Événement : le Printemps du livre de Montaigu fête ses 30 ans !

Focus sur un petit salon du livre de l’Ouest

Depuis hier vendredi 13 avril 10h jusqu’à demain dimanche 15 avril 19h se tient le 30e Printemps du livre de Montaigu, un salon d’envergure moyenne où vont se presser jusqu’à 40 000 visiteurs, soit presque huit fois la population de cette commune du nord de la Vendée.

Affiche Printemps livre Montaigu 2018

Si la journée du vendredi accueillait principalement les classes des alentours, dès 10h ce matin l’esplanade du théâtre de Thalie était foulée par des centaines de pieds de particuliers, tout droit dirigés vers l’imposant pavillon blanc sous lequel près de 270 auteurs ont signé et signeront encore leurs ouvrages les plus populaires ou les plus récents.

Dans le chapiteau s’étire déjà une longue queue devant le stand tout spécialement monté en bout de salle pour Michel Bussi, président d’honneur de cette édition 2018.

Il est 9h50 et le parking attenant au théâtre est complet. C’est près d’un point d’eau sur-fréquenté par les grenouilles qu’on se range, à une minute à pied de l’entrée. Dans le chapiteau s’étire déjà une longue queue devant le stand tout spécialement monté en bout de salle pour Michel Bussi, président d’honneur de cette édition 2018. On la trouvait plutôt jolie, Le temps est assassin, Un avion sans elle, Nymphéas noirs… un présentoir pour ses romans parus en format poche chez Pocket fait de l’œil à quiconque passe devant — un quiconque aussitôt sondé du regard par un agent de la sécurité.

Non loin de là — même tout près puisque les deux files d’attente semblent s’entremêler —, le jeune lectorat succombe au joli sourire de Manon Fargetton, venue notamment présenter son dernier roman, Quand vient la vague, paru aux éditions Rageot en janvier dernier et co-écrit avec Jean-Christophe Tixier.

Jpeg

Agnès Ledig enchaîne elle aussi les dédicaces sur le stand de couleur bleue, mais c’est vers un auteur très apprécié du public vendéen qu’on se dirige en évitant avec un manque d’agilité certain les nombreuses caméras installées pour immortaliser l’événement. Sous le nom d’Yves Viollier attendent peut-être des dizaines et des dizaines de romans, en grand format ou en format poche, mais nulle trace de l’auteur… Ô joie ! le voilà qui apparaît soudain, sorti de nulle part, se téléporte très vite à sa place, salue avec chaleur et signe soigneusement son dernier livre, La Nuit d’après, au sujet duquel il confie, tout sémillant : « J’ai voulu écrire la gloire de mon père, et j’ai écrit sur le château de ma mère. » C’est que ce roman intime fait la part belle aux souvenirs d’Églantine, veuve de Joseph, qui revit ainsi par la mémoire une existence pleinement consommée à deux.

La discussion se poursuit un peu mais on est bientôt entraîné à l’autre bout du pavillon. Bernard Minier, Bernard Werber, Jacques Weber… Les noms défilent ; il y a ceux que la France entière connaît, et il y a ceux qui ont gagné le cœur de la région, à l’instar de Paul Beaupère, auteur de l’amusante série jeunesse Les Folles Aventures de la famille Saint-Arthur et du très alléchant La Forêt des monstres.

Dans ces environs-là (étonnant placement), il y a un stand devant lequel deux femmes discutent avec ardeur. On y trouve des exemplaires des livres mettant en scène le capitaine Coste et d’autres du polar Entre deux mondes. « J’ai appris plein de choses avec ce livre, il est incroyable », entend-on. Dommage pour cette convaincue, Olivier Norek n’est attendu que dans l’après-midi.

Les amateurs de bande dessinée ne sont pas en reste : les belles couvertures des tomes de la Trilogie africaine de Raphaël Beuchot et Zidrou ouvrent un bal coloré, auquel participent Mademoiselle Caroline, Sophie Ruffieux et tant d’autres. Les couleurs, les enfants ont l’occasion de jouer avec grâce aux ateliers mis en place : peinture sur petit pot de terre (futur habitat d’un cactus) ou avion en papier à décorer pour survoler le salon !

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Ce petit tour se termine sur le stand des éditions Libra Diffusio, spécialisées dans les livres en gros caractères, qui fêtent joyeusement leurs vingt ans en organisant une braderie de livres d’éditions diverses et en caractères normaux, à la fois très récents et en excellent état. Viennent en cadeaux supplémentaires un calepin et un marque-pages d’une jolie couleur vive.

Un salon vendéen pour gens du coin

Entre les éditions Les Chantuseries et la revue du Souvenir Vendéen, le département a naturellement investi les lieux. Les badauds sont eux aussi majoritairement vendéens, peu de courageux ont fait le déplacement depuis ailleurs pour une ou deux heures de flânerie seulement — ceux-là ont cependant pu mettre la main sur La Vendée pour les nuls, proposé par Michel Chamard.

Faudrait-il du reste excuser l’absence de certains écrivains par la crise des transports actuelle ? Peut-être. En tout cas, Montaigu peut se vanter d’avoir réussi à convaincre un grand nombre d’auteurs à venir dans ses terres très vertes et gorgées d’eau de pluie.

 

Le site du salon : http://www.pdl.terresdemontaigu.fr/

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