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Bibliothèque de alapage : Je suis en train de lire

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L'année du lion L'année du lion
Deon Meyer   
Totalement captivant.
Tout d'abord la construction : Roman présenté sous forme de mémoires avec des chapitres courts, alternant les points de vue entre les différents personnages et des moments de narration. Roman très documenté et précis, très rythmé, pas de temps mort tout le long des 600 pages.
Ensuite l'histoire. Thriller post-apocalyptique mais pas que.
La relation entre père et fils, les relations tout court, l'humanité en général et beaucoup de pensées philosophiques (à laquelle adhérer celle de Storm, du Pasteur ou celle de Domingo ?) et s'y joignent des visions politiques différentes ainsi que la religion qui s'y mêle…
Au final une intrigue addictive, une écriture accrocheuse, un thème qui donne à réflexion, un roman intense et hyper captivant jusqu'à la fin et j'ai adoré la façon de Déon Meyer d'annoncer les choses et d'expliquer ensuite, suspense garantie ;)

par fan06
La Mariée était en blanc La Mariée était en blanc
Mary Higgins Clark   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2018/11/27/la-mariee-etait-en-blanc-mary-higgins-clark-alafair-burke/

J’ai souvent envie de réconfort, et plus particulièrement lorsque les jours raccourcissent et que les arbres perdent leurs feuilles. Et en ce moment, le réconfort, je le trouve en me plongeant dans des livres réconfortants. Et en ce moment, mes livres réconfortants sont des Mary Higgins Clark.

Donc, après Noir comme la mer, j’ai emprunté un autre Mary Higgins Clark à la bibliothèque, sous l’œil sceptique des autres bénévoles qui ne veulent plus du tout lire cette autrice, m’ont-elle dit. Je suis repartie avec La mariée était en blanc coécrit par Mary Higgins Clark et Alafair Burke – enfin plutôt écrit par Alafair Burke et corrigé par Mary Higgins Clark.

La mariée était en blanc est la seconde aventure « coécrite » par les deux autrices. J’ai d’ailleurs lu la première, L’affaire Cendrillon. Depuis deux autres sont parues, Le piège de la Belle au bois dormant, La reine du bal et va sortir dans quelques jours De si belles fiançailles. Chacun de ces livres met en scène Laurie Moran, productrice de Suspicion, programme de téléréalité qui revient sur des cold cases avec la participation des proches des victimes. Laurie Moran est un personnage qui est apparu dans un autre roman de Mary Higgins Clark, Le bleu de tes yeux (comme ça, vous savez tout et vous pouvez lire les histoires dans l’ordre si cela vous tente).

Dans La mariée était en blanc, l’équipe de Suspicion s’intéresse à la disparition d’Amanda Pierce, quasiment la veille de son mariage dans un grand hôtel de Palm Beach. Cinq ans auparavant, les médias avaient beaucoup parlé de La mariée envolée, une belle fille, héritière d’une riche famille et qui avait vaincu une forme de cancer. Mais depuis, aucune nouvelle. Des soupçons, oui, surtout depuis que celui qui devait se marier avec Amanda a épousé sa meilleure amie…

L’intrigue est intéressante. Et la lecture plaisante. J’ai passé un bon moment, mais je suis un peu déçue par la fin. Mais dans tous les cas, ce roman fait bien le job, j’ai vraiment apprécié de me plonger dans cette histoire. Et c’est ce dont j’avais besoin.
LA CLÉ DU COEUR LA CLÉ DU COEUR
Kathryn Hughes   
Quand le destin tragique d’une femme
en bouleverse une autre des décennies plus tard

Dans les années 1950 près de Manchester, la jeune Amy vit mal la mort de sa mère, et le fait que son père vienne d’avoir un enfant avec une autre femme. Sur un coup de folie, elle embarque le bébé avec elle dans la rivière. Les deux sont sauvés à temps, mais sa belle-mère exige qu’elle soit envoyée dans un asile de fous nommé Ambergate. Elle y est prise d’affection par un médecin qui comprend tout de suite qu’elle n’est pas folle. Un soir, lors d’une balade avec lui, les choses dérapent, et peu de temps après, Amy découvre qu’elle est enceinte. Le docteur a déjà été muté, et aucune religieuse sur place ne la croit car le docteur est censé être stérile. À la naissance de son fils, on lui fait croire qu’il est mort-né.

Quarante plus tard, Sarah commence à fouiller les décombres d’Ambergate dans le but d’écrire un livre. Elle retrouve une valise abandonnée qui contient une lettre adressée à une certaine Amy lui révélant qu’on lui a menti : son fils est vivant et a été adopté. Pour Sarah, il n’y a qu’un choix : tenter de retrouver cette Amy pour lui révéler cette vérité endormie depuis des décennies.

par lehane
Reste avec moi Reste avec moi
Ayobami Adebayo   
Je viens tout juste de fermer le livre et de sécher mes larmes au moment où j'écris cette critique.

Si ce roman m'a tout d'abord attiré par sa couverture et son résumé, j'ai été pris dans un tourbillon d'émotion et de rebondissement que je n'avais pas du tout anticipé.

Yejide et Akin tombent amoureux aux premiers regards. 4 ans plus tard, ils n'ont toujours pas d'enfants. La mère d'Akin vient voir Yejide toutes les semaines afin de savoir si un enfant est oui ou non en route. Yejide ne compte plus ses rendez-vous à l'hôpital et ne comprends pas sa situation, surtout lorsque tous les médecins lui affirment qu'elle n'est pas stérile et qu'absolument rien ne l'empêche de tomber enceinte.

Emprisonnée dans les traditions et les obligations familiales, Yejide subit une pression monstre de la part de sa belle-famille, ainsi que tout le village. Tout le monde y va de son petit commentaire, de son opinion et de ses conseils.
Mais Yejide sait qu'elle aime Akin, que son mari l'aime en retour et qu'un jour tout ira mieux.
Aussi, lorsque la mère d'Akin arrive un jour en compagnie d'une seconde épouse pour son fils aîné, Yejide tombe dans un tourbillon d'épreuve et de traumatisme qu'elle n'aurait jamais pu anticiper.


Yejide est le portrait d'une pression sociale beaucoup trop forte sur les jeunes femmes mariées. Elle-même souhaite un enfant, mais cela devient une contrainte, une obligation et limite une prison. Elle DOIT avoir un enfant.

Ce roman nous parle d'amour, de mensonge, de tromperie, de désenchantement, de traumatisme et d'une femme brisée. Yejide n'a pas eu une enfance facile, mais elle s'est toujours démenée pour réussir par ses propres moyens. Elle veut travailler même quand son mari peut subvenir à tous ses besoins. Elle veut rester indépendante, libre de parler et libre de penser. Malheureusement, elle va se retrouver coincée dans une boucle infernale d'événements plus affreux les uns que les autres.
Quand on lit le roman, on se demande : mais quand cela va t'il finir ? Quand est-ce que cette pauvre femme pourra se reposer ? Être heureuse ? Récupérer de tous ces événements traumatisants ? Est-ce que personne ne peut lui venir en aide ?

Si au début Yejide est déterminée et combattant, petit à petit elle s'effondre. Elle perd la foi, elle perd son amour et elle perd toute envie. Mais comment la blâmer.

Il est très difficile d'écrire quelque chose sur ce livre, car il ne faut rien dévoiler. Tous les secrets, les mensonges et les désillusions sont révélés au fur et à mesure de l'histoire. Nous sommes heureux, déçus, tristes, énervés, effrayés et effarés devant tant de douleur.

Une histoire qui ne laissera pas indifférent quiconque osera la lire. C'est une histoire difficile et éprouvante. Néanmoins, les pages défilent, les mots s'enchaînent en même temps que nos émotions. Et quand on ferme le livre, on le regarde et on se demande ce que nous venons juste de lire. On est bouleversé, remué et tous les morceaux s'assemblent dans notre esprit.

Je ne sais pas si j'oserai qualifier cette histoire de "magnifique" et "d'incroyable" tellement elle est douloureuse. Mais elle laisse une telle marque après sa lecture qu'il est important de signifier que "Reste avec moi" est un livre déchirant qu'il faut lire.
Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles Petites Recettes de bonheur pour les temps difficiles
Susan Hayes    Loretta Nyhan   
Jusqu’au Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer, je n’étais vraiment pas du tout portée sur les romans épistolaires. Puis un jour, je suis tombée dans ma librairie préférée sur ce roman dont le titre m’a fait sourire et la couverture tapée dans l’œil, et j’ai craqué, sans même lire vraiment la quatrième de couverture. Stupeur et tremblement une fois à la maison quand j’ai découvert quel était le style du roman. Et pourtant, je me suis lancée, sans pouvoir m’arrêter. Et depuis, je surveille les sorties à la recherche d’un roman dans la même veine. Et je l’ai trouvé aujourd’hui avec Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles.

[...]

Deux femmes dont les hommes de leur vie sont prêts à rejoindre le front et à se battre pour la liberté. Deux femmes qui ne vont plus jamais cesser de s’écrire sans jamais s’être rencontrées. Deux femmes qui vont se raconter leurs vies, leurs hontes, leurs malheurs, leurs erreurs mais aussi leurs moments de joie, de bonheurs, leurs petits plaisirs de la vie quotidienne qu’elles tentent de cueillir malgré tout ici et là. Deux femmes qui vont devenir amies, deux femmes qui vont devenir sœurs, deux femmes qui vont devenir mère-fille. Deux femmes qui vont se soutenir, s’entraider grâce à de simples mots, des conseils de jardinages et des recettes de cuisines (j’en ai compté 16 dans le roman). Des recettes en temps de guerre, avec les moyens du bord, pour s’offrir quelques secondes de bonheur.

[...]

Que dire à part que j’ai adoré ce roman ? J’ai ri, j’ai souri de ces sourires un peu niais que l’on a souvent devant nos plus chers bouquins, j’ai eu le cœur serré, la boule au ventre, j’ai pleuré aussi. Un peu, pas trop, juste de grosses larmes de crocodile au coin des yeux. Car je n’avais pas le temps de pleurer, je devais lire la suite mais surtout, inconsciemment, je me devais d’être forte comme Glory, Rita, ou encore Roylene. Ces femmes sont devenues mes amies. Au fil des lettres, j’ai appris à les connaître comme elles, elles se découvraient. J’ai eu envie de les voir guetter le facteur, de les voir sourire, de les voir écrire. J’ai eu envie de les prendre dans mes bras pour les réconforter, d’avoir les mots pour les aider, mais aussi par moment de les secouer pour leur ouvrir les yeux. Je leur en ai voulu aussi comme on en veut à une amie dont on voit qu’elle fait une grosse bêtise et qu’on ne peut rien faire. Parce que ces femmes ne sont pas parfaites. Au contraire, elles apprennent aussi de leurs erreurs, et elles en commettent plus d’une. Des petites qui font sourire, des grosses qui nous font les détester le temps de quelques secondes. Mais on les comprend. Ce sont des femmes seules, qui ont perdues tous leurs repères, qui doivent se débrouiller, réapprendre à vivre, seule. Elles doivent être fortes, faire face, pour leurs hommes, elles n’ont pas le choix. Mais ce sont aussi des êtres humains et il peut leur arriver de craquer, et là on espère juste qu’elles vont se réveiller et que cela va s’arranger. [...]

La suite ici: http://lune-et-plume.fr/petites-recettes-de-bonheur-pour-les-temps-difficile-de-suzanne-hayes-loretta-nyhan/

par Melwasul