Sélection : De l’émotion et du rêve pour finir la semaine

Sélection hebdo une

Sortez les mouchoirs ! Nos romans de la semaine vont vous faire rire autant que vous faire pleurer. Véritables odes à la figure maternelle, ils ressuscitent grâce à la voix de leur narrateur le souvenir tantôt mélancolique tantôt fantasque d’une femme unique dans la vie de chacun. En grand format, nous avons exploré l’hommage vibrant de Philippe Labro à la femme secrète qu’était sa mère. Paru en mars dernier, Ma mère, cette inconnue est édité chez Gallimard. Et si vous n’avez pas encore succombé au merveilleux récit d’Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, plongez dedans sans hésiter et surtout sans tarder. Bonne lecture !

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Le broché de la semaine : Ma mère, cette inconnue de Philippe Labro (Gallimard)

Dans ce dernier roman paru en mai dernier aux éditions Gallimard, Philippe Labro interroge l’histoire et les non-dits familiaux en même temps qu’il fait l’hommage éclatant d’une mère aussi aimante que secrète. En retraçant la vie et le parcours de celle qu’il appelle par son prénom, Netka, le narrateur remonte alors la piste de ses origines, déroule les méandres de l’histoire qui a poussé sa grand-mère dans les bras d’un aristocrate polonais marié, dont elle aura deux enfants, Netka et son frère. C’est ensuite le portrait de Netka qui concentre toute l’attention du narrateur. Son histoire d’amour avec Jean, leur vie sous l’Occupation avec leurs quatre enfants, le foyer aimant et solide qu’ils ont bâti, la retraite sur les hauteurs de Nice constituent alors autant d’étapes de ce roman de la mémoire.

Porté par un style épuré et une écriture sincère et pudique, ce dernier roman rappellera sans doute à ceux qui l’ont lu Le livre de ma mère d’Albert Cohen. Au souvenir de la mère aimée et disparue se superpose alors son personnage, solaire, nécessaire, réanimé par la littérature comme pour ne jamais disparaître. Émotions garanties.

 

Ce que nous avons préféré* :

  • L’univers et l’intrigue : 💛💛💛💛
  • Les personnages : 💛💛💛💛💛
  • Le style : 💛💛💛💛💛

Où lire ce livre : Confortablement installé dans votre coin de lecture préféré.

Quand lire ce livre : En un après-midi.

Pour accompagner votre lecture : Une théière bien remplie.

Le livre en un mot : Émouvant.

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Le poche de la semaine : En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut (Folio)

Coup de cœur du public et de la critique, En attendant Bojangles possède à la fois tout le charme et la candeur attendrissante du récit d’enfance et toute la mélancolie déchirante et poétique du drame familial. A travers cette « histoire vraie, avec des mensonges à l’endroit, à l’envers », le narrateur nous plonge dans un univers familial où dominent le plaisir, la légèreté et l’extravagance. Merveilleusement incarnées par la figure d’une mère follement aimée, ces qualités s’appliquent aussi à la plume particulièrement admirable de l’auteur.

A l’image des parents du narrateur, rêveurs infatigables et amoureux fantasques, et du morceau « Mr. Bojangles » de Nina Simone, le premier roman d’Olivier Bourdeaut est aussi triste que profondément heureux. Avec son langage simple et sincère, presque enfantin, le narrateur nous amuse diablement et nous ferait sangloter à souhait. Car finalement, En attendant Bojangles est un roman à l’image de la vie : on rêve, on aime, on invente, on rit, on pleure, on danse. Un vrai coup de maître !

 

 Ce que nous avons préféré* :

  • L’univers et l’intrigue : 💛💛💛💛💛
  • Les personnages : 💛💛💛💛💛
  • Le style : 💛💛💛💛💛

Où lire ce livre : Dans un endroit où vous pouvez rire et pleurer sans retenue.

Quand lire ce livre : Pendant une chaude soirée d’été.

Pour accompagner votre lecture : Un cocktail gourmand.

Le roman en un mot : Fabuleux.

*L’échelle des notes va de 1 à 5

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