Sélection : La littérature étrangère au rendez-vous de la rentrée 2017

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Avec 191 romans étrangers, la rentrée littéraire 2017 va vous faire voyager ! Après notre sélection en littérature française, découvrez nos choix pour le domaine étranger.

Au programme, des livres très attendus et d’autres à découvrir absolument. L’automne sera par ailleurs marqué par le retour d’auteurs phares comme Margaret Atwood, Ohran Pamuk et Colson Whitehead. Côté thèmes, la plupart des romans étrangers à paraître cette année ont en commun une certaine noirceur. Directement inspirés de certains drames contemporains, ils se font alors l’écho des douleurs et des violences du monde. La guerre, l’écologie, le racisme sont autant de thèmes utilisés en toile de fond par les auteurs.

Embarquez sans attendre pour l’Amérique, la Jamaïque ou les univers dystopiques de cette deuxième sélection. Au bout du voyage, les voix de ces auteurs venus d’ailleurs continueront de résonner. Prêts ? A vos listes, et vivement la rentrée !

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C’est le cœur qui lâche en dernier de Margaret Atwood (Robert Laffont)

Le nouveau chef-d’oeuvre de Margaret Atwood, l’auteure de La Servante écarlate.

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture. Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir. Ils n’ont plus rien à perdre.

À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’œuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison. Là, ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas :  » Je suis affamée de toi. « 

Avec C’est le cœur qui lâche en dernier, Margaret Atwood nous livre un roman aussi hilarant qu’inquiétant. Une implacable satire de nos vices et travers qui nous enferment dans de viles obsessions quand le monde entier est en passe de disparaître.

(Source : Robert Laffont)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 22€

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Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill (Gallimard)

Scandale aux États-Unis. Le gouverneur Packer, candidat à la présidentielle, a été agressé en public. Son assaillante est une femme d’âge mûr : Faye Andresen-Anderson. Les médias s’emparent de son histoire et la surnomment Calamity Packer. Seul Samuel Anderson, professeur d’anglais à l’Université de Chicago, passe à côté du fait divers, tout occupé qu’il est à jouer en ligne au Monde d’Elfscape. Pourtant, Calamity Packer n’est autre que sa mère, qui l’a abandonné à l’âge de onze ans.

Et voilà que l’éditeur de Samuel, qui lui avait versé une avance rondelette pour un roman qu’il n’a jamais écrit, menace de le poursuivre en justice. En désespoir de cause, le jeune homme lui propose un nouveau projet. Un livre révélation sur sa mère qui la réduira en miettes. Samuel ne sait presque rien d’elle. Il se lance donc dans la reconstitution minutieuse de sa vie, qui dévoilera bien des surprises et réveillera son lot de fantômes.

Des émeutes de Chicago en 1968 au New York post-11-Septembre en passant par la Norvège des années quarante et le Midwest des années soixante, Nathan Hill s’empare de l’Amérique d’aujourd’hui et de ses démons et compose avec beaucoup d’humour une fresque aussi ambitieuse que captivante.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 25€

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La salle de bal de Anna Hope (Gallimard)

Lors de l’hiver 1911, l’asile d’aliénés de Sharston, dans le Yorkshire, accueille une nouvelle pensionnaire : Ella, qui a brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait depuis l’enfance. Si elle espère d’abord être rapidement libérée, elle finit par s’habituer à la routine de l’institution. Hommes et femmes travaillent et vivent chacun de leur côté. Les hommes cultivent la terre tandis que les femmes accomplissent leurs tâches à l’intérieur. Ils sont néanmoins réunis chaque vendredi dans une somptueuse salle de bal. Ella y retrouvera John, un «mélancolique irlandais». Tous deux danseront, toujours plus fébriles et plus épris.

À la tête de l’orchestre, le docteur Fuller observe ses patients valser. Séduit par l’eugénisme et par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit, Fuller a de grands projets pour guérir les malades. Projets qui pourraient avoir des conséquences désastreuses pour Ella et John.

Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 22€

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Une histoire des abeilles de Maja Lunde (Les Presses de la Cité)

Un triptyque écologiste qui raconte l’amour filial à travers le destin des abeilles.

Angleterre, 1852. Père dépassé et époux frustré, William a remisé ses rêves de carrière scientifique. Mais la découverte de l’apiculture réveille son orgueil déchu. Décidé à impressionner son unique fils, il se jure de concevoir une ruche révolutionnaire.

Ohio, 2007. George, apiculteur bourru, ne se remet pas de la nouvelle. Son unique fils s’est converti au végétarisme et rêve de devenir écrivain. Qui va donc reprendre les rênes d’une exploitation menacée chaque jour un peu plus par l’inquiétante disparition des abeilles ?

Chine, 2098. L’Effondrement de 2045 a laissé la planète exsangue. Comme tous ses compatriotes, Tao passe ses journées à polliniser les fleurs à la main. Pour son petit garçon, elle rêve de l’avenir réservé à l’infime élite. Seulement, un jour, Wei-Wen tombe dans le coma après s’être aventuré seul dans une forêt. Afin de comprendre ce qui est arrivé à son fils, Tao se plonge aux origines du plus grand désastre de l’humanité.

(Source : Presses de la Cité)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 22,50€

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Cette chose étrange en moi de Orhan Pamuk (Gallimard)

Comme tant d’autres, Mevlut a quitté son village d’Anatolie pour s’installer sur les collines qui bordent Istanbul. Il y vend de la boza, cette boisson fermentée traditionnelle prisée par les Turcs.

Mais Istanbul s’étend, le raki détrône la boza, et pendant que ses amis agrandissent leurs maisons et se marient, Mevlut s’entête. Toute sa vie, il arpentera les rues comme marchand ambulant, point mobile et privilégié pour saisir un monde en transformation. Et même si ses projets de commerce n’aboutissent pas et que ses lettres d’amour ne semblent jamais parvenir à la bonne destinataire, il relèvera le défi de s’approprier cette existence qui est la sienne.

En faisant résonner les voix de Mevlut et de ses amis, Orhan Pamuk décrit l’émergence, ces cinquante dernières années, de la fascinante mégapole qu’est Istanbul. Cette «chose étrange», c’est à la fois la ville et l’amour, l’histoire poignante d’un homme déterminé à être heureux.

(Source : Gallimard)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 25€

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Par le vent pleuré de Ron Rash (Seuil)

Dans une petite ville paisible au cœur des Appalaches, la rivière vient de déposer sur la grève une poignée d’ossements ayant appartenu à une jeune femme. Elle s’appelait Ligeia, et personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis des décennies.

Été 1969 : le summer of love. Ligeia débarque de Floride avec l’insouciance et la sensualité de sa jeunesse, avide de plaisirs et de liberté. C’est l’époque des communautés hippies, du Vietnam, de la drogue, du sexe et du Grateful Dead. Deux frères, Bill et Eugene, qui vivent bien loin de ces révolutions, sous la coupe d’un grand-père tyrannique et conservateur, vont se laisser séduire par Ligeia la sirène et prendre dans le tourbillon des tentations. Le temps d’une saison, la jeune fille bouleversera de fond en comble leur relation, leur vision du monde, et scellera à jamais leur destin – avant de disparaître aussi subitement qu’elle était apparue.

À son macabre retour, les deux frères vont devoir rendre des comptes au fantôme de leur passé, et à leur propre conscience, rejouant sur fond de paysages grandioses l’éternelle confrontation d’Abel et de Caïn.

(Source : Seuil)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 19,50€

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Le corps des ruines de Juan Gabriel Vasquez (Seuil)

« Ce qui s’est passé ce soir-là a déclenché un épouvantable engrenage qui ne devait s’arrêter qu’avec ce livre, écrit pour expier des crimes dont j’ai fini par hériter alors que je ne les ai pas commis. » Quels liens y-a-t-il entre l’assassinat en 1948 du leader libéral Jorge Eliécer Gaitán, celui de John Fitzgerald Kennedy et celui du sénateur Rafael Uribe Uribe, tué en 1914 à coups de hache par deux menuisiers ? Pour Carlos Carballo, étrange personnage obsédé par les meurtres d’hommes politiques célèbres, tous ces événements sont le fruit d’un complot ourdi par des puissances obscures. Lorsqu’il fait sa rencontre, Juan Gabriel Vásquez, quoique méfiant, se laisse prendre au jeu fascinant et romanesque en diable – irrésistible pour un écrivain – de ces élucubrations. Et le voici bientôt rattrapé par les fantômes du passé, qui réclament vérité et justice, le conduisant au bord de la folie.

Autobiographie, enquête politique, roman policier aux accents shakespeariens, Le Corps des ruines est un livre ensorcelant qui se joue avec maestria des miroirs de la littérature et de l’Histoire.

(Source : Seuil)

Sortie en librairie : 17 août

Prix : 23€

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American war de Omar El Akkad (Flammarion)

Une nouvelle guerre a éclaté aux États-Unis opposant le Nord aux États sudistes rebelles à tout contrôle des énergies fossiles. Sarat Chestnut a six ans quand son père est tué et qu’elle doit rejoindre un camp de réfugiés avec sa famille. Cette tragédie signe la fin d’une enfance ensoleillée près du Mississippi. D’une fillette curieuse et vive, Sarat se mue au fil des épreuves et des injustices en une héroïne insaisissable, féroce, révoltée. Bientôt, sous l’influence d’un homme qui la prend sous son aile, elle se transformera en une impitoyable machine de guerre. Portrait d’un conflit dévastateur qui détruit l’espoir et l’humain sur son passage, American War fait écho à toutes les luttes fratricides qui naissent aux quatre coins du monde. Et ce roman se révèle beaucoup plus contemporain qu’on ne pourrait le croire.

(Source : Flammarion)

Sortie en librairie : 23 août

Prix 21,90€

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Underground Railroad de Colson Whitehead (Albin Michel)

Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.

De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d’esclaves qui l’oblige à fuir, sans cesse, le « misérable cœur palpitant » des villes, elle fera tout pour conquérir sa liberté.

L’une des prouesses de Colson Whitehead est de matérialiser l’« Underground Railroad », le célèbre réseau clandestin d’aide aux esclaves en fuite qui devient ici une véritable voie ferrée souterraine, pour explorer, avec une originalité et une maîtrise époustouflantes, les fondements et la mécanique du racisme.

À la fois récit d’un combat poignant et réflexion saisissante sur la lecture de l’Histoire, ce roman, couronné par le prix Pulitzer, est une œuvre politique aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

(Source : Albin Michel)

Sortie en librairie : 23 août

Prix : 22,90€

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Ne fais confiance à personne de Paul Cleave (Sonatine)

Il y a pire que de tuer quelqu’un : ne pas savoir si on l’a tué.

Les auteurs de thrillers ne sont pas des personnes très fréquentables. Ils jouent du plaisir que nous avons à lire d’abominables histoires, de notre appétit pour des énigmes qui le plus souvent baignent dans le sang. Nous ne sommes pas très raisonnables. Ce jeu dangereux peut parfois prendre des proportions inquiétantes. Leurs ouvrages peuvent nous donner des idées regrettables, favoriser un passage à l’acte aux conséquences funestes. Eux les premiers, qui pensent connaître toutes les ficelles du crime parfait, ne sont pas à l’abri de faire de leurs fictions une réalité.

Prenez par exemple Jerry Grey, ce célèbre romancier, qui ne sait plus très bien aujourd’hui où il en est. À force d’inventer des meurtres plus ingénieux les uns que les autres, n’aurait-il pas fini par succomber à la tentation ? Dans cette institution où on le traite pour un alzheimer précoce, Jerry réalise que la trame de son existence comporte quelques inquiétants trous noirs. Est-ce dans ses moments de lucidité ou dans ses moments de démence qu’il est persuadé d’avoir commis des crimes ? Quand la police commence à soupçonner les histoires de Jerry d’être inspirées de faits réels, l’étau commence à se resserrer. Mais, comme à son habitude, la vérité se révèlera bien différente et bien plus effroyable que ce que tous ont pu imaginer !

(Source : Sonatine)

Sortie en librairie : 31 août

Prix : 21€

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La maison des Turner de Angela Flournoy (Les Escales)

Partez à la rencontre de la famille Turner : treize frères et sœurs qui se chamaillent et qui s’aiment passionnément. Unanimement salué par la critique, La Maison des Turner inaugure le renouveau du grand roman américain.

Cela fait plus de cinquante ans que la famille Turner habite Yarrow Street, rue paisible d’un quartier pauvre de Detroit. La maison a vu la naissance des treize enfants et d’une foule de petits-enfants, mais aussi la déchéance de la ville et la mort du père.

Quand Viola, la matriarche, tombe malade, les enfants Turner reviennent pour décider du sort de la maison qui n’a désormais plus aucune valeur, la crise des subprimes étant passée par là.

Garder la maison pour ne pas oublier le passé ou la vendre et aller de l’avant ? Face à ce choix, tous les Turner, de Cha-Cha, le grand frère et désormais chef de famille, à Lelah, la petite dernière, se réunissent. Et s’il fallait chercher dans les secrets et la mythologie familiale pour trouver la clef de l’avenir des Turner et de leur maison ?

(Source : Les Escales)

Sortie en librairie : 31 août

Prix : 21,90€

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Zero K de Don DeLillo (Actes Sud)

Choisir de mourir pour prendre la mort de vitesse, décider de se transformer en créature-éprouvette dans l’attente de jours meilleurs afin de revenir au monde en être humain augmenté et radicalement inédit, telle est l’offre de “Zero K”, un centre de recherches secret. Son principal actionnaire, le richissime Ross Lockhart, décide de faire appel à ses services pour son épouse, atteinte d’une maladie incurable, et convoque son fils unique pour assister à la fin programmée de la jeune femme consentante.

Père et fils vont alors devoir prendre un “congé incertain” de la jeune femme sur le point d’abandonner son corps et de le livrer aux hypothèses de la science. Ross, dans son chagrin, va peu à peu se laisser fasciner par le désir de faire à son tour le pari de ce passage dans une autre dimension, pour vivre l’expérience promise : rester le même tout en devenant un autre.

Une tentation et une option que son fils trouve indéfendables tant lui-même se sent tenu par un engagement à l’égard de la seule vie qui lui a été allouée.

Un roman d’une puissance et d’une portée rares, qui met en balance la noirceur du monde tel qu’il va avec la beauté et la splendeur miraculeuses que recèlent nos vies, simples et profondes. Sur les mirages de l’immortalité versus la reconduction du pari sur la finitude humaine, sur l’impossible dialectique du “même” et de “l’autre”, Don DeLillo propose ici une méditation dont l’impressionnante formulation littéraire n’a d’égale que l’abyssale profondeur philosophique.

(Source : Actes Sud)

Sortie en librairie : 6 septembre

Prix : 22€

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Ce qui n’a pas de nom de Piedad Bonnett (Métailié)

Dans ce court récit, Piedad Bonnett raconte à la première personne le suicide de son fils Daniel, vingt-huit ans, qui s’est jeté du toit de son immeuble à New York. Huit ans plus tôt, on l’avait diagnostiqué schizophrène. Dans un milieu bourgeois, corseté par des conventions en tout genre, il n’est pas de bon ton de parler crûment de la mort et de la folie. C’est pourtant ce que fait l’auteur, dans une langue sobre et sans effets de manche, avec une sincérité bouleversante. Elle raconte l’incrédulité à l’annonce du suicide, le besoin désespéré de trouver des traces d’une vie personnelle, un journal, des écrits, les étapes de la mort occidentale, mais aussi et surtout le combat inégal d’un jeune homme (et de ses parents) contre la folie qui le cerne.

Une plongée dans la douleur qui ne verse jamais dans l’apitoiement ou l’impudeur. L’écrivain n’a que les mots pour dire l’absence, pour contrer l’absence, pour continuer à vivre.

« Un livre incandescent, courageux jusqu’à la violence, extraordinaire. Piedad Bonnett écrit depuis l’abîme et éclaire l’obscurité avec un texte pénétrant et indispensable. » Rosa Montero

« La vie, la mort et la littérature se mêlent comme sur une scène de théâtre dans ce témoignage extraordinaire où convergent la vérité la plus intime et le talent créatif. » Mario Vargas Llosa

(Source : Métailié)

Sortie en librairie : 7 septembre

Prix : 17€

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By the rivers of Babylon de Kei Miller (Zulma)

Augustown, quartier pauvre de Kingston, Jamaïque. En cet après-midi d’avril 1982, assise sur sa véranda, Ma Taffy sent dans l’air une pesanteur très particulière. Kaia, son petit-fils, rentre de l’école. Ma Taffy n’y voit plus mais elle sait reconnaître entre toutes l’odeur entêtante, envahissante, de la calamité qui se prépare. Car aujourd’hui, à l’école, Monsieur Saint-Josephs a commis l’irréparable : il a coupé les dreadlocks de Kaia – sacrilège absolu chez les rastafaris. Et voilà Ma Taffy qui tremble, elle que pourtant rien n’ébranle, pas même le chef du gang Angola ni les descentes des Babylones, toutes sirènes hurlantes.

Alors, pour gagner du temps sur la menace qui gronde, Ma Taffy se met à lui raconter comment elle a assisté, petite fille au milieu d’une foule immense, à la véritable ascension d’Alexander Bedward, le Prêcheur volant.

Oui, à Augustown, Jamaïque, le jour de l’Autoclapse – calamité aux promesses d’Apocalypse – est une nouvelle fois en train d’advenir.

Remarquablement construit, By the rivers of Babylon est un roman puissant – magnifique chant de résistance et de libération.

(Source : Zulma)

Sortie en librairie : 7 septembre

Prix : 20,50€

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La féroce de Nicola Lagioia (Flammarion)

Par une chaude nuit de printemps, une jeune femme marche au beau milieu de la nationale, nue et couverte de sang. Quand, quelques heures plus tard, on retrouve son corps au pied d’un immeuble, son identité est enfin révélée : Clara Salvemini, fille aînée de la famille d’entrepreneurs la plus influente de la région. Pour tous, il s’agit d’un suicide. Mais les choses se sont-elles vraiment passées ainsi ? Clara était-elle liée aux affaires douteuses de son père ? La relation qu’elle avait avec son frère Michele – l’ombrageux, l’instable, le rebelle – a-t-elle joué un rôle déterminant dans sa mort ? Flirtant avec le genre du roman noir, Nicola Lagioia peint une Italie du sud gangrenée, fascinante et met en scène le grand drame d’une famille, d’un pays, d’une époque : celui des années que nous sommes en train de vivre.

(Source : Flammarion)

Sortie en librairie : 20 septembre

Prix : 23€

 

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