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Liste des commentaires

Diamant

En ce 11 novembre 2019, jour anniversaire de l’armistice de 1918, j’ai en mémoire ce magnifique livre de Erich Maria Remarque, A l’Ouest rien de nouveau, qui démontre l’absurdité de la guerre et plus encore celle particulièrement horrible de 14/18.

Dans ce roman, Paul Bäumer est un jeune allemand de 18 ans, qui a été soumis à un bourrage de crâne patriotique à l’école. Tous ses camarades de classe et lui-même s'engagent volontairement dans l'armée impériale allemande.

Dès lors, ils découvrent les abominations de la guerre, les tranchées envahies de rats ou complètement détruites par les obus. Obligé de mûrir d'un coup à 18 ans, Paul remet en cause les références morales qu'on lui a inculquées et se demande comment, lui qui n'a jamais connu autre chose que la guerre, va pouvoir mener une vie normale une fois ce désastre fini.

La souffrance physique est poussée à son paroxysme, les corps sont dénudés et découpés, réduits en charpie par l'artillerie, la blessure espérée comme un billet de retour à l’arrière, cette fraternité dans la souffrance entre des hommes martyrisés qui, lors de leurs permissions, n’arrivent même plus à exprimer ce qu’ils vivent sur le front, car les gens de l’arrière sont incapables de comprendre ce qui arrive.

Un grand roman contre la guerre.

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Lu aussi

Un témoignage poignant et émouvant porté par un héros aussi courageux que désespéré et pour lequel l'avenir n'est qu'incertitudes et craintes. C'est l'un de ces rares livres qui me laissent dans un état proche de la méditation lorsque je le referme, songeant à toutes les atrocités qu'ont vécues non pas les personnages, mais les hommes qui ont été envoyés au front en ces temps-là. J'ai d'ailleurs cru pleurer lorsque Paul s'est retrouvé face à son ennemi mourant, en quête de son identité, en proie aux remords, à la panique, entre l'humanité et la monstruosité.

Un beau récit qui devrait être mis en avant dans les écoles car sans doute plus efficace que deux heures de descriptions soporifiques.

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Diamant

Une oeuvre engagée, dénonçant la monstruosité de la guerre et l'embrigadement des jeunes. C'est avec beaucoup de sensibilité que l'on suit l'histoire de Paul. Erich Maria Remarque nous fait prendre conscience qu'il existe en nous une grande humanité !

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Commentaire ajouté par MeguyC 2019-05-18T10:46:37+02:00
Or

Un témoignage magnifique, poignant, émouvant et qui vous prend les tripes. A lire !

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Diamant

Ce livre est juste énorme !Enfait on est là, dans une cruauté sans nom avec des descriptions vraiment réaliste et un personnage que l'on semble comprendre qui ne ressent rien. Il est là la tranchée c'est sa vie, la société il ne l'a connait plus. Il a 18 ans et mise à part la guerre il ne sait pas quoi faire de sa vie future. Et soudain c'est comme si on comprenait ce qu'était un soldat, la guerre et ben tel l'objectif du livre : on en veut pas de cette guerre.

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Diamant

J'avais peur que ce livre soit devenu trop vieux et que ses écrits ne fassent plus sens pour ma génération. Pourtant, je viens de fermer le livre, le coeur serré d'émotions, tant pas le récit funeste de cette guerre que par la beauté de l'écriture de l'auteur. La première guerre mondiale restera selon moi, la plus terrible, de par son allure bouchère, qui osa envoyer des gamins, de jeunes adolescents, s’entre-tuer à coup de baïonnettes et de gaz moutardes. Terrible aussi, pour tous ceux qui, survivants, ont du se réhabituer à une vie monotone, sans ne plus frémir, ne plus croire que les pétarades des moments de fêtes ne sont que des pétards, et non des tirs ou l'explosion des éclats d'obus. Malgré tout cela, Remarque ne partage que message pacifiste, humain, humble, comprenant que celui d'en fasse n'est qu'un autre comme lui, qui se terre dans la peur et la boue. Je n'ai jamais connu la guerre, et j'espère ne jamais la connaître, mais il y a quelque chose de beau dans ceux qui luttent ensemble et ce, qu'importe le pays ou l'époque. Une bande de frères, des camarades, des amis, qui se connaissent mieux que la famille, mieux que tout autre. Merci pour ce livre, je ne verrais plus jamais une tranchée de la même manière.

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Diamant

Ce livre, j'avais dû le lire à l'école... Aux environs de l'année scolaire 93-94, plus dans le courant de l'année 94, lors de la célébration des cinquante ans de la libération de 44. Enfin, à l'école on nous parlait de la Seconde Guerre Mondiale et on avait eu un cours sur la Première Guerre... L'avant-dernière année de la fin de ma scolarité obligatoire !! Bref, on devait lire ce livre pour réaliser une fiche de lecture.

Pourtant, en voyant le tire, je n'étais pas folichonne à la pensée de devoir lire un bouquin qui parlait de la Première Guerre vue par un allemand. Tudieu, mes aïeux allaient se retourner dans leur tombes !

Je suis tombée de haut en lisant le livre... de très haut ! D'entrée de jeu, j'étais plongée dans le récit de Paul (merci aux autres critiques pour m'avoir rappelé le nom du narrateur) et avec ses copains de régiment.

Beaucoup de gens s'étaient engagés, le sourire aux lèvres, il y avait même des scènes de liesse dans les ville, lorsque la guerre fut déclarée (ça, je m'en souviens du roman "La Peur"), mais grande fut leur désillusion... La guerre, ça vous déshumanise un homme.

J'ai été plongée dans un monde horrible, sombre, noir. Plongée dans les tranchées, les combats au corps à corps, à la baïonnette, tombée dans cette incroyable boucherie que fut la guerre 14-18.

Les soldats ont tout subit : le froid, la faim, la peur, la bêtise, les conditions de vie immonde, la vie dans des paysages désertiques et lunaires, tant ils ont été bombardés et re-bombardés, les hommes que l'ont envoie courir dans ce No Man's Land, se faisant faucher dès qu'ils posent un pied sur le haut de leur tranchée, les conditions hygiéniques inexistantes, les maladies, les infections, les rats... Et les officiers qui donnent des ordres aberrants !

Clemenceau disait que le guerre était une chose trop grave que pour être confiée à des militaires, et il avait raison. Que de vies perdues pour gagner quelques centimètres carrés de colline... Pour les perdre le lendemain et devoir tout recommencer. Et de l'autre côté, c'était pareil.

Un passage m'avait marqué, quand Paul, caché dans une tranchée, va tuer cet ennemi qui était tomber à côté de lui. Sans réfléchir, par réflexe, parce que c'est sa vie contre celle d'un autre, sa propre survie, il va lui sauter dessus et le larder de coups de couteau.

Immobilisé avec lui dans la tranchée, entendant râler le blessé pendant des heures... Ce Français qui va expirer à ses côtés et qui mettra un temps de fou avant que ses souffrances s'arrêtent... Quel passage ! Paul va lui parler, devenir lui, plonger dans ses yeux qui expriment toute la souffrance.

Voilà l'univers dans lequel les personnages de ce roman vont devoir vivre et tenter de survivre.

La guerre, c'est une chose aberrante pour lequel l'homme n'est pas fait.

Combien survivront ? Et dans quel état reviendront-ils ? Cassés, finis, meurtris au plus profond de leur chair, de leur être.

Lors de la fin de la guerre, Paul se demandera comment reprendre une vie normale. Les hommes sont vidés et ont vu plus d'atrocités que n'importe qui d'autre. Impossible !

La dernière phrase du livre est la plus poignante. On lit dans un journal la phrase qui signalait que "à l'ouest, il n'y avait rien de nouveau", hors, ce jour là, les morts se ramassaient par centaine, par milliers... Un épisode tragique et sanglant ramené à un simple fait divers...

Ne hurlons pas, cela arrive encore de nos jours...

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Argent

Je pense que ce livre reflète totalement ce qu'était la 1ère guerre mondial. l'auteur insiste sur la psychologie des soldats. Maria Remarque est un homme courageux. Ancien combattant de la première guerre mondiale, il en est devenu un vrai pacifiste ; c'est-à-dire aimant la paix et sa patrie.

Il était courageux en effet d'écrire en Allemagne un texte qui s'opposait à la guerre et à l'esprit de revanche qui travaillait sourdement les entrailles des nationalistes (j'invite le lecteur à lire "Connaissance de l'Allemagne" de Léon Daudet pour bien comprendre le contexte historique). Publié en 1928, ce livre fut livré au feu par le ministre nazi Goebbels en 1938.

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Or

Dans ce roman, nous suivons Paul Bäumer, soldat allemand de 19 ans et narrateur de ce récit. À travers son regard, ses pensées, les situations auxquelles il est confronté, le lecteur découvre la vie d’un soldat lorsqu’il est en première ligne dans les tranchées, identifiant les différents projectiles envoyés par l’ennemi au bruit qu’ils font en fendant l’air, décrivant la terre qui tremble sous les bombardements, les abris dans les tranchées qui s’effondrent sous les bombes, ensevelissant les hommes vivants, les rats qui grouillent et se nourrissent des morts tout autant que des provisions des soldats bien vivants. On vit avec lui cette peur permanente qui tient en éveil ou qui tétanise, on voit avec lui les blessures des camarades, les morts, déchiquetés par les mines ou aux visages bleuis par l’inhalation des gaz. Les retours à l’arrière du front sont l’occasion de réflexions sur ce conflit qui s’enlise, sur la stupidité de la guerre:

» C’est bizarre quand on y réfléchit, poursuit Kropp. Nous sommes pourtant ici pour défendre notre patrie. Mais les Français, eux aussi, sont là pour défendre la leur. Qui donc a raison? » (p 201)

Avec ses amis soldats, Bäumer va parvenir à tenir, malgré les privations, les doutes, la fatigue, la peur, les blessures. Cette camaraderie est l’occasion de situations parfois légères qui contrastent avec les horreurs de la guerre, je pense ici à l’adoption d’un chaton ou la confection d’un repas alors que les obus pleuvent sur leur position.

L’auteur aborde la difficulté de retourner à la vie civile par le biais d’une permission accordée au narrateur. Issu d’une famille modeste, il se sent comme étranger parmi ces gens qui le questionnent et à qui ils ne peut pas raconter les choses terribles que les soldats voient, vivent, et il redoute chaque jour le retour au front, alors que ses camarades de compagnie sont sa deuxième famille. Paul Bäumer est comme prisonnier entre deux mondes, la vie civile dans laquelle il ne trouve plus sa place, et le front où il ne va pas retourner.

Bien que l’on suive un soldat allemand, ce qui est raconté entre ces pages est comme universel. Peu importe de quel côté de la frontière on se trouve, la guerre est une horreur pour tous les hommes qui y prennent part. Erich Maria Remarque reste d’une neutralité telle que l’on peut très bien transposer son récit du point de vue d’un français. Il n’y a pas de haine envers l’ennemi, qui, finalement, est là pour les mêmes mauvaises raisons que le narrateur. Ce sont les grands de ce monde qui décident de la guerre, mais ce sont les petits qui la font et en souffrent. Que peut-on faire dans la vie quand tout ce que l’on a appris, c’est de faire la guerre? Voilà une des interrogations du jeune Paul.

Un récit qui sonne juste, émouvant. Et même si la manière de faire la guerre a changé en un siècle, cela reste quelque chose d’horrible, d’ignoble, de dégradant pour celles et ceux qui la font. Se souvenir, c’est aussi un moyen de tout faire pour ne pas y recourir.

« Il vaut mieux, en tout cas, que la guerre se déroule ici qu’en Allemagne. Regardez-moi les champs d’entonnoirs!

-C’est vrai, accorde Tjaden lui-même, mais il vaut encore mieux pas de guerre du tout. » (p. 204)

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Argent

J'ai dû lire ce livre pour les cours et je n'ai pas été déçue ! C'est vraiment un excellent roman. Il illustre très bien ce qu'était la vie des soldats sur le front (du côté allemand dans le cas présent) pendant la Première Guerre Mondiale. C'est tellement réaliste que j'en ai eu des frissons ! Le roman est vraiment très poignant et il se lit d'une traite, tellement qu'on en redemande à la fin. La plume de Erich Maria Remarque est très belle.

J'ai vraiment adoré la relation entre les soldats. On voit bien que l'entraide est importante !

Bref, un très bon livre que je recommande !

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