Votre profil Booknode a été créé !

Vous êtes  
 
Votre année de naissance  
 
Découvrez
vos lectures
de demain
Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !
En cliquant sur "Je m'inscris" j'accepte les CGU de booknode
- Créez votre bibliothèque en ligne
- Découvrez des livres proches des vos goûts
- Partagez votre passion avec d'autres lecteurs

Bibliothèque de Alias-Rosiel : Ma PAL(pile à lire)

retour à l'index de la bibliothèque
Et un jour de plus Et un jour de plus
Jonas Gardell   
Pia a trente ans.
C'est-à-dire qu'elle est presque morte. Elle a trente ans, elle est seule et n'a pas d'enfants et n'est pas propriétaire et n'a pas de boulot sérieux. Elle se retrouve à traîner au café à côté d'adolescents ridicules. Elle n'a pourtant pas l'impression d'en demander trop : elle voudrait juste un mec avec qui discuter de la vie, qui la fasse rire et qui ne soit pas homosexuel. Est-ce si exigeant ?
Anna et Hakan se sont mariés il y a dix ans, ils ont deux enfants et une maison de lotissement.
Anna se sent seule. Elle voudrait exister vraiment, réveiller la sauvage et belle Anna qui forcément sommeille en elle, et puis faire des choses. Hakan est seul aussi. Seul face au gérant de supermarché du coin qui, c'est sûr le persécute. Quand Anna et Hakan se sont dits oui, pour le meilleur et pour le pire, ils ne pouvaient pas deviner. Maintenant ils n'ont même plus le courage de se dire non.
Henning a soixante-quatorze ans.
Il y a vingt ans sa femme l'a quitté pour un abruti de concessionnaire auto. Alors il est seul, il range sa cuisine, ramasse les miettes sur la table, faut les mots croisés et rédige des lettres pour le courrier des lecteurs. Et un jour de plus quitte notre vie et ne reviendra jamais. Quelques jours révolus, au moment de Noël et quelques années avant l'an 2000. L'occasion de brosser le portait acide et percutant de gens ordinaires face à leur vie, face à la vie qui fout le camp, tout simplement.
Le marin à l'ancre Le marin à l'ancre
Bernard Giraudeau   
Comme précisé, ce livre est le recueil des lettres écrites à un ami; l'auteur fait partager sa vision du monde, de son passé, de ses voyages et de ses activités à son ami cloué sur un fauteuil roulant. C'est très décousu, passe d'une époque à l'autre avec une vague chronologie. Ce n'est pas mal écrit mais très brut sans fioritures, sans édulcorer. Ce livre n'est pas non plus à mettre entre toutes les mains : certains passages décrivent des situations pour public averti. Une autobiographie à travers des lettres qui dévoilent uniquement des pans de vie choisis.

par Artemyss
Nana Nana
Émile Zola   
ce commentaire est difficile à réaliser.
On ne peut écrire pour un livre comme Nana "c'est nul" ou "c'est bien" car toute une analyse est nécessaire pour comprendre ce livre aux multiples facettes. Nana est quelqu'un qui détruit tout sur ce passage mais cela n'est pas délibéré : Elle est la cause et la conséquence d'une société corrompue. Elle va sortir de la misère et de l'alcoolisme pour essayer de se faire une place dans le beau monde.
Cependant, comme tous les Rougon-Macquart elle a une tare héréditaire, un vice qui va lui poser de nombreux obstacles sur son chemin.

par myra44
Voyage au bout de la nuit Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline   
Hommage à un prof d'éco qui m'disait: "J'aimerai renaître pour lire à nouveau ce livre comme si c'était la première fois!"
Un des ces bouquins qui marquent des vies.

par Joyce
Mort à crédit Mort à crédit
Louis-Ferdinand Céline   
Bon, il est évident que pour cette chronique, je ne serais pas du tout objectif. Je suis fan de Louis-Ferdinand Céline et j’assume totalement. Je ne parlerais pas ici du personnage sujet à controverse mais de ses écrits et tout particulièrement de « Mort à crédit » publié aux éditions Gallimard/Futuropolis avec les illustrations sublissimes de Tardi.

D’abord, il faut s’habituer à l’écriture tellement différente de celle rencontrée aujourd’hui. Céline écrit comme il parle, ou plutôt comme il pense. Des phrases très courtes séparées entre elles par des points de suspension comme on passe d’une idée à une autre sans attendre, sans presque respirer. Il faut lire Céline ou non, il faut le lire mais à voix haute. Ou alors écoutez-le…

L’histoire de « Mort à crédit » peut se résumer en trois parties :
L’enfance de Bardamu (le double de Céline, bien qu’il s’agit essentiellement d’une fiction). Ses parents sont des modestes commerçants petit-bourgeois qui survivent de crédit en crédit ; ce qui donnera le titre au roman. La mère est handicapée mais toujours prête à aider son fils et voudrait pour lui un avenir plus rose. Le père, simple employé de bureau est beaucoup moins tendre avec son rejeton, l’enjoignant au plus vite d’entrer dans la vraie vie celle du travail. Le travail du père, lui, ressemble fort à celui d’aujourd’hui avec ses querelles intestines, l’ambition, les restructurations…

Cette première partie est dure, noire, on y ressent l’ambiance de la Belle Epoque (qui n’est « belle » que par son nom), savoureux contraste entre les avancées technologiques (L’exposition universelle de 1900 y est superbement décrite), les inventions multiples (on en reparlera plus tard), la montée artistique et d’un autre côté, les différences sociales où la fracture entre bourgeoisie dominante et monde ouvrier est importante. Cette montée technologique sonnera, on le constatera ici, le début de la fin du petit commerce tel que pratiqué par la mère de Bardamu.

L’exil en Angleterre au collège à Rochester est décidé par le père de Bardamu suite aux nombreux échecs, déboires et débauches de Bardamu. L’oncle Edouard joue déjà ici le rôle de père de substitution, le seul qui croira à l’avenir de Ferdinand.

Ah l’Angleterre ! Bardamu y est pour y apprendre la langue, indispensable sésame au commerce auquel son père voue. Ce sera, vous le pensez bien, un énorme échec. Ferdinand n’ouvrira pas la bouche, n’apprendra finalement que quelques mots. Par contre, il goûtera aux plaisirs de la chair (pas la bonne chère par contre) et de la boisson. Jusqu’à la fin du collège, contraint de fermer ruiné face aux promoteurs d‘un autre établissement concurrent et flambant neuf. Notre héros rentrera finalement chez lui retrouver sa misère et ses parents déconfits.

Retour qui ne sera pas long. Après une très violente dispute avec son père qu’il arrive presqu’à tuer, l’oncle Edouard, de nouveau en bon samaritain, lui trouve un job chez le fantastique Courtial des Pereires, génial inventeur, aérostier, visionnaire.

Cette troisième partie est plus savoureuse, plus drôle (même si il s’agit d’un humour ironique), plus calme aussi dans l’écriture. Mais de nouveau, très vite, l’argent (qui manque encore et toujours) sera le maître du jeu, forçant Bardamu à magouiller tant et plus. L’épisode sur la nouvelle agriculture assistée (on est en pleine révolution technologique) est dramatique aussi bien au niveau des cultures (le champ de pommes de terre cultivée au milieu de courants électriques…), que des protagonistes.
Finalement Ferdinand retrouvera l’oncle Edouard, le sauveur qui malgré tout se force à croire en lui, en son avenir. Mais pour faire quoi ? Finira-t-il au régiment comme le souhaite Bardamu, comme son propre père le suggérait dès les premières déconvenues… Allez savoir… Ou plutôt lisez « Le voyage au bout de la nuit », le chef-d’œuvre de Louis-Ferdinand Céline.

par BenoitD67
Le Secret du mari Le Secret du mari
Liane Moriarty   
C'est grâce à mon club de lecture que j'ai découvert ce roman. J'ai vraiment apprécié la lecture de ce livre qui se déroule dans une banlieue tranquille et plutôt huppée de Sydney, en Australie. Tiens, ça nous rappelle quelque chose, même si ce n'est pas le même pays ! Et bien oui, c'est vrai que tout au long de ma lecture, j'ai eu l'impression de me retrouver à Wisteria Lane ("Desperate housewives"). Les similitudes à tous points de vue sont assez troublantes, mais en même temps : tant mieux, car on retrouve cet atmosphère si typique des grandes banlieues anglo-saxonnes tranquilles et bien fréquentées où naissent les secrets.
En parlant de secrets : dans ce roman, l'intrigue va se développer autour d'une lettre, que l'un des personnages principaux, Cecilia (ressemblant à Lynette !) va retrouver dans son grenier. Cette lettre, écrite des années auparavant par son mari, est porteuse d'un énorme secret assez terrible. A partir de là : événements en boules de neige, pour toutes les personnes concernées.
L'intrigue est bien ficelée, les personnages bien décrits et la tension présente tout au long du récit.
En résumé, même si j'ai trouvé certains personnages horripilants, d'autres étaient réellement attachants et j'ai vraiment apprécié cette lecture.
La poursuite du bonheur La poursuite du bonheur
Douglas Kennedy   
Un roman que l'on m'avait conseiller de lire et je ne le regrette absolument pas !
On plonge à travers les yeux de Sara dans cette Amérique d'après guerre, ou elle va connaitre son grand amour mais également tristesse, désespoir, trahison, haine.....
Une histoire extraordinaire, une écriture très fluide qu'on a l'impression de la vivre et un amour hors du commun.
A lire......

par Lilou95
Alcools Alcools
Guillaume Apollinaire   
Recueil poétique et énigmatique qui annonce la fin du monde ancien et le début du monde moderne dont il fait l'éloge.
Beaucoup de mélancolie chez Apollinaire.
La Position La Position
Meg Wolitzer   
https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2018/03/31/la-position-meg-wolitzer/

La position de Meg Wolitzer était dans la Book Box #12 Fratries du mois de mai. Très honnêtement, si je n’avais pas reçu ce livre sélectionné par My Book Box, jamais je ne l’aurais lu. Pourquoi ? Parce que j’ai déjà lu un roman de cette auteure new-yorkaise, Les Intéressants, et que si j’avais trouvé ce dernier plutôt sympa, il ne m’avait pas donné l’envie d’approfondir ma connaissance de l’œuvre de Meg Wolitzer.

En fait Meg Wolitzer est pour moi un peu comme Jeffrey Eugenides. Ces deux auteurs sont capables d’apporter la petite fulgurance qui rendra leurs romans lumineux, mais jusqu’au moment où la magie se produit, je dois avouer que je m’ennuie ferme.

Dans La position, les enfants Millow découvrent que leurs parents sont les auteurs d’une sorte de Kâma-Sûtra. Véritable succès dans les années soixante-dix, ce livre dans lequel les enfants reconnaissent les corps de leurs parents dessinés en train de pratiquer les positions dont ils parlent, va profondément marquer leurs jeunes esprits.

On les retrouvent trente ans plus tard, avec leurs blessures, leurs traumatismes, leurs relations conflictuelles entre eux et avec leurs parents.

J’ai trouvé ce roman plutôt ennuyeux – oui, on peut même dire un peu chiant – et j’ai eu du mal à trouver la famille Millow sympa. Exactement comme pour Les Intéressants, les jolis moments sont venus des personnages secondaires, sans doute ceux que l’on entend moins parler d’eux et se plaindre.

Une petite déception pour moi, mais pas une surprise finalement. Je pense que Meg Wolitzer n’est pas mon auteure. Mais si vous avez lu et aimé Les Intéressants ou alors Le roman du mariage de Jeffrey Eugenides, ce roman vous plaira sans doute.
Petits secrets, grands mensonges Petits secrets, grands mensonges
Liane Moriarty   
https://jukeboxcornerblog.wordpress.com/

Je me suis engagée sur Petits secrets, grands mensonges / Big little lies bien que j'en ai déjà vu la récente et très intéressante adaptation en série TV avec Nicole Kidman, Reese Witherspoon et Shailene Woodley. Je connaissais donc l'histoire dans ses grandes lignes, son dénouement et ses personnages, que j'avais tous beaucoup aimés. Il restait à savoir si le roman original abondait dans le même sens ou si il proposait autre chose.

Malgré ma connaissances des faits et du contexte, je n'ai pas été déçue de ma lecture car l'autrice l'a rendue captivante en développant la psychologie de ses personnages au travers de pensées cohérentes et de plus en plus révélatrices.

Il y avait comme un air de Desperate Housewifes dans cette communauté relativement aisée de bord de mer en Australie, où tout le monde se connait et se côtoie. Dans les apparences tous semblent vivre une vie heureuse et idyllique de parents travaillant ou pas, élevant leurs enfants ou pas, mais plus on progresse dans le récit, plus on gratte le vernis en surface pour mettre à jour petits et grands secrets, plus les fêlures apparaissent et s'élargissent, jusqu'à devenir une porte ouverte sur un profond malaise latent.

La grande particularité de ce roman est de donner la part belle aux femmes en en faisant les premiers rôles et des facteurs déterminants de l'histoire, quand les maris, pour une très grande majorité, brillent par leur absence et leur effacement. Il y a une volonté de faire de cette communauté un domaine matriarcal où les femmes dominent, décident, influent et ont le dernier mot sur tout. Du moins, elles veulent le laisser penser.

Il en résulte un quotidien sous pression. Les femmes qui se disent amies, passent leur temps à s'observer et se juger les unes les autres, comparant leurs situations entre elles, ayant établi un modèle standard et exigent de ce que doit être une épouse et mère parfaite.

Car c'est bien là le coeur du roman: le rôle des femmes et leurs envies. Doivent-elle être des femmes au foyer pour élever leurs enfants ? Peuvent-elles travailler tout en les élevant correctement ? Peuvent-elles aussi mener une carrière quand le mari mène déjà la sienne ? Plus encore, peuvent-elles faire carrière et prendre la place des hommes dans la longue tradition d'appui financier du foyer ?

Toutes ces femmes tentent de concilier leurs envies incompatibles de tout faire à temps plein et, tandis qu'elles doivent faire des concessions et des sacrifices, angoissent de ne pas être à la hauteur, de ne pas avoir fait les bons choix et d'être mal jugées, tout en étant envieuses et jalouses des autres qui ont perduré avec succès dans ce qu'elles ont du abandonner.

C'est dans ce climat très paradoxale et hautement électrique de femmes qui s'admirent et se méprisent à la fois, que survient un drame lors de la soirée caritative organisée par l'école locale: un parent est mort. D'entrée aucun doute, c'est un meurtre. Mais qui est la victime ? Qui est le coupable ? Quel est le motif ? En remontant le temps quelques mois avant l'événement, l'autrice nous révèle la série d'incidents plutôt anodins qui ont pris une ampleur effrayante jusqu'à probablement aboutir à ce résultat.

Et tandis qu'elle nous livre le fil des choses par le biais des actions et pensées au présent de trois femmes amenées à devenir très liées par le cours des événements, en parallèle elle nous donne aussi à voir les réactions du reste de la communauté par l'intermédiaire d'extraits d'interviews post-meurtre où chacun y va de ses commentaires, jugements, commérages, mesquineries et interprétations diverses. Cette confrontation savoureuse des points de vue permet d'instaurer rapidement un suspense très bien géré, tout en semant des indices pour résoudre ce Cluedo grandeur nature où les protagonistes ont finalement tous de bonnes raisons de se débarrasser de quelqu'un.

J'ai particulièrement apprécié l'aspect "bitchy" du livre (frapper avant d'être frappé), de pouvoir voir comment chaque chose est déformée pour alimenter des tensions et des différents qui accentuent le fossé entre les clans de la communauté (Harper, respect), jusqu'à l'explosion de cette cocotte minute géante lors d'une soirée mémorable.

Si j'ai souri et même ri sur certains passages, mon coeur s'est aussi serré quelques fois, car les portraits de femmes développés peuvent paraître un peu clichés et superficiels au premier abord, mais ils sont rapidement creusés et développés au point de devenir intéressants et attachants, permettant d'aborder des thèmes graves et/ou sérieux tels que l'image des femmes, le viol, les violences domestiques, la famille recomposée, les différences sociales, l'éducation, la conscience sociale...

Au final, le fait d'avoir déjà vu la série n'a pas été un handicap. Au contraire, puisque j'ai pu coller sur les descriptions les lieux et les visages de la série que je trouve à présent fort bien choisis. Le livre apporte un approfondissement psychologique utile qui éclaire certains événements d'un jour nouveau et donne au livre une vocation clairement plus féministe. Ceci dit, je préfère la série sur un point crucial, le final, qui y est nettement plus impactant et ouvert dans ma mémoire. Je prévois d'ailleurs d'en refaire un visionnage sous peu pour confirmer cette impression.