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Extrait ajouté par Marlene2303 2019-08-20T12:47:37+02:00

« Ça fait une éternité que je n’ai pas réussi à me concentrer sur quelque chose de précis, mais elle, c’est comme une lueur au bout du tunnel et j’ai envie de la rejoindre. Comme une parenthèse à la sentence que je me suis moi-même infligée, un moment de répit avant de brûler en enfer pour toujours. Et si elle n’était pas là par hasard, si je la méritais ? »

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:52:17+02:00

- Léa, s’il te plaît. Juste… oublie-moi.

Il n’est plus là. J’ai entendu quelques murmures dans la cuisine, puis la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer. Immobile, j’attends comme s’il pouvait encore revenir. Je voudrais qu’il m’explique ce qui l’empêche d’être avec moi, je voudrais qu’il me parle de Stella si le problème vient de là. La douleur me consume, plus vive encore qu’à l’hôpital, ce jour où il a découvert l’existence de mon frère. Il ne reste plus que le silence, la nuit et le froid. Je n’ai pas bougé, à quoi bon retourner me coucher, le sommeil ne viendra pas.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:51:16+02:00

- Tu imagines le mal que ça lui aurait fait si elle l’avait découvert ? je gueule sans plus de précision.

Il sourit de plus belle, cet enfoiré sait exactement de quoi je parle. J’ai envie de lui mettre sur la tronche, je serre les poings pour me retenir, mais mon self-control a été mis à rude épreuve ces dernières heures et Richard pourrait bien prendre pour les autres. Pourtant, il l’ignore et souffle bruyamment comme si je l’ennuyais déjà, se contentant d’éluder :

- Ta mère voulait qu’on te laisse le temps d’aller mieux.

- Ma mère, bien sûr. Et elle ? Vous vous en moquez ? Elle n’a pas assez souffert comme ça ?

Soudain, ses mains claquent sur les montants du fauteuil et il se redresse d’un bond. Son visage s’est transformé, je n’avais jamais vu cette froideur dans ses yeux ni la détermination qui anime tout son être, tandis que sa voix reste étonnamment posée :

- Tout le monde en a souffert, Axel. Il serait peut-être temps de t’en rendre compte.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:49:44+02:00

- Ma 'sweet hand', je suis à toi. Moi, ce n’est pas grand-chose, mais je n’ai rien de mieux. Je ne peux pas t’offrir ma vie, je suis condamné, je ne peux pas te donner mon âme, je l’ai déjà vendue, il ne me reste que mon corps et il t’appartient. Tu es libre, je te demande juste d’adoucir ma peine en attendant de trouver celui qui te rendra heureuse.

Mon cœur s’affole, s’agite, il est euphorique et inquiet à la fois. Je l’ai privé de tout, ces dernières années, du bonheur autant que de l’espérance, et Axel vient de m’offrir tout ça sans le savoir. C’est tellement plus que ce qu’il croit.

- Et si je ne trouvais pas mieux que toi, tu me demanderais de partir ?

- Si je te rendais malheureuse, c’est moi qui m’éloignerais.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:49:29+02:00

- Tu ne vois pas que j’ai tout gâché, que c’est moi qui ai tout compliqué, ta vie aurait été tellement plus simple si je n’avais pas fait n’importe quoi.

- Ce n’est pas de ta faute, tu n’étais pas prêt à tout assumer, tu as fait ce que tu as pu, Adam.

Je me jette dans ses bras, me blottis contre lui, cherche le bien-être que me procurait autrefois sa chaleur. Mais rien, je ne ressens rien, il est immobile et ça me terrifie.

- Adam, tu m’entends ? Tu n’as pas le droit d’abandonner. Bats-toi, s’il te plaît ! Pour moi.

Mais il ne réagit plus, il semble parti dans un monde lointain d’où je suis exclue. Je cherche son contact, le touche, l’embrasse et retiens mes larmes. Cette première rencontre est un échec, ça fait un mal de chien. Il me faut un temps interminable pour me reprendre, pour trouver le courage de quitter cette pièce, de le laisser à son enfer. Je lui promets cent fois de revenir, lui répète encore et encore que je ne laisserai pas tomber et l’abandonne à contrecœur.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:47:54+02:00

- Petit à petit, on va te rendre ta liberté, ton indépendance, ça deviendra forcément plus facile de te procurer tout ce que tu désires. À toi de prouver que tu es plus fort que la tentation.

Si je suis mon raisonnement, ça signifie que je ne pourrai plus jamais me passer d’elle.

- S’il te plaît, sweet hand !

Une grimace délicieuse, entre rire et consternation, anime son beau visage, ses dents viennent mordre sa lèvre inférieure, cette moue me met en transe.

- Est-ce qu’un jour tu m’appelleras par mon prénom ?

- Le jour où je jouirai en toi, je saurai m’en souvenir !

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:46:32+02:00

- Tu n’es pas cinglé, Axel, tu as juste connu des moments difficiles.

Dans son sourire, je vois s’éloigner momentanément ses tourments.

- C’est vrai, j’avais oublié que tu apprécies les gars torturés, se moque-t-il en me caressant les pommettes de la pulpe de ses pouces.

Ça fait si longtemps que je rêve qu’il me touche, qu’il me touche vraiment, que ce simple contact embrase tout mon être. Je désire tant que ses mains parcourent mon corps, que ses lèvres en fassent autant et qu’il prenne ce qu’il souhaite sans se soucier de le mériter ou non.

- Qu’est-ce que tu me proposes ?

- Je ne crois pas être en position de te proposer quoi que ce soit, mais je suis à ta disposition… si jamais ! Je te partagerais même, s’il le faut.

Qu’il fasse allusion à Joris déclenche dans ma nuque un frisson désagréable. Axel ignore mes nouveaux accords avec Joris et je veux qu’il comprenne que le lien qui se tisse entre nous est important pour moi.

- Je n’ai pas envie de partager.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:46:18+02:00

- Est-ce que ça veut dire que tu n’as plus besoin de moi ? j’hésite, tremblant moi aussi.

Il se rapproche jusqu’à être si près que nos corps se frôlent. C’est agréable et troublant, ce n’était plus arrivé depuis le fameux jour où il m’a demandé de partir et de ne plus revenir.

- Ça ne se produira jamais, mais je n’ai pas le droit de t’imposer ma présence. Tu as une vie et je ne suis qu’un poids inutile.

Ses mots me touchent, m’atteignent plus que je ne voudrais, parce qu’ils font écho à mes pensées, ils sont ceux que je n’ose prononcer. Moi aussi, j’ai besoin de lui.

- C’est étrange d’avoir envie de fréquenter quelqu’un d’aussi inutile que toi, je réplique, taquine, pour tenter d’alléger cette conversation qui me terrifie tant.

Un immense sourire illumine son visage, un sourire comme je n’en avais jamais vu, un sourire qui me rappelle son frère, et pour répondre à mes mots, à ce jeu du chat et de la souris, il me demande :

- Tu as envie de me fréquenter ?

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:44:55+02:00

- Exactement comme toi qui t’es laissé bouffer par ta culpabilité au lieu de tenter de te racheter. Pourquoi n’acceptes-tu pas que chacun paie son prix à sa façon ?

Elle est contrariée, mais j’ai trop mal pour dire quoi que ce soit, alors je préfère rester silencieux. Mon corps voudrait la prendre dans les bras, mais je sais que je dois la laisser s’éloigner. Je suis en train de la perdre, ça devait arriver, c’est juste que ce n’est pas vraiment le bon moment. D’ailleurs, ce ne sera jamais le bon moment. À qui vais-je me raccrocher lorsque je me sentirai étouffer ? Qui me maintiendra hors de l’eau quand je croirai me noyer ? Elle se dirige vers la sortie et je suffoque, je ne peux plus respirer, alors je tente de mémoriser chacun de ses traits délicats, je savoure le peu qui me reste. Elle passe la porte, se retourne et je respire à nouveau.

- OK, je reviendrai quand tu seras calmé.

- Ce n’est pas la peine, je ne veux plus te voir perdre ton temps avec moi.

J’ai vraiment dit ça ? Je la laisse partir ? J’ai tant besoin d’elle, mais mon putain de sens du devoir et cette mauvaise fierté d’avoir le courage de la repousser sont plus forts que la douleur de ne plus la revoir. Elle ne mérite pas de côtoyer l’enfer, je vais juste m’assurer qu’elle trouve une place au paradis.

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Extrait ajouté par Ellea 2021-06-20T07:44:37+02:00

- Mon père était le plus redoutable des hommes d’affaires. Il voulait que je marche dans ses pas, il voulait tout m’enseigner avant même que j’apprenne à compter. Ses théories m’ennuyaient, j’étais dissipé, je préférais m’amuser ; plus je m’éloignais du droit chemin, plus il me recadrait et plus je faisais n’importe quoi. J’ai commencé à toucher à des merdes, d’abord pour rigoler, puis pour le provoquer, jusqu’au jour où j’ai disjoncté. J’ai déclenché un horrible accident à cause d’un bad trip et mon père est mort en tentant de m’éviter le pire. Je n’aurais jamais dû m’en sortir, pourtant, je suis là. Quand je me suis réveillé après trois mois de coma, j’ai voulu m’infliger ce que je méritais, mais on m’en a empêché.

Mon cœur saigne pour lui, pour les épreuves qu’il a traversées seul. Mais surtout, je n’en reviens pas qu’il se soit confié à moi, qu’il m’offre l’occasion d’entrer dans sa vie, même si cela s’accompagne de plein de questions : Où est sa mère alors qu’il souffre tant ? Où sont ceux qui devraient veiller sur lui ?

- Tu veux toujours te punir ?

Son sourire moqueur me surprend après une question si sérieuse. Il désigne le jeu et je vois que j’ai aligné quatre de mes pions sans m’en rendre compte. Est-ce lui qui vient de m’offrir la victoire pour me faire plaisir ?

- Il me semble plus judicieux à présent de tenter de me racheter, déclare-t-il, en réponse à ma question.

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