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Extrait

Extrait ajouté par Saya80 2021-10-06T15:17:57+02:00

Je grognai d’irritation contre la main qui me secouait doucement et me blottis davantage. Les secousses du matelas et un rire rauque percèrent le brouillard de sommeil qui m’enveloppait. Je poussai un soupir de frustration alors que le sommeil le plus merveilleux que j’avais connu depuis longtemps m’échappait. J’inspirai profondément, la délicieuse odeur de terre et de bois de Szaro m’emplissant le nez.

J’ouvris brusquement les yeux, me rappelant enfin que je dormais sur sa queue enroulée. De plus, dans ma torpeur, j’avais réussi à glisser mon bras autour de sa taille et à enfouir mon visage dans son cou. Je faillis m’éloigner à la manière paniquée des coupables.

Pourquoi diable le ferais-je ?

C’était mon mari. Il avait insisté pour que je dorme sur lui et il n’y avait rien de mal à profiter d’une bonne nuit de sommeil.

— Tu es sérieusement le meilleur matelas au monde, marmonnai-je en frottant mon visage sur les douces écailles de son cou avant d’essayer de me blottir encore un peu plus.

Szaro émit à nouveau ce rire joyeux avec une vibration sous-jacente, sa main caressant doucement mon dos.

— Je suis heureux de l’entendre, ma conjointe, dit-il d’un ton enjoué. Cela me fait vraiment de la peine de te réveiller, mais nous devons y aller. Je te promets de jouer à nouveau au matelas pour toi ce soir.

— Je te ferai tenir ta promesse, grommelai-je en me forçant à me lever.

Je m’étirai et frottai le sommeil de mon visage.

— Les autres sont allés jeter un coup d’œil aux Acales. Je vais aller voir comment les choses se passent pendant que tu t’habilles, dit Szaro.

Je hochai la tête et remis rapidement mon ensemble de chasse. Comme je n’avais pas apporté de peigne ou de brosse, je détressai mes cheveux, les humectai avec un peu d’eau provenant d’une bouteille dans mon sac à dos pour les hydrater et utilisai mes doigts pour les démêler autant que possible. Ensuite, je fis ma coiffure de chasse habituelle, une tresse française de chaque côté. Je venais de commencer à tresser le deuxième côté quand Szaro revint. Il m’observa avec une expression fascinée.

Lorsque j’eus terminé, il s’approcha et passa délicatement ses doigts sur les tresses.

— C’est magnifique et si parfaitement exécuté, dit-il pensivement. Comment y arrives-tu sans miroir ?

— La pratique, mon cher, dis-je avec un sourire suffisant. Les autres nous ont-ils abandonnés ?

— Non, mais ils sont sur le point de le faire, répondit-il d’un ton enjoué. Viens, ajouta-t-il en prenant ma main.

Une petite voix à l’arrière de ma tête me disait que je devrais probablement lui retirer ma main et ne pas me livrer à ce genre d’interactions tendres qui renforceraient notre lien. Mais je la fis taire. Quelque chose s’était passé la nuit dernière. Ou plutôt, il s’était passé quelque chose depuis notre cérémonie de mariage ordosien. La chasse d’hier et la nuit dernière n’avaient fait que le renforcer. J’ignorais si ce mariage pouvait fonctionner, ou même si je le souhaitais. Mais je ne voulais plus lutter contre ce qui se passait entre nous. J’allais laisser les choses suivre leur cours.

Lorsque nous sortîmes de la grotte, je fus choquée de voir que les autres étaient effectivement sur le point de nous abandonner. Je lançai un regard inquisiteur à Szaro.

— Ils vont partir en éclaireurs, expliqua-t-il. Toi et moi allons vérifier comment se portent certaines espèces vulnérables dans la région pour s’assurer qu’elles ne rencontrent pas de difficultés pendant la saison des naissances.

— J’approuve ce plan ! dis-je, l’excitation bouillonnant en moi.

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