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Extrait ajouté par Shanen 2016-07-07T22:50:32+02:00

"Nous n'aimons pas détruire. Nous avons choisi, pour survivre à vos incursions, le seul moyen non violent envisageable : la défense passive, le camouflage. Ce n'est pas toujours efficace car vous devenez de plus en plus habiles, mais réalises-tu qu'aucun d'entre nous n'a jamais encore réclamé qu'on organise une expédition punitive contre vous ? Personne encore n'a exigé de représailles, et les lézards ne sont qu'une piètre punition lorsqu'on songe aux pertes que vous nous infligez ! Tu n'as jamais réfléchi à cela, n'est-ce pas ? C'est dommage car j'ai peur qu'il n'en aille pas toujours ainsi. Un jour la patience et l'abnégation du peuple des averses s'épuiseront. Un jour viendra un chef plus vindicatif que les précédents... Alors la guerre sera totale, et vous la perdrez, car vous êtes les plus faibles, les plus exposés en combat direct. Vous n'avez aucune protection naturelle contre la pluie alors que nos carapaces nous isolent du soleil, de la sécheresse. Vous êtes les moins adaptés, et pourtant, curieusement, les plus vindicatifs. Vous voulez la destruction préventive d'une race qui vous laisse en paix ! L'ardeur belliqueuse de vos dirigeants ne masquerait-elle pas un complexe d'infériorité ?"

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:29:39+02:00

nouvel Une fois, Tob, l’un des compagnons d’étude de Nath avait soulevé une objection : – Maître, je vous écoute et l’incompréhension me gagne. Nous craignons l’eau, soit, mais pourtant… Ne sommes-nous pas, nous Hydrophobes, paradoxalement gorgés de liquides ? – Comment cela ? – Mais… Le sang qui gonfle nos veines ! Le contenu du placenta où flotte le fœtus ! Tout cela ne nous détruit pas… Comment l’admettre ? Razza avait eu un sourire amusé

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:29:13+02:00

nouvel  Je dis la vérité. Au soir d’une longue course à travers les dunes, au terme d’une semaine de marche incessante en plein soleil, il n’est besoin que d’une perle d’eau sur le bout de votre langue pour que s’éteigne votre soif… Vous ne connaissez pas l’ignoble pratique qu’on appelle « boire » et qui consiste à se gorger comme une outre, à remplir ses viscères d’une effroyable quantité de liquide qui, en clapotant au fond des ventres, transforme les êtres en barriques ambulantes. Non, les dieux de l’aridité vous ont préservés de cette ignominie ! Apprenez à leur en être toujours reconnaissants

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:28:47+02:00

nouvel Boa le secoua au milieu de la nuit, et comme il éprouvait quelque difficulté à émerger du sommeil, lui planta ses ongles dans les épaules. Nath sursauta, mais l’esclave le bâillonna de la paume pour étouffer ses récriminations. Elle avait jeté du sable sur les braises du bivouac et ils n’étaient plus éclairés que par la lueur des étoiles. Le visage de la jeune écuyère reflétait l’inquiétude, et ses narines palpitaient plus vite qu’à l’accoutumée. Elle se toucha l’oreille droite et désigna le mur d’obscurité qui les encerclait. Elle avait probablement entendu quelque chose, des pas, peut-être un chuchotement

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:28:21+02:00

nouvel Boa avait sorti d’une sacoche un minuscule pot de grès obturé par un bouchon de toile imperméable qu’elle fit sauter, révélant une pâte rouge foncé où était plantée une petite spatule de corne. Elle s’en empara et, cueillant une noisette du produit, en badigeonna le torse de Nath. Au début il ne sentit qu’un fourmillement diffus, puis la douleur éclata. Il cambra les reins sous l’assaut, les dents soudées pour ne laisser filtrer aucune plainte. Boa se détourna, rangea le récipient dans un coffret porte-onguents et acheva les préparatifs du bivouac

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:27:55+02:00

nouvel Le jeune homme veilla à demeurer impassible comme Razza le leur avait appris, puis s’agenouilla. La mortification faisait partie intégrante du code d’honneur des chevaliers-quêteurs, l’apprentissage quasi quotidien de la douleur fortifiait le mépris de la mort et l’indifférence à la souffrance

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:27:30+02:00

nouvel On sortirait des grottes ! Les survivants de la falaise se hisseraient au seuil des cavernes pour contempler la course purificatrice des flammes sur la ligne d’horizon. L’affreuse pilosité végétale aurait vécu, les jungles brûlées laisseraient la place au désert renaissant, au vide, à l’été… Les dragons, prédateurs de la pluie, fuiraient la fournaise pour chercher refuge dans l’hibernation, la vie suspendue des pierres fossiles.   L’époque du feu accueillerait les fils du feu pour un semestre de vie insouciante. Puis le cycle amorcerait une nouvelle révolution, et le combat reprendrait

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:27:04+02:00

nouvel Oui, la nature passerait à l’attaque… L’horrible nature, née de l’eau, née du pissat des nuées porteuses d’orage. Et les torrents ! Les étangs, les lacs, les fleuves ! Leurs lits desséchés s’empliraient à nouveau d’un flot roulant crêté d’écume… Pour les habitants de la falaise commencerait alors le temps de l’angoisse. Au fond des grottes, les patrouilles scruteraient les parois, traquant les infiltrations, la sueur malsaine de l’humidité. Ce serait l’époque des feux asséchants, des brasiers jalousement entretenus.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:26:38+02:00

nouvel Comme il aimait ce vide brûlant, cette nudité aride et morte des pierres recuites, fendillées. C’était un espace vierge, un néant poignant dont maître Razza lui avait appris la fulgurante splendeur. Sous le casque de caoutchouc son visage se contracta. Et dire que dans quelques semaines à peine la pluie allait détruire tout cela ! Les averses incessantes pénétreraient lentement la croûte de sable durci, la détremperaient.

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Extrait ajouté par wizbiz06 2012-07-05T22:26:12+02:00

nouvel La coutume de l’errance voulait que les chevaliers consacrent leurs longues heures de chevauchée silencieuse à faire le bilan de leur courte vie afin de se présenter dans l’autre monde en règle avec eux-mêmes. L’âge des quêteurs s’abaissant au fil des ans, ce travail de récapitulation s’amenuisait.

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