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— Désolée, Drago, il est trop tard. Tu as perdu l’occasion de m’enchaîner à toi. Aujourd’hui, je ne suis l’esclave que d’un seul homme : il est haut comme trois pommes et il attend son biberon.

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— Tu ferais mieux de partir, ton chauffeur doit s’imaginer que je t’ai assommé pour voler ton portefeuille.

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— Il n’y a pas de ruse. Je suis un idiot, Holly. J’ai tellement besoin de toi, et ça me fait si peur…

Elle l’examina pendant un instant, scrutant son visage. Son cœur battant la chamade.

— Je pense qu’il dit la vérité, glissa une femme proche — une jolie femme aux yeux humides de larmes. C’est de l’amore, signorina.

Holly eut un coup au cœur.

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— Ta duperie m’a coûté beaucoup d’argent, bella mia. J’ai dû sacrifier une journée de photos et tout recommencer. C’est plus regrettable que de t’avoir mise à la porte.

Elle sembla accuser le coup, mais ne tarda pas à riposter:

— Je suis serveuse, et tu viens me parler d’argent ?

— Un sou est un sou. Et je n’aime pas le gâchis.

— Laissez-moi vous dire une chose, monsieur Di Navarra, rétorqua-t-elle. J’ai commis une erreur, mais je l’ai payée bien plus cher que vous. Quand on a misé son argent et son avenir sur une seule rencontre avec quelqu’un d’important, qu’on échoue et qu’on perd sa maison au passage, puis qu’on doit élev…

Elle s’arrêta, ferma les paupières, et déglutit. Quand elle rouvrit les yeux, ils étaient humides et brillants.

— Quand on touche le fond et qu’on doit travailler dans un casino pour joindre les deux bouts, on a le droit d’être scandalisé, non ? poursuivit-elle. Alors, épargne-moi tes lamentations.

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— Installe-toi dans la voiture, ou je t’y fais monter de force.

— Je voudrais bien voir ça ! rétorqua-t-elle. Nous sommes en Amérique… On ne kidnappe pas les gens en pleine rue, ici.

Holly ne sut pas trop ce qui lui arrivait. Elle fut soulevée en l’air, et renversée sur son épaule avant même d’avoir pu esquisser un geste.

— Pose-moi par terre ! cria-t-elle en lui martelant le dos de ses poings, tandis qu’il l’emportait vers la voiture.

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Lorsqu’elle leva de nouveau les yeux, elle vit que Drago l’examinait en fronçant les sourcils, comme s’il sondait sa mémoire. Il ne la reconnaissait donc pas ? Ce n’était pas du tout la réaction qu’elle avait anticipée !

Elle avait eu un enfant de lui, et il n’était même pas capable de se souvenir d’elle ?

Alors là, c’est le comble ! se dit-elle, blessée, en tournant les talons. Elle se sentait tellement furieuse, tellement agitée par la peur qui l’avait saisie à la vue de Drago, qu’elle avait du mal à respirer. Elle gagna le bar pour passer les commandes, s’efforçant de recouvrer son calme.

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— Vous débarquez vraiment de votre cambrousse, alors, observa Drago.

Cette fois, elle ne s’offusqua pas de cette remarque, qui n’avait rien d’insultant. En fait, Drago semblait… plutôt songeur.

— Et vous arrivez à New York la tête pleine de rêves, continua-t-il.

— Chacun a les siens, non ? demanda-t-elle en haussant les épaules.

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Elle lui parut si perdue, en cet instant ! Incapable de dompter son impulsion, il demanda :

— Etes-vous prise, à l’heure du déjeuner ?

Elle fit signe que non. Drago sourit.

— Eh bien, vous l’êtes, maintenant.

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— Combien de séances avez-vous à votre actif ? lui demanda-t-il.

Elle le dévisagea, puis cilla. Elle avait des yeux très bleus, des cheveux blond vénitien d’une nuance rare, incroyable, une peau claire saupoudrée de jolies taches de rousseur. Il demanderait au photographe de ne pas les effacer lors des retouches. Cela accentuerait l’impression de fraîcheur qu’elle dégageait.

— De séances ? demanda-t-elle.

Réprimant un mouvement d’impatience, il précisa :

— Des séances de pose, cara.

— Oh ! Euh…, balbutia-t-elle.

— Ne craignez pas d’être éliminée parce que c’est votre première fois, affirma-t-il. Du moment que l’objectif vous apprécie, il m’est égal que vous débarquiez de votre cambrousse.

Elle rougit de nouveau et lui décocha, cette fois, un regard indigné, en relevant le menton. Il fut intrigué par les émotions qui se succédaient sur son visage. On eut dit qu’elle luttait avec elle-même.

— Rien ne vous force à être grossier, rétorqua-t-elle enfin. Nul n’est dispensé d’avoir de bonnes manières.

Drago faillit éclater de rire. Il avait un peu l’impression d’avoir affaire à une chatte qui se hérisse puis donne un petit coup de patte.

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