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Extrait ajouté par Folize 2018-04-21T16:21:58+02:00

- Quelle insoutenable odeur ! gémit grand-mère, écœurée. J’en ai des haut-le-cœur ! Grizel, faites-la sortir immédiatement !

- Pas tout de suite, refusé-je, un sourire en coin. Bienvenue au château de Bavery, Mlle Swan.

Au son de ma voix, elle relève aussitôt des yeux ronds comme des billes.

Que les festivités commencent !

- Vous ?

- Quoi, moi ? fais-je en arquant un sourcil taquin. Je suis heureux de voir que les coyotes ne vous ont pas dévoré.

Furieuse, elle pointe un doigt tremblant vers moi, prête à me crucifier sur place. Elle est tellement rouge qu’elle me paraît sur le point d’imploser.

- Vous n’êtes qu’un sale menteur ! hurle-t-elle. Vous avez voulu me faire peur !

- Jamais je n’aurais commis une telle monstruosité, réfuté-je avec hypocrisie. Je suis connu pour ma bienveillance et ma grande bonté.

Elle frappe du pied sur le sol.

- Générosité ? Non, mais vous plaisantez ! Vous m’avez abandonnée à mon triste sort en pleine forêt !

- C’est vous qui vouliez terminer à pied. Voyons, le principal est que vous soyez là… couverte de boue et de crottin de cheval.

- Vous n’êtes qu’un goujat ! explose-t-elle en s’avançant vers moi. Vous n’avez aucune galanterie ni même compassion !

Elle attrape une poignée de dossiers pour me les balancer, mais Grizel intercepte sa main pour les reposer.

- Calmez-vous, Mlle Swan, lui conseille-t-elle. Je ne donne pas cher de votre emploi si vous continuez sur cette voie-là.

- Je n’ai que faire de son emploi et de son argent ! Il peut se les mettre là où je pense !

Je papillonne des yeux ce qui la fait davantage sortir de ses gonds.

-Cessez de vous moquer de moi !

Au bord de la crise de nerfs, Grand-mère intervient en tapant plusieurs fois sa canne sur le sol.

- Ça suffit ! Quelqu’un veut bien m’expliquer ce qu’il se passe à la fin ?

Mlle Swan se tourne vers elle, prête à lui sauter au collet.

- Ce qui se passe ? Il s’est montré égoïste et inhumain envers moi. J’aurais pu terminer congelée là dehors qu’il ne s’en serait aucunement soucié !

- N’ayez crainte, vous auriez fondu aux premières lueurs de l’aube, badiné-je. Au pire, je serais venu à votre secours sur mon cheval blanc. Ah non, c’est vrai. Ma monture vous déteste également.

Ma pique fait mouche, vu le teint écarlate de ses joues.

- Vous voyez ? dit-elle. Comment pouvez-vous défendre un pareil mufle ?

Un mufle ? Charmant.

- C’est mon petit-fils !

- Justement ! Vous devriez lui coller une bonne fessée pour son manque de civisme et de respect ! Où est donc passée la solidarité féminine dans ce pays ?

Dépassée, Grizel s’immisce dans la conversation.

- Je vous interdis de vous adresser d’une manière aussi inconvenante à Son Altesse Royale le Prince James McGregor de Bavery ! Veuillez immédiatement lui présenter vos excuses !

- Le quoi… ?

Interdite, Mlle Swan me dévisage, comme si le monde s’était tout à coup arrêté de tourner. Je perçois sur son visage de la stupeur mêlée à je ne sais quel autre sentiment. D’ailleurs, je ne tarde pas à le savoir. Nous prenant tous au dépourvu, elle éclate de rire, une main sur le ventre.

- Cet ignoble et détestable personnage est un prince ? Eh bien, moi, je suis la Reine d’Angleterre !

Sur le point de défaillir, grand-mère s’effondre sur le canapé en agitant frénétiquement son éventail sous le nez.

- Apportez-moi de l’eau, Grizel, avant que je ne fasse une crise cardiaque.

Amusée, Mlle Swan ne peut contenir son hilarité. Chaque fois qu’elle croise mon regard, son fou rire ne fait que s’intensifier davantage. Cette femme me manque totalement de respect. Il est grand temps de mettre fin à ce petit jeu ridicule.

Agacé, je cogne du poing sur la table.

- Taisez-vous ! Veuillez cesser immédiatement ces enfantillages !

- Désolée, mais c’est nerveux ! dit-elle en continuant à rire. Non, mais sérieusement, vous avez peut-être la beauté et le charisme d’un prince charmant, mais vous êtes un véritable goujat avec les femmes !

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Extrait ajouté par emilie0612 2018-02-18T16:44:09+01:00

L’amour nous donne des ailes, mais nous aveugle lorsque celui-ci n’est pas réciproque. Apprendre que l’homme que l’on aime nous trompe est un véritable tsunami sur votre vie et vos rêves.

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Extrait ajouté par loona10 2018-04-20T11:14:24+02:00

Choquée, je m’extirpe de son emprise pour quitter cet endroit au plus vite.

— Ne me tournez pas le dos ! s’écrie-t-il derrière moi. C’est un affront que vous faites à votre souverain ! Ligne dix-sept du protocole royal.

Folle de rage, je pivote vers lui et lui fais face en le toisant avec mépris.

— Je ne suis pas un de vos sujets, et vous n’êtes pas mon roi ! J’ajoute un sourcil satisfait, fière de ma détermination. Sa respiration et son souffle s’accélèrent. Son regard animal me dévore littéralement sans une once de vergogne. Ses yeux vifs et sombres se rivent avec une telle puissance aux miens que j’ai l’impression d’être totalement prise au piège. Je me sens incapable de bouger ni même de parler. Le prince glisse une main tremblante derrière ma nuque pour m’attirer à lui, et de l’autre, entoure ma taille pour me presser contre son corps tendu. Ses lèvres sont si proches que son souffle chaud, presque brûlant, se promène sur les miennes. J’ai l’impression d’avoir quitté mon propre corps et d’être spectatrice de ces deux êtres qui sont tels deux aimants attirés et captivés l’un par l’autre.

— Vous me rendez complètement fou, Mlle Swan. Si vous saviez dans quel tourment je suis plongé depuis ces cinq derniers jours.

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