveau lieu. La biographie surgit, cadeau très utile de cette partie de ma tête qui n'est pas moi. Aujourd'hui, je suis Justin. Je le sais, c'est tout - je m'appelle Justin -, et, en même temps, je sais que je ne suis pas vraiment Justin, je ne fais que lui emprunter sa vie le temps d'une journée. Je regarde autour de moi et je sais que je me trouve dans sa chambre. Qu'on est chez lui. Dans sept minutes, le réveil va sonner.

Je ne suis jamais deux fois la même personne mais, pas de doute, j'ai déjà été quelqu'un dans son genre. Des vêtements qui traînent partout. Beaucoup plus de jeux vidéo que de livres. Un garçon qui ne change pas de caleçon pour dormir. Et, d'après le goût dans sa bouche, un fumeur. Mais pas accro au point de devoir en griller une au saut du lit.

«Salut, Justin», dis-je pour tester sa voix. Grave. La voix sonne toujours différemment dans ma tête.

Justin ne prend pas soin de lui-même. Son cuir chevelu le démange. Ses paupières sont lourdes. Il n'a pas beaucoup dormi.

Je sais déjà que je ne vais pas aimer cette journée.

Ce n'est pas évident d'être dans le corps de quelqu'un que l'on n'aime pas, car il faut tout de même le respecter. Par le passé, j'ai causé des dégâts dans la vie des gens, et ce qui m'en est resté, c'est que, chaque fois que je me laisse aller, cela me hante. Du coup, j'essaie d'être prudent.

Pour autant que je sache, toutes les personnes qui me prêtent leur corps ont le même âge que moi. Je ne passe pas de seize à soixante ans. Pour le moment, je m'en tiens à seize. Je ne sais pas comment ça marche. Ni pourquoi c'est ainsi. Il y a longtemps que j'ai arrêté d'essayer de comprendre. Jamais je ne comprendrai - mais, au fond, même les personnes normales ne saisissent pas tout de leur existence. Avec le temps, il faut accepter le fait qu'on est, tout simplement. Nul ne saura jamais pourquoi. On peut élaborer des théories, mais on n'obtiendra jamais de preuve.

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