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Bibliothèque de ahmelimelo : Liste d'Or

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LE CASSE LE CASSE
Janet Evanovich    Lee Goldberg   
Pour sortir, la tenue favorite de Kate O'Hare était un coupe-vent bleu avec, dans le dos, le sigle du FBI en lettres jaunes, sur un tee-shirt noir classique avec un gilet en Kevlar assorti. Un ensemble seyant dans n'importe qu'elle situation, notamment avec un jean et agrémenté d'un Glock. A trente-trois ans, l'agent spécial Kate O'Hare détestait se sentir désarmée, donc vulnérable, surtout pendant le travail, ce qui lui interdisait en théorie toute mission d'infiltration. Ce n'était pas un problème pour quelqu'un qui préférait le style "rentre dedans" des opérations de maintien de l'ordre. En cet après-midi d'hiver à Las Vegas, par trente-cinq degrés à l'ombre, elle fit une entrée remarquée à la clinique St. Cosmas, dans son attirail de prédilection, suivie d'une dizaine d'hommes en tenue similaire.

par tekyla
Avec des si et des peut-être Avec des si et des peut-être
Carène Ponte   
J'ai le sentiment de m'être une fois de plus fait avoir par un titre trop aguicheur. C'est un peu de ma faute. J'ai souvent la fâcheuse manie de ne me fier qu'à des titres sans chercher à en savoir un peu plus sur le roman au préalable. Pourtant, les jolis titres ne payent pas toujours et Avec des Si et des Peut-être en est le parfait exemple.

Le roman se contente en grande partie de reprendre les codes de base de la chick lit, sans rien apporter de nouveau hormis une touche de fantastique qui ne prend pas vraiment. Cette parenthèse farfelue qui ne dure qu'un quart du roman aurait mérité d'être plus approfondie.

Du reste, on se retrouve la plupart du temps avec toute une horde de clichés et stéréotypes à se mettre sous la dent. De Max, la protagoniste elle-même qui, prof de français, trouve que les jeunes sont forcément de profonds idiots qui n'aiment que Maître Gims et Stromae, en passant par sa colocataire, végane et militante indéfectible ou par Julien, le frère homosexuel avec qui la famille – très ouverte – n'a jamais eu de problème. Bien sûr, Maxine (pardon, Max, elle n'aime pas Maxine), fantasme sur son chef, le directeur du collège où elle bosse, et la seule vue de celui-ci fait même « se dissoudre sa culotte ». Pas de chance cependant, car il semble l'ignorer et elle, ne rencontre que des hommes étranges aux métiers idiots et affligeants de bêtise. Bref. Vous aurez saisi l'idée.

J'aurais du mal à dire que ce livre est un mauvais roman, il plaira sans doute aux lecteurs qui auront envie d'une lecture légère et sans prise de tête, aux amateurs de romance un peu mièvre mais qui finissent bien, aux fans de happy ends pleines de bons sentiments. Dommage, je ne fais partie de ces quelques catégories qu'avec quelques exigences, et Avec des Si et des Peut-être est pour moi, d'une banalité bien trop insipide.

https://libellulelivresque.wordpress.com/2018/07/02/avec-des-si-et-des-peut-etre-de-carene-ponte/

par x-Key
Les Lettres de Rose Les Lettres de Rose
Clarisse Sabard   
Avis complet : http://vibrationlitteraire.com/2016/09/11/20160911les-lettres-de-rose-de-clarisse-sabard/

C’est bien la première fois que ça m’arrive depuis des années : un coup de foudre livresque !
J’ai bien eu des coups de cœur, des livres que je n’oublie pas. Mais le dernier doit remonter à la saga Harry Potter, tout simplement.

Nous plongeons dès les premiers chapitres de ce roman au cœur d’une histoire familiale remplie de secrets ponctuée d’une quête d’identité à vous couper le souffle.

Dès les premières pages de ce roman, j’ai été totalement happée par l’histoire de Lola. Nous alternons entre le point de vue de Lola qui cherche la vérité et l’histoire de ses aïeux, remontant alors dans le temps jusqu’en 1910, passant bien évidemment par les deux guerres mondiales. Des petites pauses récapitulatives nous permettent de garder un bon rythme dans l’intrigue. De ce fait, on ne se perd pas dans l’abondance de secrets révélés. Il n’y a aucune longueur. J’ai été régulièrement surprise par des révélations constantes dans le récit.

Tous les personnages principaux comme secondaires sont décrits avec minutie tout comme l’univers de sorte que l’on se confond parfois avec les protagonistes, vibrant au rythme de leurs péripéties.

Le suspense est constant. L’intrigue est tellement bien ficelée que les pages se tournent toutes seules, tellement avide que j’étais de découvrir la vérité sur l’histoire de Lola et de ses aïeux. Je me suis surprise à éprouver une admiration certaine pour les grandes dames de cette histoire, fortes et déterminées, cachant leurs faiblesses à n’importe quel prix.
C’est simple, avec ce roman, j’ai appris à cuisiner, à faire le ménage et à marcher tout en lisant tellement je ne pouvais plus m’en séparer ! J’ai été véritablement impressionnée par l’emprise que cette histoire a eu sur mon quotidien !

Les mauvais choix des uns et des autres se succèdent et, de ce fait, les drames aussi. L’humour rafraîchissant de Tristan et sa complicité avec Lola allègent bien la tension qui montent un peu haut parfois !

L’interne en psychiatrie que je suis a jubilé ! Une maladie psychiatrique est en effet évoquée à un certain moment avec justesse et brio. En effet, l’auteure avait même habilement posé les antécédents familiaux juste avant pouvant justifier l’apparition soudaine de cette pathologie. Bravo ! Enfin une auteure qui sait de quoi elle parle et qui n’en fait pas trop !

Ce livre est un coup de foudre littéraire. Je ne trouve pas d’autre mot pour le qualifier. Les mots de Clarisse Sabard s’insinuent dans votre cœur et vos entrailles et vous arrachent un perpétuel sourire. Je suis passée par un tas d’émotions indescriptibles en découvrant cette histoire. Je dois avouer qu’il en est presque douloureux d’abandonner ces personnages si brutalement.
J’ai donc été ravie de voir à la fin que l’histoire de l’adoption de Lola était disponible gratuitement sur le site des éditions Charleston !Ce préquel est écrit du point de vue de la mère de Lola. Il relate le moment où elle a pu rencontrer Lola pour la première fois à l’orphelinat. Lire ce court préquel de 17 pages m’a permis de quitter doucement les personnages qui m’avaient tant fait vibrer. J’ai ainsi pu mettre un point final à cette magnifique histoire qui m’a transporté durant de nombreuses heures de lectures.

Les lettres de Rose est un roman qui tient à la fois du genre historique, de la saga familiale et de la romance en mettant en scène une héroïne attachante en quête de son identité dénichant les sombres secrets de ses origines en remontant jusqu’à son arrière-grand-mère, passant à travers les guerres mondiales et les générations et s’épanouissant au décours dans un petit village pittoresque où elle fera une bien belle rencontre…

par Mayumi
La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver La Passe-miroir, Livre 1 : Les Fiancés de l'hiver
Christelle Dabos   
Une lecture enthousiasmante !!

J'ai mis du temps pour lire ce livre, pour différentes raisons, et je ne regrette pas de ne l'avoir découvert que maintenant, alors que je profite enfin de vacances, après de longs mois de travail : j'ai pu le lire à mon aise, presque d'une traite, et en profiter sans être dérangée.

Christelle Dabos a l'âme d'une romancière, une vraie, de celles (et de ceux) qui sont si rares. Elle maîtrise absolument tout : l'écriture (même les ornements de son style - dérives que je ne goûte guère d'habitude, subissant ce genre d'excès en grinçant des dents - sont en totale harmonie avec la magie du monde et les paradoxes de son héroïne, enfin... anti-héroïne, quel défi si brillamment relevé !) l'intrigue, ses personnages, le monde décalé.

J'adore l'écharpe !!!
(désolée, il fallait que ça sorte, alors j'ai cédé ^_^)

Je suis admirative de la manière dont l'auteur a réussi à créer une ambiance si personnelle, si envoûtante qu'il est impossible d'y retrouver des références. De nombreux auteurs (parfois très distrayants et maîtrisant parfaitement leur exercice) ne font que surfer à l'envi sur les thèmes porteurs. Les résultats sont bons, parfois même excellents, mais il n'y a jamais cette magie, cette possible immersion, où le sens critique part au placard (avec l'écharpe, par exemple <3). Mais par bonheur, quelque fois, la magie de l'écriture est là : l'auteur semble s'être si bien approprié les thèmes qu'il a choisi d'exploiter que l'on oublie qu'ils aient jamais été traités avant...

J'ai donc lu ce livre d'une traite ou presque, captivée par cette facilité de lecture - celle qui cache toujours un travail colossal. Aucun effort n'est demandé au lecteur, il peut se laisser bercer, sachant que tout viendra à point : les surprises, les justifications, les révélations.

Le style est incroyablement évocateur. Je suis en générale très hermétique aux descriptions : mon esprit décroche, je ne suis plus, mon regard décolle, il peut m'arriver de mollir, de reposer le livre / mon kindle...
Les descriptions de ce livre, nombreuses et courtes, sont remarquables de poésie et d'efficacité : en quelques mots choisis l'auteur fait jaillir une scène, des images, de la lumière, beaucoup de jeux d'ombres et de lumière, des visages... On s'y croirait ! C'est un grand talent de pouvoir ainsi permettre au lecteur de s'évader sans peine dans un monde imaginaire, comme s'il passait la tête à travers sa page ou son écran, un peu comme à travers un miroir...
(n'oubliez pas votre écharpe, on peut s'enrhumer facilement en plongeant le nez comme ça n'importe où)

Une des faiblesses récurrentes du roman "fantastique" (je mets tout l'imaginaire décalé dans cette rubrique : fantasy, urban-fantasy, steam punk, dystopie, uchronie, conte, SF, fantastique, surnaturel) est d'apporter avec une certaine lourdeur, ou du moins un manque d'élégance, les aspects décalés du monde - ces éléments qui vont permettre au lecteur d'apprécier le décalage entre le monde de l'auteur et le nôtre, et de profiter ainsi pleinement du récit. Parfois il y en a trop d'un coup (le fameux "info-dump" !) ou pas assez (on n'y comprend rien) ou trop tard (on n'est déjà plus là ou alors franchement énervé :( ). Ou alors, le roman s'appuie sur d'autre récits du même genre, alors c'est très clair ; si clair d'ailleurs que ça a de fortes chances d'être assez ennuyeux, parce que déjà vu mille fois (pas toujours cependant, grâce au miracle de la grâce de l'écriture... :) ).

Bon, tout ça pour dire que Christelle Dabos est une championne !! Je suis épatée par sa maîtrise, sa manière d’amener sur la pointe des pieds et avec une discrétion impalpable (l'écharpe peut aller se rhabiller, on parle d'un voile impalpable, là !) les informations nous permettant de nous immerger peu à peu dans son monde : c'est tout simplement du grand art !
Oui, parce que c'est difficile. Très difficile. Difficile du genre presque impossible.
Et que le résultat permet une lecture exquise, avec juste ce qu'il faut de questionnements ("c'est qui celle-là ? " "ça sert à quoi ça ?" "et comment ça se fait que ?") pour apprécier l'explication qui vient sans heurts, juste à temps, ni trop tôt ni trop tard.

De même les capacités "magiques" des personnes dotées de magie ne sont-elles pas exhibées comme des trophées, mais seulement vaguement exposées avant d'être mises en scène aux moment opportuns, jusqu'à l'apothéose finale...

Les personnages (mon grand point de sévérité) sont à l'image du reste : excellents.
Presque stéréotypés au départ pour beaucoup (ce n'est pas une critique, ce procédé me semble au contraire à privilégier dès lors que l'on sait faire évoluer ses personnages) certains nous étonnent alors que le roman se poursuit : Ophélie bien sûr, qui ne révèle bien plus héroïque que son départ chancelant, enrhumé, nauséeux, récalcitrant, ne l'aurait laisser croire. Et l'incroyable tante de Thorn ! Et le petit chevalier que l'on ne cerne toujours pas, mais qui fait froid dans le dos, les personnages secondaires, tout droit sortis de contes de fées pour certains (les vrais, ceux qui font peur)...

Il est rare de voir réunies tant de qualités littéraires chez un même écrivain : l'art d'écrire (je ne parle pas seulement du style, qui semble tant signifier pour un certain type de lecteurs français, mais de l'amenée des choses), l'imagination, la clarté, la faculté à évoquer des images terriblement vivantes et des personnages vrais, plausibles, complexes, humains tout simplement.
Et quand on a la chance de trouver cette harmonie, on le lâche pas !
Je suis sur les starting-blocks pour le tome 2, Christelle, c'est quand vous voulez ! XD


par milabette
La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune La Passe-miroir, Livre 2 : Les Disparus du Clairdelune
Christelle Dabos   
Les livres de Christelle Dabos méritent plus que le Diamant.
Que dire de ce livre à part que je regrette de l'avoir refermer aussi vite, que j'attend la suite avec impatience et que je vais très certainement me relire ces deux tomes de nombreuses fois d'ici la sortit du prochain, comment ne pas parcourir cet univers incroyable encore et encore et dire qu'on va avoir le droit à deux autres perles de ce genre (peut être plus).
Il se passe tellement de chose pour notre chère Ophélie dans ce tome, impossible d'en faire un résumé ou de dire ce que j'ai préféré (en même temps j'ai tout aimé donc...).
Gros coup de cœur pour Thorn.

Le troisième est en cours de rédaction et même si je suis impatiente, Christelle peut et doit prendre son temps, mais son imagination est tellement magique qu'on ne risque pas d'être déçu.