Rétrospective : 45e Festival International de la BD d’Angoulême – Journée 1

Festival BD 2018 - AfficheLieu de rendez-vous annuel pour les amateurs de bande dessinées, le Festival International de la BD d’Angoulême s’est terminé dimanche après quatre jours placés sous le signe de la littérature à bulles !

Le festival, qui s’est imposé depuis quelques années comme un carrefour pour des dizaines d’auteurs à travers le monde, mettait les mangas à l’honneur pour sa 45e édition. Un choix payant pour l’évènement qui attendait cette année pas moins de 200 000 visiteurs.

Durant quatre jours, c’est toute la ville d’Angoulême qui s’est vu mobilisée pour recevoir la manifestation, proposant expositions, rencontres et dédicaces aux quatre coins de la ville. Librairies et musées se sont ainsi ajoutés aux célèbres Bulles de la BD, chapiteaux thématiques réunissant les différents exposants et auteurs présents lors du festival.

Retour sur l’évènement et ses nombreuses activités !

Traditionnellement, le festival s’est ouvert dès le 24 janvier au soir avec l’annonce de son Grand Prix 2018. Le dessinateur et scénariste de BD américain Richard Corben succède ainsi à l’âge de 77 ans à Cosey, récompensé l’an dernier. Si son nom n’est plus totalement connu du grand public aujourd’hui, Corben reste pourtant un incontournable pour toute une génération. Vedette du magazine Metal Hurlant aux côtés d’auteurs tel Moebius, il s’illustre dans le dessin de nombreuses séries horrifiques et de science-fiction.

Quelques couvertures de Corben

Jeudi matin, malgré la grisaille, les festivaliers sont déjà nombreux à l’entrée des différentes bulles. Parmi elles, l’imposante bulle du Monde des bulles fait le plein de visiteurs dès les premières heures. Regroupant les grands éditeurs de bandes dessinées et comics, les différentes classes d’écoles en visite trouvent rapidement leur bonheur parmi leurs héros de Bds et comics favoris.

Titeuf et sa célèbre mèche jaune sont mis à l’honneur chez Glénat et ne manquent pas d’attirer l’attention, tandis que chez Rue de Sèvre, c’est le Petit Vampire de Joan Sfarr qui tient la place de vedette.  Plus loin, le stand de BD-Kids aux couleurs d’Ariol cotoie le stand de Dupuis, dans lequel des grooms en véritables costumes rouges coiffés du célèbre chapeau de Spirou distribuent des goodies. À l’occasion du festival, le film Les aventures de Spirou et Fantasio était diffusé en avant-première le 21 janvier. Un long-métrage d’Alexandre Coffre, adapté de la Bd culte du Journal de Spirou !

Pour les plus grands, Dargaud, Soleil Productions, Casterman sont également présents, leurs stands envahis de piles de bandes dessinées, parmi lesquelles se trouvent certaines des Bds de la compétition officielle, en lice pour le Fauve d’Or du meilleur album. Du côté des comics, Wonderwoman, Aquaman et Batman en couleurs flashies surplombent la foule depuis le stand d’Urban Comics tandis que c’est Deadpool chez Panini Comics qui surveille d’un œil attentif les auteurs déjà en dédicaces.

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À quelques pas de là, à côté du Champs de Mars, une file d’attente patiente pour pénétrer dans le Pavillon Manga. L’espace, entièrement dédié aux mangas et bandes dessinées asiatiques, est l’occasion de mettre à l’honneur la production éditoriale asiatique en présentant aux festivaliers de nombreux éditeurs mais également en proposant un espace d’animation. Lieux de rencontres, conférences et de performances graphiques, la scène accueille dès jeudi celle du dessinateur taïwannais Ruang Guang-Min, qui a remporté le prix de la meilleure BD en Taïwan pour sa nouvelle série Yong-Jiu Grocery Store.

Urasawa se voit voler le vedette par Hiro Mashima

Cette année, le festival fait la part belle aux mangakas à travers de nombreuses expositions, dont celle sur le maître du suspense Naoki Urasawa, qui pointe vite le bout de son nez au stand de Kana pour une heure de dédicaces. La présence du célèbre mangaka est un des temps forts du festival,  s’il est loin d’être étranger à Angoulême, ayant déjà remporté deux prix en 2004 pour 20th Century Boys et en 2011 pour Pluto, sa classe de Maître prévue le samedi suivant est très attendue par les admirateurs de l’auteur de la célèbre série Monster.

Urasawa se voit voler le vedette en début d’après-midi par Hiro Mashima, le créateur de Fairy Tail, série qui a également le droit à son exposition au festival. La foule est telle que l’organisation de Pika, l’éditeur du manga en France, doit être rigoureuse et seuls soixante personnes ont le droit à une dédicace. Pour les autres, il faudra revenir !

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laguerredecatherine_couv_hd_okEn début de soirée, le résultat pour le premier Fauve, récompense du festival, tombe ! Le Prix Jeunesse, décerné par un jury constitué d’enfants âgés de 8 à 12 ans, est décerné à la bande dessinée La Guerre de Catherine de Julia Billet et Claire Fauvel. L’album, publié chez Rue de Sèvre, raconte l’histoire d’une jeune fille juive pendant la Seconde Guerre Mondiale. Passionnée de photographie, elle parcourt la France sous une fausse identité pour échapper aux raffles, suivant les évènements à travers son appareil photo. Le Prix Jeunesse n’est que le premier Fauve d’une longue liste, dont la suite ne sera divulguée que le samedi suivant, deux jours plus tard…

Affaire à suivre !

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