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Extrait ajouté par marlou384 2014-12-28T18:55:52+01:00

- Les médecins m'ont diagnostiqué une grave maladie, une forme rare d’ostéoporose, qui rend les os très fragiles. Ces dernières années, mon état a considérablement empiré. Comme tu voix, il me faut une canne pour marcher. C'est comme si mon squelette entier était en verre. Le moindre choc peut lui causer des dommages terribles.

- Ça doit vous casser le moral, remarqua Alex.

- Je préfère ignorer ce minable trait d'humour, rétorqua Yu.

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Alex Rider n'avait rien perdu de cette conversation. L'homme qui siégeait au directoire de Scorpia et dirigeait la plus puissante Snakehead du Sud-Est asiatique aurait été horrifié d'apprendre que le fugitif se terrait dans la cachette la plus évidente qui soit. Sous son propre lit.

p.240

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-J'ai scanné mes empreintes sur le Royal Blue, dit-il. Je suis le seul à pouvoir la désactiver.

Il poussa un soupir. L'idée lui avait paru bonne sur le moment.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:32:30+01:00

L'un des deux soigneurs affectés à Alex essuya le sang sur son visage avec une éponge mouillée. Le second l'aida à boire. L'eau fraîche lui dégoulina sur les joues et les épaules. Les deux hommes lui souriaient et marmonnaient des encouragements comme s'il comprenait leur langue. Sans doute avaient-ils fait exactement la même chose avec le boxeur précédent — et Alex avait vu le résultat. Mais il était bien décidé à ne pas se prêter au même jeu. Tous ces gens surexcités allaient avoir une surprise.

Il aspira autant d'eau qu'il le pouvait. Puis la cloche retentit et le bidon lui fut retiré de la bouche. La musique d'intermède se tut. Des cris fusèrent dans le public. Du coin de l'œil, Alex aperçut Anan Sukit qui venait s'asseoir au premier rang. Sans doute pour profiter d'un meilleur angle de vue sur le K.-O. final.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:32:18+01:00

Deux jours plus tard, Alex avait rangé sa mésaventure de Swanbourne dans un coin de sa mémoire. Il était assis à la terrasse d'un café, à Sydney, entre le théâtre de l'Opéra d'un côté, et l'esplanade du Harbour Bridge de l'autre. C'était l'un des panoramas les plus célèbres du monde, souvent représenté sur les cartes postales. Mais il y était pour de vrai, en train de déguster une glace vanille fraise et de regarder le ferry qui accostait au quai, dispersant les bateaux plus petits. Le soleil cognait dur et le ciel était d'un bleu étincelant. Alex avait du mal à croire qu'il était vraiment là.

Et il n'y était pas seul. Jack l'avait rejoint la veille, les yeux rougis par le décalage horaire mais bien éveillée et débordante de joie de le revoir. Il lui avait fallu vingt-six heures pour venir de Londres et Alex savait combien elle avait dû s'inquiéter pendant tout le trajet. Jack était supposée veiller sur lui. Elle détestait quand il était loin d'elle — et jamais il n'avait été aussi loin que cette fois. Dès son arrivée, la jeune gouvernante avait clairement fait savoir qu'elle n'avait qu'une idée en tête : mettre Alex dans le premier avion pour le ramener à Londres. Oui, il y faisait froid et il pleuvait. Oui, l'hiver anglais était déjà là. Et oui, ils méritaient des vacances tous les deux. Mais il était temps de rentrer à la maison.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:32:02+01:00

Il y avait des roses sur la table. Ce fut leur parfum qui parvint d'abord à Alex. Douceâtre, légèrement écœurant. Puis il ouvrit les yeux et il vit le bouquet. Une douzaine de fleurs, rose vif, arrangées dans un vase en porcelaine posé sur un napperon de dentelle. Il se sentait nauséeux. Il avait un martèlement dans le côté de la tête et une entaille à l'endroit où le pommeau de la canne l'avait frappé. Et un goût aigre dans la bouche. Il faisait nuit et il se demanda depuis combien de temps il était là.

Et où.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:31:40+01:00

Alex Rider n'avait rien perdu de cette conversation.

L'homme qui siégeait au directoire de Scorpia et dirigeait le plus puissant Snakehead du Sud-Est asiatique aurait été horrifié d'apprendre que le fugitif se terrait dans la cachette la plus évidente qui soit. Sous son propre lit.

Dès l'instant où il avait vu le vieux réfugié se faire tuer sur le pont, et entendu le Major Yu donner l'ordre à l'équipage de le pourchasser, Alex avait compris qu'il était dans de sales draps et devait trouver un endroit où personne n'aurait l'idée de vérifier. Bien sûr, il y avait des centaines de cachettes possibles — conduits d'aération, espaces entre les conteneurs, cabines, placards, coffres de câblage. Mais aucune ne serait assez sûre si l'équipage au grand complet était à ses trousses.

Non. Il fallait un lieu auquel personne, absolument personne ne songerait. Et l'idée avait surgi presque aussitôt. Quel était le dernier endroit où se cacher ? Dans la gueule du loup. La cabine du capitaine. Ou, mieux encore, les quartiers personnels du Major Yu. L'équipage n'avait sûrement pas le droit d'y pénétrer. Il ne leur viendrait même pas à l'idée d'y jeter un coup d'œil.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:31:22+01:00

Alex se demandait parfois si tous les aéroports du monde n'avaient pas été dessinés par le même architecte : quelqu'un qui adorait les boutiques et les couloirs, les baies vitrées et les plantes vertes. Ils se trouvaient à l'aéroport international Soekarno-Hatta de Djakarta, mais ils auraient pu tout aussi bien être à Bangkok ou à Perth. Les sols étaient peut-être plus lustrés et les plafonds plus hauts, et tous les magasins semblaient vendre le même mobilier en rotin et les mêmes tissus imprimés connus sous le nom de « batiks ». À part cela, Alex avait l'impression d'être revenu à son point de départ.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:31:07+01:00

C'est comme ça que j'ai fait la connaissance de ta mère.

— Elle était infirmière.

— Oui. De son nom de jeune fille : Helen Beckett. Elle était très jolie. Tu as la même couleur de cheveux qu'elle. Et peut-être aussi ses yeux. Si tu veux tout savoir, je lui ai fait la cour. Mais elle m'a gentiment découragé. Helen fréquentait déjà ton père. Elle l'avait connu à Oxford, quand elle faisait ses études de médecine.

— Est-ce qu'elle connaissait le métier de mon père, à ce moment-là ?

— Je ne sais pas s'il lui disait tout, mais elle savait certaines choses. Quand tu soignes un homme qui a des côtes cassées et une blessure par balle, tu te doutes qu'il n'est pas tombé en jouant au golf. Mais ça ne la gênait pas. Elle s'est occupée de lui. Ils sont sortis ensemble. Ensuite, elle a emménagé chez John, et nous avons beaucoup moins joué au squash.

— Vous avez été marié, Ash ?

— Non. Je n'ai jamais rencontré la femme idéale. Mais j'en ai fréquenté quelques-unes — qui ne l'étaient pas. Au fond, j'en suis plutôt heureux. Et je vais t'expliquer pourquoi. Dans notre métier, on ne peut pas se permettre d'avoir peur. La peur est le premier des dangers qui peut te coûter la vie. Quand on dit que les agents secrets n'ont pas peur, c'est vrai, mais en général cela signifie qu'ils n'ont pas peur pour eux-mêmes. Tout change dès qu'on est marié, et c'est encore pire quand on a des enfants. Alan Blunt ne voulait pas que ton père se marie. Il savait qu'il finirait par perdre son meilleur homme.

— Blunt connaissait ma mère ?

— Il a fait mener une enquête sur elle.

Ash sourit en voyant l'air choqué d'Alex.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-12-10T22:30:35+01:00

— J'ai rencontré ton père lors de ma première mission pour les Opérations Spéciales. Il avait été engagé à peu près en même temps que moi mais nous étions très différents. Tout le monde connaissait John Rider. Premier de sa classe. Golden boy. Promis à une brillante carrière. (Il n'y avait pas de rancœur dans la voix de Ash. Ni d'émotion.) John avait à peine vingt-six ans. Le MI6 l'avait recruté chez les paras. Avant, il avait fait ses études à Oxford : licence avec mention très bien en politique et en économie. C'était aussi un athlète de haut niveau. Il était dans l'équipe d'aviron d'Oxford, avec laquelle il a gagné la coupe, et c'était un très bon joueur de tennis. Je me suis retrouvé avec lui à Prague, où il dirigeait sa première opération. Moi, je débutais. J'étais là pour apprendre les ficelles du métier.

» Malheureusement, tout a cafouillé. Ce n'était pas la faute de John. Ce sont des choses qui arrivent. Mais ensuite, pendant le debriefing, j'ai vraiment appris à le connaître. Tu sais ce que j'aimais le plus en lui ? Son calme. Il y avait eu trois agents tués. Pas chez nous, Dieu merci. La police tchèque était sur les dents. Et le musée d'art populaire et d'antiquités d'Europe de l'Est avait brûlé. En réalité, ce n'était pas vraiment un musée, mais c'est une autre histoire. Bref, ton père était à peine plus vieux que moi mais il est resté impassible. Il n'a engueulé personne, il n'a jamais perdu son sang-froid. Il a tout assumé.

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