Maisons d’écrivains : La maison des Brontë à Haworth en Angleterre

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Plus qu’une simple maison d’artistes, la demeure des Brontë, située à Haworth dans le Yorkshire anglais a constitué un vivier inépuisable pour le travail de création des enfants de la famille. Construite entre 1778 et 1779, la propriété, baptisée Parsonage devient la propriété des Brontë à partir de 1820 et le restera jusqu’à la mort du père et vicaire Patrick Brontë, en 1861. La région du Yorkshire où elle se situe est réputée pour ses collines pittoresques, son climat capricieux et ses pluies venteuses. Pour parfaire cette atmosphère sombre, spirituelle et captivante, il faudrait aussi mentionner l’isolement de la maison et la présence lugubre du cimetière lui servant de voisin.

21599820_pMalgré son apparence froide, la maison grise des Brontë suscite la curiosité et de nombreux visiteurs se pressent chaque année pour la visiter. Il faut dire que les admirateurs de Charlotte et Emily Brontë y trouvent sans peine l’ambiance même qui a fait le succès de leurs romans les plus célèbres. Aujourd’hui, la demeure de Parsonage a été transformée en musée. On peut y profiter de la reconstitution de nombreuses pièces et admirer les effets personnels ayant appartenu aux différents membres de la famille. Du hall au bureau de Patrick Brontë, on arrive ensuite à la salle à manger, pièce dans laquelle les filles Brontë, Charlotte, Emily et Anne écrivirent la quasi intégralité des Hauts de Hurle-Vent, de Jane Eyre et d’Agnès Grey

21599927_pMais pénétrer dans la maison des Brontë, c’est aussi – et surtout – capter l’intimité de la famille qui l’habita. Tour à tour l’on peut apercevoir le portrait de Charlotte signé George Richmond, le canapé noir où Emily aurait trouvé la mort en 1848, la loupe qu’utilisait Patrick Brontë pour écrire le journal de la paroisse ou encore le piano sur lequel les enfants Brontë, tous musiciens, s’exerçaient régulièrement. A l’étage, on découvre les chambres qu’ont habité les parents et les six enfants de la famille. C’est aussi dans ces pièces que nombre d’entre eux ont succombé, emportés pour la plupart très tôt : Maria Branwell, la mère, meurt un an après l’arrivée de la famille au presbytère. Quant aux six enfants du couple, ils meurent les uns après les autres. Maria, l’aînée, et Elizabeth, la cadette, meurent toutes deux très jeunes ; plus tard, Branwell, Emily et Anne Brontë s’éteignent successivement en l’espace de quelques mois entre 1848 et 1849, 21600046_prespectivement âgés de 31, 30 et 29 ans. Charlotte, elle, décédera en 1855 à l’âge de 38 ans. Patrick Brontë survit à la mort de sa femme et de ses enfants mais, inconsolable, continue d’habiter la maison, dont on dit qu’elle devint de plus en plus lugubre au fil des années.

L’endroit où les enfants Brontë passèrent le plus clair de leur temps et conçurent l’essentiel de leurs œuvres (peintures pour Branwell, romans pour Charlotte, Emily et Anne) demeure un passage obligé pour les littérateurs et admirateurs des Brontë, mais aussi pour les curieux désireux de lire un jour Les Hauts de Hurle-Vent ou Jane Eyre. Si vous y passez, vous pourrez compléter la visite saisissante du musée par une promenade revigorante, et peut-être un brin pluvieuse, dans les landes anglaises.

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