Angoulême, un musée de la BD à ciel ouvert

Forte de son festival annuel de la bande dessinée mondialement reconnu, la ville d’Angoulême qui attire des milliers de bédéphiles le temps de quelques jours en janvier et février tous les ans, est également, le reste de l’année, un vrai musée à ciel ouvert à la gloire de la bande dessinée.

Panneau présent sur les routes nationales pour annoncer la ville d'Angoulême
Panneau présent sur les routes nationales pour annoncer la ville d’Angoulême

 En 1982, le Ministère de la Culture lance le projet « Des murs en France » qui vise à réaliser 13 peintures murales dans 13 villes de France par différents artistes. Pour Angoulême, c’est Erró, un artiste islandais, qui est chargé de la réalisation d’une gigantesque fresque regroupant de nombreux personnages emblématiques de la bande dessinée, des comics et des dessins animés tels Tom et Jerry, Tintin, Superman, Batman, Natacha… L’oeuvre, rénovée en 2013, est considérée comme la pierre angulaire du circuit des fameux murs peints d’Angoulême.

Fresque murale d'Ero
Fresque murale d’Ero

 

Pourtant, il aura fallu attendre le 24e festival de la bande dessinée en 1997 pour que de nouvelles oeuvres voient le jour sur les murs de la ville. À l’initiative d’André Juillard, président du jury cette année-là, une exposition extérieure est mise en place sous forme de parcours à travers la ville, jalloné de toiles maroufflées représentant des personnages et planches de BD. Devant le succès de l’exposition, l’impulsion est lancée, et très vite de nombreuses fresques sont commandées pour décorer la ville aux couleurs de la bande dessinée.

Petit tour d’horizon en images des créations, des plus belles en passant par les plus drôles :

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Angoulême, qui revendique son statut de capitale internationale de la bande dessinée, ne s’est cependant pas arrêtée à ses fresques murales.  Un buste géant d’Hergé sculpté en 1989 par Tchang Tchong-Jen, son ami chinois qui lui inspira Le Lotus bleu, est placé en plein coeur d’une des artères les plus fréquentées de la ville, après que celle-ci ait été rebaptisée Rue Hergé en 2003.

un lieu incontournable des bédéphiles

En 2008, c’est Livio Benedetti et son fils Luc Benedetti qui inaugurent également leur création, une statue en bronze de Corto Maltese, placée au centre de la passerelle Magelis qui relie le Musée de la Bande dessinée à la CIBDI (Cité internationale de la bande dessinée et de l’image). Plus récemment, pour décorer le nouveau parvis de la gare, la ville a érigé, lors du festival de 2017, un obélisque en  mémoire de René Gosciny. L’oeuvre, don de l’Institut René Gosciny, regroupe certaines des répliques les plus cultes des personnages phares de Gosciny, de Lucky Luke à Astérix & Obélix en passant par Iznogoud.

Véritable hommage au 9e art, la « Ville de l’Image » consolide son identité au fil des ans pour s’imposer comme un lieu incontournable des bédéphiles, invitant habitants, touristes et festivaliers à découvrir et à rencontrer leurs héros préférés grandeurs natures dans les rues de la ville dont les noms et numéros sont indiqués… par des bulles évidemment.

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