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Le directeur entra avec une radio à piles. "Je me suis que vous aimeriez écouter les informations. Ils prévoient un dégel pour ce soir. Ils espèrent que l'électricité sera remise en service d'ici là. Pauvre de moi, un tel gâchis de nourriture. Avec les congélateurs à l'arrêt, nous avons été obligés de jeter beaucoup de choses."

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Le matin suivant, Agatha se réveilla à l’hôpital d’Hadderton. La policière à l’air endormi, Trul, était assise à côté de son lit.

Agatha lutta contre les oreillers pour se redresser : « Bon alors, expliquez-moi ce qui s’est passé !

– Le type qui exploite la grande roue dit que le mécanisme s’est enrayé et qu’il est parti chercher de l’aide.

– Quoi ? C’est n’importe quoi ! L’inspecteur Jessop a été obligé de prendre des risques insensés pour descendre de cette foutue roue en plein orage, tout ça parce que nous étions bloqués dans les airs. »

La policière se leva : « Vous vous sentez suffisamment en forme pour faire une déposition ?

– Oui. Quel est le verdict des médecins ?

– Pas d’hypothermie. Mais peut-être un état de choc. Je vais chercher l’inspecteur-chef Peter Carroll. Il attend dehors. »

Carroll entra. « Bon, commencez par le commencement et racontez-moi avec vos propres mots ce qui s’est passé, dit-il en sortant un carnet.

– Et vous voudriez que j’utilise les mots de qui d’autre ? » répliqua sèchement Agatha. Elle décrivit de façon succincte comment la grande roue s’était arrêtée alors qu’ils étaient tout en haut. « Avant que l’orage occulte tout ce qui nous entourait, les lumières de la fête foraine se sont éteintes les unes après les autres. J’ai vraiment eu l’impression qu’ils fermaient pour la nuit et qu’ils allaient nous laisser là-haut, conclut-elle.

– Ça sera tout pour le moment, dit Carroll en refermant son carnet.

– Je peux m’en aller ?

– Ça, c’est entre vous et l’hôpital.

– Alors allez me chercher une blouse blanche ! »

Agatha expliqua à l’infirmière qu’elle voulait sortir, quitte à signer une décharge. Elle attendit un long moment que le médecin passe et qu’on lui apporte les nombreux formulaires à signer et, enfin, ses vêtements lui furent rendus. Ils étaient encore humides. Ils auraient pu les faire sécher, se dit Agatha avec mauvaise humeur.

Elle sortit de l’hôpital sous une pluie battante et attendit son taxi. Les jambes flageolantes, elle ne se sentait pas au mieux de sa forme, mais elle était bien décidée à rentrer à l’hôtel. Elle sortit les calmants qui lui avaient été prescrits et les jeta dans une poubelle à côté de l’entrée de l’hôpital. Agatha savait par expérience que prendre des calmants, c’était reculer pour mieux sauter.

De retour au Garden Hotel, elle fila directement dans sa chambre et se fit couler un bain. Elle resta un bon moment à tremper dans l’eau brûlante, se demandant si Francie avait été assassinée par des membres de sa famille qui auraient pu vouloir, en prime, essayer de mettre Jimmy hors d’état de nuire. Mais un peu plus tard, alors qu’elle se frictionnait avec sa serviette, elle se dit que cela n’avait aucun sens. Les forains devaient bien se douter que si un inspecteur avait trouvé la mort sur un de leurs manèges, la police leur aurait empoisonné la vie jusqu’à la fin des temps, sans compter qu’ils auraient été mis en examen pour homicide involontaire.

Elle se rendit compte qu’elle avait faim et que c’était l’heure du déjeuner. Elle descendit à la salle à manger.

Les autres finissaient juste leur repas. « Nous vous avons cherchée hier soir, lança le colonel.

– On m’a presque assassinée », répondit Agatha.

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