Sélection : La littérature française dans tous ses états pour la rentrée 2017

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Plus qu’un mois et demi avant les premières sorties de la rentrée littéraire ! Au programme cet automne, le retour d’auteurs incontournables, la sortie de nombreux romans français et du monde entier et une large sélection de premiers romans pour découvrir de nouvelle plumes.

Pour décrypter et savourer à l’avance la saison littéraire qui arrive, nous vous proposons de découvrir chaque semaine une sélection des romans qui nous font le plus envie. Auteurs phares et moins connus, romans attendus ou plus discrets, tous sont à découvrir. Nous espérons que ces livres choisis vous donneront envie de rajouter quelques titres à vos envies de lecture et de foncer en librairie dès la mi-août !

Pour lancer les festivités, voici quinze romans du domaine français. De quoi terminer l’été en beauté et agrémenter les premières semaines de l’automne. Ça vous dit ?

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La beauté des jours de Claudie Gallay (Actes Sud)

Jeanne mène une vie rythmée par la douceur de l’habitude. Elle était jeune quand elle a épousé Rémy, ils ont eu des jumelles, sont heureux ensemble et font des projets raisonnables. Mais Jeanne aime aussi le hasard, les surprises de l’inattendu. L’année du bac, un professeur lui avait fait découvrir l’artiste serbe Marina Abramovi´c. Fascinée par cette femme qui engage son existence dans son travail, Jeanne a toujours gardé une photographie de sa célèbre performance de Naples : comme un porte-bonheur, la promesse qu’il est possible de risquer une part de soi pour vivre autrement.

Quand Jeanne s’amuse à suivre tel ou tel inconnu dans la rue ou quand elle calcule le nombre de bougies soufflées depuis son premier anniversaire, c’est à cet esprit audacieux qu’elle pense. Surtout cet été-là. Peut-être parce que, les filles étant parties, la maison paraît vide ? Ou parce que sa meilleure amie, qui s’est fait plaquer, lui rappelle que rien ne dure ? Ou parce qu’elle recroise un homme qu’elle a aimé, adolescente ? Jeanne se révèle plus que jamais songeuse et fantasque, prête à laisser les courants d’air bousculer la quiétude des jours.

(Source : Actes Sud)

Sortie en librairie : 16 août

Prix : 22€

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De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles de Jean-Michel Guenassia (Albin Michel)

« Moi, je me plais dissimulé dans le clair-obscur. Ou perché tout en haut, comme un équilibriste au-dessus du vide. Je refuse de choisir mon camp, je préfère le danger de la frontière. Si un soir, vous me croisez dans le métro ou dans un bar, vous allez obligatoirement me dévisager, avec embarras, probablement cela vous troublera, et LA question viendra vous tarauder : est-ce un homme ou une femme ? Et vous ne pourrez pas y répondre. »

Jean-Michel Guenassia nous fait partager l’histoire improbable, drôle et tendre de Paul, un héros peu ordinaire. Paul, malgré ses allures de filles, aime exclusivement les femmes. Il a deux mères et n’a jamais connu son père. Paul, que le hasard de sa naissance va mener sur la route d’un autre célèbre androgyne : David Bowie.

De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles a le charme qui émane de son titre. Avec ses personnages joliment déglingués, le nouveau roman de Jean-Michel Guenassia nous offre un morceau de vie à partager, le plaisir de vibrer à l’unisson d’autres voix, cassées et touchantes, une parenthèse enchantée à la fois dans et en dehors de la réalité.

(Source : Albin Michel)

Sortie en librairie : 16 août

Prix : 20€

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Frappe-toi le cœur de Amélie Nothomb (Albin Michel)

« Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » Alfred de Musset

(Source : Albin Michel)

Sortie en librairie : 16 août

Prix : 16,90€

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Leur séparation de Sophie Lemp (Allary Editions)

« Ce samedi matin de janvier, ma mère m’attend à la sortie de l’école. Comme les autres jours, nous remon- tons la rue des Boulangers mais, au lieu de nous arrêter au carrefour, nous prenons à gauche dans la rue Monge. Je me retourne et aperçois un camion de déménagement garé en bas de notre immeuble. Ma mère serre ma main dans la sienne. Je n’ai pas envie de parler, je pense au camion, aux cartons, au salon qui demain sera à moitié vide. Je pense à mon père. Désormais, j’irai chez lui tous les mercredis soir et un weekend sur deux. Ma mère s’est organisée pour que je passe l’après-midi et la nuit chez une amie. Avant de partir, elle me dit Profite bien de ta journée, amuse-toi, essaye de penser à autre chose. Je hoche la tête mais je sais que jamais plus je ne penserai à autre chose. »

Sophie Lemp fête ses dix ans quand ses parents divorcent. Trente ans plus tard, c’est avec le regard d’une petite fille devenue adulte qu’elle revit cette séparation.

Pourquoi cette blessure, commune à tant d’enfants, est-elle si difficile à cicatriser ?

(Source : Allary Editions)

Sortie en librairie : 7 septembre

Prix : 14,90€

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Un amour d’espion de Clément Bénech (Flammarion)

« Au fond, j’ai l’impression que nous ne sommes plus que des Marco Polo parodiques », autant dire de simples touristes. Voilà l’amer constat que le narrateur, étudiant en géographie, partage avec son amie Augusta au détour d’une conversation Facebook. Il n’en faut pas plus à la jeune femme, fraîchement débarquée aux États-Unis, pour lui proposer le plus fou des séjours, un « voyage à dessein » exalté et périlleux. Direction : New York, où Augusta l’attend pour percer à jour l’identité de son petit-ami, rencontré sur une application pour Smartphone. Pourquoi ce critique d’art venu de Roumanie se fait-il inlassablement accuser de meurtre par un internaute sous pseudonyme ? C’est ici que commence la filature du narrateur-détective, qui n’est peut-être pas le seul à suivre la piste de l’inquiétant et mystérieux Dragan.

À la faveur des péripéties new-yorkaises de cet « amour d’espion », Clément Bénech pose un regard plein d’esprit et de malice sur les rencontres sentimentales et notre époque d’espionnage amoureux. Si le virtuel s’invite dans le réel, qui espionne qui ?

(Source : Flammarion)

Sortie en librairie : 23 août

Prix : 19€

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Un certain M. Piekelny de François-Henri Désérable (Gallimard)

« Quand tu rencontreras de grands personnages, des hommes importants, promets-moi de leur dire : au n° 16 de la rue Grande-Pohulanka, à Wilno, habitait M. Piekielny… »

Quand il fit la promesse à ce M. Piekielny, son voisin, qui ressemblait à « une souris triste », Roman Kacew était enfant. Devenu adulte, résistant, diplomate, écrivain sous le nom de Romain Gary, il s’en est toujours acquitté : « Des estrades de l’ONU à l’Ambassade de Londres, du Palais Fédéral de Berne à l’Élysée, devant Charles de Gaulle et Vichinsky, devant les hauts dignitaires et les bâtisseurs pour mille ans, je n’ai jamais manqué de mentionner l’existence du petit homme », raconte-t-il dans La promesse de l’aube, son autobiographie romancée.

Un jour de mai, des hasards m’ont jeté devant le n° 16 de la rue Grande-Pohulanka. J’ai décidé, ce jour-là, de partir à la recherche d’un certain M. Piekielny.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 19,50€

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Ils vont tuer Robert Kennedy de Marc Dugain (Gallimard)

Un professeur d’histoire contemporaine de l’université de Colombie-Britannique est persuadé que la mort successive de ses deux parents en 1967 et 1968 est liée à l’assassinat de Robert Kennedy. Le roman déroule en parallèle l’enquête sur son père, psychiatre renommé, spécialiste de l’hypnose, qui a quitté précipitamment la France avec sa mère à la fin des années quarante pour rejoindre le Canada et le parcours de Robert Kennedy. Celui-ci s’enfonce dans la dépression après l’assassinat de son frère John, avant de se décider à reprendre le flambeau familial pour l’élection présidentielle de 1968, sachant que cela le conduit à une mort inévitable.

Ces deux histoires intimement liées sont prétexte à revisiter l’histoire des États-Unis des années soixante. Contre-culture et violence politique dominent cette période pourtant porteuse d’espoir pour une génération dont on comprend comment et par qui elle a été sacrifiée. Après La malédiction d’Edgar et Avenue des Géants, Marc Dugain revient avec ce roman ambitieux à ses sujets de prédilection où se côtoient psychose paranoïaque et besoin irrépressible de vérité.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 22,50€

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La chambre des époux de Eric Reinhardt (Gallimard)

Nicolas, une quarantaine d’années, est compositeur de musique. Un jour, sa femme Mathilde apprend qu’elle est atteinte d’un grave cancer du sein qui nécessite une intense chimiothérapie. Alors que Nicolas s’apprête à laisser son travail en plan pour s’occuper d’elle, Mathilde l’exhorte à terminer la symphonie qu’il a commencée. Elle lui dit qu’elle a besoin d’inscrire ses forces dans un combat conjoint. Nicolas, transfiguré par cet enjeu vital, joue chaque soir à Mathilde, au piano, dans leur chambre à coucher, la chambre des époux, la symphonie qu’il écrit pour l’aider à guérir.

S’inspirant de ce qu’il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu’il écrivait son roman Cendrillon voilà dix ans, Éric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur la puissance de la beauté, de l’art et de l’amour, qui peuvent littéralement sauver des vies.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 16,50€

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Le jour d’avant de Sorj Chalandon (Grasset)

«  Venge-nous de la mine  », avait écrit mon père. Ses derniers mots. Et je le lui ai promis, poings levés au ciel après sa disparition brutale. J’allais venger mon frère, mort en ouvrier. Venger mon père, parti en paysan. Venger ma mère, esseulée à jamais. J’allais punir les Houillères, et tous ces salauds qui n’avaient jamais payé pour leurs crimes.

(Source : Grasset)

Sortie en librairie : 16 août

Prix : 20,90€

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Minuit, Montmartre de Julien Delmaire (Grasset)

Montmartre, 1909. Masseïda, une jeune femme noire, erre dans les ruelles de la Butte. Désespérée, elle frappe à la porte de l’atelier d’un peintre. Un vieil homme, Théophile Alexandre Steinlen, l’accueille. Elle devient son modèle, sa confidente et son dernier amour. Mais la Belle Époque s’achève. La guerre assombrit l’horizon et le passé de la jeune femme, soudain, resurgit…

Minuit, Montmartre s’inspire d’un épisode méconnu de la vie de Steinlen, le dessinateur de la célèbre affiche du Chat Noir. On y rencontre Apollinaire, Picasso, Félix Fénéon, Aristide Bruant ou encore la Goulue… Mais aussi les anarchistes, les filles de nuit et les marginaux que la syphilis et l’absinthe tuent aussi sûrement que la guerre.

Ce roman poétique, d’une intense sensualité, rend hommage au temps de la bohème et déploie le charme mystérieux d’un conte.

(Source : Grasset)

Sortie en librairie : 23 août

Prix : 18€

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Neverland de Timothée de Fombelle (L’Iconoclaste)

Neverland est l’histoire d’un voyage au pays perdu de l’enfance, celui que nous portons tous en nous. À la fois livre d’aventure et livre-mémoire, il ressuscite nos souvenirs enfouis.

Après son immense succès en littérature jeunesse (Tobie Lolness, Vango, Le livre de Perle), Timothée de Fombelle signe son premier livre pour adultes.

« Je suis parti un matin en chasse de l’enfance. Je ne l’ai dit à personne. J’avais décidé de la capturer entière et vivante. Je voulais la mettre en lumière, la regarder, pouvoir en faire le tour. Je l’avais toujours sentie battre en moi, elle ne m’avait jamais quitté. »

(Source : L’Iconoclaste)

Sortie en librairie : 30 août

Prix : 15€

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Un personnage de roman de Philippe Besson (Julliard)

P. Besson a suivi Emmanuel Macron depuis le premier jour de sa campagne pour les élections présidentielles.

(Source : Julliard ; couverture non contractuelle)

Sortie en librairie : 7 septembre

Prix : 18€

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Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq (P.O.L)

« Il faut que je raconte cette histoire. Il faut que j’essaie de comprendre en mettant les choses bout à bout. En rameutant les morceaux. Parce que ça ne va pas. C’est pas bon, là, tout ça. Pas bon du tout. »

Ces mots sont parmi les premiers du nouveau roman de Marie Darrieussecq (roman qui s’est imposé à elle alors qu’elle travaillait sur un autre projet et qu’elle a écrit d’une seule traite, comme poussée par une nécessité impérieuse). De ce roman, ils indiquent la tonalité et le mode narratif. C’est un roman à la première personne, où l’héroïne découvre au fur et à mesure qu’elle la raconte toutes les causes et les conséquences de son histoire.

Nous sommes donc dans une forêt (« nous » car la manière dont le livre est écrit impose une identification du lecteur). Le personnage principal, une femme qui fut autrefois psychothérapeute, s’y cache avec d’autres. D’autres ? Des compagnons de fuite, loin d’un monde qu’on devine menaçant pour eux et qui les traque. Mais aussi avec des êtres étranges, comme flottants, mais qui leur ressemblent de manière frappante, des sosies ? Leurs clones, en fait qu’ils ont emmenés avec eux dans leur fuite.

(Source : P.O.L)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 16€

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Sucre noir de Miguel Bonnefoy (Rivages)

Dans un village des Caraïbes, la légende d’un trésor disparu vient bouleverser l’existence de la famille Otero. À la recherche du butin du capitaine Henry Morgan, dont le navire aurait échoué dans les environs trois cents ans plus tôt, les explorateurs se succèdent. Tous, dont l’ambitieux Severo Bracamonte, vont croiser le chemin de Serena Otero, l’héritière de la plantation de cannes à sucre qui rêve à d’autres horizons.

Au fil des ans, tandis que la propriété familiale prospère, et qu’elle distille alors à profusion le meilleur rhum de la région, chacun cherche le trésor qui donnera un sens à sa vie. Mais, sur cette terre sauvage, la fatalité aux couleurs tropicales se plaît à détourner les ambitions et les désirs qui les consument.

Dans ce roman aux allures de conte philosophique, Miguel Bonnefoy réinvente la légende de l’un des plus célèbres corsaires pour nous raconter le destin d’hommes et de femmes guidés par la quête de l’amour et contrariés par les caprices de la fortune. Il nous livre aussi, dans une prose somptueuse inspirée du réalisme magique des écrivains sud-américains, le tableau émouvant et enchanteur d’un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices.

(Source : Rivages)

Sortie en librairie : 16 août

Prix : 19,50€

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Les rameaux noirs de Simon Liberati (Stock)

Lorsque son père, le poète surréaliste André Liberati est touché par une crise de délire, l’écrivain Simon Liberati s’interroge : qu’est-ce que la création ? Qu’est-ce que ce mouvement mystérieux de l’inspiration, en prose et en poésie ?

Il y a deux ans, il avait publié Eva, aujourd’hui il revient à l’autobiographie, en racontant les jours merveilleux de son enfance, la présence singulière de son père, la figure muette et obsédante d’un frère mort à un an, l’expérience du feu qu’est l’écriture. Quand on est le filleul d’Aragon, et qu’on a vu de près l’amitié complexe de Breton pour son père, on sait que l’écriture est engagement et impulsion.

Un autoport

Sortie en librairie : 23 août

Prix : 19,50€

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La semaine prochaine, embarquez avec nous pour d’autres horizons avec notre sélection de romans étrangers. D’ici là, bonne lecture à tous !

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