Livres
568 938
Membres
624 275

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Bibliothèque de adeliacia : Ma PAL(pile à lire)

Les gens heureux lisent et boivent du café Les gens heureux lisent et boivent du café
Agnès Martin-Lugand   
Une femme endeuillée perd tout et s'exile dans un autre pays, vers l'inconnu, pour réapprendre à vivre : rien de bien original.
Néanmoins, le procédé fonctionne : le titre est attractif, l'intrigue prometteuse.

L'histoire est très légère, la protagoniste attachante et le style d'écriture vraiment simple. Tous les ingrédients pour plonger dans le livre et prendre plaisir à découvrir l'histoire. J'ai lu le roman le temps d'un après-midi et j'ai apprécié ma lecture.

Cependant, je garde une légère déception. Je m'attendais à plus. Pus de profondeur, plus d'aventures, plus d'émotions. Si je dois émettre des réserves, ça serait du côté des dialogues, notamment des disputes entre Edward et Diane, qui manquent vraiment de spontanéité et de naturels. La trame de l'histoire n'est pas non plus exceptionnelle : on devine très rapidement comment tout va se passer.

Mais l'auteur a su palier à un scénario et à une écriture un peu simples avec sa ribambelle de personnages touchants, des bons sentiments et une touche d'humour sarcastique pour au final, nous donner un roman plaisant qui se termine sur une jolie note positive. On aime l'idée que tout drame peut être surmonté, et c'est surtout à ça, qu'on se raccroche une fois le livre terminé, zappant tous les défauts qui pourraient laisser un arrière goût d'inachevé.


par x-Key
La vie est facile, ne t'inquiète pas La vie est facile, ne t'inquiète pas
Agnès Martin-Lugand   
Encore une fois, je ne vais pas forcément être objective, mais pour moi, Les gens et La vie est facile sont clairement dans mon top du top .

Je suis amoureuse de cette histoire, sous tous les points de vue. Diana tout d'abord est une jeune femme forte mais avec un passé qui forcement la rend plus fragile. Pour autant, elle se relève, elle avance et fait des choix, décide de laisser le passé où il est sans pour autant oublier. Puis il y a Edward, j'en suis amoureuse je crois. C'est un petit peu un personnage qu'on adore détester au début puis au final, on ne peut plus s'en passer. Son caractère un peu bourru cache une grande sensibilité. Il cherche à faire de son mieux, il s'oublie au profit des autres. Lorsqu'il aime, c'est sans restriction.

Même sans les deux personnages principaux, les autres protagonistes sont géniaux, Félix et Judith pour leur coté foufou puis Abby et Jack pour le côté doux et aimant. Il y a aussi Declan qui ramène une grande touche de douceur et de sincérité.

Un autre argument pour dévorer ce livre? Il se passe en grande partie en Irlande. Que dire de plus à part, quand est ce qu'on y va? C'est un pays magnifique qui donne vraiment envie d'aller y passer un séjour.

Alors oui, ce n'est pas de la grande grande littérature, avec des phrases longues et du vocabulaire riche, mais c'est aussi ce que j'aime. Les phrases sont courtes, simples, sans chichi, tout comme l'histoire. On va à l'essentiel sans pour autant négliger quoi que ce soit. Ce style simple n'empêche en rien de ressentir une foule d'émotions : de l'euphorie, de la tristesse, de la joie, de la peine...

Je ne peux que vous le conseiller, j'en suis amoureuse.
Les mille et une guerres de Billy Milligan	Les mille et une guerres de Billy Milligan
Daniel Keyes   
Une fois le premier tome dévoré, j'étais partagée entre la peur de ce qui va arriver à Billy et l'envie de continuer à le découvrir encore plus. Et l'espoir de revoir Arthur aussi.
Plusieurs fois, j'ai dû faire des pauses, tellement l'émotion était grande... L'image que cette histoire nous transmet du monde donne un terrible sentiment de tragédie et d'impuissance. Pas comme quand j'ai lu l’Assommoir de Zola, heureusement, mais une lecture dure. La différence, c'est que l'optimiste que je suis n'a pas cessé de vouloir savoir la suite en espérant que ça va aller mieux...
Maso ou pas, je ne regrette pas du tout cette lecture. Je pense qu'un jour j'aimerais le relire. Tous ces gens qui ont aidé Billy et Billy en lui même, ça fait chaud au cœur de les voir à l'autre. Beaucoup trop pour ne pas vouloir revivre cette aventure avec eux. C'était amusant aussi de voir Cole lire le livre sur Billy. Et puis bon. A défaut de pouvoir le rencontrer en vrai et de voir si on aurait pu être amis, c'est un peu le leur moyen qu'il me reste de le "fréquenter" et d'imaginer durant les pauses les folles aventures fantasy et pleins de lumière que j'aurais voulu lui offrir.
Gros coup de cœur pour Mary. J'espère que sa vie s'est bien passé après.

En bémol, je dirais que j'ai lu ces deux livres dans l'espoir de connaitre de l'intérieur quelqu'un qui a de multiple personnalité, découvrir leur point de vue sur la vie, sur leur situation, sur tout. Et je trouve que ça manque. On ne voit quasiment que Billy. Pas qu'il soit inintéressant, mais...
En bémol perso, je suis dégoutée d'avoir si peu revu Arthur.

[spoiler]Le moment qui m'a le plus marqué, outre tous ces moments où on voit Billy construire des choses dans tous les sens du terme, c'est le moment où toutes les personnalités sont "mortes". Surtout Arthur. Vraiment, il m'a fait un gros effet ce mec. Ca m'a chagriné quand j'ai lu qu'il était désespéré au point d'être suicidaire. Mais quand il est vraiment mort... Arg.
Et pour ce que l'avis d'une personne qui a juste lu cette histoire par une curiosité que j'espère pas trop malsaine, j'aurais été d'avis d'essayer de réconcilier les personnalités et de trouver un moyen de cohabiter plutôt que de fusionné. Tellement de personnes intéressantes... La fusion m'apparaissait quelque part comme un meurtre. Ou du moins que ça impliques des morts de pas mal de personnes quand même. J'ai beau trouver poétique jusque là l'idée qu'une personne morte continue de vivre à travers ceux qui le gardent dans leur coeur, là... Chais pas. Pourtant ce serait le cas où des "morts" sont le plus toujours vivant.[/spoiler]

par Florance
Laëtitia ou la Fin des hommes Laëtitia ou la Fin des hommes
Ivan Jablonka   
Ce n'est pas le genre de livre que je lirais tous les jours : trop dérangeant. Je ne l'ai lu que parce qu'il avait eu le prix Renaudot !Si le propre de la Littérature, c'est de ressusciter les morts, alors Lætitia ou La fin des hommes (Ivan Jablonka) aurait tout aussi bien pu s'appeler Le tombeau de Lætitia tant l'auteur prend soin de redonner vie à cette jeune fille sauvagement assassinée en janvier 2011. Ni une victime, ni encore moins un fait-divers, Lætitia est, sous la plume d'Ivan Jablonka, une frêle jeune fille qui tente d'avancer dans la vie en dépit de tout et de tous (parents, père d'accueil) jusqu'à ce qu’elle croise la route de Tony Meilhon. Méticuleux, délicat, infiniment respectueux, Ivan Jablonka extirpe la petite nantaise d'un oubli programmé et lui redonne place parmi les hommes.
Livre qui fait perdre le sommeil, le boire et le manger. Trop dur !
C'est fort mais je ne vois pas ainsi le but de la littérature!
Prison Bank Water Prison Bank Water
G. Saryan   
" - Toc toc toc
- Qui est là ?
- Le virus qui va tous vous avoir !
- Et si nous n'ouvrons pas ?
- Trop tard, je suis déjà là ! "

Tadam ! Le voila celui qui va faire vivre un enfer à une prison sous-marine, mais avant d'en arriver à ce stade, commençons pas une chose : la prison est sous l'eau ! Prison Bank Water : le livre porte très bien son titre. Pourquoi Bank ? Tout simplement parce que le créateur de ce bâtiment s'appelait ainsi. Le début de l'histoire nous montre sa manière de présenter les choses, du pourquoi il a crée cette prison de toutes pièces. Bien entendu elle n'a pas été accepté tout de suite cette idée, mais au fil du temps, il s'avère qu'elle a été autorisé. C'est dans cette prison que le Lieutenant Bradley Caine, médecin au sein de cette prison. C'est ici que les pires criminels sont envoyés, tel Mickael Forster, accusé d'un double homicide. Une prison qui fait trembler tous les accusés, car impossible de fuir de ces lieux. Imaginez-vous à deux cents mètres de profondeur ? Il faut être doué en apnée, l'eau est glaciale, penser aux divers paliers pour éviter quelques ennuis pulmonaire, bref c'est mission impossible.

Bradley Caine est donc médecin six mois sur ce bâtiment, puis six semaines de repos dans sa famille et de retour six mois. Il n'est pas le seul à travailler dans l'infirmerie, Freddy Shapiro est également médecin. Lorsque Caine retourne sur PW (Prison Water) pour ses derniers six mois, il a réussi à se faire muter ailleurs, Shapiro sort enfin. Un échange des plus banals au-dessus de la mer : échange de code, de documents. Il s'en passe des événements durant six semaines d'absence. Caine descend avec son meilleur ami Gareth Evans et ne s'attend pas à ce qui va se produire. Cette descente entraîne dans son sillage Mickael Forster, cet homme qui a obtenu sa vengeance. Une peine de vingt ans sous la mer lui fait prendre conscience qu'il ne reverra peut-être plus jamais sa fille de six ans. Vingt ans dans une prison où tout est contrôlé. Ce qui va se produire ? Nous non plus ne nous y attendons pas. Des notes non classées, des soucis avec un détenu non indiqués, Caine ne sait plus sur quel pied danser, surtout lorsque son supérieur semble changer d'humeur comme de chemise. La folie est-elle passagère ? Est-ce vraiment une folie ? Peut-être que les pensionnaires ont tout simplement décidé de tenter de se faire la malle.

Prison Bank Water n'est pas qu'un huis clos. Une très grosse partie du livre se situe dans ce bâtiment, apportant largement assez de suspense, pourtant l'auteur en remet une sacrée couche en parlant de ceux qui sont au-dessus de la mer. Ce qui se passe dans l'océan est intriguant, nous laissant de nombreuses questions. Que se passe-t-il ? Pourquoi j'ai l'impression de ressentir des ombres derrière moi lors de la lecture ? Caine peut-il faire confiance à tout le monde ? C'est un homme impressionnant qui a de nombreuses facettes : père attentionné, mari aimant, médecin perfectionniste, il est capable de beaucoup de choses. Je ne pourrais pas en dire plus, car nous allons de surprise en surprise avec lui. C'est le parfait homme qui ne voit que le meilleur en chacun d'entre eux, ne fait pas de distinction entre les prisonniers et les gardiens et cherche toujours à comprendre le pourquoi de la chose. C'est un soldat qui obéit aux ordres jusqu'à un certain point. Lorsque cela touche un être humain quel qu'il soit, il se battra pour lui, dans tous les sens du terme.

J'ai adoré les personnages secondaires : Gareth et sa femme Shirley enfin enceinte, Kate la femme de Bradley, Alex son fils est terrible ! Il y a bon nombre de personnages qui gravitent autour de cette prison. Ceux qui y travaillent, ceux qui y vivent forcés et contraints, ceux qui attendent le retour de leurs hommes dans les prochains mois, le gouvernement, le Président, le FBI... Tant de monde qui ont un pied dans un engrenage sans le vouloir pour certain. Une enquête est menée de manière formelle et informelle, surtout lorsqu'un événement démontre que PW n'est pas aussi fiable, tout comme certains éléments qui la composent. Ce qui se passe en dessous devient un thriller glaçant. Pas d'histoires de zombies, ouf ! Juste des hommes qui ont des comportements anormaux. Et lorsque ceux du dessus décident de ne rien faire : mon petit doigt me dit que ce n'est pas normal.

Gareth est le boute-en-train de leur équipe. Il ne peut pas se passer de ses matchs, de ses gadgets comme des caméras et s'amuse à en embarquer avec lui, bien que ce soit interdit. Il adore son pote, même si c'est son supérieur sur cette prison. Doué en ingénierie, il est capable de réparer tout ce qui peut se réparer, même s'il ne l'a jamais vu auparavant. C'est également un homme plein de ressources et prêt à défendre ses amis, tel un ours protégeant ses petits. Nous avons peur pour lui et tous les autres et nous rions en même temps que lui lorsqu'il dit n'importe quoi. Il a ce rôle d'alléger certains passages par endroits et de rendre les scènes plus soutenues, plus dramatiques aussi. L'affection qu'il a pour Bradley lui est rendu au centuple et inversement.

Les personnages qui vivent en plein air ne se rendent pas compte de ce qui se trame. Aucun moyen de communication entre eux, seul un incident mortel pourrait faire remonter l'un d'entre eux, ou une réaffectation autrement tout est coupé. Lorsqu'il arrive de mauvaises surprises à la femme de Caine, il n'est au courant de rien. L'angoisse monte d'un cran, car nous, nous nous doutons qu'il se passe quelque chose de grave, de très grave. Jusqu'où cela peut aller ? Les indices se posent ici et là, un nom lâché au hasard, une balle perdue en pleine tête, un motard assoiffé de sang, personne n'est à l'abri, même pas les grands pontes du Pentagone. Il est si facile d'entrer dans un engrenage, pensant vouloir bien faire, mais sans avoir toutes les cartes en main, le risque devient mortel. Les morts tombent tranquillement les uns après les autres. Se cacher ou se battre ? Devenir un paria ou un combattant et risquer sa peau ? Dans un cas comme dans l'autre, la balle perdue risque de revenir plus vite que prévu.

Les cinquante premières pages sont la mise en place et une fois passé ces quelques pages, j'ai eu beaucoup, beaucoup de mal à le lâcher. Suivre le Lieutenant Caine, ainsi que le prisonnier Forster est prenant. L'un comme l'autre montre des capacités d'adaptation aux lieux, aux événements, aux situations dangereuses. Découpés en de nombreux chapitres, certains sont du point de vue de Caine et par moment à la troisième personne, cela ne m'a absolument pas dérangé et pourtant habituellement je n'aime pas cela, c'est dire que cette "enquête" est prenante. Et puis le fait d'avoir ceux qui restent, qui doivent continuer à vivre sans leurs hommes durant des mois, continuer leur travail, s'occuper des enfants, tenter d'échapper à un cambriolage qui pourrait mal tourner, cela donne encore plus de poids aux personnages. Caine, comme la plupart des autres personnages, est travaillé du point de vue physique, le caractère, les liens d'amitiés, d'amour, la famille, le comment ils en sont tous à ce stade.

C'est un travail d'arrache-pied que nous offre l'auteur et j'en profite pour le remercier chaleureusement de m'avoir envoyé son livre en service presse. Je savais que j'allais aimer, le résumé ainsi que cette couverture qui en dis largement assez était un très bon départ. L'avoir terminé sur ces mots : Fin de la Première partie, là par contre je suis sur les dents et pourtant je ne suis pas un requin ! Cette impression d'être aux côtés des personnages, de vivre leur vie et d'avoir peur pour sa peau est très présente. J'ai été totalement happé par les profondeurs de l'eau glacée, j'en ressens encore des frissons en écrivant ces mots. Dénouer les câbles de cette intrigue complexe est passionnant. D'ailleurs lorsque le FBI intervient, l'enquête est de plus en plus dangereuse. La noirceur des hommes peut leur donner de très mauvaises idées. La question de politique, de pouvoir, de test est bien entendu remontée à la surface. Lorsque le pourquoi et le qui, quoi, où survient, c'est toute une logique qui fait très peur.

Il y aurait encore énormément de choses à dire, mais je préfère me taire car c'est une véritable pépite ce livre. Le suspense est au rendez-vous, une enquête médicale et policière qui nous emmène dans les profondeurs de l'âme des êtres humains capable de tout. La famille, le devoir, le respect, l'amour, la trahison, la défaite, l'espoir, le récit regorge d'émotions et de sentiments. Il n'y a pas un moment où je n'ai pas ressenti quelque chose d'important. En conclusion, je ne peux que recommander ce livre !

http://chroniqueslivresques.eklablog.com/prison-bank-water-g-saryan-a201749234
À contre-sens, Tome 4 : Confiance À contre-sens, Tome 4 : Confiance
Mercedes Ron   
Je viens de lire les dernières lignes de ce tome qui m'a tenue hors d'haleine pendant une journée… et je ne suis pas satisfaite de cette fin. Le livre est bien, super bien même, mais la façon dont se termine l'histoire est horrible ! Heureusement que la série n'est pas finie, et que deux tomes sont encore attendus pour rattraper cela !!
Ce dont on peut être sûrs, c'est que le titre correspond bien au gros problème dont Nick et Noah font face: la CONFIANCE. Ils ne sont pas fichus de se faire confiance, de se livrer et de s'aimer sans se faire du mal !
En parlant de mal… quand on apprend ce qu'ont fait Raffaella et William, on a envie de les secouer comme des cocotiers ! En ne pensant qu'à eux et à leur "amour", ils ont brisé l'enfance d'une innocente.
Noah quant à elle, mon Dieu… j'étais tellement mal en lisant ce qu'elle avait fait, j'avais aussi envie de l'étriper et de lui dire de ne pas faire un acte semblable parce que Nick l'aimait si fort que cela en est douloureux !
Mais, si l'auteure a décidé d'autant les faire souffrir, j'espère qu'elle les rassemblera pour qu'ils ne se quittent plus jamais et que leur amour ne soit plus aussi fragile face à tout ceux qui ne supportaient pas de les voir ensemble (petite pensée à William et Raffaella).
Seuls les prochains tomes nous le diront…
(Parce que franchement c'est affreux comme fin !!!)
À contre-sens, Tome 5 : Promesse À contre-sens, Tome 5 : Promesse
Mercedes Ron   
Que dire de ce tome 5 ?..... je dois avouer que vivement le grand final car là je suis un peu déçu de ce tome 5 je ne m'attendais pas que ça tourne sous cette forme là.

par lexoune
A Contre-Sens, Tome 6 : Le Final A Contre-Sens, Tome 6 : Le Final
Mercedes Ron   
Je viens à l'instant de finir le tome 6 de cette saga et comment dire à part le faite que j'ai adoré ce dernier tome.
Je suis plus que contente d'avoir retrouvé Nick et Noah de nouveaux ensembles. Cependant, j'aurais peut être préféré que Nick pardonne Noah dès le début du tome car j'ai l'impression que si elle était pas tombée enceinte il ne se serait remit avec elle mais je pense que le fait qu'elle soit enceinte ça l'a fait reagir en ce disant qu'il ne pouvait pas se passer d'elle.
Un peu triste que cette saga soit finit car je me suis beaucoup attaché aux personnages
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode