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Bibliothèque de Alexia-Montagnier-Albanese : Mes envies

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La Chambre de Giovanni La Chambre de Giovanni
James Baldwin   
Triste. Histoire d'un homme qui ne s'accepte pas et qui ne peut donc accepter les autres. Le bonheur lui est passé sous le nez, mais je pense que dans tout les cas il n'aurait pas pu être heureux, l'écart est trop grand entre l'attente de la société et ses envies à lui (cela dit je ne pense même pas qu'il sache ce dont il a vraiment envie. Tellement ce qu'il est est incompréhensible pour lui.) J'ai vraiment apprécié ce livre qui même s'il est assez déprimant montré à quel point "l'amour à ses raisons que la raison ignore" mais quand la raison interfère avec l'amour, c'est le début de la fin.
Mes illusions donnent sur la cour Mes illusions donnent sur la cour
Sacha Sperling   
Belle histoire, beau témoignage, difficile de réaliser à quel point l'identification au personnage principal peut être facile à certains moments... dur psychologiquement. Ecriture fluide et agréable.

par Fleurhana
Un certain Paul Darrigrand Un certain Paul Darrigrand
Philippe Besson   
Avec ce roman, Philippe Besson nous offre à nouveau une plongée au cœur de son histoire, de ces personnages qui ont marqué sa jeunesse, qui ont marqué des instants clés, qui ont fait de lui ce qu'il est... je présume.

Page après page, l'auteur nous révèle sa rencontre avec un certain Paul Darrigrand, une rencontre mêlée de mystère et de questions.
Paul, un être à part, un être secret, peu loquace. Un être que l'on déteste et que l'on aime à la fois. Avec cette rencontre, Philippe s'interrogera encore une fois sur lui-même, sur cette incapacité à être celui qui brille, qui existe, qu'on montre avec fierté... et pas celui que l'on cache, qu'on camoufle, qu'on fait espérer sans jamais oser, sans jamais s'affirmer.

Cette rencontre coïncide avec cette maladie que l'auteur va déceler chez lui, un mal dont finalement, comme dit dans le résumé, résulte peut-être de ces rencontres marquantes mais jamais concluantes, ces rencontres pleine d'amour dont l'issue n'est jamais la liberté d'exister et de vivre cet amour aux yeux de tous, des ces rencontres malheureuses tout autant qu'heureuses mais qui forge une piètre opinion de soi, de ce que l'on peut dégager ou inspirer.

Un texte tout en oppositions. D'un côté l'exaltation, l'espérance, de l'autre la peur, la souffrance. L'amour, le plaisir... la mort, la douleur. L'insouciance... la dure réalité. La lumière... le noir.
Une opposition des situations, des sentiments qui pousse à la remise en question, à cette vérité inéluctable, à ce sentiment d'être sans être, mais aussi la force de s'en sortir, de croire au miracle, à enfin cette lumière au bout du chemin, et la suivre.

La personnalité de Paul Darrigrand nous est retranscrite avec beaucoup de pudeur, sans jamais de sentiments négatifs, juste des constations "après coup", après ce temps passé et cette maturité acquise. Une description qui laisse parfois un goût amer face aux réactions tout autant qu'elle vous touche par certaines paroles. Paul est un personnage assez complexe au final, quelqu'un qui doit se chercher et qui se perd parfois...

Un récit qui nous apprend encore une fois (tout comme avec "Arrête avec tes mensonges") beaucoup sur les romans passés de Monsieur Besson, sur ce qui l'a inspiré, les lieux, les situations, la maladie... ce qui me donne la désagréable impression d’un adieu, d'un sentiment de mémoire, d'une sorte de journal intime en plusieurs parties pour clôturer une magnifique carrière d'écrivain. Mais ceci n'est que mon avis tout personnel et l'interprétation que je me fais de ces romans intimes qui révèlent une grande partie de la jeunesse de Philippe Besson.

La plume de l'auteur me donne toujours autant de frisson. J'aime cette grâce dans ses mots, dans ses phrases, parfois très longues. Une écriture juste, élégante, soutenue, fluide, toujours aussi bouleversante, si lourde de sens, si riche d’émotion. D'ailleurs, je suis bien incapable de vous décrire exactement avec des mots tout ce que j’ai ressenti lors de ma lecture, tout ce qu'elle m'a apportée, pour ne serait-ce juste que vous puissiez en ressentir une infime partie.

En bref, coup de cœur pour ce nouveau roman de Philippe Besson qui nous plonge à nouveau dans l’intime, la confidence, la vérité. Un texte aussi triste que beau, un peu brut, un peu romantique, un peu tendre. Une belle histoire qui laisse des traces tout en laissant un merveilleux souvenir. Un livre poignant qui page après page laisse éclore tout un paradoxe entremêlant l’amour, la souffrance, la vie, la mort.

par Tikimel
Maurice Maurice
Edward Morgan Forster   
Magnifique. Pertinent, enrichissant, poétique.

Cette fois, j'ai du mal à poser mes impressions par écrit. Je peux simplement dire que je n'ai pu m'empêcher de dévorer le dernier quart du roman d'une traite, et ce alors même que je lisais la version originale écrite dans un anglais moins abordable que celui des romans d'aujourd'hui. Je pense que si j'en avais eu l'occasion, j'aurais lu ce livre dans son intégralité sans m'arrêter.

Les chapitres sont tour à tour frustrants et émouvants. Parfois je détestais Maurice, puis quelques paragraphes plus tard, je l'appréciais. La fin, quant à elle, est réjouissante à souhait. La postface de l'auteur, enfin, est très édifiante.

Si je devais me prononcer brièvement sur les personnages, je dirais simplement qu'Alec est adorable, et ceux qui ont lu ce livre sauront pourquoi [spoiler](il sacrifie sa carrière au profit d'une vie aux côtés de Maurice, là où Maurice lui-même ne peut nullement lui promettre qu'un futur stable et heureux les attend).[/spoiler]

L'auteur est très juste dans son écriture et dans son analyse des sentiments amoureux. Il dresse un portrait de cette Angleterre prude et réprobatrice avec des mots délicats qui viennent paver le chemin de ceux qui osent aimer malgré l'interdiction et le qu'en dira-t-on.

Comme bien d'autres lecteurs, j'ai été guidée vers Forster par les films de James Ivory et je n'ai à présent qu'une envie : redécouvrir l'histoire de Maurice aux côtés de James Wilby et du fabuleux Rupert Graves. Et qui sait, peut-être me procurer la version française de cet ouvrage... une bonne excuse pour le relire...
Brokeback Mountain Brokeback Mountain
Annie Proulx   
Histoire magnifique, mais beaucoup trop courte, même si du fait elle n'en est que plus intense. Je conseille également le film qui ne retir rien au livre. L'histoire d'amour y est sublimée par le jeu des deux acteurs et leur authenticité.
A lire et voir ABSOLUMENT !!!

par Corail
La ville dont le Prince est un enfant La ville dont le Prince est un enfant
Henry De Montherlant   
J’ai plutôt bien aimé l’écriture, assez fine et ciselée, tout en restant humaine et réaliste.
Après, j’ai eu du mal avec le dialogue final, long et bavard…
Ainsi qu’avec l’histoire…
Tout porte à croire que tout le monde est homosexuel et pédophile, là-dedans. Si ce n’est pas le cas (mais ça ne peut pas être autrement), l’histoire n’a aucun intérêt.
Pourtant, dans tous les sous-entendus parfois bien cachés, il n’y en a pas entre les deux jeunes garçons. Ce qui est dommage puisque ça confirme l’idée que ce n’est qu’une histoire d’amitié – et l’ensemble n’a alors plus aucun intérêt.
Ou alors, c’est très très sous-entendu – mais dès lors, l’ensemble manque d’intérêt…
Bref, intéressant mais trop sous-entendu…
L’Ours, la Loutre et le Moustique L’Ours, la Loutre et le Moustique
T. J. Klune   
Une petite perle d'émotion tout en douceur, une pure merveille

Lorsque la mère de Bear, 17 ans, quitte le domicile familial, abandonnant la garde de son plus jeune fils, Tyson, 6 ans (dit Le Moustique), à son ainé, le monde de Bear s'effondre. Entouré d'Anna sa petite amie et de Creed son meilleur ami depuis toujours, le jeune homme met de côté ses rêves et ses ambitions pour se consacrer corps et âme au Moustique, afin de préserver la seule famille qu'il lui reste. 3 années s'écoulent à travers le regard de Bear qui raconte sa vie comme dans un journal intime. Jusqu'au jour où lors d'une visite chez Creed, Bear retrouve Otter, le grand frère de Creed... Commence alors une longue, très longue et irrésistible leçon de vie bien plus profonde et bouleversante qu'une banale histoire d'amour. Tout d'abord j'ai flashé sur le titre, original et percutant comme le reste. Ensuite l'écriture est juste merveilleuse, d'une beauté et d'une pureté rare, les images, les mots nous touchent en plein coeur. Bear est un personnage si fascinant de force et de faiblesses, déchiré entre le coeur et la raison, et ses interrogations perpétuelles jusqu'en s'en oublier lui-même. Le Moustique nous fait fondre de plaisir par ses répliques hilarantes et son intelligence foudroyante. Otter... Et bien Otter se révèle juste être le compagnon que chaque personne rêverait d'avoir. Les autres personnages ne sont pas en reste. Impossible de rester insensible à cette histoire qui vous fera passer des éclats de rire (je dis bien "éclats", la scène de la mouette je ne m'en suis pas remise) aux larmes, re-éclats de rire, re-larmes, en un rien de temps, sans jamais sombrer dans le pathos, les clichés ou la vulgarité.
Une véritable pépite à ne pas manquer.

Diamant : 9,5/10

Kiss Kiss
Jacqueline Wilson   
J'ai bien aimé ce roman. Jacqueline WILSON parle de sujet tabou pour les jeunes d'ajourdh'ui ce qui donne une très bonne morale à l'histoire.
Par contre je suis restée légèrement sur ma faim par rapport à la fin du livre qui je trouve nous laisse trop en suspens pour un livre qui n'a pas de suite ...

par solennlg
La Maison du bout du monde La Maison du bout du monde
Michael Cunningham   
Un livre magnifique dont j'ai eu beaucoup de mal à décrocher après l'avoir finis.Je n'ai jamais été autant attachée aux personnages que dans ce livre.C'est pourquoi, même en refermant la dernière page, je me sentais encore plongée dans leur histoire.Le fait qu'il y ait une alternance des personnages permet de cerner davantage l'appréhension de chacun face aux aléas de la vie.C'est très intense et pudique à la fois.L'écriture est puissante et l'émotion à son comble.Une œuvre prodigieuse.

par Birginie
Ciel de lit Ciel de lit
Alvaro Pombo   
Le dernier roman d’Álvaro Pombo s’ouvre sur le souvenir le plus ancien et le plus merveilleux qu’ait gardé Gabriel Arintero de son enfance, lorsque, âgé de huit ou dix ans, il faisait l’amour avec un cousin de son âge, Manolín. Très tôt convaincu de son homosexualité, et la revendiquant, Gabriel rompt toute relation avec sa cousine Carolina lorsque celle-ci lui avoue qu’elle l’aime, et il quitte ensuite l’Espagne franquiste, homophobe, pour se réfugier à Londres. Quelques années plus tard, abandonnant tout sur un coup de tête, il se retrouve au Salvador où il rencontre son grand amour, Osvaldo, un jeune étudiant salvadorien qui participe au mouvement des théologiens de la Libération contre le régime corrompu. Engagé dans la guérilla pour alphabétiser les plus pauvres, il doit rentrer dans son pays après la disparition d’Osvaldo et décide alors de devenir volontaire pour aider d’anciens détenus à se réinsérer. Dans l’Espagne de la movida, il retrouve ses riches cousins : Carolina, bientôt retraitée de l’université où elle dirige une chaire d’histoire des religions, et son frère Leopoldo, qui gère la fortune familiale et a adopté Estebán, le fils d’un ami décédé.
A. Pombo, en se penchant sur l’histoire intime et les méandres de l’âme de chacun de ses personnages, aborde les grands problèmes de notre temps : la violence et la justice, la corruption et la générosité, la politique et l’amour, l’homosexualité et la religion, la culpabilité et la libération de la culpabilité. Tout cela est narré dans une prose puissante qui fait passer le lecteur de la magie à la cruauté, de la parodie à l’intimisme, de la violence à l’exaltation, avec un talent littéraire unique qui a consacré A. Pombo comme l’un des grands écrivains espagnols contemporains, récompensé par les prix les plus prestigieux.
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