Paroles de lecteur #1 : Bibliothèque hétéroclite et langue française avec Hillja !

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Bienvenue dans le premier numéro de notre nouvelle rubrique : Paroles de lecteur ! Une fois par mois, découvrez la bibliothèque d’un des membres de Booknode, ses habitudes de lectures et ses livres favoris. Aujourd’hui, plongez à nos côtés dans la bibliothèque d’Hillja. Membre du site depuis le 22 avril 2016, Hillja participe activement au site en ajoutant quantité d’extraits, thèmes, couvertures et en signalant de nombreuses erreurs. Elle a d’ailleurs rejoint l’équipe de modération depuis plusieurs mois ! Après une Licence de lettres modernes, elle a débuté un  Master en Humanités catholiques dans le but de devenir professeur de français. Bibliothèque hétéroclite, littérature classique et langue française sont de mise ! Sans plus attendre, découvrez ses paroles de lectrice.

 

Quel est ton genre de prédilection ?

Je n’ai pas de préférence marquée mais il y a des genres auxquels je ne touche pas, à savoir : érotisme et new romance. Tout le reste, je lis ! Je fonctionne beaucoup par périodes : je peux enchaîner les recueils de nouvelles pendant quelques semaines, puis passer aux polars avant de me tourner vers des séries d’aventure jeunesse — c’est le même système pour les séries télévisées. J’ai récemment goûté aux joies du western, un genre encore trop peu connu qui dépayse et propose d’intenses scènes d’action, ainsi que de superbes descriptions de paysages arides.

 

Parle-nous de ta bibliothèque ! Qu’y trouve-t-on ?

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Ma bibliothèque est fractionnée : il y a les étagères réservées aux mangas, celles pour les grands formats, celles pour les poches aux dos blancs (regroupés par maisons d’édition), celles pour les livres d’école et celles pour… le reste. J’ai une chouette collection de romans — format beau livre relié plein cuir — de Pearl Buck qui domine le reste. La plupart de ces livres-là ont été achetés neufs au fil des ans mais certains ont été dénichés à Emmaüs ou bien récupérés d’occasion lors des débarras des médiathèques (impossible parfois d’enlever l’étiquette indiquant la cote, snif) ; il y a aussi ceux dont on m’a fait don (une bonne cinquantaine tout de même).

 

le-comte-de-monte-cristo,-tome-1 CouvertureQuel est LE livre qui t’a amenée à la lecture ?

Je me souviens vaguement d’un gros livre illustré contenant plein d’histoires d’animaux que j’ouvrais très, très souvent quand j’étais petite… Mais c’est à neuf ans que j’ai découvert la littérature avec Le Comte de Monte-Cristo — ah ! les scènes sanglantes, joie étrange de l’enfance.

 

Y-a-t-il une librairie/bibliothèque où tu as tes habitudes ou que tu voudrais conseiller ?

Il y a bien une librairie que je fréquente de temps en temps dans le centre-ville : j’y entre souvent en coup de vent, prends un livre, ressors aussitôt (n’oubliant pas de piquer un marque-pages au passage). C’est en fait la bibliothèque de mon université (ICES) que je fréquente beaucoup, surtout depuis que la place vient à manquer à la maison. C’est un grand bâtiment de plusieurs étages, le premier étant notamment réservé aux littératures française et étrangère. Il y a tous les classiques et même quelques nouveautés (c’est là-bas que j’ai emprunté Au revoir là-haut et Couleurs de l’incendie de Pierre Lemaître, ou encore 4 3 2 1 de Paul Auster). Cette bibliothèque extraordinairement fournie est ouverte au public.

 

Y a-t-il un livre ou un auteur à conseiller en particulier ?

Anatole FrancePuisqu’il faut en choisir un… Anatole France ! C’est selon moi le grand maître de la langue française, il n’y en a pas plus belle ailleurs (Maurice Genevoix et Pierre Loti le talonnent de près cependant). Son style, très spirituel, est l’une de ces petites douceurs qui font de la littérature le plus délectable des loisirs. Anatole France a dans son répertoire un roman historique sublime, Les dieux ont soif, qui saura ravir les passionnés de la Révolution française, et un amusant pastiche des romans du XVIIIe siècle, La Rôtisserie de la reine Pédauque.

 

 

Le mot de la fin :

« C’est sage d’économiser les mots. Beaucoup gagneraient à fermer leurs oreilles aux bavardages pour mieux se servir de leurs yeux. »

Le Rouge vif de la rhubarbe d’Auður Ava Ólafsdóttir

 

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