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Bibliothèque de Aelynah : Liste de diamant

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A.B.I.E A.B.I.E
Tasha Lann   
Tout d'abord je tiens à remercier les Éditions Calepin de leur confiance pour la lecture de ce roman.
J'ai à peine lu quelques chapitres que je suis déjà accrochée. Les phrases sont presque vivantes et semblent me pousser dans le dos pour les suivre sans m'arrêter.


Je me retrouve en un rien de temps avec Sam, dans sa tête, avec la chance que moi,au moins, je me rappelle ce qu'il y a eu avant cet "enlèvement". Car Sam est une jeune fille de 18 ans dans un monde où, à
leur entrée en première, tous les jeunes subissent une prise de sang,à la recherche d'on ne sait quoi. Enfin on ne le sait pas dès le début en tout cas. Ce qui nous met déjà à part égale avec Sam. Lorsque pendant l'année de terminale nous assistons à une descente des forces du Labo; alors la peur et l'incompréhension nous assaillent. Quand ensuite Sam se retrouve enlevée sous les yeux de ses amis et professeurs par ces agents alors c'est sûr nous n'en menons pas large. Mais pas question de la laisser seule et nous la suivons de tout notre cœur dans cette aventure sans savoir ce qui nous attend, elle et nous.


Dire que j'ai été happée par ce livre dès le départ est un mensonge, car il a, tel un raz-de-marée, englouti toute volonté de le poser avant d'en savoir plus. Sam et sa force de caractère m'ont plu dès le début. Sa volonté, son rejet de se laisser faire malgré l'adversité, tout cela me laisse un goût de "j'en veux plus". Je ne peux que continuer à la suivre page après page pour deviner ou découvrir le pourquoi du comment: découvrir ce que sont les ABIE (Adolescent Biochemical Implantation Experiment).
Au fil du livre et des découvertes nous nous enfonçons toujours plus dans ce besoin de connaître la suite, telle une drogue nous sommes accro et en même temps apeurés par cette histoire.
Quelle imagination! Et en même temps cela paraît si peu irréel.
Les personnages sont,eux, au contraire si réel que l'on s'attend à les voir nous retourner un regard ou nous demander si cela nous plait d'être voyeur. Car c'est cette sensation que nous avons lorsque nous partageons les expérimentations de Sam. Nous souhaiterions l'aider, alléger ses souffrances et en même temps en savoir plus. Nous regardons sa vie comme celle d'une souris de labo et quelque part elle l'est pour ce projet.


Plusieurs sentiments donc se bataillent en nous:
- l'incompréhension : que ressentirions nous à la place de Sam. Saurions nous faire preuve de son courage?
- la curiosité : car même si nous souhaiterions l'aider à fuir nous voulons aussi en savoir plus.
- la colère: devant le peu de cas dont font preuve ses scientifiques au nom du progrès pour leurs "cobayes".
Quoiqu'il en soit nous ne pouvons rester insensibles à cette lecture, aux personnages et au contexte futuriste et pourtant si réaliste.
Les autres personnages eux aussi nous entraînent avec eux. Que ce soit Conan, Vincent ou même Mora ils ont su nous captiver tout autant que Sam. Leurs caractères différents et cependant quelque part semblables sur un point, leur lien avec Sam, nous transportent encore plus dans ce livre. Conan est le premier à réagir, à vouloir se rebeller comme Sam et pour ça on le remercie. Elle, nous, n'est/ne sommes plus seuls. Car oui plus les chapitres passent plus l'histoire nous fait oublier le présent pour ne vivre que par procuration leurs aventures. Mora, lui aussi nous cache quelque chose et cependant a de quoi nous attirer. Il n'est pas insensible ni purement axé sur le résultat malgré ce qu'il semble vouloir faire croire. On le ressent humain et attentif à nos deux héros. Et lorsque nous découvrirons ses secrets qui le lient à Sam notre surprise sera aussi intense que la leur. Vincent, enfin, se rajoute à l'équation et sa présence nous laisse rêver à un retournement de situation. Il est le chef des ABIE, le premier à avoir réussi et pourtant il est différent. Ce qui le rapprochera de nos héros et de nous par la même occasion.
Ils ont tous un point commun, ils sont jeunes, courageux et ont un cœur humain qui sans les diriger, palpite en eux pour leur rappeler que la vie est faite aussi de sentiments.
Chacun avec ses particularités va nous accrocher à eux tel un ver à un hameçon. Et à les suivre nos cœurs vont battre à leur unisson. Leurs espoirs seront les nôtres, leurs regrets et leurs peurs aussi ainsi que leur désespoir devant les pertes qu'ils subiront ou les choix qu'ils seront forcés de faire.


J'ai attendu le final comme un enfant attend le père Noël. Chaque lignes, chaque paragraphes ou chapitres n'étaient que le chemin le plus rapide pour me rapprocher de mon but soit connaître la vérité. Et lorsque j'ai fini la dernière page un seul et immense regret, y être arrivée si vite et ne pas l'avoir savouré à sa juste valeur. Et cette fin ouverte est elle une lueur d'espoir ou une torture perverse de l'auteure ? Une seule chose reste, ce sentiment de trop peu, ce besoin d'en savoir encore et toujours plus, de continuer à les suivre alors même que le mot fin nous prend à dépourvu. Une chose est sûre je me replongerai dedans mais cette fois là je prendrai mon temps et le dégusterai mot à mot comme un dessert qui fond sous la langue.
C'est un moment de pure lecture et une nuit blanche assurée, une aventure prenante de bout en bout et des personnages attachants. Lire c'est vivre des milliers de vie et de situations extraordinaires. À lui seul ce livre vous offre un panel immense de sensations.
C' est sans contexte un coup de cœur.

par Aelynah
Meurtres à château-Arnoux, Tome 1 : Automne sanglant Meurtres à château-Arnoux, Tome 1 : Automne sanglant
Gilles Milo-Vaceri   
Quelque soit le style du roman de Gilles Milo-Vaceri, un point commun les relie. Outre sa plume délicate et travaillée, des personnages toujours hauts en couleur et attachants nous donnent cette impression agréable et sereine de retour à la maison.

J'ai vécu l'aventure au commande d'un corsaire avec Lisbeth-la-rouge, la traque des suppôts de Satan en suivant Gabriel Gerfaut et sa coéquipière Adriana et voici qu'à nouveau un duo de choc et de charme m'a prise en otage (consentante je l'avoue) et emmené cette fois vers les cieux provençaux de Château-Arnoux, terre natale de notre auteur.
J'escompte bien au travers de cette enquête policière, en apprendre plus aussi sur cet auteur toujours aimable, facile d'accès et emprunt d'une modestie qui le rend tout aussi attachant que ses personnages.

Enzo Battista est un enquêteur hors pair au sein de l’OCBC (Office Central de lutte contre le trafic des Biens Culturels). Avec plus de quatre-vingt dix pour cent de taux de réussite lors de ses enquêtes, il peut se permettre un caractère franc du collier et parfois un peu d'insubordination. Il n'a pas l'habitude d'enquêter en équipe et l'adjonction sur ce crime d'une coéquipière à former le met tout d'abord dans de mauvaises dispositions.

La rencontre des deux fortes têtes, au répondant piquant promet une équipe haute en couleur.

Car Marania Le Goff, du fait d’une ascendance mi bretonne mi polynésienne, ne s'en laisse pas compter. Après "des études à Paris, une fac de droit, des cours en criminologie et simultanément un master en histoire de l'art"(citation) notre jeune femme avait passé les concours de la police et grimpé les échelons jusqu'à espérer, avec raison, une promotion de commandant adjoint au sein de l'OCBC polynésien.

Ce qui les réunit?
Le besoin, pour Marania, de faire une formation avec le meilleur et ainsi valider ses compétences.
Pour Enzo, la décision irrévocable de son divisionnaire.

C'est donc après un début tumultueux que nos deux compères vont se retrouver à partir sur les traces d'une affaire prioritaire qui, dès le début, va faire tiquer notre commandant si pointilleux.
Un crime, deux morts, tout cela en province n'aurait donc pas du toucher le service des biens culturels. Pourtant un élément clé va les voir se diriger manu-militaire sur place : l'adjonction d'un vol de peintures lors de cette même infraction.

Et nous voici donc partant sur les ailes du vent,
...bon d'accord en avion, un peu de poésie, que diable!!...
Donc je reprends, nous voici partis vers la Provence ensoleillée de notre cher Gilles Milo-Vaceri et plus précisément son petit coin natal de Château-Arnoux.

On reconnaît la patte de l'auteur aux annotations, descriptions et autres informations dignes des meilleures encyclopédies.
En quelques mots il nous transporte dans sa région et malgré le contexte policier nous la décrit à grands renforts de détails poétiques, touristiques et historiques.
Le roman n'est plus simplement un écrit policier mais un voyage au travers de ce pays chantant qu'est la Provence, de son histoire et ses paysages de légende.
Les personnages eux-mêmes nous font profiter de leurs expériences et connaissances de façon légère et ludique.
A nous la découverte des arts et de la peinture, des méthodes d'enquêtes contre les faussaires ou des procédés de recherche d'indice dans ce contexte particulier que sont les objets d'Art.
C'est une enquête complexe, emplie de suspects et de mystères. Le lecteur suit avec impatience les déductions et les ramifications diverses et variées de celle-ci.
Les informations tombent avec parcimonie, les morts beaucoup moins.
Ajoutons-y des trafiquants d'art, des faussaires, un noble autrichien et ses chiens de garde, des mafieux à l'ancienne, des israéliens en ballade ou un américain en prospection pour un tour-operator et vous avez une vision assez détaillée de l'ensemble.

Alors suivre Enzo, Marania et Cyrille, ça vous tente?
Parce que ces trois-là vont former au fur et à mesure une équipe du tonnerre avec leur caractère différent mais leur but commun.
Cyrille, jeune gendarme local mis à leur service va leur prouver que la province n’a rien à envier à la capitale niveau enquêteur de caractère et de talent.

Enzo est donc le plus difficile à cerner. Il est par bien des côtés aussi ingérable que Gabriel Gerfaut. Seule sa mission l'importe et une entorse au code ne le gêne pas si cela lui permet de démanteler un trafic ou mettre au trou un malfaiteur. On sent le flic tenace et hargneux. Mais on sent aussi l'homme meurtri qui n'a plus rien à perdre.
Il est observateur, et ses connaissances en art tout comme le master de Marania nous explique son implication dans l'OCBC. Pourtant son passé semble avoir été bien tumultueux et l'expérience qu'il en a retiré souvent utile et à contre-courant de son poste actuel.

Gilles Milo-Vaceri a encore réussi à m'attacher à ses personnages en quelques pages et lorsque la dernière est tournée et qu'elle arrête l'action là où il l'a laissé, un seul cri retenti : "ahhhhhh".
Car tellement prise dans l'enquête, j'en avais oublié le tome 2 dont j'ai pourtant eu le loisir d'apprécier d'avance la couverture.
C'est donc affamée et frustrée que je termine cet opus mais aussi conquise et impatiente de vous faire partager cette aventure.
Vous connaissiez la plume de Gilles avec Gabriel Gerfaut, elle vous avait entraîné? Ici encore vous allez vous sentir embarqué dans l'histoire. Pas de temps morts, des personnages intéressants autant du côté des bons que des moins bons, beaucoup d'interrogations et beaucoup de conjectures. Personne ne semble blanc comme neige et les événements vont nous prouver que cette histoire peut rattraper l'Histoire.
C’est donc encore un coup de cœur pour la plume et les personnages de Gilles que je vous propose de découvrir.


par Aelynah
L'Héritage des Rois-Passeurs L'Héritage des Rois-Passeurs
Manon Fargetton   
Mon avis :

C'est au travers de ce roman que je découvre, ENFIN ! Me direz-vous, la plume magique de Manon Fargetton.
Pourquoi magique? Parce qu'il ne m'aura fallu que quelques pages pour être impliquée jusqu'à l'os dans cette histoire, me sentir en osmose avec Enora et la suivre fébrilement dans ses aventures.
Et tout ça je le dois Au mois de... Manon Fargetton du blog Book-en-stock. Je suis leur actualité petit à petit et déjà au début du mois j'avais regretté de ne pas tenter ma chance pour un autre roman (de Manon Fargetton, of course) avec "Le suivant sur la liste."
Je ne le regrette plus, ou moins en tout cas, maintenant que j'ai cette merveille entre les mains. Outre une couverture magnifique, la découverte d’une gentille et délicate attention avec sa dédicace à mon nom m’a de suite remplie d’émotions.

Cette couverture, à elle seule, appelle la fantasy, la nature indomptable, les secrets et l'aventure.

Le prologue est en quelques pages une mise en bouche digne d'un grand restaurant. Oui je suis une gourmande portée sur la nourriture donc ne vous étonnez pas de certaines connotations sucrées pour décrire mes ressentis.
Il nous dépeint en quelques mots, moins de 10 pages, une action guerrière et magnifique, un monde plein de dragons et de vouivres, de personnages intrépides, téméraires et fiers qui nous laissent déjà l'esprit rêver à d'autres aventures.

Lorsque le roman débute, dans un contexte plus contemporain et réaliste, nous suivons alors le départ à moto d'Enora pour sa province chérie afin d'y fêter en famille son anniversaire, la plume de Manon Fargetton nous tient toujours.
Les émotions de notre héroïne vont nous être transmises aux travers des mots, des descriptions et de cette ambiance que l’auteure instille autour d'Enora.
Nous rencontrons sa famille, sentons la joie des retrouvailles teintée pourtant d’une aura de mystère et d'inquiétude et comme Enora et son jumeau nous nous interrogeons.

C’est un événement brutal, irrémédiable qui va se produire et changer la donne à cette réunion entre amis et ce week-end de fête.
La vie pour Enora et ses proches ne sera plus la même. Et ce qu'elle va découvrir va nous entraîner, car là encore nous la suivons fébrilement, dans une aventure sans précédent.

Je n'en dirai pas plus mais pour savourer encore plus ce début sur des chapeaux de roue, je vous conseillerais de ne pas lire le quatrième de couverture. Vous aborderez ainsi les événements avec le même état d'esprit qu'Enora et cela ne pourra que vous permettre une meilleure imprégnation dans l'histoire. Mais ce n'est qu'un conseil de lectrice, vous êtes libre d'en faire ce que vous voulez.

Enora est une jeune femme dynamique, un peu casse-cou et pourtant réfléchie. Les événements tragiques qui vont l'amener à en apprendre plus sur sa famille et ses origines en auraient écrasé plus d'une. Mais elle va se relever, garder la tête hors de l'eau malgré son chagrin et sa colère. Elle m'a de suite plu. C'est une jeune femme moderne, bien dans sa peau, ce que ces cours de théâtre ont développé en lui donnant une aisance particulière pour cacher ses émotions et sa gêne éventuelle. Elle va aussi nous montrer que chacun n'est pas fait d'un seul matériau et que derrière cette force il y a aussi un grand désespoir et un besoin intense de vengeance. La question sera de voir s’il la délivrera ou la détruira.

Les frères Charly et Julian sont comme le jour et la nuit. Autant l'un est solaire tant par ses cheveux blonds comme les blés que par son côté toujours souriant et plein d'enthousiasme autant le deuxième est taciturne et lapidaire. Cependant rapidement le lecteur va les apprécier. Ils ont leurs forces et leurs faiblesses. Julian est celui qui se rapproche le plus d'Enora par leur caractère. Il est protecteur envers son petit frère, un peu torturé aussi par leur enfance à fuir l'Ordre et méfiant de tout. Lui aussi a des crevasses à combler et son addiction néfaste nous donne envie de l’aimer et de le secouer.
Charly est en Ombre comme un enfant dans une fête foraine. Il semble n'avoir attendu que d'être là toute sa vie. Sa joie et son caractère enjoué sont contagieux et nous le rendent de suite attachant.

Ensuite Elouane/Ravenn. Rousse, pleine de fougue et de flamme comme sa chevelure de feu l'atteste, ce personnage est de suite marquant. Cette jeune femme sans peur va jouer un rôle dans toute cette histoire. Et j'avoue que dés le premier instant où nous l'avons rencontrée, elle m'a plu. Voir qu'ensuite mon vœu de la retrouver se trouve exaucé a été un bonheur de plus dans cette lecture déjà fortement proche du coup de cœur après seulement quelques chapitres.

Autres personnages qui n'en sont pas vraiment mais qui pourtant jouent un rôle important : Ombre et Rive, les deux Royaumes (le leur et le nôtre).
D’un côté, Rive, notre monde tel que nous le connaissons avec son modernisme, ses jeunes gens insouciants, ses traumatismes et son absence de magie. Vous découvrirez d’ailleurs pourquoi.

De l’autre, Ombre, un monde à part, reflet ou image de nous-mêmes dans un contexte regroupant quelques bonnes bases de fantasy.
Ce royaume est cependant surprenant car gouverné par des femmes dans un ordre matriarcal depuis la trahison du dernier Rois-Passeurs.
La ville d'Astria, capitale du royaume, est décrite de façon telle que le lecteur en a les yeux qui brillent. La plume de Manon Fargetton est là encore magnifiquement expressive à nous emporter avec elle. Tous les détails de la cité, des habitants et de l’ambiance sur place nous sont comme exposés sous les yeux tels un trailer de film fantastique.

Nous suivons alors le flot des aventures de nos trois héros dans cette nouvelle vie, comme une embarcation voguant au gré des vents. Un peu ballotés, sans rien diriger et pourtant avec une soif d'aventure que les actions, complots et rivalités que nous découvrons ne font que renforcer.

Les actions qui vont se dérouler sous nos yeux vont nous entraîner dans des complots, des trahisons, des assassinats mais aussi des sentiments forts et purs tels la fidélité, la justice, l'amour et la loyauté à un serment.
Le lien entre le royaume d'Ombre et notre propre monde, ce pouvoir qui permet aux Passeurs de pénétrer de l'un vers l'autre, la magie, toutes ces parties d'un tout nous mènent dans la fantasy comme dans un film se déroulant sous nos yeux.

Je n'ai pas lu ce livre, je l'ai dévoré mais surtout je l'ai vécu. J'ai ressenti des moments de tristesse, de joie ou de colère.
Injustice j'ai plusieurs fois crié ton nom, toi qui, sous la plume de Manon Fargetton a su si bien me rendre fébrile et dégoûtée, attentive et impatiente.
Jusqu'au bout j'ai voulu croire,… à quoi me direz-vous?
A tout.
A ce monde sous nos pieds et en même temps face à nous tel un reflet.
A ces personnages qui m'ont transportée avec eux comme un passager clandestin.
A l'espoir que les contes remplis de magie finissent toujours bien pour tous ceux que l'on aime.
Au fait que j'avais peut-être mal lu en espérant et redoutant une suite qui n'existe pas.

Oui je l'avoue égoïstement, je voulais une autre fin, plus en conformité avec mes souhaits. Mais quelle est cependant belle ! cette fin-ci avec sa dualité qui ne peut que continuer à nous émouvoir comme l'a fait tout le reste du livre.
J'ai été tellement prise dans ce film qui se déroulait sous mes yeux ébahis que je n'ai pas voulu voir cette fin qui se profilait à l'horizon. Je n'en ai que mieux ressenti la frustration ou la colère de certains personnages et la détresse d'autres. Tout du long Manon Fargetton a su me faire garder mes œillères sur ce que j'espérais comme fin.
Alors quel choc, quelle trahison de mon cerveau de ne pas m'avoir prévenue de cette duperie avant de la recevoir en pleine face!
Et en même temps quelle sensation que cette découverte inattendue.
Car vous le verrez, beaucoup de choses vont se voir expliquer au fur et à mesure de votre lecture. Et toutes ces informations vont vous plonger encore plus dans l'envie de faire partie intégrante de cette aventure, malgré les risques, malgré les douleurs à prévoir, juste pour être là, avec eux.
Enora, Ravenne, Jana, Julian, Enoch, Charly, Axel ou Hank vont vous mener avec eux et vous surprendre. Les conséquences de toute cette aventure vont elles aussi vous déstabiliser. Car là où tout semblait déjà tracé, l'auteure a su instiller des détails infimes parfois mais qui vont tout changer.
Ombre et Rive sont liés autant que vous allez l'être à ce livre le temps de votre lecture et même une fois la dernière page retournée.
Ce roman est un coup de cœur sans conteste aucun.
Il va rejoindre l'étagère de ces rares mais intenses moments de lectures marquants, touchants ou de pure liberté.

La fin me laisse pourtant un goût de trop peu.
Beaucoup de questions restent dans ma tête une fois la dernière page tournée non par manques de l'auteure mais plus par envie de voir ce rêve perdurer en lui créant moi même des épisodes supplémentaires par mes questions, mes besoins de les retrouver encore et de les suivre à nouveau.
Je ne connais pas la plume de Manon Fargetton dans ses autres styles de romans mais elle peut déjà conclure que pour la fantasy elle compte une fan de plus.

par Aelynah
Le protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme - Manga Le protectorat de l'ombrelle, Tome 1 : Sans âme - Manga
Rem    Gail Carriger   
Quel bonheur de retrouver Alexia et Lord Maccon dans leurs aventures, de revoir le mordant de celle-ci et le caractère grognon de monsieur ! Comme il s'agit d'une adaptation du tome 1 du Protectorat de L'Ombrelle, l'histoire est donc bien la même, certes certains passages sont éclipsés pour coller au rythme et entrer dans une taille raisonnable mais rien qui ne soit expliqué. Juste dommage qu'on n’évoque pas mieux sont goût pour la lecture et surtout sur la "collection spéciale" de son père… ce qui expliquerait qu'elle soit si "réveillée" pour une vieille fille. Il n'y a quasi pas de couacs de traduction (j'en ai vu que 2 ou 3).

La couverture est magnifique avec des mélanges de zones mates et brillantes. Les quatre premières pages du premier chapitre sont en couleur — c’est un pur régal, elle nous mettent dans le bain direct. Chaque début, d'ailleurs, est souvent l'occasion de voir une illustration d'un moment clé. Les dessins font tout l'intérêt de cette version de l'histoire des surnaturels et des paranaturels du Londres steampunk imaginé par Gail Carriger.

Les dessins sont détaillés, bourrés de petits détails quand le décor est mis en avant et à l'inverse, il s'éclipse pour nous laisser nous intéresser au texte ou aux personnages. Alexia est ravissante, pulpeuse comme je l'imaginais (bon peut-être pas autant) même si elle est bien loin des canons de beauté de l'époque comme ses soeurettes, elle se devait d'être aussi jolie ! Par contre, Conall Maccon je l'imaginais un tantinet plus vieux et viril, mais ça n'empêche pas de l'adopter. Et c'est pareil pour le reste des personnages secondaires : Lord Akeldama, le professeur Lyall, Biffy, Ivy…

Vraiment hâte de continuer avec la suite. J'adore re-voir mes livres d'une autre manière que par simplement des mots. Ça ne remplace pas mais ça complète parfaitement ! Un must have pour ceux qui ont aimé l'univers de l'auteure et pour les petits nouveaux, c'est pétillant et l'histoire bien que rapide, se lit bien… de là à dire que vous ne serez pas sur votre faim. Je ne sais pas.


par LLyza
Ce qu'on fait sans plaisir Ce qu'on fait sans plaisir
Morgan Caine   
Ça commence par ce qu'il semble être plusieurs affaires distinctes :
- Une femme battue qui quitte le domicile conjugal grâce à une organisation d'aide
- Un détenu soigné à l'hôpital qui tente une évasion
L'une pour fuir quelqu'un, l'autre pour le retrouver.
Et enfin
- Un meurtre accompagné d'une disparition.

En quoi cela va-t-il se rejoindre? Qui sont-ils?

Assez rapidement le lecteur voit une concordance entre au moins deux de ces affaires.
Pourtant le chassé-croisé de celles-ci dans les premiers chapitres nous perd un peu de par sa multiplicité. Mais heureusement l'auteur nous tient par le fil et c'est ce qui ne nous noie pas de suite dans les informations.
Puis nous apercevons un lien supplémentaire cette fois-ci entre deux autres affaires. Et nous comprenons que sans le vouloir les trois sont liées les unes aux autres chacune par un personnage différent lié lui-même aux autres de près ou de loin.
Le schéma commence donc à se poser et à nous entraîner malgré nous dans ces méandres.
Et une fois que nous avons compris l'enjeu alors tout s'accélère et le fil qui nous tenait accroché au livre devient un élastique. Plus question de lâcher l'histoire tant que l'on n'en sait pas plus. Le suspens nous tient alors en haleine sur toutes les phases du scénario.
Pour décrire le schéma de ce roman je pourrais faire une analogie avec une symphonie, ou composition instrumentale savante.
Chaque enquête en est un mouvement particulier qui la compose. Chaque mouvement joué par un groupe d’instruments a sa propre partition jusqu’à ce que le génie du compositeur les lie ensemble pour n’en former plus qu’un seul jusqu’au final. Petit à petit, vous êtes pris dans la musique que le maestro, ici Morgan Caine, orchestre savamment pour vous entrainer où il le souhaite.
A cela s’ajoute des personnages complexes et beaucoup ont des bagages difficiles à porter.
Pour ceux qui ont lu son précédent opus « Quiconque te fera du mal » vous retrouverez notre fantasque jeune milliardaire Jordan ainsi que le duo de choc de la police de Boston, Red et Watson.

Cet opus-ci va nous permettre de rentrer un peu plus dans le passé de certains de nos héros mais aussi dans celui des autres protagonistes.
Tout semble lié au passé de chacun et à la manière dont ils ont tous su ou non gérer les difficultés et les déboires.
Car nous assistons à un échantillon particulier des vicissitudes de la vie dans ce roman : femmes battues, infanticide, meurtre, violence gratuite …
Cela pourrait nous mettre un coup au moral s’il n’y avait pour contrebalancer tout cela le courage, l'abnégation, la force de vivre, la solidarité, l'amour même. Ces sentiments qui vont aussi traverser ce livre et nous entraîner avec eux.
Chacun des protagonistes que nous suivons a un passif. Pas toujours reluisant ou rempli d'amour, pourtant ils ont combattu à leur manière l'adversité. Qui en y faisant face, qui en trouvant le courage d'en parler afin de se faire aider, qui en fuyant.

Digne d’un Karen Rose, on trouve dans ce roman le même souci du détail, ce détail insignifiant qui va tout changer plus tard. Cet auteur fait preuve d’un machiavélisme certain et d’une organisation quasi-militaire dans ces actions.
Tout semble différent mais pourtant tout est lié. Telles des droites parallèles les enquêtes semblent suivre leur propre voie et subitement, au grand dam de toutes les règles de géométrie, nos droites finissent par se couper, se chevaucher et n’en faire qu’une à la fin.
Une telle machination est génialement diabolique. Il faut suivre tout du long, se perdre et se retrouver enfin devant le fait accompli, devant la conclusion pour se prendre une claque.
De plus l’auteur au travers de tous ses méandres et de toutes ces enquêtes nous montre une image différente de l’Amérique. Celle d’un pays où les clivages existent encore dans certains états, où le masculinisme est totalitaire au point de ne laisser aux femmes molestées, coincées dans cet engrenage que deux solutions : subir ou s’enfuir au risque d’être pourchassée et ramener dans cet enfer qu’est leur quotidien et parfois même la mort.
Car comment lutter lorsque d’une simple ordonnance donnée par le juge vous passez de victime à bourreau.
Voir jusqu'où peuvent aller ces hommes pour protéger leur soi-disant masculinité, leur supériorité masculine et tout ca pour ne pas perdre la face lorsque leur femme veut divorcer est aberrant. Des ordonnances restrictives pour atteinte à leur intégrité physique sont parfois ordonnées par un juge à l'avantage de l'époux brutal. Ordonnance qui, telle une épée de Damoclès, oblige l'épouse à subir sans broncher tout ce que souhaite son mari sous peine au moindre petit bleu de se retrouver en prison à vie dans le meilleur des cas.

Heureusement nous découvrons aussi ces organismes ou organisations qui luttent contre cela en leur donnant la chance de fuir et de refaire leur vie au travers d’un nouveau départ, d’une seconde chance.

Jordan Adams est un bel exemple de cette autre Amérique, celle de la différence, de la sollicitude aux victimes et son enthousiasme, sa candeur et cette innocence devant les horreurs de la vie en font une âme à part.
Les inspecteurs Red et Watson, eux aussi sont à part en ne lâchant rien, en reprenant parfois à zéro pour être sûrs de ne pas condamner des innocents.
Quel acharnement vont-ils mettre à démêler les fils de la toile ! Ils iront même jusqu’à envisager l’absurde pour ne rien laisser de côté. Nous les suivons donc avec attention et tout comme eux découvrons au fil de l’histoire les enquêtes croisées, les innocents peut –être coupables ou les coupables peut-être innocents.
Rien n’est laissé au hasard et tout se mêle à l’écheveau de l’enquête et telle cette symphonie de départ on trouve du brio dans l’organisation des crimes, aucune fausse note, une maestria digne du Diable.
C’est avec regret et cependant un léger soulagement que j’ai terminé ce livre.
Pourquoi soulagement ? Parce que l’on ne peut le lire sans en être imprégné et dans le même stress que nos héros. Le coupable enfin dévoilé, c’est l’horreur qui domine et nous voici sous le choc.
Que d’émotions ! Je suis fan et je pense que je ne mettrai pas trop longtemps, ou du moins je l’espère avant de me jeter à nouveau sous la plume diabolique de cet auteur de talent.
Alors vous hésitez ? lancez-vous et jetez-vous à corps perdus dans ce roman qui vous mènera jusqu’au bout en retenant votre souffle.


par Aelynah
Au nom de l'Harmonie,  Tome 1 : Zéphyr Au nom de l'Harmonie, Tome 1 : Zéphyr
Nathalie Chapouille   
Tout d'abord ce qui attire l'œil c'est sa couverture, claire et lumineuse, elle lance un appel. Ensuite son titre écrit en branchages et s'effritant au souffle d'un vent créé semble-t-il par la jeune femme donne déjà envie d'en savoir plus. N'est-ce qu'une image anodine ou a-t-elle une signification profonde et cachée que nous découvrirons au fil de la lecture ? Une couverture qui donne clairement envie... et qui remplie toutes ses promesses.

Tout commence un soir de février. Melinda vient de fêter son anniversaire, ses 15 ans, entre amis dans un petit bar. Il est tard, c'est l'heure de fermeture et donc l'heure de rentrer. Les parents doivent récupérer leur progéniture et Melinda se retrouve seule, dehors à attendre son père. Il fait froid, il fait sombre. Le moindre bruit rend nerveux. Des pas semblent venir vers elle, et c'est presque rassurée que Melinda voit sortir de l'ombre une petite silhouette féminine. Alors quand cette inconnue l'attaque et tente de la poignarder, elle ne comprend plus rien. Que se passe-t-il ? Va-t-elle mourir dans cette ruelle ? Et si un inconnu n'était intervenu au moment du coup fatal, elle ne serait plus là pour découvrir la suite.
Dix ans ont passé. Ente temps Mélanie a rencontré Nathan, son ami fidèle, qu'elle aime en secret. Lui, aime plutôt la chahuter ou la faire enrager comme ce soir ou il a prévu de lui faire un cadeau et fait traîner le moment de le lui offrir. Alors lorsqu'enfin elle peut ouvrir son paquet, c'est avec impatience qu'elle découvre un pendentif au mystérieux motif et avec impatience encore qu'elle le met à son cou pour... s'évanouir quelques secondes plus tard. Que s'est-il passé ?
À partir de la une chose étrange se produit et les réactions de certains proches vont lui faire douter d'eux et se sentir trahie. Que lui cache-t-on ? Pourquoi devient-elle invisible sans préavis ou juste quelques fourmillements ? Pour revenir à la normale parfois de suite ou quelques heures plus tard.
J'ai beaucoup aimé le fait qu'en plein milieu d'une page on puisse avoir besoin ou envie de repenser à un passage précédent qui aurait pu être bouleversé ou totalement différent à cause de ce petit détail que l'on vient d'apprendre.
L'histoire va ensuite prendre un nouveau tournant avec l'arrivée d'Alex, le playboy de service. Le mystère de la situation de Melinda ne fait que s'épaissir. Et de nouveaux "symptômes" apparaissent qui n'arrangent en rien son sentiment d'incertitude.
De plus les garçons semblent en savoir plus long qu'ils ne veulent le dire et la nouvelle copine de Nathan, Sarah, est tout sauf claire pour Melinda.
Alors quand les événements vont s'accélérer et les secrets se dévoiler, la vie de Melinda va prendre une tout autre tournure. Et notre vision du roman va s'en trouver chamboulée.

Nathalie Chapouille, je vous déteste. Déteste de m'avoir infligé cela.
À la lecture de Zéphyr, j'ai frémi... de rage, d'énervement, de peur parfois, de colère, mais aussi de tendresse et de compassion.
Les personnages sont tendres, attachants et parfois tout ce qu'il y a de plus énervants. J'ai eu envie de les secouer, mais aussi de les embrasser ou de les prendre dans mes bras pour les consoler.
Particulièrement Alex. Il est énervant et touchant dans sa fragilité. Il ne sait pas comment réagir alors comme toujours dans ce cas c'est le chaos des sentiments qui prédomine et avec lui le côté sombre de notre caractère.
Suivre leur histoire fut comme espionner au travers d'une fenêtre, cachée derrière les rideaux, la vie dehors, envieuse d'y participer et triste de ne pouvoir le faire. J'ai cru pouvoir les caresser du regard, indifférente et spectatrice, pourtant au fil des pages ce sentiment s'estompait. Ils devenaient présents et absents à la fois comme un être aimé qui s'éloigne.
Merci pour ces moments d'émotion.
Mais je vous DÉTESTE quand même pour cette fin cruelle et détestable pour la lectrice que je suis.
Comment suis je sensée réagir maintenant ?
Tout comme Melinda je suis révoltée et indécise sur la conduite à tenir. Tout comme elle j'éprouve des choses que je ne comprends pas. Il m'est rarement arrivé une telle symbiose avec un roman et je ne l'ai pas vu venir. Au début je le suivais comme tant d'autres et puis insidieusement il a commencé à s'incruster au point que de ne pouvoir me résoudre à le quitter malgré l'heure tardive.
Vous pouvez être fière de vous, méchante fille ! C'est un coup de cœur que voici et qui m'a pris au dépourvu.
Cette manière de décrire les personnages nous les rend plus proches. Leur fragilité derrière leur force, leurs faiblesses et pourtant ce courage caché qui s'épanouit tout cela ne peut que nous amener à ressentir des choses pour eux. Chacun y trouvera son compte entre le playboy ténébreux et le tendre, la magie et le sombre, l'amour et la haine, le danger et l'accalmie. Tout y est pour passer des moments de pur bonheur.
Jusqu'à cette fin inhumaine et dévastatrice pour le lecteur alors accroché.
À quand la suite ????????

par Aelynah
Indiana Teller, Tome 1 : Lune de Printemps Indiana Teller, Tome 1 : Lune de Printemps
Sophie Audouin-Mamikonian   
A peine quelques pages lues et me voici déjà conquise par ce garçon plus typé antihéros que super-héros. Sûrement que cela changera peut-être ensuite mais sa propre présentation nous laisse prévoir un maximum d'action et surtout de mystères. Et ça!?!, dans un roman, j'en suis fan.

Indiana Teller est un gamin particulier.
Particulier aux yeux des siens puisqu'il est humain au milieu d’une meute de loups-garous, donc …plus faible, …plus fragile mais pas pour autant …moins fier. Alors il va tout faire pour se faire accepter mais ça ne sera pas évident. Il va se faire aider pour cela de son ami Axel.
Lui aussi est particulier car il fait partie des Semis. Ces humains mordus par un loup-garou qui peuvent se transformer. Plus forts, plus rapides mais aussi souvent plus sauvages et plus fous!! Heureusement …fou, Axel ne l'est pas et malgré les circonstances bizarres de leur rencontre lui et Indiana vont devenir de très bons amis.

C'est à l'occasion d'un « accident » qui aurait pu être dramatique pour lui qu'Indiana va voir la prédiction de sa grand-mère se réaliser. Celui qui n’était QUE le petit-fils du grand patron du ranch pourrait prendre du galon s’il ne décidait alors de garder secret son nouveau statut de retourneur de temps. Aubaine ou malédiction ? Nous le découvrirons en le suivant dans cette nouvelle vie avec enthousiasme.

Les deux amis ont cela en commun qu'ils ne veulent pas laisser le destin décider pour eux.
Indiana en tant qu'humain au milieu des loups ne veut pas être écarté de leur vie. Il veut y gagner sa place et sa fierté n'a d'égale que sa détermination. Il a un caractère farouche et intelligent qui nous le rend de suite sympathique.
Sa vie n'a pas été toujours rose et comme il le dit lui-même lorsqu'il va partir étudier à l'université:
"Étudier parmi les humains est bien plus utile pour la communauté que de rester ici à essayer d'être aussi bon que vous[les loups-garous]...et à ne pas y arriver".
Il est réaliste mais pas défaitiste, il connaît sa valeur et son départ pour l'université va lui permettre de se faire de vrais amis, des relations normales pour celui qui a toujours ressenti la solitude et la sensation d'être inférieur. Il va ainsi prendre confiance en lui et l'Indiana que nous voyons émerger de derrière sa coquille nous laisse présager un avenir plein d'action et de grandes décisions.

Sophie Audouin-Mamikonian a su nous plonger dans un monde de surnaturels sans rester dans les clichés. La meute reste un microcosme renfermé en majorité sur elle-même avec des règles strictes et parfois inhumaines pour le non « surnat » que nous sommes. L'élimination des risques, des causes de danger pour la meute est la priorité. Quelle que soit les envies ou les sentiments d'Indiana il ne peut s'y soustraire. Et c'est donc dans une dualité quasi permanente qu'il va expérimenter sa nouvelle vie d'étudiant.
J'ai adoré la manière dont l'auteur nous amène à aimer ses personnages. Ils sont tous un peu cabossés mais derrière certaines façades se cachent une fragilité ou simplement un cœur humain. L'amour est au centre de ce roman, qu'il soit entre parents et enfants, homme et femme ou alpha et meute. Chacun fait ce qu'il peut pour la survie de son lien affectif et cela ne fait que nous impliquer plus avant dans la politique des loup-garous mais aussi dans notre relation avec nos héros.

Katerina a beau être humaine, pour Indiana ce n'est pas une tare ou une faiblesse. Il a bien entendu peur pour elle qui les cotoient lui et aussi Tyler (il est le fils du clan garou rival) mais il l'admire aussi pour sa force de caractère, sa détermination, son envie de vaincre les obstacles. Ils sont assez similaires en cela. Ils font d'une force ce que d'autres considéreraient comme une faiblesse.
L'évolution des personnages, des événements ou de l'ambiance du roman font qu'une fois lancés nous nous retrouvons tel un palet sur une patinoire... impossible de s'arrêter... de lâcher le livre avant la fin.

Pas un seul temps mort, pas un seul moment de solitude pour le lecteur dans ce récit. Beaucoup d'humour aussi dans les dialogues ou certaines scènes d'action.
Les personnages ne sont pas survolés mais au contraire le lecteur peut suivre leur évolution et les traces que leur éducation respective laisse dans leur manière de réagir face au danger.
Tous nous surprendront. En bien ou en mal qu'importe car cela ne fera que rendre la lecture encore plus passionnante.
C'est donc encore une superbe découverte jeunesse que je dois cette fois aux Éditions Michel Lafon.
Indiana Teller est un personnage atypique qui plaira à tout un chacun par sa franchise, sa loyauté, son altruisme mais aussi son incroyable besoin de défendre les siens malgré sa "faiblesse" face à ceux de la meute. Il est un héros splendide et plein de mimiques ou réactions lupines qui entraînent parfois des quiproquos ou imbroglio d’explications totalement farfelues.

Humour, action, sentiments ainsi que des personnages vrais… c’est une série qui débute en coup de cœur pour moi.


par Aelynah
Les visages de dieu Les visages de dieu
Mallock   
Il fait gris, il fait froid et le climat dans les services de la police parisienne est aussi maussade que le temps.
Depuis quelques temps, un nouveau tueur sévit dans la capitale. Ce tueur sadique et sanguinaire, mais aussi artiste sur les bords a été surnommé le Maquilleur. Les cadavres sont retrouvés dans des positions de suppliants, les mains et les pieds liés en prière. Sa cruauté n'a aucune barrière puisqu'il s'attaque aux hommes comme aux femmes et hélas aussi aux enfants et sans aucune différence de traitement.
C'est donc une enquête plutôt difficile qui revient à notre bon et désespéré commissaire Mallock.


Les visages de Dieu est le premier tome des aventures du commissaire Mallock. Il va donc nous faire rentrer un peu plus que les autres dans les méandres de son désespoir avec quelques allusions un peu plus précises sur la mort de son fils, mais surtout sur les conséquences que cela inflige à son âme de père blessé, abandonné et solitaire. Nous en apprenons aussi un peu sur un passé qu'il semble vouloir oublier, les événements de sa jeunesse sont en filigrane sous les horreurs de l'enquête et ses incroyables déductions. Lui-même ne sait d'où elles lui viennent, il préfère y voir « une forme de concentration et de synthèse » plutôt qu'une origine génétique particulière ou une tare.
On y découvre aussi l'environnement de notre commissaire, ses amis et leurs propres passés douloureux, leur manière de remonter la pente ou de survivre.


Mallock ne change pas, il s'est encore distingué et en a fait les frais en ayant contre lui trois hauts pontes de la hiérarchie. Il n'est pas mis à pied, mais comme qui dirait, un peu au rencart. Alors quand cette enquête piétine et devient ingérable faute de pistes, « On » trouve une solution.
« On » décide de mettre Mallock dessus. Parce qu'il est le meilleur, ça fera une excuse si ça foire, mais aussi pour l'éliminer définitivement justement si ça foire. Bien sûr vous aurez deviné qui sont le "On".


Cette enquête va donc nous permettre de découvrir un autre visage de notre commissaire, car son intégrité, sa pugnacité ou son opiniâtreté ne sont plus à prouver. Ici ressort sa sensibilité devant le malheur, son besoin d'alléger les souffrances des autres alors que les siennes semblent l'étouffer. Comment ne pas ressentir de la sympathie pour cet homme qui cherche encore le « meilleur » moyen d'annoncer l'indicible à la famille ? Qui fait en sorte de les protéger autant que faire se peut de la vision d'horreur qui les attend. Cette horreur qui entrera suffisamment tôt dans leur vie lorsqu'au procès ils se verront plongé dedans sans précaution par l'énumération complète et brutale des sévices et exactions subis par les victimes, leurs proches aimés et disparus.
Il a beau être malheureux, les épreuves des autres ne le laissent pas indifférent. C'est un homme bon et cependant perdu que nous côtoyons au cours de cette enquête. Quelques lueurs d'espoir cependant apparaissent au fil de notre lecture. Rien ne lui fera oublier le drame de la mort de Thomas, pourtant de petits plaisirs simples de la vie l'attirent toujours, c'est un épicurien de la bonne bouffe. Il ne m'en plaît que plus. Malgré les crimes affreux qu'il côtoie tous les jours, il sait encore apprécier un petit moment en charmante compagnie ou simplement un bon petit plat. Il ne se laisse pas dépérir et ses petits plats me font saliver et mourir d'envie de les tester. Peut-être demanderais-je à l'auteur les recettes complètes un jour ?


Je me suis aussi demandé pendant un moment si le choix par l'auteur et aussi le tueur de cette période de fêtes de fin d'année avait une autre raison d'être que celle de nous choquer.
Qui imaginerait tant de souffrance et de cruauté dans ces quelques jours remplis d'amour et de joie familiale ou religieuse ? Alors nous y voir ainsi précipités telle une balle dans un jeu de quilles, avec préméditation et sans protection est pour le moins perturbant. Nous voici indignés et horrifiés par ce choix et encore plus par ces crimes atroces. La suite m'a permis de répondre un peu mieux à cette interrogation.
L'utilisation de substances illicites, depuis la mort de son fils, pour aider son cerveau à faire le tri et lui amener des conclusions, semble-t'il farfelues ou totalement aberrantes, le fait ressembler par certains côtés à Sherlock Holmes. Ses déductions géniales qui vous paraissent au premier abord un peu tirées par les cheveux se développent petit à petit vers une conclusion logique et impénétrable à tout doute.
C'est ce qui m'a fait adorer toute son équipe et leur façon de le suivre sans forcément connaître la destination, mais avec confiance et sérénité.
Même les demandes les plus saugrenues de leur chef, ses humeurs ou autres lubies ne baissent en aucune façon l'estime qu'ils ont pour celui que l'on surnomme Mallock le sorcier, Mallock le Roc ou Dédé le Devin. Car chacune des énigmes qu'ils doivent résoudre pour lui leur prouve encore et toujours son étonnante capacité de synthétiser des données parfois sans lien apparents pour en faire ressortir un cheminement de pensée cohérent et une conclusion nette et sans bavure.
C'est cette faculté qu'à l'auteur de nous balader tout au long du livre d'indices en horreur ou de conclusions en informations extraordinaires qui tient le lecteur en haleine.
Vous vous sentez en compétition avec Mallock pour trouver le coupable et pourtant vous savez d'avance que vous allez perdre. Cela ne vous empêche cependant pas de continuer à chercher et parfois lire encore et encore certains passages pour deviner ensuite ce qu'il y a vu que vous n'avez même pas entraperçu. Ou tout simplement vous remettre des découvertes qui parsèment ce thriller. Vous en venez à douter de la vérité tant les événements peuvent paraître réels.
Lorsqu'arrive le grand moment de la révélation, tel un Deus ex machina de théâtre, Mallock vient opportunément dénouer la situation et à la surprise de tous, même des coupables. Parfois à partir de petits riens il a fondé ses réflexions et c'est de fil en aiguille qu'elles ont évolué vers la solution au nez et à la barbe du lecteur, mais non de notre magnifique commissaire.
Les œuvres de Mallock, l'auteur et le personnage du commissaire sont donc mes coups de cœur du moment dans ce genre parfois difficile à maîtriser que le thriller.
Merci pour ce moment de lecture ahurissant de sensations.

par Aelynah
Le Pensionnat de Mlle Géraldine, Tome 1 : Étiquette & Espionnage Le Pensionnat de Mlle Géraldine, Tome 1 : Étiquette & Espionnage
Gail Carriger   
C'est bien la première fois que je mets un roman Steampunk dans la catégorie "j'ai lu aussi" !
Je suis tellement fan de cet univers que je n'aurai jamais pensé que cela m'arriverai un jour.
Mais, je ne vais pas mentir : ce roman n'est pas un coup de coeur.

Pourtant, j'ai adoré le personnage de Sophronia.
Elle est drôle (hilarante même), intrépide, futée, rebelle et c'est un plaisir de découvrir un personnage avec autant de charisme. Rien qu'en lisant la première scène, j'ai su que j'allais adoré cette fille.

Mais malheureusement, c'est bien la seule chose que j'ai aimé dans ce roman. L'intrigue m'a ennuyé. Il n'y a pas d'autres mots. Il y a très peu d'action ; aucun rebondissement ; l'intrigue est plutôt plate et il manque cruellement de personnage masculin. Le fait qu'il n'y ait pas de romance m'a également déçu.
C'est dommage car je m'attendais à une histoire à la hauteur de son personnage principal : explosive.

Maintenant que l'histoire et le décor sont installés, j'espère que les prochains tomes auront plus de pep's que celui-ci. A voir.

par Avalon
Liaisons périlleuses au Costa Rica, tome 3 Liaisons périlleuses au Costa Rica, tome 3
Ena Fitzbel   
Avec ce troisième épisode des aventures de Diane Fouché dans son périple au Costa Rica, le lecteur attend toujours plus de nos héros. Plus de quoi me direz-vous ? (Sourire malicieux) mais plus de… TOUT !!!
Car maintenant il faut aussi compter sur la sculpturale secrétaire en guise de rivale et cela va rajouter du piment, tendance forte, aux relations déjà épicées de nos deux tourtereaux.


!!!!!!!!!!Attention si vous n’avez pas lu l’épisode ou les épisodes précédents cette chronique risque de vous spoiler quelques découvertes qu’il serait dommage de ne pas saisir dans leur surprenante découverte. !!!!!!!!!!


[spoiler]Nous avions donc laissé nos trois protagonistes après une « légère » orgie amoureuse dans le jacuzzi. De là où l’un des fantasmes des hommes fut assouvi et où la perfidie de Sylvie se retrouve mise au grand jour. Car la belle n’a rien trouvé de mieux à faire que de photographier sa « chère » patronne en situation plutôt compromettante pour son statut de reine des glaces.

Cet épisode-ci va donc voir ressortir les pires travers de nos héroïnes.
Qu’il s’agisse de Diane ou de Sylvie, vous allez les voir dans des situations que vous n’auriez osé imaginer. Que l’on puisse se rabaisser à autant d’impudeur pour l’une ou de jalousie pour l’autre pour un homme va en faire sourire certains et rougir de honte certaines.

Diane, Corse par sa mère, va nous prouver qu’il n’y a pas que dans la nature que les volcans se mettent en éruption et que son caractère volcanique n’en a pas que le nom. Notre Diane si prude semble-t-il, si maîtresse d’elle-même dans la jungle parisienne fait ressortir dans cette canopée plus sauvage le côté indompté de sa personnalité.

Sylvie, quand à elle, montre aussi son vrai visage, chantage, vilenie, pour elle tous les coups sont permis pour obtenir sa place au soleil. Car une fois sortie de cette forêt tropicale, Sylvie veut enfin sortir de son anonymat parisien. Et qu’est-ce qui serait mieux pour ça que de profiter de l’aubaine de ces photos compromettantes ?

Et Marc dans tout ça ?
Le pauvre a beau essayer de refroidir les ardeurs de la secrétaire et faire comprendre à sa tigresse qu’il n’en pince que pour elle, son résultat est loin d’être probant.
Là encore, sans rien demander, il verra un fantasme masculin assouvi sous ses yeux.
Comment dans ce cas les arrêter ? Et surtout pourquoi ?
Car notre Marc est un homme avant tout, … même s’il sait qu’il le regrettera peut être plus tard il ne peut s’empêcher de profiter du spectacle, les yeux brillants et le sourire aux lèvres.
Un peu comme le lecteur à vrai dire qui ne sait s’il doit lever les yeux au ciel ou s’esclaffer de rire devant l’incongru de la situation.
Il va nous montrer, égal à lui-même cette grande culture qui fait craquer Diane (moi aussi j’aimerais bien avoir la voix avec le texte lol) et aussi que parfois il ne vaut mieux pas trop tirer la corde de sa patience. N’oublions pas qu’il a été élevé avec 4 sœurs et que cela marque un homme.
Nous allons aussi en apprendre toujours plus sur sa famille et par la même occasion un peu plus sur celle de Diane.

Et ces révélations nous ouvriront un peu les yeux sur leurs sentiments réciproques et sur les dilemmes qui les taraudent.

En résumé je continue à craquer pour les péripéties de nos trois hurluberlus, leurs chamailleries, leurs bagarres rangées et même leurs ébats tous sauf sages.

J'adore toujours autant Diane et Sylvie. Car le pire de nous est en elles lorsqu'elles se lâchent. On s'y reconnaît toutes un peu dans leurs épanchements et leurs débordements. Moi aussi j'ai parfois voulu "faire la peau" d'une rivale ou lui river son clou mais pour ma part, sans oser. Là je vois ce que cela aurait pu donner en laissant aller mes bas instincts. Cela fait à la fois peur et rire.

Une chose est sûre que ce soit Marc ou Diane, leur fierté, leurs fêlures vont les entraîner loin. Et une question qui va nous rester à la fin de cet épisode...
Jusqu'à quel point peuvent-ils tendre l'élastique entre eux avant qu'il ne claque sans espoir d'être réparé?
Ou sauront-ils mettre de côté leur raison pour n'écouter que leur cœur?

J'ai donc encore une fois hâte de lire la suite. Ena Fitzbel sait faire monter les enchères à chaque épisode de façon à nous rendre totalement dépendant de sa plume.
Ses scènes coquines font briller les yeux et sourire malicieusement ses lecteurs. Les réactions de ses personnages sont un panel des pires sentiments de l'être humain mais aussi des meilleurs. Jalousie, vilenie, chantage, mensonge côtoie à notre plus grande joie amour, tendresse, passion ou gourmandise.
Et ce qui ne gâche rien, les paysages décrits et les informations qui percent au fil des excursions nous transportent au Costa Rica sans la moiteur de l'air et les bestioles qui vont avec.
Encore un pur régal que cet épisode et de savoir que:
1- L’épisode 4 sortira début juin,
2- Qu’il y a 5 épisodes en tout et que l’épisode 5 nous ramènera vers un climat plus continental et le Québec et qu’il sortira courant juillet
me fait déjà sautiller d’impatience. Pas vous ?
[/spoiler]


par Aelynah