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Bibliothèque de AdeleG : J'ai lu aussi

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Fleur et sang Fleur et sang
François Vallejo   
Un parallèle entre deux chirurgiens de même famille mais d'époques différentes. Fleur et sang nous montre la montée de deux chirurgiens, le point culminant de leur carrière et la décadence de celle-ci. On y voit l'influence de deux filles, qui chacune à leur manière participe à cette décadence.
De plus, on peut également observer l'évolution de la médecine et de la chirurgie depuis l'époque de Louis XIV.

par onirisme
L'année du dragon, tome 1 : Franck L'année du dragon, tome 1 : Franck
Vanyda    François Duprat   
Franck est embauché en contrat emploi-jeune dans un centre aéré. Son amie Kim lui dit que d’après son horoscope chinois, c’est son année, l’année du dragon. D’où une légère obsession dans le dessin, pour traduire les phases introspectives et anxieuses du personnage. Le courant semble bien passer avec sa collègue Bernadette, mais a-t-il bien fait de laisser partir Kim à Paris, où elle veut s’installer avec son copain ?

par x-Key
La ville vampire La ville vampire
Paul Féval   
Un roman sombre dans le pur style Paul Féval

Vous me connaissez un petit peu maintenant, j’avais envie de découvrir des auteurs fantastiques et classiques. Histoire de voir un petit schéma sur les romans noirs. La vie étant bien faite, les classiques sont aussi gratuits. Donc forcément, je me mets un peu dans la peau d’une enquêtrice numérique à la recherche de la perle qui se détache du lot. Et puis et surtout, j’avais eu un mauvais souvenir avec un précédent roman de Paul Féval, où je vous avez réservé mon jugement quant au style de l’auteur. Et bien maintenant, je vais tout vous raconter.

Je pense savoir où se trouve le soucis entre moi et Paul Féval. C’est que j’ai besoin d’être en forme quand je le lis (lecture classique oblige, les anciens aiment vous faire buter sur tous les mots importants, comme s’ils n’avaient jamais vu un film d’action, bande de petits canaillous) et j’ai eu le malheur de lire la Vampire en plein boom du boulot et la ville-vampire en période de : « Je suis crevée car je tente de récupérer du boom du boulot). Forcément, je mettais des obstacles naturels entre l’auteur et moi. Et donc, au début, j’avoue que je ne voyais pas du tout l’intérêt de ce roman de Paul Féval, le trouvant aussi fade que La Vampire. Et puis… Le deuxième effet Kiss Kool arriva.

Alors parlons d’abord du premier effet, sinon vous n’allez rien comprendre. Alors Paul Féval est à un embranchement entre deux styles de lectures : le roman gothique et le roman noir. Le roman gothique sévit plutôt à Londres alors que le roman noir préfère Paris. Pour ce qui est du roman gothique, nous avons ici tous les éléments caractéristiques, à savoir :
- Un décor : de préférence lugubre. Croyez moi, vous aurez ici beaucoup de descriptions de cryptes, de cimetières et d’auberges miteuses. C’est bon
- Les personnages : On a bien une femme persécutée, un démon (ici un vampire)
- La situation : vampirisme, pacte, incarcération et torture : tout y est !
Quant au roman noir, c’est un sous genre mais on en voit déjà des caractéristiques alors que le genre en lui-même n’en est qu’à ses débuts. En effet, le roman noir s’approche du style normal. Il faut un univers violent, un regard pessimiste sur la société, de grosses références et un engagement politique ou social. Ici, nous avons bien tout ceci dans ce petit condensé. Et j’avoue que ce fut, après coup, un régal

Le deuxième effet kiss cool : un roman burlesque

Au début de ma lecture, m’attendant à un roman « sérieux » je n’ai pas du tout compris ce qui se déroulait sous mes yeux. On raconte l’histoire d’Ann Racliffe qui part à la recherche de sa copine et de son fiancé enlevés par des vampires. Comme ça pouf la veille de son mariage (ou un truc du genre). Ni une ni deux, sans portemonnaie sans rien, la voilà qui part en Serbie (ou tout autre pays de l’Est pour y trouver : un cirque burlesque mais mortel, une ville maudite et une auberge sinistre. Sans compter un cimetière. Imaginez ma tête deux secondes. Sans compter que le vampire (Goetzi) a la particularité d’avoir un dard au bout de la langue, de vouloir épouser de jeunes héritières pour prendre leur fortune et que pour chaque dédoublement physique, il peut prendre la forme de chaque victime qu’il a pris.

Sur ce, je m’arrêtais en me disant : « Je ne sais pas ce qu’il prenait, à l’époque, mais c’était de la bonne » tout en prenant comme résolution de me renseigner sur les addictions des auteurs avant de les lire. Et puis, je ne sais pas, ca a fait tilt un soir : le cirque, le burlesque, les images d’épinal des vampires et des romans noirs. Et surtout la première phrase du début que je vous cite : « Il y a beaucoup d’Anglais et surtout d’Anglaises qui ont pudeur quand on leur raconte les actes d’effrontée piraterie dont les écrivains français sont victimes en Angleterre. Sa Très Gracieuse Majesté Victoria reine a signé jadis un traité avec la France dans le but louable de mettre fin à ces vols tant de fois répétées. Le traité est fort bien fait : seulement, il contient une petite clause qui en rend la teneur illusoire. Sa Très Gracieuse Majesté, en effet, défend à ses loyaux sujets de nous prendre nos drames, nos livres, etc., mais elle leur permet d’en faire ce qu’elle a la bonté d’appeler « une blonde imitation ». »

Voilà le deuxième effet Kiss Cool, que j’aurai mieux fait de bien lire au début ! L’auteur nous avertit gentiment de ne surtout pas le prendre au sérieux ici. Et comme dans un charme, je me suis refaite tout le récit dans la tête : les courses poursuite, les dialogues n’ayant ni queue ni tête, les réflexions de l’auteur sur les romans vampiriques. Et souris, puis j’ai ri, tout en y repensant.

En bref : oui j’ai aimé ce roman et je regrette de ne pas avoir eu la finesse de l’avoir compris de suite. Mais peut être que j’aurai dû le lire d’une humeur plus badine. Ce livre est comme si vous alliez voir les anciens théâtres Guignol, sauce vampire bien entendu. Si vous voulez savoir comment ils se moquaient à l’époque : lisez-le !
http://labibliodekoko.blogspot.fr/2013/01/la-ville-vampire-ou-bien-le-malheur.html

par Kore
Red Dog Red Dog
Louis De Bernières   
No reader, regardless of age, will fail to be captivated by this charming story of a legendary dog, in Louis de Bernières’ Canadian publishing debut.

After his beloved master, John, is killed in an accident, Red spends the rest of his life looking for him, not understanding that John is gone for good. Ensuingly, Red becomes everyone’ s dog. Welcomed by everyone he meets, Red goes to parties, hitches rides, steals food at beach barbecues, and makes friends with the most reluctant people and wary cats. Based on the wonderfully irresistible adventures of a legendary Aussie dog, Red Dog is about devotion, independence and good food -- the things that matter.

par AdeleG
J'ai tué un homme J'ai tué un homme
Charlotte Erlih   
Je remercie NetGalley et les Éditions Actes Sud Juniors de m’avoir confié ce service presse. Certes, le thème abordé est gravissime, mais j’étais certaine que l’auteure nous livrerait une belle histoire.

Arthur a une soif d’apprendre inépuisable, il est passionné d’histoire. C’est un élève discret, assez solitaire, qui passe la plupart de son temps libre le nez dans les bouquins. Il a intégré un collège parisien réputé et n’a jamais causé le moindre problème.

Personne ne se doute encore que le destin de ce jeune garçon est sur le point de basculer… Un jour, il se prend pour Claire Berton, une militante anarchiste. En 1923, cette femme a tué un leader de l’Action Française.

Le monde d’Arthur et celui de son entourage chavire. Que s’est-il passé ? Surmenage ? Épisode de délire ? C’est l’incompréhension totale ! Le collégien est hospitalisé d’urgence en unité psychiatrique.

Dès lors, nous assistons à la descente aux enfers des parents. Mais aussi, aux nombreux questionnements de ses camarades de classe et à la stupéfaction de ses professeurs. Comment cet élève brillant a-t-il pu en arriver à perdre le sens de la réalité ? Tous ses repères ont volé en éclats.

Charlotte Erlih nous entraîne dans ce tourbillon infernal. C’est un roman à plusieurs voix. Cela nous permet de cerner aisément les réactions émotionnelles de chacun d’entre eux.

Les sentiments principaux : la sidération, l’incompréhension, la culpabilité, l’injustice…

Le diagnostic est enfin posé… Les parents sont touchés de plein fouet. Nous pourrons d’ailleurs observer que leurs réactions et attitudes ne seront pas du tout les mêmes. Malgré tout, c’est la souffrance, le doute, la peur qui prédomineront.

Tout le monde s’interrogera sur le passé et le présent d’Arthur. A-t-il présenté des signes avant-coureurs que personne n’a vu ou n’a su interpréter ? Y a-t-il eu un élément déclencheur ?

Passer le temps des interrogations, il convient maintenant aux parents de s’adapter et d’envisager un avenir pour leur fils. La difficulté pour son père est incommensurable. Sa mère, infirmière, se montre plus forte pour accompagner son enfant sur le chemin semé d’embûches qui l’attend.

Arthur parviendra-t-il à reprendre son existence en main ? Sera-t-il capable de vivre comme tout le monde ? Peut-être, mais à quel prix ?

Le combat ne fait que commencer. S’adaptera-t-il à son nouvel état ?

L’auteur nous offre un récit qui véhicule des messages forts. Elle aborde un sujet délicat d’une belle manière. Elle nous met face à une réalité qui effrait.

Un récit émouvant et criant de vérité.

J’ai passé un bon moment de lecture en compagnie de cette famille plongée dans la tourmente.

Je conseille vivement ce roman touchant et riche en enseignements.
Par les soirs bleus d'été Par les soirs bleus d'été
Franck Pavloff   
Dans le lieu-dit la Montagne perdue, Détélina, une jeune femme hantée par la mémoire des mineurs de fond, veille sur son fils Léo, un enfant hors du commun, qui ne s’exprime que par un rituel minutieux de dessins et de couleurs. Quand arrive du Donbass, terre de combats, un étranger sur un side-car d’une autre époque, l’enfant se laisse peu à peu approcher. Mais que cherche cet homme qui bouscule leurs habitudes, ce frère d’exil qui rend leur quotidien plus lumineux ?
Depuis Le Pont de Ran-Mositar (prix France Télévision 2005), Franck Pavloff poursuit une œuvre à l’écriture ciselée et puissante où évoluent des « perdants magnifiques » qui vivent aux frontières du réel et de l’imaginaire, et reconstruisent un monde de liberté.

(Source : Albin Michel)

par x-Key
Les Petites Fées de New York Les Petites Fées de New York
Martin Millar   
Un livre très agréable et très léger.

La plume de l'auteur est sympathique car il y a pas mal d'humour et de scènes cocasses. Le style est assez fluide dans l'ensemble, je n'ai rien à redire de ce côté là.

Martin Millar utilise souvent des grossièretés reflétant à merveille le caractère volcanique de nos protagonistes, les insultes peuvent peut être déranger certains lecteurs mais pas moi. Le roman se lit rapidement sans se prendre la tête, le tout est captivant et frais.

J'ai apprécié avoir ici une histoire qui s'éloigne des mythes, contes ou légendes : avec ici deux héroïnes totalement barrées, aimant le whisky, les Ramones... Bref le lecteur est dans une histoire plus adulte, bien loin des contes de fées et des personnages naïfs, bien sous tous rapports voir trop lisses dans certains cas.

Heather et Morag sont entourées de personnages loufoques comme notre Magenta (une SDF au grand coeur qui se prend pour un général grec en lutte contre les perses), Dinnie un associable fan de chaines tv érotiques, Kerry une jeune fille touchante aux cheveux bleus, etc.

Les fées deviennent vite attachantes, tous comme les personnages secondaires. Chaque protagoniste est vraiment travaillé, possède une personnalité propre et un aspect psychologique soigné et mis en avant.

J'ai apprécié le rythme narratif et le fait de changer souvent de point de vu (le lecteur se retrouve par moment avec Kerry et Morag, puis ensuite s'intéresse à Magenta, va même en Irlande, retrouve Heather, etc). L'intrigue est sympathique, il y a des rebondissements et événements assez inattendus notamment dans les derniers chapitres.

Nos deux héroïnes se disputent à longueur de temps et provoquent catastrophes sur catastrophes pour notre plus grand plaisir. Elle pimentent à merveille l'histoire, sont pleine de ressources et détestent par dessus tout avoir tort. Il se passe toujours quelque chose, le lecteur n'a pas le temps de nous ennuyer un seul instant.

L'univers de ce livre est coloré, il y a eu un scénario développé et bien ficelé - je souligne l'inventivité de Martin Millar, une très belle découverte pour ma part.

En conclusion : je conseille vivement ce titre car j'ai vraiment passé un excellent moment, ce livre est détendant.
Premier arrêt avant l'avenir Premier arrêt avant l'avenir
Jo Witek   
Un résumé que j'ai trouvé prometteur mais une lecture bien qu'agréable dont je suis sortie un peu mitigée. L'histoire est très bien, les personnages attachants mais j'ai trouvé que tout va trop vite et que parfois on dirait que c'est à peine "survolés par l'auteure car pas assez approfondie pour moi à certains endroits.

"Premier arrêt avant l'avenir est l'histoire d'une rencontre qui change la vie ds protagonistes mais c'est aussi le moment des 1ères fois : 1ère "désobéissance, 1ère sentiment, 1ère fois...

Pierre est le personnage principal de l'histoire. Il a tout juste 18 ans et est un brillant bachelier primé au concours régional. Il vit dans un petit village et est issu d'un milieu modeste. Il est le 1er de sa famille à pouvoir faire de grandes études car il faut le dire c'est un petit génie des mathématiques et c'est justement pour cela qu'il se trouve dans un train en direction de Paris. On découvre là un jeune homme qui a presque l'air dans sa bulle, qui se conforte à ceux que les autres attendent de lui, je l'ai parfois trouvé un brin naïf mais c'est surtout un gros rêveur car il a toujours été choyé et surprotégé par les siens et n'a jamais rien vu à part son petit village, les mêmes personnes autour de lui, les mêmes amis depuis des années... Son "voyage" dans le train ne va pas se passer comme il le pensait car il va faire de drôles de rencontres notamment une qui va le chambouler et lui faire prendre de drôles de décisions, lui qui s'est toujours contenté de suivre celles que sa famille ou les autres lui imposaient... Il s'attirera la foudre de toutes les personnes qui ont cru en lui mais ça ne l'empêchera pas de passer quelques jours en charmante compagnie, avec d'autres jeunes personnes passionnantes... Et c'est un Pierre grandi que l'on va découvrir car au début on rencontre un Pierre peu sûr de lui, introverti et maladroit, et qui ira enfin sur Paris pour commencer sa formation même si c'est avec quelques jours de retard... mais quelques jours qui ont changé sa vie car avant tout dans sa vie avait l'air d'être millimétré pour ne jamais laisser place à l'inconnu et on fait de lui un homme. Lors de son road-trip, Pierre va donc évoluer et je dirai même se transformer car loin de sa famille et des gens qui attendent beaucoup de lui et qu'il ne veut pas décevoir, il va s'assumer mais aussi assumer son choix quitte à s'attirer les foudres de ces derniers, vivre enfin pour lui quelques jours loin de toutes contraintes, de toute pression au milieu de cette bande de jeunes qui préparent un voyage humanitaire et avec lesquels il va apprendre beaucoup de choses et notamment à lâcher prise et profiter de la vie. 

Les personnages secondaires sont assez nombreux et on chacun une place importante dans l'histoire. Ils sont attachants et ont chacun leur particularité au sein de leur bande d'amis. Il en est une qui ressort du lot et a plus de place que les autres c'est Olympe, la jeune fille que Pierre a rencontré dans le train. C'est une jeune fille flamboyante aux idéaux révolutionnaires et qui a pour projet un voyage humanitaire avec sa bande d'amis avant de reprendre des études de médecine. C'est une fille sauvage, qui n'a pas la langue dans sa poche et ne se laisse pas marcher sur les pieds. En grande idéaliste qu'elle est, elle rêve d'un monde meilleur et comprendra notre "rêveur" de Pierre. Elle est éblouie par l'intelligence de ce jeune homme rencontré quand elle s'y attendait le moins et qui a pris la décision de la suivre, alors qu'ils sont de parfaits inconnus, ce qui la touche énormément.. Tous 2 vivront des rapprochements intimes et auront bien du mal à se séparer et pourtant ils auront pris la bonne décision...

"Premier arrêt avant l'avenir" est donc l'histoire d'une rencontre entre 2 jeunes gens, même si elle sera éphémère, qui leur ouvrira de nouveaux horizons ce qui leur laissera des souvenirs impérissables. Une lecture que j'ai bien apprécié mais qui m'a un peu posée problème car j'ai parfois eu l'impression que certains moments étaient bâclés et que les choses aillaient un peu trop vite à mon goût mais ça ne m'a pas empêché de trouver ce roman vraiment agréable à lire.

Jo Witek est une auteure que j'ai déjà eu l'occasion de souvent lire à travers ses précédents romans notamment sa série "Mentine" que j'avais adoré. Une plume toujours aussi moderne, fluide et rythmée. Par contre j'ai été un peu frustrée de cette fin car j'avoue que j'aurai bien aimé en savoir plus notamment sur l'avenir de Pierre et savoir s'il aurait l'occasion de revoir Olympe ?!

Au final, un bon roman qui m'a fait passer un agréable moment de lecture mais qui m'a laissé un ptit goût d'inachevé mais que je vous conseille tout de même de découvrir si vous voulez une lecture sympa, agréable et sans prise de tête.
Son carnet rouge Son carnet rouge
Tatiana De Rosnay   
La quatrième de couverture se résumant en une seule phrase plutôt accrocheuse, j'ai décidé te tenter la lecture.
Je pensais qu'il s'agissait d'un roman, c'est en fait une succession de nouvelles ayant pour thème commun l'adultère et dont une donne son titre au livre.
Onze nouvelles en tout, vite lues dans un style assez fluide mais rien d'exceptionnel.
La présentation de ce livre était assez croustillante, je la trouve largement surévaluée.
Sur les onze nouvelles, deux sortent du lot "Son carnet rouge" et "Hôtel Room" dont les chutes sont, selon moi, les mieux réussies.
Dommage pour les autres, le thème paraissait intéressant.
Les titres des onze nouvelles sont les suivants, je résume chaque nouvelle en une phrase :

"Son carnet rouge" : Jeanne se plaint d'un mari trop sage, trop fidèle, trop sérieux.
"SMS" : Emma découvre que son mari la trompe. Elle téléphone à SOS couples en détresse.
"La jeune fille au pair" : Jean trompe sa femme avec la jeune fille au pair.
"Le répondeur" : Charles apprend malheureusement à sa femme Lola à se servir d'un répondeur téléphonique.
"Le cheveu" : une femme apprend que son mari mène une double vie.
"La clé USB" : les étranges révélations de Hubert à Thérèse, via une clé USB.
"Le mot de passe" : l'histoire de Hunter Logan, une Américaine venue étudier à Paris.
"Le Toki-Baby" : Louise achète un genre de talkie Walkie pour être rassurée lors de la venue de son bébé.
"Le bois" : un homme marié fait chaque soir un détour par le bois, en raccompagnant la baby sitter.
"Hôtel Room" : la lettre d'un amant à sa maîtresse pour lui annoncer une rupture.
"La brune de la rue du Ranelagh" : Eugénie apprend que son mari se rend régulièrement chez une inconnue.

par SuperNova
Rattrapage Rattrapage
Vincent Mondiot   
Ce livre fait partie d'une petite collection de textes courts de généralement moins de cent pages, qui sont des monologues d'adolescents sur différents thèmes, sur leurs doutes et leurs questionnements. Ici, "Rattrapage" va aborder le sujet du harcèlement à l'école mais également du cyberharcèlement.

On découvre ainsi les pensées d'une adolescente le jour du passage des rattrapages du baccalauréat, alors qu'elle revoit celui qu'ils ont harcelé avec d'autres camarades quelques mois auparavant, jusqu'à mener à la tentative de suicide de ce jeune homme.
On entre dans les pensées de cette jeune fille, qui revoit cette personne à qui elle a fait du mal, lui renvoyant ses actes en plein face. J'ai d'ailleurs trouvé intéressant d'avoir ce sujet traité sous le point de vue d'un harceleur, voir ce qui l'a mené à ça, et les sentiments de son côté.

Dans ce court livre, on voyait ainsi la culpabilité de la jeune fille, que ce qu'elle pensait comme un simple jeu avec ses amis a bien plus de conséquences qu'elle ne le pensait, mais en même temps, on avait des moments, où, comme pour essayer d'effacer la culpabilité, elle se cherchait des excuses pour minimiser les faits. Ainsi, en quelques pages, on suit le conflit intérieur de la jeune fille sur ses actes et leurs conséquences.

Néanmoins, malgré ce point de vue intéressant, j'ai moyennement aimé plusieurs points du livre.
J'ai notamment trouvé que, malgré qu'on ressente par la jeune fille que ce qu'elle a fait est mal, je n'ai pas trouvé le tout poignant comme ça aurait dû l'être, je n'ai pas ressenti de compassion pour la situation vécue par le jeune homme.
De plus, la brièveté du livre participe également au détachement que j'ai eu pour les personnages, même le harcelé, et qu'en conséquence, le livre ne traite du sujet qu'en surface. Certes, cela permet à des personnes lisant peu de lire celui-ci, mais au final, je trouve que l'on n'est pas plus touché par le sujet lors de la lecture, ce que je trouve regrettable.
J'ai également eu un peu de mal avec le cliché de la jeune fille populaire qui a un "beau cul", qui est "baisable" et plusieurs autres idées du même acabit, et qu'elle se considère comme une "salope" à plusieurs reprises.

Un point que je trouve également dommage est le prix du livre. En effet, il coûte presque dix euros pour moins de cent pages, ce qui restreint énormément les futurs lecteurs. En effet, tout le monde ne peut pas se permettre d'acheter un bouquin à ce prix-ci quand on peut avoir un poche de plus de trois cents pages pour moins cher, même si le sujet de "Rattrapage" est intéressant. Personnellement, j'avoue que je ne l'aurais jamais pris par moi-même. D'autant plus que c'est un roman qui, honnêtement, ne se lit qu'une fois et qui malgré le sujet, s'oublie assez rapidement de mon point de vue. Il est normal de rémunérer les différentes personnes de la chaîne du livre et bien évidemment l'auteur de manière convenable, mais il est vrai qu'il est dommage que cela en diminue la portée du livre. C'est pour cette raison que je pense déposer ce livre dans une boîte à livres ou quelque chose dans la même idée, afin qu'il touche plus de monde.

Mais il faut souligner que le livre est facilement accessible, du fait de l'écriture qui est actuelle mais aussi qui correspond à la façon de parler que peuvent avoir les adolescents, avec un langage plutôt familier, des mots que chacun connaît.


En conclusion, j'ai trouvé que cette lecture était intéressante du fait du point de vue choisi sur ce sujet, mais, pour moi, on restait en surface du fait de la brièveté du livre. Malgré l'écriture adaptée pour faire passer le message à des jeunes, je trouve que le texte s'oublie facilement et qu'il n'a malheureusement pas autant d''impact que je l'aurais imaginé. Néanmoins, un livre à faire passer pour, je l'espère, faire prendre conscience du problème que sont le harcèlement et le cyberharcèlement.