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Extrait ajouté par Folize 2016-11-01T11:55:27+01:00

J’attendais patiemment que les ordinateurs s’éteignent. Abîmée dans mes pensées, j’entendis à peine la porte s’ouvrir.

- On fait encore du zèle à cette heure, Lieutenant ?

Pour la vingtième fois de la journée, je tressaillis en l’entendant se manifester derrière moi.

Van Allen se tenait sur le seuil de la porte, son épaule appuyée nonchalamment sur l’épais encadrement métallique, les bras croisés sur sa poitrine.

Je commençais déjà à me sentir toute chose.

Mesure de précaution numéro un, ne pas le regarder.

Je lui tournai le dos et empilai sur le bureau les rapports que j’avais consultés. Soudain, la lumière s’éteignit et la pièce fut plongée dans la pénombre. Je me retournai et vis sa main posée sur l’interrupteur. La lueur blafarde de la veilleuse au-dessus de la porte donnait à ce superbe connard une allure intimidante. Du moins, encore plus que d’ordinaire.

Bien que j’eus tenté de lutter toute la journée, je constatai encore que l’effet qu’il produisait sur moi était à la fois phénoménal et absurde. Je me sentis incroyablement idiote.

- J’ai encore besoin de lumière ! aboyai-je, à défaut de pouvoir lui donner un ordre.

Il ne bougea pas.

- Non. Vous avez surtout besoin d’aller au lit.

Dans le vôtre, alors ?

Je le dévisageai.

- C’est ce que je m’apprêtais à faire avant que vous ne veniez une fois de plus profiter de la situation.

- Profiter de la situation ? s’exclama-t-il, outré. Et de quelle manière, Snow ? Je ne crois pas m’être montré incorrect.

- Sauf votre respect Capitaine, je trouve que vos manières n’ont rien de professionnelles cette fois.

Je me dirigeai vers la table, au centre de la pièce, et rassemblai les documents que j’avais utilisés dans l’après-midi.

Penser à ces statistiques intéressantes, à ces courbes captivantes.

Non, tout compte fait, penser aux courbes n’était pas une bonne idée…

La porte claqua et je continuai de me concentrer sur ma tâche comme s’il s’agissait de la chose la plus importante au monde.

Je ne l’entendis pas approcher tant les pulsations de mon cœur résonnaient dans ma tête, jusqu’à que je sente son souffle sur ma nuque.

- Voulez-vous savoir ce qui ne serait pas professionnel, Alexi ?

Je me retournai vivement et fis face à ses prunelles pâles, troublées par une nouvelle ombre.

- Je pense l’imaginer… murmurai-je.

Il s’approcha très près de mon visage. Trop près.

- Allons-y, j’ai besoin d’avoir votre avis sur la question. Qu’est-ce que vous dites de… ça ?

Il hésita une seconde, puis posa sa main sur ma taille.

Je me figeai.

Sa main glissa sur ma hanche.

- Ou de ça.

Mon souffle se fit court. Encore une fois, mon cœur s’emballa. Je trouvai tout de même la force de lui répondre.

Pas celle de lui en coller une...

- Je pense que… je pense maintenant être en mesure de vous traîner devant les instances du JAG.

- Oh vraiment ? dit-il en collant cette fois son torse contre ma poitrine. Je ne vous ai pourtant pas entendu protester.

- Je n’en ai pas encore eu le temps… articulai-je avec de plus en plus de peine en sentant une autre partie de son corps durcir contre mon ventre.

Je ne faisais donc pas qu’agacer le capitaine Van Allen…

Il sourit, plus beau que jamais. Plus arrogant, et plus insupportable aussi.

- Et à cette distance, Snow ? Suis-je encore professionnel ?

À mon grand désespoir, je couinai.

Lui ricana, ravi par l’effet de sa manœuvre.

Il posa ses mains sur la table, par-dessus les miennes, et je me penchai en arrière pour tenter de lui échapper. Dans une autre vie, je me serais jetée à son cou.

- J’imagine qu’avec ça vous êtes susceptible de croupir pieds et poings liés au fin fond d’une geôle, soufflai-je contre sa joue.

Ce soir-là, il sentait encore le tabac, le cuir et la gomme brûlée. Un mélange singulier, âpre et décadent.

- Pieds et poings liés ? susurra-t-il tandis que ses yeux s’assombrissaient encore.

Mon Dieu, que quelqu’un me vienne en aide !

Il recula soudain d’un pas et ce fut comme si la bourrasque d’un vent glacial venait de me cingler le visage.

Je compris mieux pourquoi Drake avait parlé de banquise, la veille.

J’étais à moitié vautrée sur la table, dans un état d’excitation et de panique avancé. Je me redressai d’un bond et cherchai à reprendre mes esprits.

Van Allen en profita pour me porter l’estocade.

- Je ne vous ai toujours pas entendu protester, Snow. En réalité, vous êtes gouvernée par les mêmes instincts que ceux dont vous vous moquez. Vous, Donovan, et toutes celles qui se joindront à vous. N’était-ce pas une belle démonstration ?

Son culot me laissa sans voix.

- Je vais vous laisser méditer là-dessus, lieutenant Snow, dit-il en s’éloignant vers la porte. Mais sachez que, pour moi, le dossier est classé.

Je crus ne jamais m’être sentie plus humiliée que ça.

- J’espère maintenant compter sur notre bonne entente, sans qu’elle ne soit parasitée par vos états d’âme.

- Mes quoi ? m’insurgeai-je enfin.

Comment s’y était-il pris pour retourner à ce point la situation contre moi ?

J’avais encore beaucoup à apprendre…

- C’est vous qui avez commencé ! commençai-je à hurler. Vous vous foutez de moi !

- C’est bien de cela dont je voulais parler, Alexi… continua-t-il en ignorant ma colère.

J’allais le massacrer !

- C’est quoi votre problème ? J’étais on ne peut plus sérieuse, tout à l’heure, quand…

Je m’interrompis lorsque les néons se rallumèrent. Andreas Van Allen, dans toute sa splendeur et sa suffisance, apparut nimbé de lumière, comme à son arrivée, la main posée sur l’interrupteur.

Il m’adressa un dernier sourire angélique.

- Bonne nuit, lieutenant Snow.

Avant de disparaître

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-Je vais te laisser, il est l'heure de dormir.

Puis elle s'avança vers la porte pour quitter la pièce.

-Lex, tu as pensé à emmener un canard, un lapin, ce genre de chose? me lance-t-elle le plus naturellement du monde après s'être retourné. À moins que tu ne préfères les jouets plus réalistes? Une bite, c'est une bite après tout. Pourquoi essayer de la déguiser en un truc rose et mignon sous pretexte qu'on est des filles?

J'étais choquée par la manière directe dont elle avait abordé la question, mais on ne peut plus d'accord avec le fond de ce discours.

-Tout ca pour te dire que j'ai de quoi faire si tu n'y avais pas pensé.

Non, je n'y avais pas pensé. Jusqu'à ce que je tombe nez à nez avec le cul d'enfer de Van Allen.

-Si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas.

Je commençais à apprécier cette fille qui l'ouvrait sans filtres et tabous.

-Merci, April. C'est gentil! ris-je devant son air sérieux.

-Non, c'est normal. Bonne nuit cette fois! termina-t-elle en agitant sa main aux ongles peints et manucurés.

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Je frappai puis entrai.

Réflexion faite, ça l’était.

Tous les regards furent sur moi, puis convergèrent aussitôt vers l’homme qui se tenait penché au-dessus de la table, au centre de la pièce, les mains posées de chaque côté d’une grande carte.

Celui que j’avais surpris l’heure précédente, beaucoup moins habillé et bien plus en colère…

Une mèche de ses cheveux châtain clair parsemés de reflets dorés tomba sur son front, comme pour me rappeler ma déconvenue, et un sourire narquois éclaira son visage.

— Lieutenant Snow, vous voilà enfin.

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Spoiler(cliquez pour révéler)-Et flute qu'on le fasse, Snow...haleta-t-il ana pour autant me donner satisfaction.

-Faire quoi?

-Il faut qu'on couche ensemble... Ou l'un d'entre nous va finir pas passer par-dessus bord...

Il se debarassa de ma cravate ouvrit pas chemise avec une rapidité déconcertante, et fit sortir mes seins de leur carcan. Sa bouche s'empara de mes tétons durcis par la violence de mon désir.

-Vous avez raison... gémis-je en me cambrant, la tête renversée en arrière pendant qu'il me léchait avec application.

-Formidable... Enfin une choses sur laquelle nous tombons d'accord, Snow...

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Nom de Dieu.

En trois jours, j'avais vraiment fait très fort. Le sort s'acharnait sur moi. Van Allen écarquilla les yeux en découvrant la scène, puis finit par entrer en prenant soin de refermer la porte derrière lui.

Ses prunelles pâles devinrent lumineuses lorsqu'elles se posèrent sur ma jupe, puis sur la courbe naissante de mes épaules. Mais surtout sur les bonnets de mon soutien-gorge qui dépassaient légèrement de l'encolure de mon débardeur.

Je fus surprise de le voir déglutir sans qu'aucune remarque désobligeante ne passe la barrière de ses lèvres boudeuses. Encore plus de le voir fixer avec concupiscence mes chaussures détendues sur mes cheville. Van Allen ne faisait donc pas que me détester. Je me sentis tout à coup moins bête.

Ragaillardie, je sus que j'allais avoir mes chance dans ce combat qui s'annonçait encore épique.

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Je tournai longtemps sur le pont deux avant de repérer les dortoirs, puis notre espace privé- étrangement, le sas ne m'avait pas paru aussi grand l'heure précédente. Je me dirigeai vers ce qui semblait être la porte de ma cabine, posai la main sur la poignée et l'ouvris. C'est ainsi que le cauchemar commença. Et pas de la manière la plus désagréable qui soit.

Il y avait devant moi un homme.

Nu.

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Extrait ajouté par marine811 2015-07-21T09:05:51+02:00

Theodore hocha la tête tandis que Van Allen continuait de dérouler le briefing d’une voix claire et autoritaire. Il avait toute l’attention de son auditoire. Cet homme était un chef né, c’était certain. Avec beaucoup trop de charisme à mon goût.

Il m’accorda un soupçon d’attention en me jetant un regard furtif, après avoir cédé la parole à Theodore. Je fulminai encore et cela le ravit. Et, tandis que le capitaine Drake se lançait dans des explications techniques relatives à l’exercice, je sombrai dans un état second.

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Extrait ajouté par breathag 2018-07-07T01:07:17+02:00

"- Vous êtes en train de me signifier, toujours avec diplomatie et professionnalisme, que vous aimeriez encore coucher avec moi."

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Extrait ajouté par breathag 2018-07-07T01:03:26+02:00

"...Zora, cette panthère noire qui aurait pu s’afficher sur la couverture en papier glacé d’un magazine, commandait et entraînait ce tas de types très athlétiques. Elle semblait même prendre un pied fou à donner des ordres à son groupe. Je la trouvais de plus en plus fantastique !

J’observai mes compagnons.

Kenneth était concentré sur le spectacle, Theodore bavait devant la somptueuse créature. Lorsque le groupe de Marine Corps se dirigea vers l’étendue de tapis à notre gauche, toutes les paires d’yeux, et de couilles, alentours suivirent avec la même docilité."

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Extrait ajouté par breathag 2018-07-07T01:01:26+02:00

"...J’avais caché tant bien que mal mon trouble, mais les faits étaient là : cet homme était encore plus canon de près, et m’attirait autant qu’il m’inspirait un agacement exagérément grand."

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