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Extrait ajouté par Punchina 2013-09-23T17:07:27+02:00

-Ce qui me ferait vraiment plaisir...

Miss Marple avait hésité.

-Oui, dites-moi?

-Je suis sûre que tu vas trouver ça idiot.

-Mais non, je vous assure que non.

(Où donc cette bonne tante voulait-elle aller?)

-C'est que voilà, j'aimerais beaucoup aller à l'hôtel Bertram- à Londres.

-L'hôtel Bertram?

Le nom sonnait vaguement familier.

Les mots s'étaient précipités sur les lèvres de Miss Marple:

-J'y suis allée une fois -j'avais 14 ans. Avec mon oncle et ma tante. Mon oncle Thomas, c'était. Il était chanoine à Ely. Je n'ai jamais oublié. Si je pouvais y passer... oh! une semaine suffirait... deux coûteraient sûrement beaucoup trop cher.

-Oh! ne vous inquiétez pas pour ça. D'accord, vous irez. J'aurais dû me douter que vous aimeriez aller à Londres -les boutiques, tout ça. Nous allons arranger ça- si toutefois le Bertram existe toujours. Tellement d'hôtels ont disparu, bombardés pendant la guerre, ou fermés, tout bonnement.

-Non j'ai appris qu'il était encore ouvert, figure-toi. J'ai reçu une lettre qui en venait -une lettre de mon amie Amy McAllister, une américaine. Elle y était descendue avec son mari.

-Bon alors je m'occupe d'arranger ça. J'ai peur qu'il y ait eu pas mal de changements depuis l'époque où vous l'avez connu, avait-elle ajouté gentiment. Ne soyez pas trop déçue.

Mais l'hôtel Bertram n'avait pas changé. Il était resté exactement comme autrefois. Un vrai miracle estimait Miss Marple. En fait, elle se demandait...

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Extrait ajouté par Libertad 2013-04-04T20:12:31+02:00

Comment imaginer sérieusement que quelque chose clochât dans un endroit où l'on servait le thé de cinq heures comme autrefois?

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Extrait ajouté par SherCam 2019-05-25T08:30:23+02:00

- Mais il me semble bien que c'est cette vieille Jane Marple qui arrive ! Je la croyais morte depuis longtemps ! Elle paraît avoir cent ans !

Le colonel jeta un coup d’œil distrait dans la direction de Jane Marple ainsi ressuscitée. Le Bertram hébergeait toujours un choix de ce qu'il appelait de vieilles chattes quelque peu pelées.

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Extrait ajouté par SherCam 2019-05-25T08:30:08+02:00

-Il est sorti à trois heures du matin ?

- Oui. Sur le moment, j’ai trouvé cela bizarre.

Le chef inspecteur contempla la vieille demoiselle et demanda, après un long silence :

- Miss Marple, pourquoi n’avez-vous pas appris cela à quelqu’un ?

- Parce que personne ne me l’a demandé !

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Extrait ajouté par SherCam 2019-05-25T08:29:55+02:00

Lady Selina s'intéressait peu aux peintres, ni en fait à tout ce qui touchait à l'art. Elle rangeait les écrivains, les artistes et les musiciens dans une même catégorie : des sortes d’animaux accomplissant des performances habiles, auxquels elle accordait une certaine indulgence sans se demander la raison qui les poussait à se lancer dans ces exercices.

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Extrait ajouté par Colophane 2017-06-29T17:52:33+02:00

Miss Marple commanda son petit déjeuner, qui arriva cinq minutes plus tard. Un large plateau, avec une bonne grosse théière ventrue, du lait bien crémeux, un pot d'eau chaude en argent. Deux beaux œufs pochés sur toast, deux belles rondelles de beurre moulées à l'emblème du chardon. De la marmelade d'oranges, du miel. Des petits pains ronds qui avaient l'air délicieux. Miss Marple donna un petit coup de couteau confiant...

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Extrait ajouté par feedesneige 2015-06-24T22:47:57+02:00

CHAPITRE PREMIER

Le cœur du West-End abrite de nombreuses petites rues calmes, inconnues de presque tous, sauf des chauffeurs de taxis qui les traversent avec facilité, et arrivent à Park Lane, Barkeley Square ou South Audley Street.

Si, en venant du parc, vous tournez dans une ruelle sans prétention, et tournez à nouveau une ou deux fois, à gauche puis à droite, vous aboutirez dans une rue tranquille, où se dresse l’hôtel Bertram. L’hôtel Bertram se trouve là depuis longtemps. Durant la guerre, les maisons sur sa droite furent démolies, ainsi que celles, un peu plus loin, sur sa gauche, mais le Bertram fut épargné. Toutefois, il ne put éviter d’être meurtri et marqué de cicatrices (comme diraient les agents immobiliers), mais grâce à une somme d’argent raisonnable, il fut restauré et reprit son aspect original. En 1955, il était précisément le même qu’en 1939, imposant sans ostentation et discrètement coûteux.

La clientèle du Bertram se recrutait, depuis toujours, dans la hiérarchie ecclésiastique, parmi les ladies douairières de l’aristocratie, arrivant de la campagne et les jeunes filles qui, sortant d’institutions coûteuses, retournaient chez leurs parents pour les vacances. « Il y a si peu d’endroits où une jeune fille seule soit en sécurité à Londres, mais bien sûr, le Bertram est tout à fait convenable, nous y sommes allées durant des années. »

Il avait existé naturellement beaucoup d’autres hôtels du même genre que le Bertram. Certains subsistaient encore, mais presque tous avaient été victimes des bouleversements sociaux d’après-guerre. Il leur fallut obligatoirement se moderniser, s’adapter à une nouvelle sorte de clientèle. Le Bertram aussi avait dû changer, mais cela avait été fait d’une manière tellement habile qu’on ne le remarquait absolument pas au premier coup d’œil.

Au pied des escaliers, menant aux larges portes, se tenait ce qui semblait être, à première vue au moins, un feld-maréchal. Galons dorés, décorations, ornaient sa large poitrine. Son attitude était parfaite. Il vous recevait avec une affectueuse attention alors que vous émergiez d’un taxi ou d’une voiture avec des difficultés rhumatismales, vous conduisait avec précaution au haut des marches et vous guidait à travers les portes battantes mais silencieuses.

À l’intérieur, lorsque vous visitiez le Bertram pour la première fois, vous éprouviez, avec une pointe d’angoisse, la sensation que vous pénétriez dans un monde disparu. Vous aviez l’impression d’être transporté hors du temps. Vous vous trouviez à nouveau dans l’Angleterre « édouardienne ».

Certes, il y avait le chauffage central, mais cela ne se voyait pas. Dans l’immense salon se dressaient deux magnifiques cheminées, près desquelles de grands seaux à charbon en cuivre brillaient comme les faisaient briller les domestiques de l’époque édouardienne, et ils étaient remplis de morceaux de charbon tous de même grosseur. Ces cheminées, tout autant que le riche velours rouge, donnaient un sentiment de confortable intimité. Les fauteuils n’étaient pas de notre époque. Ils s’élevaient bien au-dessus du sol, de telle sorte que les vieilles ladies arthritiques ne risquaient point de perdre leur dignité en tentant de se lever. Les sièges, eux-mêmes, ne s’arrêtaient pas, comme la plupart des coûteux fauteuils modernes, à mi-chemin entre la cuisse et le genou, ce qui inflige d’atroces douleurs à ceux souffrant de sciatique. De plus, ils n’étaient pas tous de même modèle. Les uns présentaient un dossier droit, d’autres un dossier incliné. Ils étaient encore de largeurs différentes, convenant au mince comme à l’obèse.

On était à l’heure du thé, le hall se trouvait rempli de monde. Non pas que le hall fût le seul endroit où vous pouviez prendre le thé. Il y avait un salon (persan), un fumoir (par suite d’une influence inconnue, réservé aux gentlemen) où les fauteuils étaient recouverts de cuir fin, deux bureaux où il était possible de mener un ami intime et d’entretenir une petite conversation, dans un coin tranquille, et aussi, d’écrire une lettre, le cas échéant. En plus de ces agréments, il existait d’autres retraites, invisibles, mais connues de ceux qui les prisaient. Un vaste bar était tenu par deux barmen, un Américain, familier du bourbon, rye et toutes sortes de cocktails, afin de donner aux clients venant de son pays, l’impression d’être chez eux ; un serveur anglais pour s’occuper des sherries et capable, de plus, de soutenir une conversation sur les courses à Ascot et Newbury avec les gentlemen d’entre deux âges qui descendaient au Bertram pendant la période des courses les plus importantes de l’année.

Au fond d’un passage, minutieusement dissimulé, se trouvait une salle de télévision pour ceux qui désiraient en suivre les programmes.

Mais le grand hall d’entrée demeurait l’endroit le plus recherché pour s’installer et prendre le thé. Les ladies d’un certain âge aimaient à voir qui entrait et sortait, reconnaissant au passage quelque ami ancien, et soulignant avec malignité à quel point ce dernier avait vieilli. Les touristes américains étaient fascinés en assistant au spectacle des personnalités s’installant pour le traditionnel thé anglais. Cette cérémonie était un des titres de gloire du Bertram.

Il faut en convenir : ce n’était rien moins que splendide. Présidant au rituel, officiait Henry, un personnage magnifique ayant dépassé la cinquantaine, d’un volume imposant, sympathique et possédant les manières courtoises de cette espèce disparue depuis longtemps : le parfait maître d’hôtel. De minces jeunes gens s’activaient sous sa directive sans faiblesse.

De lourds plateaux d’argent, frappés aux armes de l’hôtel, accompagnaient les pots de thé de l’époque des rois George d’Angleterre. La porcelaine, si elle ne provenait pas vraiment de Rockingham et de Davenport, n’en avait pas moins l’apparence. Les services de Blind Earl s’accordaient à la mode ancienne. Le thé était le plus délicat, Indien, Ceylan, Darjiling, Lapsang, etc. Quant aux victuailles, vous pouviez demander n’importe quoi… et l’obtenir !

En ce jour particulier, le 17 novembre, lady Selina Hazy, soixante-cinq ans, venue de Leicestershire, dégustait des muffins[1] délicieusement beurrés, avec tout le plaisir qu’éprouve une lady plus très jeune à se laisser aller à la gourmandise.

Son intérêt pour les muffins ne l’empêchait pas de lever les yeux chaque fois que les doubles portes s’ouvraient pour livrer passage à un nouveau venu.

C’est ainsi qu’elle sourit et inclina la tête pour saluer l’arrivée du colonel Luscombe, raide, solennel, jumelles de courses pendues autour du cou. La vieille autocrate qu’était lady Hazy adressa des signes impératifs au vieux soldat et, au bout d’une ou deux minutes, Luscombe s’avança vers sa table.

— Hello ! Selina ! Qu’est-ce qui vous amène à Londres ?

— Un rendez-vous chez le dentiste, répondit lady Selina assez indistinctement, à cause d’une bouchée de muffin. Et j’ai pensé que je pourrais en profiter pour aller voir cet homme dans Harley Street, au sujet de mon arthrite. Vous savez de qui je veux parler ?

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Extrait ajouté par Libertad 2013-04-04T20:12:55+02:00

Sir Ronald Graves dessinait un chat sur son bloc-note. Il leva les yeux sur l'ample corpulence de l'inspecteur-chef Davy assis en face de lui et dessina un Bouledogue.

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