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— Oh, je suis vraiment désolée, Solati ! lâche-t-elle avec un gloussement qui m'irrite aussitôt. Je n'ai pas l'habitude de baisser les yeux à mes pieds pour voir si je ne suis pas sur le point de marcher sur quelqu'un.

(...)

— Aucun problème, dis-je en imitant son gloussement stupide et en rejetant vers l'arrière le bas de mon voile, pour faire bonne mesure. Même si tu baissais les yeux, tu n'aurais probablement pas vu grand-chose avec un nez de cette taille.

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— Ça va, Kaura ? C'est bien, tu es une bonne fille.

Roscoe s'étouffe à nouveau.

— Une bonne fille ? s'écrie le roi d'un ton incrédule. Elle vient de me mordre !!

— Vous l'avez bien mérité.

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Rhone réapparaît dans la pièce, transportant une grande boîte dans les mains. Quand il la place sur la table devant moi, oubliant le roi et ses conseillers, je grimpe sur ma chaise pour regarder ce qu'il y a dedans.

Mon cœur fond instantanément.

— C'est un petit chien ! murmuré-je, sans quitter des yeux l'adorable petite chose poilue qui se trouve dans la boîte.

Autour de moi, quelques personnes se mettent à rire.

— C'est un chiot, corrige Rhone.

— Il est pour moi ? dis-je d'une voix qui tremble légèrement.

— C'est une fille, mais oui, elle est pour toi, dit-il.

Je déglutis pour me débarrasser de la boule dans ma gorge et je fixe le magnifique animal.

— Merci, chuchoté-je. Je l'adore.

Je descends de la chaise pour aller serrer Rhone puis Malir dans mes bras. Ce dernier me tapote l'épaule, un peu embarrassé.

— Tu avais l'air de t'intéresser aux chiens de Rhone, alors on a pensé que tu l'aimerais bien, dit-il d'une voix un peu rauque. Tu pourras la dresser.

Je retourne à toute allure vers ma chaise pour la regarder à nouveau à l'intérieur de la boîte. Ses yeux bleu clair me fixent ; elle a la tête penchée sur le côté.

Je décide de la prendre pour la serrer contre moi ; elle gigote dans mes bras et me lèche les mains. La sensation de sa petite langue baveuse sur ma peau me fait glousser.

— Comment est-ce que je vais t'appeler ? dis-je en embrassant son front. Je n'arrive pas à croire que vous m'ayez offert un petit chien.

— C'est un chiot, répète Rhone.

Sa voix se perd parmi celle des autres, qui proposent tous des noms à lui donner. Le chiot commence à aboyer.

— Je vais bien te dresser, et tu seras encore meilleure que Léo, lui dis-je.

En guise de réponse, elle penche la tête sur le côté, comme si elle me comprenait.

— Bien sûr qu'elle sera meilleure que Léo ! C'est une femelle, elles sont bien plus intelligentes que les mâles, dit Jacqueline sur un ton d'évidence.

Les autres femmes de la pièce montrent bruyamment leur approbation.

— Olina est une femme et elle parle à un chien, pourtant, répond Sanjay en me montrant du doigt.

— C'est un chiot, Sanjay, dis-je sans quitter l'animal des yeux.

— Je te l'avais dit, ils sont stupides, me dit Jacqueline d'un ton faussement confidentiel.

Toute la salle éclate de rire. Je lève les yeux : même sur le visage cruel du roi se lit un sourire

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« — Vous savez, parfois, vous avez beau porter ce voile, je pourrais jurer que je sais exactement quelle expression vous faites en dessous. »

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Il est parti pendant trois mois… Les choses ont peut-être changé. La futilité de notre relation n'a jamais eu l'air de l'embêter avant, mais peut-être qu'il a décidé que l'impossibilité d'être ensemble n'en valait plus la peine. Un Bruma et une Solati en couple ? L'idée serait répugnante pour nos deux peuples. C'est pour ça qu'il est primordial de garder le secret.

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Alors que je prends ma poire sur la table de buffet, une énorme silhouette me pousse à terre. Perdant à la fois ma poire et mon équilibre, je protège aussitôt mon bras gauche, en pivotant pendant ma chute pour que ce soit l'arrière de mon épaule qui encaisse le choc. Je me dépêche de me remettre sur pied, adoptant une position défensive ; je sais que je suis censée faire profil bas, mais il est hors de question que je ne me protège pas.Je relève les yeux vers l'homme immense, avant de plisser le nez lorsque son odeur me parvient. Généralement, les stéréotypes sur les Brumas sont complètement infondés, mais celui-ci y correspond parfaitement.

— Bouge de là, putain de Solati, grogne-t-il.

Je n'ai même pas le temps de répondre avant qu'une main puissante ne se referme autour de sa gorge.

— Gabel, dit le roi d'un ton tranquille, pourquoi est-ce que tu harcèles mon invitée ?

Malheureusement pour lui, Gabel prend sa phrase pour une véritable question.

— Elle a tué le prince Kedrick ! s'exclame-t-il avant de lâcher un bruit étouffé lorsque le roi resserre sa prise.

Toute la cour les regarde : le roi se tourne vers elle, entraînant avec lui Gabel, qui suit le mouvement sur ses doigts de pied, tentant de conserver son équilibre.

— J'ai vu la façon dont vous traitez notre invitée, dit le roi. Puis-je vous rappeler que la princesse est une femme, et qu'elle fait à peine la moitié de votre taille ?

Le visage de Gabel est congestionné. Je n'ose pas observer la réaction de la cour.

— Laissez-moi être clair à propos de la mort de mon frère, dit le roi en continuant à serrer. Contrairement à ce que vous avez tous l'air de croire, mon frère a lui-même décidé de se sacrifier pour sauver la Tatuma.

La cour se tait aussitôt. Le roi continue :

— Ne tournez pas en ridicule son courage ou son sacrifice.

Lorsqu'il se tourne vers moi, je m'oblige à rester le plus immobile possible.

— Je vous présente mes excuses pour leur conduite. Si j'avais été plus attentif, ces dernières semaines, le problème aurait été réglé bien avant.

Je hoche la tête, distraite par l'homme qu'il est toujours en train d'étrangler. Le visage de Gabel a maintenant tourné au violet, ses lèvres tirant sur le bleu. Sans cérémonie, le roi le lâche sur le sol et retourne sur son trône sans même jeter un regard en arrière. Gabel se recroqueville par terre, prenant de faibles inspirations avec difficulté. Je le fixe quelques secondes avant de l'enjamber pour prendre une autre poire.

À dater de ce jour, plus personne ne me pousse ou ne me bouscule.

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c'est un sentiment étrange d'être haï juste parce qu'on est né sur un autre monde

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— Tu es gravement blessée. Il faut te soigner. Je vais t'envoyer des docteurs.

— Non ! dis-je en agrippant son bras. Je ne veux pas que ça se sache.

— Tu as failli te tuer en descendant vers la salle à manger, et maintenant, tu refuses d'être soignée ?!

Une fureur brûlante se lit sur son visage lorsqu'il baisse la tête vers moi.

— Est-ce que tu réalises que tu as probablement frôlé la mort ? J'ai moi aussi subi le même genre de blessures, à la tête, aux côtes, et elles sont très dangereuses. Je pense que tu as beaucoup de particularités, Olina, mais j'étais persuadé que la stupidité n'en faisait pas partie, jusqu'à aujourd'hui.

Pour stopper les mouvements brusques de ses mains, il les ramène dans son dos et me jette un regard furieux, les dents serrées.

Des larmes me brûlent le coin des yeux.

— Je ne veux pas paraître… Je ne voulais pas qu'ils pensent avoir gagné, murmuré-je avant de détourner la tête.

Je suis épuisée, physiquement et émotionnellement ; je ne veux pas d'un sermon, je veux juste qu'on me laisse tranquille.

Après un instant de pause, il reprend :

— Est-ce que tu me laisserais faire ?

— Non, réponds-je, fatiguée de cette discussion.

— Tu ne veux pas qu'un docteur te soigne, tu ne veux pas que je te soigne. Qu'est-ce que je fais, alors, je te laisse mourir ici, peut-être ?

Je suis maintenant suffisamment habituée aux habitudes Bruma pour repérer le sarcasme qui teinte ses mots.

— Allez me chercher de quoi me soigner, et je m'en occuperai moi-même ! dis-je d'un ton sec, à bout de patience.

Il s'arrête et me regarde, ses bras musclés croisés sur sa poitrine.

— Je t'ai déjà vue nue, je ne vois pas en quoi c'est un problème. Tu étais la bien-aimée de mon frère. Je te vois… sinon comme une enfant, du moins comme une petite sœur.

Mes joues brûlent furieusement sous l'effet de l'embarras et d'un peu de colère. Je regrette de n'avoir pas mon voile.

— Vous parlez de la nuit où vous avez enfoncé ma porte et où vous m'avez agressée ? Je ne vois pas ce qui vous rend différent des voyous d'hier.

Je sais que c'est un commentaire injuste, mais je refuse qu'il me voie nue une seconde fois

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La première fois que je suis tombée sur la cour d'entraînement des hommes, de nombreuses femmes étaient attroupées, en train de les observer. Pendant quelques jours, je me suis jointe à elles, pensant qu'elles étaient intéressées par l'entraînement en question ; ce n'est que lorsque le roi est venu participer un après-midi et que toutes les femmes se sont mises à glousser lorsqu'il a enlevé sa tunique que j'ai réalisé mon erreur

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— Est-ce qu'il a vu ton visage ? demande-t-il.

Son haleine est à la fois douce et chargée. Pour essayer de le calmer, je mens :

— Non.

Je baisse les yeux vers ses mains. Elles seraient suffisamment grandes pour m'envelopper la tête presque entièrement… Il n'y a que lorsqu'il est dans cet état que je pourrais être capable de lui échapper ; et encore, il a rossé les deux gardes à l'extérieur de ma porte. Je n'ai aucune réelle chance contre lui, avec mon épaule raide et mon poignet à peine guéri.

Je cherche une issue autour de moi, alors que le roi continue à se rapprocher.

— Tu es piégée, petite fille, ronronne-t-il. Et tu me mens. Je n'aime pas les menteurs.

— Ne me traitez pas de…

Il n'attend pas la fin de ma phrase avant de se jeter vers moi et de m'agripper les épaules. Je n'ose plus respirer.

— Je veux voir ce qu'il a vu, grogne le roi.

Mon cœur tambourine dans ma poitrine lorsque je prends conscience de ce qu'il compte faire. Il me pousse jusqu'au mur près du feu, et bloque mes épaules contre la paroi avec son avant-bras avant même que j'aie eu le temps de cligner des yeux. Je suis paniquée, sans défense. De mes deux mains, j'attrape son bras pour le repousser, allant jusqu'à l'égratigner : il s'en fiche complètement. Je lui donne des coups de pied, mais il colle son corps contre le mien pour immobiliser mes jambes. Je rejette la tête en arrière pour lui donner un coup sous le menton.

Cette fois, il grogne, mais sans relâcher sa prise. À la place, il utilise sa main libre pour arracher mon voile. J'ai à peine le temps de fermer les yeux. Il est tombé – mon voile est tombé

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