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Elle s’enveloppait dans sa robe de chambre quand elle entendit bouger en bas. À la recherche d’une arme pour se défendre, elle prit un flacon de laque, qu’elle pourrait pulvériser dans les yeux de l’intrus. C’est seulement en arrivant en bas de l’escalier qu’elle se rendit compte qu’elle aurait pu appeler la police avec le téléphone de l’étage.

La dernière marche craqua sous ses pieds.

« C’est toi, Aggie ? » fit une voix paresseuse dans le salon.

Charles Fraith !

« Tu aurais pu frapper ! s’emporta-t-elle. Tu m’as fait une de ces peurs !

— Et tu m’as fait un double des clés, tu te souviens ?

— Non. J’avais oublié que tu les avais encore.

— Franchement, Aggie, tu as une de ces têtes ! »

Se rappelant qu’elle avait la figure tartinée de crème et les cheveux enveloppés dans une serviette, elle eut un mouvement de recul, puis haussa les épaules. « Il va falloir faire avec, Charles. Tu veux un verre ? »

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Agatha regarda Mrs Laggat-Brown avec curiosité.

« On dirait que vous n’avez pas beaucoup apprécié la liberté que vous a procurée le divorce, Catherine. Dès que votre mari rapplique, hop ! c’est lui qui commande.

— Mais sans homme, on est tellement démunie ! C’est vrai : une femme qui n’a pas d’homme se sent si seule et si bête ! Les féministes peuvent bien dire qu’on n’a pas plus besoin d’homme qu’un poisson n’a besoin de vélo, ça m’a toujours paru plutôt stupide. Après tout, de quel droit parlent-elles au nom des poissons ? Les poissons pourraient très bien avoir envie de vélos, s’ils avaient le choix.

Elles n’en savent rien !

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Agatha avait oublié que Roy s'habillait de manière conventionnelle uniquement quand il travaillait pour certains de ses clients très vieux jeu.

Elle fut donc décontenancée de le voir apparaitre dans son séjour, prêt à sortir, vêtu d'une marinière noir et blanc et d'un pantalon moulant noir, le tout agrémenté d'un foulard rouge noué autour du cou.

"Tu vas sortir comme ça ?

- Où est le problème? Tu as dit qu'on allait dans un resto français, alors j'arbore un look français.

- Tu les as vus où, tes français ? Dans une caricature ?

Et quand tu vas manger chinois, qu'est-ce que tu portes ? Un chapeau conique par-dessus des nattes?

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Sans ses rêves, Agatha se retrouvait seule avec elle-même, c'est à dire une personne qu'elle n'aimait pas beaucoup, même si elle ne l'aurait jamais admis .

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Tomber amoureuse était la drogue d'Agatha .

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Tout était très calme. Pas de cris d’enfants ni d’odeurs de cuisine. Ça doit être cher, pensa-t-elle. Seuls les riches pouvaient se permettre le luxe du silence.

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Agatha était une femme riche, mais comme tous les gens qui ont de l’argent, elle était périodiquement frappée par le démon de l’économie, si bien qu’elle avait réservé un modeste hôtel du Quartier latin, à deux pas de Saint-Germain-des-Prés. Elle avait déjà vu tout ce qu’il y avait à voir dans la capitale française lors de précédentes visites ; cette fois elle voulait seulement s’asseoir à la terrasse des cafés pour regarder les passants, ou flaner sur les bords de Seine.

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Agatha ne se serait jamais doutée qu’il faille autant d’argent pour monter une agence de détectives. Nourrie de films dans la veine des adaptations de Raymond Chandler, elle avait supposé qu’il suffisait de rester assis derrière un bureau à attendre l’arrivée majestueuse d’une belle dame vêtue d’un chemisier à épaulettes. Ou quelque chose dans ce goût-là.

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Elle jeta un coup d’œil à son sac : il était à nouveau ouvert et son portemonnaie avait disparu.

Elle fixa d’un regard furieux l’homme qui s’était faufilé derrière elle. De taille moyenne, blanc, les cheveux noirs, il portait un jean et une chemise bleue.

« Dites donc, vous ! » fit-elle en avançant vers lui d’un pas menaçant.

L’homme descendit illico de la voiture et s’engouffra dans la suivante,

Agatha à ses trousses. Au moment où elle allait l’attraper, alors que la rame s’ébranlait, il força l’ouverture des portes et s’enfuit sur le quai, tandis qu’Agatha, qui n’avait pas la force d’en faire autant, était emportée vers la station suivante, furibonde.

Tout ça, c’était la faute du coiffeur. Un coiffeur parisien lui avait en effet affirmé qu’il n’y avait pas de délinquance du côté de Maubert à cause de l’immense commissariat. Elle reprit donc le métro en sens inverse, remonta en vitesse l’escalator et demanda où se trouvait ce fameux commissariat. On lui répondit qu’il était à deux pas.

C’était un affreux bâtiment moderne à l’entrée principale desservie par un escalier raide. Dégoulinante de sueur et d’irritation, elle fit irruption dans le hall. Une très belle jeune femme aux longs cheveux bruns était assise derrière une vitre blindée.

Agatha se lança dans le récit de son agression, certaine qu’on allait tout de suite la conduire dans le bureau d’un enquêteur, mais la jeune femme commença à l’interroger. Quelqu’un d’aussi jeune et joli aurait pourtant dû

céder la place à une personne douée d’un peu plus d’autorité ! pensa Agatha avec aigreur

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Ce boulot de détective était décidément difficile. Toutes ces questions qu'on oubliait de poser!

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