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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:52:14+01:00

— Qu’est-ce que tu offres à Jay à Noël ? demandai-je à Liam alors que nous pêchions dans notre endroit secret.

Nous avions eu de la chance et attrapé deux vivaneaux de bonne taille, un peu plus tôt, mais ça mordait peu depuis.

Liam s’était remis de son coup de soleil et se trouvait complètement à l’ombre. Jamie m’avait acheté un parasol pour le bateau, et j’avais reçu des instructions strictes de ne plus faire frire mon meilleur ami, donc je l’avais installé dans l’un des porte-cannes et l’avais orienté au-dessus de Liam.

— Je lui ai pris un bon d’achat chez un magasin où il aime acheter des vêtements, répondit Liam avec désinvolture.

— Mais quoi d’autre ? demandai-je, désespéré de trouver des idées.

J’avais besoin d’acheter quelque chose pour Vinnie et je ne voulais pas que ce soit naze. Il fallait que Vinnie puisse ouvrir quelque chose le matin de Noël. Il m’avait parlé des Noëls passés, dans sa famille, et l’ouverture des cadeaux était le moment le plus important. N’ouvrir qu’une enveloppe n’était pas assez excitant.

— Rien, répondit Liam. De quoi d’autre aurait-il besoin ?

Je lui lançai un regard appuyé.

— Tu vas avoir des ennuis, prédis-je.

— Quoi ? Pourquoi ?

Je hochai la tête sagement.

— Un bon d’achat ? C’est tout ? Non, non. Je te le dis, Liam, tu dois lui prendre autre chose, en plus du bon d’achat. Tu as besoin d’un truc personnel. Tu as besoin d’un truc qui dise : « Je t’aime ». Tu as besoin d’un truc romantique.

— Et comment sais-tu tout ça ? se moqua-t-il.

Il avait besoin que je lui fasse un dessin ?

— Mec, j’ai eu plus de copines que toi. J’ai eu de multiples copines à satisfaire à Noël. J’ai de l’expérience. J’ai déjà vécu ça. Le cadeau doit être personnel et réfléchi, ou tu auras des problèmes.

— Mais Jay est un mec, pas une fille. Les bons d’achat, ça convient aux mecs, rétorqua Liam.

Je ne dis rien.

— Les bons d’achat ne conviennent pas à Jay ? demanda-t-il, surpris.

Je gardai un visage impassible.

— Jay veut plus que des bons d’achat ? ajouta-t-il.

Son ton semblait inquiet.

Je tournai la tête et observai l’horizon. Je le laissai réfléchir à ça tout seul.

— Merde. Jay veut plus que des bons d’achat, déclara-t-il avec étonnement. Merde. Qu’est-ce que je vais lui acheter, alors ?

Je soupirai.

— J’en suis là aussi.

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Extrait ajouté par Sleepwxlker 2018-09-27T22:34:34+02:00

— Vin, le fait que tu sois gay n'était pas vraiment un secret, donc je le savais avant d'accepter de te laisser emménager. Si tu veux ramener un mec à la maison, tu es le bienvenu, tant que tu es responsable de lui. Si le téléviseur disparaît le lendemain matin, alors je te demanderai de le remplacer. Tant que tu ne t'envoies pas en l'air sur le canapé ou là où je peux vous voir, alors ça me va.

À ma grande surprise, Vinnie glissa la main dans le sac à dos qu'il avait apporté avec lui et en sortit un cahier et un stylo. Il fit tourner les pages jusqu'à en trouver une vierge, puis griffonna d'une écriture étonnamment soignée : « Les Règles de Vie Chez Aaron ». Je geignis.

— Vraiment ?

Ilm'ignora et écrivit en dessous : « Nº 1 : Ne pas s'envoyer en l'air sur le canapé ».

Ma bouche tressauta.

— Est-ce que je dois te dire de ne pas faire pipi dans l'évier de la cuisine, aussi ?

Il ne leva pas les yeux de son cahier. Son stylo continua à parcourir la page.

« Nº 2 : Ne pas laisser les coups d'un soir prendre la télé. Nº 3 : Ne pas faire pipi dans l'évier de la cuisine. Note : Demander si faire pipi dans le lavabo de la salle de bains est acceptable. »

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:59:05+01:00

— Mais qu’est-ce que je vais dire aux gens ?

— Comment ça ?

Je haussai les épaules.

— S’ils me demandent si je suis célibataire ? Tu sais. Comme quand les mecs au boulot demandent « Est-ce que tu as une copine ? ». Ou que tu es invité à une fête et qu’ils veulent savoir si tu es avec quelqu’un ?

Liam m’observa comme s’il me manquait des informations vitales pour pouvoir fonctionner en tant qu’être humain. Il tourna la tête avant de répondre lentement :

— Tu leur dis que tu es avec Vinnie.

— Mais alors ils penseront que je suis gay.

Quelle que soit la façon dont nous abordions le sujet, c’était un gigantesque obstacle pour moi. Je m’étais dit que je me fichais que Liam soit gay ou non.

Cela ne me dérangeait aucunement d’avoir des amis gays. J’avais même un petit ami gay. Mais que j’aborde la question avec logique ou avec émotion, je n’étais pas à l’aise à l’idée que les gens supposent que j’étais gay aussi. Liam aurait pu se fâcher à mon commentaire. Il aurait pu se jeter à l’eau et nager jusqu’à la côte, tant pis pour les requins. En admettant que je ne voulais pas que les gens pensent que j’étais gay, je l’insultais, lui, son petit ami et la majeure partie de nos amis.

Mais Liam se contenta de hocher la tête et de m’offrir une grimace compatissante.

— Oui. C’est ce qu’ils penseront.

Dix-huit mois plutôt, Liam était passé par l’étape de son « coming out » à sa famille. Il savait de quoi il parlait. Cette fierté que vous ressentez quand vous vous dites que vous êtes un homme ? Quand vous réparez ce robinet qui fuit ou changez l’huile de la voiture, que vous tondez le gazon à un millimètre près de ce que vous souhaitiez, vous prenez du recul et vous vous félicitez d’être un homme. La société nous apprend subtilement que les hommes gays ne sont pas tout à fait des hommes. Ils sont tournés en ridicule, moqués, rabaissés. Peu importe que vous fassiez un mètre quatre-vingt-quinze et que vous soyez tout en muscles, si c’est vous qui la prenez, vous êtes un moins que rien. Si vous aimez sucer des queues, alors vous ne devriez pas être autorisé à vous sentir fier de ces activités masculines.

— Comment est-ce que tu as fait ? demandai-je doucement.

— J’ai frappé beaucoup de gens, répondit-il en souriant malicieusement.

Je fus forcé de lever les yeux au ciel. Liam, qui ne s’était jamais battu de sa vie avant de rencontrer Jamie, avait fini par le faire de nombreuses fois pour son petit ami.

— Mais n’as-tu pas ressenti le besoin de défendre ton choix ? demandai-je.

Il conserva son sourire.

— Ça n’a jamais été un choix pour moi, Aaron. Je n’ai jamais dû choisir entre être gay ou ne pas l’être. Je ne me suis jamais assis de manière consciente pour décider un jour de transformer toute ma vie parce que je voulais être gay. J’ai fait certains choix. J’ai choisi d’arrêter de laisser ce que pensaient les gens de moi affecter ma vie. J’ai fait le choix d’arrêter de me cacher. J’ai fait le choix de décider que Jay était plus important pour moi que ma famille, ma carrière et mes amis. Mon choix, ça a été d’arrêter de faire semblant et de commencer à vivre.

Je me moquai de lui.

— Tu n’as pas eu à abandonner ta famille, ta carrière ou tes amis. Nous sommes tous encore là.

Liam acquiesça.

— Oui. Mais c’est un risque que j’ai pris. Mon père se comporte toujours de façon vraiment bizarre et maman me sermonne encore parfois tristement, en me listant toutes les choses que je loupe en n’étant pas père. Rien ne pourra faire en sorte que ces relations redeviennent ce qu’elles étaient avant. Et pour ma carrière ? Je ne sais pas. Certaines personnes me traitent différemment à cause de ça. Je louperai probablement plusieurs promotions dans ma vie à cause de ça. Je l’ai accepté. C’est un coût acceptable pour le prix d’aimer Jay.

Bon sang. Voilà où je coinçais. Est-ce que Vinnie en valait la peine ?

— Aaron ? Je veux que tu réfléchisses à une chose pour moi. C’est une chose que m’a dite mon frère Dale, donc il m’a fallu un moment pour y voir la vérité. Parce que personne ne veut admettre que son frère aîné a raison.

Je ricanai. C’était vrai. Liam continua.

— Il m’a dit, peu après que j’ai informé ma famille que je sortais avec Jay, qu’être gay ça ne concerne pas le sexe. Cette sexualité existe indépendamment de la personne avec qui tu sors.

Je fronçai les sourcils.

— Comment est-ce que ça ne pourrait pas être une question de sexe ? C’est ton orientation sexuelle.

Il afficha un visage pensif.

— Il m’a fallu un moment pour comprendre aussi. Parce que pour certaines personnes, ça concerne le sexe, et le sexe embrouille tout. Tu es gay, donc tu as des relations sexuelles gays. Mais Dale m’a dit ensuite « si, pour une raison quelconque, je ne pouvais plus avoir de relations sexuelles avec Jay, voudrais-je toujours être avec lui ? ».

Cette pensée tonna dans mon esprit et en un clin d’oeil j’appliquai cette phrase à ma propre situation. Si je ne pouvais plus coucher avec Vinnie, voudrais-je toujours être avec lui ? Cette pensée était si énorme que mon esprit eut du mal à en envisager toutes les implications. Liam continua à parler doucement et je suivis ce qu’il disait, voyant les parallèles entre Liam et Jamie, et Vinnie et moi.

— Si je ne pouvais plus coucher avec Jay, je l’aimerais toujours. Mon amour ne concerne pas son corps ou la façon dont il fait l’amour. Le sexe est une célébration de notre amour. Mais notre amour est une chose indépendante du sexe. Il s’agit de camaraderie et du fait de vouloir être avec cette personne. Il s’agit de partager tes peurs les plus profondes, des dîners sans fin, et des câlins merveilleux. Il s’agit de s’engager et d’accepter d’être avec cette personne, peu importe ce qu’il arrive. Si Jay tombait malade et mourait, je resterais avec lui jusqu’au bout, même s’il était incapable de me satisfaire sexuellement. Si Jay devait déménager en Amérique pendant un an et que je ne pouvais pas y aller aussi, je resterais avec lui, même si notre relation ne serait plus sexuelle pendant ce temps. Parce que notre relation ne concerne pas seulement le sexe. C’est quelque chose de plus.

Je réfléchis à ma relation avec Vinnie. C’était plus que ce que nous faisions simplement dans mon lit. C’était beaucoup plus. Nous partagions nos rêves et nos peurs, nous étions ensemble pour nos repas et nos moments en famille, nous partagions une proximité physique. Nous avions tout ce dont Liam venait de parler. Vinnie et moi partagions une relation : il m’embrassait sur la joue avant que je parte au travail le matin, je lui envoyais un e-mail au déjeuner avec les dernières blagues du bureau, et aucun d’entre nous ne faisait quoi que ce soit sans consulter l’autre. Vinnie m’envoyait un message pour me dire s’il passait faire des courses en rentrant et me demandait si je voulais quelque chose. Je lui disais si j’organisais une virée pour pêcher le lendemain, à moins qu’il ait quelque chose de prévu. Il m’invitait aux fêtes auxquelles il était invité et je l’informais si je rentrais tard du travail.

Merde. Nous étions déjà comme un couple marié, mais cela ne ressemblait en rien à ce que j’avais envisagé. Il n’y avait aucune dispute, aucun besoin d’abandonner quoi que ce soit pour que la relation fonctionne. Il n’y avait pas de problème de partenaire voulant plus de sexe, parce que Vinnie était aussi excité que moi. Il n’y avait pas de compromis à faire, hormis celui d’essayer de cuisiner mieux, parce qu’il commençait à en avoir marre de mes talents culinaires médiocres, et de m’intéresser plus au football que je ne l’avais jamais fait auparavant.

Étais-je amoureux de Vinnie ?

Je dévisageai Liam.

— Alors qu’est-ce que je fais ?

Mon existence venait d’être bouleversée. Si j’aimais Vinnie, alors j’allais devoir faire de grands changements dans ma vie. D’énormes changements.

Des changements gigantesques.

Quand nous avions seize ans, Liam avait eu un accident de voiture. Il avait failli y perdre sa jambe et la vie. Il avait passé deux ans à réapprendre à marcher. Je l’avais observé faire avec admiration, ce meilleur ami qui avait eu le courage de se remettre et de continuer à vivre sa vie. J’avais pensé que c’était la chose la plus courageuse que personne n’ait jamais faite.

Mais soudain, je compris que j’avais tort. La chose la plus courageuse que Liam avait faite, c’était de reconnaître que son chemin n’était pas celui que tout le monde attendait de lui, puis d’effectuer ces changements pour que son bonheur se réalise.

Le regard de Liam se posa sur moi et je vis la profondeur de sa force et de son courage, ainsi que la douleur qu’il avait endurée. Puis son sourire réapparut et je me rendis compte que, pour lui, tout cela en avait valu la peine.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:53:54+01:00

Vinnie devint très silencieux et refusa de me regarder, mais il affichait une expression flagrante. Il n’était pas content. Quand une femme cesse de vous parler, vous allez avoir des problèmes. Mais si un homme gay arrête de vous parler ?

Je savais quoi faire. J’avais eu assez de copines en colère contre moi. Je connaissais toutes les étapes : m’excuser, faire marche arrière, entamer une conversation conciliante.

— Vinnie, je suis désolé. Vraiment.

Première étape.

— Je ne le pensais pas vraiment. J’ai réagi sous le coup de la surprise. Je n’étais pas sûr de ce que je disais.

Deuxième étape. Maintenant, la troisième.

— J’ai besoin d’y réfléchir. Je ne dis pas non. Je dis juste qu’il faut que je fasse le tri dans mes pensées.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:50:23+01:00

Je m’ennuyais sans lui. Nos discussions matinales me manquaient. Quand la mi-journée arriva et qu’il n’était toujours pas rentré, je lui envoyai un message sur le ton de la plaisanterie.

Je peux t’envoyer ton adresse si tu l’as oubliée ? Dis-moi juste si tu es encore vivant et je pourrai retourner couper la pelouse.

Je n’eus pas longtemps à attendre après ce message. Il me répondit presque aussitôt.

Ne touche pas à mon gazon !!!!!!

Je me dis que six points d’exclamation, c’était peut-être un peu excessif, mais au moins il me parlait encore. Je ris et courus vers la cabane de jardin. Je sortis la débroussailleuse dont il se servait pour couper l’herbe, la posai sur la pelouse et en pris une photo rapide.

Sa réponse arriva encore plus vite.

NE TOUCHE PAS À MON GAZON !!!

Je pensai que l’absence de six points d’exclamation était compensée par l’utilisation de majuscules. J’attendis délibérément dix minutes avant de lui écrire de nouveau.

Hmm. Merde. On devra sans doute acheter un autre plant de tomates avant que papa ne revienne.

Le téléphone indiqua immédiatement qu’il était en train de taper un message. Celui-ci ne fut pas aussi développé cette fois.

Vinnie !

Encore dix minutes et j’entendis s’ouvrir la porte du garage. Mon homme était rentré.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:45:34+01:00

À ma grande surprise, il tendit la main et passa son bras autour de mes épaules. J’étais triste de porter un T-shirt, donc nos peaux ne se touchaient pas, mais j’acceptai immédiatement son offre de réconfort et glissai mes bras autour de sa taille. C’était un contact non-sexuel.

Globalement.

De son côté.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:44:57+01:00

— Salut. Que puis-je vous offrir ?

Une pipe ? Une branlette ? Des baisers enflammés ? Merde.

— Euh… vous me recommandez quelque chose ?

Trop naze …

Mais il me sourit.

— Quelque chose pour vous ou pour votre ami ?

Ça, c’était une invitation.

— Non. Il est là-bas en train d’essayer de décrocher un rencard. Je suis ici. Et je cherche un truc à boire. Et un rencard.

À ma grande surprise, ça fonctionna.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:43:48+01:00

— Réceptionniste ? répéta Aaron, surpris.

Ils étaient tous surpris. Comme si un mec ne pouvait pas être réceptionniste.

— Comment as-tu trouvé ce boulot ?

Je haussai les épaules.

— Je cherchais un travail et celui-là nécessitait une « personnalité pétillante », d’être poli au téléphone et de bonnes compétences informatiques. Donc j’ai postulé.

— Mieux vaut toi que moi, remarqua Aaron. Personne ne m’a jamais dit que j’étais « pétillant ». Je dois manquer de bulles.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:43:04+01:00

J’avais emballé mes affaires dans des cartons toute la semaine. Il n’y avait pas grand-chose. Vendredi après le boulot, Frankie et Elsie m’avaient aidé à mettre les cartons, les sacs et les cadres de photos dans ma voiture. Maman et Tata Christa m’avaient serré dans leurs bras, en larmes, et j’étais parti. Au moins à un quart d’heure de la maison.

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Extrait ajouté par Moridiin 2019-01-19T20:41:42+01:00

Je ne suis pas gay. Ça ne me dérange pas que vous pensiez que je le suis. Mais histoire d’être clair ? Je ne suis pas gay.

Je n’ai aucun problème avec le fait d’être gay. Mon meilleur ami Liam a admis qu’il aimait les mecs – et bon sang, il lui a fallu des années pour s’en rendre compte – et je n’ai aucun problème avec ça. Cependant, ce n’est pas parce que je n’ai pas de problème avec le fait d’être gay que je le suis. C’est bien d’être gay.

Je veux dire, je respecte la sexualité des LGBT, donc ils peuvent respecter la mienne. Ma sexualité, c’est hétéro. 100% du temps.

Ou peut-être 99%.

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