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Par le Editer
Aryia Diamant
Note : 9/10
Suite à ma lecture du premier tome, qui m’avait énormément plu malgré cette fin horriblement frustrante, je n’ai pas hésité une seule seconde avant de sortir le second et dernier opus de ma pile à lire. Je vous conseille d’ailleurs de ne surtout pas vous lancer dans la lecture du premier si vous n’avez pas le deuxième sous la main : vous risqueriez de devenir fou d’impatience dans le cas contraire ! Car monsieur Katz sait jouer avec nos nerfs : la fin du premier tome ouvre un univers d’interrogations, et la tension est insoutenable.

L’envers du monde est marqué par un changement capital : le point de vue. Souvenez-vous : dans le premier tome, nous suivions l’histoire à travers le personnage de Leth Marek, un ancien gladiateur qui, suite à un terrible drame, se retrouve à escorter et protéger les fidèles d’un culte nouveau, le culte d’Ochin. Dans le second tome, c’est Desmeon qui porte l’histoire, et j’en suis ravie : outre le fait qu’il s’agit de mon personnage-chouchou, je trouve cela terriblement intéressant d’avoir un autre point de vue sur les événements. Car Desmeon est très différent de Leth Marek : là où le gladiateur était violent et impulsif, le jeune combattant est ironique et nonchalant, et cette différence se ressent dans la narration.

L’histoire est donc la suite directe du premier tome : on retrouve les personnages là où on les avait quittés. Mais les événements s’accélèrent : la confrontation entre le culte de la Déesse et celui d’Ochin est imminente, la tension monte et la violence se fait de plus en plus présente. On ne s’ennuie pas une seule seconde au cours de ce roman, car l’action se fait omniprésente : il ne se passe pas une seule page sans rebondissements. L’ambiance se fait également bien plus sombre que dans le premier opus : outre les nombreux combats qui rythment l’histoire, c’est surtout la noirceur de l’âme humaine qui est mise en évidence au cours de ce livre. On en apprend plus sur les coulisses des deux religions antagonistes, et il n’y a pas à dire : elles se ressemblent bien plus qu’elles ne veulent bien l’admettre. Complots, machinations et manipulations sont le lot quotidien des deux camps.

En ce qui concerne les personnages, je vais redire ce que j’ai déjà dit dans ma chronique du premier tome : ils sont terriblement bien construits, réalistes et profonds. Je pense que cela est dû au fait qu’ils ne sont pas caricaturaux : il n’y a pas d’un côté les super-gentils et de l’autre les super-méchants. Chaque personnage a sa part de clarté et de noirceur, ils sont humains et s’intéressent donc surtout à eux-mêmes, et ce au détriment des autres si besoin. Ce tome met d’ailleurs en évidence cette ambivalence propre à chaque être humain : certains personnages qui m’apparaissaient comme corrects et sympathiques au cours du premier opus se révèlent finalement être aussi fourbes que les autres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman ne dresse pas un portrait bien élogieux de la nature humaine …

Au cours de ce livre, toutes les certitudes des personnages et du lecteur se voient réduites à néant, brisées par les nombreuses révélations qui ponctuent le cours de l’histoire. Une fois encore, l’auteur parvient à surprendre toujours plus ses lecteurs : j’avais beau m’attendre à des coups de théâtre et à des retournements de situation, je me suis laissée avoir à chaque fois car ce qui arrivait réellement n’était pas du tout ce à quoi je m’attendais. J’adore être surprise quand je lis un roman, j’aime quand l’auteur arrive à nous mener par le bout du nez pour ensuite nous mettre devant le fait accompli sans prévenir. Et sur ce point, je suis servie, un grand merci à l’auteur !

Mais, parce qu’il y a un mais … c’est quoi cette fin ? Depuis que j’ai tourné la dernière page, je ne cesse de répéter ces quelques mots, cette interrogation vitale, expression de la frustration qui m’a envahi lorsque le dernier paragraphe s’est achevé. Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas une fin, cela, c’est un instrument de torture ! L’auteur cherche vraisemblablement à faire buguer le cerveau de ses lecteurs … dans mon cas, il a réussi, je suis resté bloquée sur ce final si inattendu et si énigmatique. J’ai beau l’avoir terminé hier soir, je suis encore sous le choc et je n’arrive toujours pas à m’en remettre. C’est quoi cette fin, nom d’un petit bonhomme en mousse ?! Ne vous y méprenez pas, je ne voudrais pas d’une autre fin car, en tentant d’oublier mon effarement, je suis bien forcée d’admettre que ce final clôt magnifiquement le dyptique. Mais il n’en reste pas moins que cette fin est terriblement frustrante, en particulier pour ceux qui, comme moi, aiment que les choses soient claires et nettes. Bref, une fin inoubliable !

Il est désormais temps de conclure. Il m’est toujours très difficile d’abandonner des personnages que j’apprécie, et c’est surement pour cette raison que je préfère habituellement les longues sagas qui me permettent de rester plus longtemps en compagnie des personnages. Mais dans le cas d’Aeternia, je n’ai pas tant de regrets : je ne veux pas d’une suite, j’ai trop peur de ce qu’on pourrait y trouver ! Je ne sais pas s’il est nécessaire de le redire encore une fois : ce dyptique est un vrai coup de cœur, le genre de sagas que je relirais avec beaucoup de plaisir dans quelques mois, que je redécouvrirais avec joie même si je connais désormais les grands dénouements de l’histoire.
C’est une saga que je recommande aux amoureux de la fantasy, bien évidemment, mais également à tous ceux qui aiment se faire surprendre, qui adorent les intrigues où se mêlent complots et trahisons, manipulations et révélations. Je conseille également ces deux romans à ceux qui ont envie de réfléchir sur la nature humaine, sur la religion, sur le bien-fondé d’un conflit … Je pense qu’il y a matière à réflexion dans cette saga ! Plus généralement, je conseille ce dyptique à tout le monde, car il ne faut pas passer à côté de cette petite merveille …

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2016/06/aeternia-lenvers-du-monde-gabriel-katz_22.html
Par le Editer
Bluenn Diamant
Note : 9/10
Ma chronique complète: https://ombrebones.wordpress.com/2018/01/18/aeternia-2-lenvers-du-monde-gabriel-katz/
Difficile de résumer en quelques mots la chronique d'un second tome, que je trouve même au-dessus du premier alors qu'il était déjà très bon. J'ai adoré, cette saga est pour moi un véritable coup de cœur. De la très bonne fantasy à la française, servie par une plume dynamique et par une intrigue intelligente qui nous sort de notre zone des conforts. Les personnages sont tous attachants, tous intéressants, et cette fin, mon dieu ♥ Parfaite. Gabriel Katz a énormément de talent ! Aeternia est, à mes yeux, un must-read de la fantasy francophone.
Par le Editer
doubleH Lu aussi
Note : 6/10
Si vous voulez de l'originalite, si vous en avez marre des histoires qui finissent toujours bien avec aucun mort du côté de gentils, si vous voulez une plume à l'humour aussi acérée qu'une épée. Jetez vous à corps perdu dans cette duologie !

Le gros point fort est l'humour acerbe limite noir de l'auteur ainsi que la façon dont les personnages sont traités. Cependant, il m'a été difficile de m'attacher aux personnages
Spoiler(cliquez pour révéler)
et heureusement pour mes mouchoirs
ce qui m'empêche de dire que cette lecture est un truc de ouf comme je l'ai et continue à l'attendre si souvent. Ça change complètement de l'ordinaire c'est sûr. C'est très intelligent mais ce n'est pas une lecture qui m'a complètement remuée ou quoique que ce soit, il me manquait des passages émotionnels, j'étais trop détachée des actions. Peu importait ce qu'il se passait j'étais uniquement curieuse de l'histoire, de la fin.
Par le Editer
Jundow Or
Note : 8/10
Un 2eme tome aussi bien voir mieux que le premier. J'ai adoré le personnage principal qui est attachant malgré qu'il soit prétentieux et son humour noir m'a bien fait rire.
L'histoire est passionnante et nous montre les pires côté des religions. La mort, les mensonges, la corruption, l'endoctrinement...tout y est et raconté de manière simple et addictive.
Seul la fin m'as un peu déçu, me laissant en haleine avec l'impression de manquer quelque chose...
Bref, du tout bon qui me pousse à lire les autres livres de l'auteur !
Par le Editer
kyra1510 Bronze
Note : 7/10
Meilleur tome que le précédent, l'action est plus présente. On ne traîne pas en longueur mais la fin est abrupte. J'aimerais savoir ce qui se passe ensuite.
Par le Editer
LesFantasydAmanda Argent
Note : 8/10
Pour consulter l'entièreté de ma critique, rendez-vous sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com/2017/10/11/aeternia-tome-2-lenvers-du-monde-gabriel-katz/
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--- Un nouveau héros… ---

Souvenez-vous : nous étions restés sur une fin incroyable lors du dénouement de La Marche du Prophète. Attention néanmoins : pour ceux qui voudraient éviter le spoil, je vous déconseille de lire ce qui va suivre, ainsi que le synopsis.

Comme je le disais, le final du premier tome avait de quoi surprendre. En débutant L’Envers du monde, je me suis tout de suite demandé quel héros allait prendre la relève de Leth Marek. J’ai aussitôt pensé à Desmeon – choix logique, vous en conviendrez – et mes soupçons se sont révélés fondés. Le combattant à l’humour douteux est ainsi sorti de l’ombre pour se retrouver au premier plan, endossant le rôle de champion pour les fidèles d’Ochin et de héros pour le lecteur. Un choix téméraire de la part de l’auteur, il faut le reconnaître… qui s’est avéré payant me concernant !

Là où Leth Marek manquait un peu de personnalité, Desmeon en est – un peu trop ! – rempli. Mais s’il m’a parfois énervée dans le premier numéro, j’ai appris à l’accepter, à l’aimer même, curieuse de connaître son passé. Gabriel Katz a d’ailleurs fini par lever le voile sur celui-ci, un passage intéressant que j’ai pris plaisir à lire.

--- Une tournure inespérée ---

Alors que dans La Marche du Prophète, l’histoire tournait en rond par moments, ici les combats vont bon train. Cela aurait aussi pu être lassant à force, mais le tout était ingénieusement contrebalancé par les (més)aventures de Desmeon et de Synden.

En résumé, contrairement au premier volet, je me suis sentie directement concernée par l’histoire. Un revirement de situation auquel je ne m’attendais plus, mais qui a été le bienvenu. Tourner les pages a été d’une facilité déconcertante, la plume exceptionnelle de Gabriel Katz achevant de me faire passer un très bon moment. En effet, quand tout est réuni – personnages, intrigue et écriture -, ça ne peut que fonctionner. Dommage qu’il ait fallu attendre le second tome pour cela…

Quant à la fin, assez abrupte je dois dire, elle m’a plu sans pour autant m’émerveiller, car elle laisse de nombreuses questions en suspens, notamment au sujet d’Aeternia, ce qui a dû en frustrer plus d’un, à mon avis !
Par le Editer
zaphrinamakichan Or
https://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2017/09/aeternia-tome-2-lenvers-du-monde-de.html

Quelle suite! J'ai eu tout ce que je voulais. Desmeon se montre enfin vraiment et c'est un délice...Bon, c'est vrai qu'il fait le fanfaron, qu'il n'est pas du genre à respecter les protocoles ou à écouter ce qu'on lui dit mais c'est surtout le combattant qui m'impressionne. Après avoir lu ce tome, je comprends mieux et n'y aurais pas pensé. Gabriel Katz a encore frappé avec ses surprises. Le roman est quand même bien sanglant. Personnellement, ça ne m'a pas dérangé puisqu'il décrit avant tout les combats. Et pour sortir des combats, il donne les résultats. Au bout d'un moment, on est immunisé.


Concernant Varian, je l'ai adoré. Ce n'est pas un religieux, c'est un stratège, négociateur et politicien. Je n'ai aucun doute sur son avenir. Et je suis contente que le petit chien s'en sorte bien grâce à Varian. Nessyria...J'aurais bien aimé qu'elle paie pour tout ce qu'elle a fait. Et en même temps, elle a été sacrément naïve. Est-ce suffisant pour autant comme prix à payer? Je ne sais pas.


Quand à la fin, on se doute de la suite mais j'aurais bien aimé savoir le juste après. En même temps, je me dis que l'auteur a été sympa en épargnant un peu. En tout cas, cette suite et fin est rythmée. On n'a pas le temps de souffler. Les informations s'enchainent tout comme les jeux de pouvoir, les complots et trahisons.


En bref, ce tome est juste brillant. Je l'ai lu en deux fois sans voir le temps passé. Si je dois conseiller un auteur de fantasy, Gabriel Katz en ferait parti. Je peux vous le garantir.
Par le Editer
Isallya Diamant
Note : 9/10
Un deuxième tome à la hauteur du premier malgré la fin qui laisse sur la faim, comme l'ont souligné d'autres lecteurs (et pourtant, tout semblait indiquer une bonne fin jusqu'à ce qu'arrive le dernier chapitre...)

La variété de points de vue permet de se rendre compte de toute la complexité de l'intrigue et des différents enjeux ; l'ambiance est quant à elle peut-être encore plus sombre et implacable que dans le tome précédent, car personne n'est épargné.

Bref, une duologie que je conseille de part son originalité et la qualité du style d'écriture de Gabriel Katz, simple mais efficace, qui, je pense, la rende accessible au plus grand nombre.
Par le Editer
Pulusuk Argent
Note : 8/10
Un très bon tome et une très bonne duologie dans son ensemble. J'ai apprécié la plume de Gabriel Katz : simple, dynamique et efficace mais sans en faire trop. J'ai apprécié son histoire et l'intrigue menée de façon très intelligente par l'auteur. Les rebondissements et révélations s’enchaînent. J'ai particulièrement apprécié les personnages qui ne sont jamais trop caricaturaux ni trop manichéens. En revanche, l'auteur ne sait pas finir son histoire et très clairement j'ai été très déçue par la fin qui ne me semble pas du tout à la hauteur. Il y a comme un goût d'inachevé.
Par le Editer
Eleanara Or
Note : 7/10
Je connaissais déjà Gabriel Katz à travers son autre œuvre, La Maîtresse de Guerre, qui m'avait plutôt plu dans l'ensemble. J'étais curieuse de découvrir d'autres de ses romans, d'autant plus qu'on me conseillait vivement Aeternia. Je comprend désormais toutes les critiques élogieuses que j'ai pu lire ou entendre. J'ai tout simplement adoré.


Point qui m'a sauté aux yeux dès le début de ma lecture : le style d'écriture de l'auteur. Gabriel Katz fait partie de ces auteurs dont je suis amoureuse de leurs plumes. Je ne saurai décrire avec exactitude le pourquoi du moment, mais son écriture me va droit au cœur. Il ne se perd pas dans des descriptions inutiles (élément qui a tendance à me perdre dans ma lecture), il décrit seulement l'essentiel, ne se souciant guère d'épargner le lecteur. Inutile de souligner combien j'adore ça. Il n'en fallait pas plus pour que la magie opère et que j'entre dans l'histoire sans difficulté, autant pour le tome un que le second tome.


On découvre un univers particulier, très sombre et cruel. On nous dépeint la nature des hommes et leurs travers – on le voit avec leur amour pour le jeu des arènes. A travers le personnage de Leth (puis de Desmeon), on voit un monde bouleversé, en pleine crise. Les événements arrivent à leur point culminant au moment où Leth s'embarque dans cette voie. On sait qu'il s'était passé beaucoup de choses avant ça. Ce choix nous permet de ne pas nous ennuyer à aucun moment, d'assister aux instants les plus intéressants. J'ai beaucoup apprécié ce choix de l'auteur. On a cette impression d'inachevé à la fin de cette duologie, tout simplement parce qu'on sait que l'histoire va continuer, sans nous. L'histoire va se poursuivre, il n'y a pas de point final comme dans d'autres romans où une fois la crise passée, on a un « happy ending ». Ce qui est profondément réaliste : les choses ne changent pas du jour au lendemain. De la même manière, l'univers des personnages va continuer à vivre et subir d'autres crises. On a seulement eu l'occasion d'en découvrir quelques instants, rien de plus. Pourtant, cela nous suffit.


Outre cet aspect, j'ai adoré le fait que l'auteur n'épargne pas ses personnages. J'ai tendance à m'exaspérer de voir le traitement des auteurs faits avec leurs personnages qui sont souvent trop épargnés sous prétexte qu'il s'agit de personnages importants. Ici, ce n'est pas le cas et j'en suis ravie. On sait à quoi s'attendre dès les premières pages du premier tome et ça ne s'arrête pas. J'ai adoré être choquée, à me dire « Non... Il ne va pas se passer ce que je pense... Ah, si ». C'est ce qui fait défaut à tant d'ouvrages. Même si j'ai eu de la peine pour les personnages (car on s'attache très facilement à eux), j'ai adoré ça. J'ai même adoré détester certains personnages. C'est dire combien Gabriel Katz a fait un excellent travail. Les thématiques abordées sonnent terriblement d'actualité : l'endoctrinement, ce qui est fait au nom de la religion, les mensonges, les manipulations, avec pour seul but de décrocher soit de l'argent, soit du pouvoir. C'est passionnant à suivre, de bout en bout.


Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette duologie, les yeux fermés. Seulement, prenez garde : vous devrez avoir l'estomac bien accroché face à ce qui vous attend. Mais soyez sûr que vous allez adorer ça ...

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