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Son corps tout entier tremblait, et il s'enfonça davantage dans le mur, comme s'il avait peur de l'attaquer.

Elle le décevait. Il perdait le contrôle et elle ne l'aidait pas, ne savait pas comment l'aider.

Elle prit une nouvelle inspiration profonde, et essaya de la laisser balayer toutes ses incertitudes. Il n'était pas homme à abandonner sa compagne. Il était homme à essayer de faire ce qui était honorable et à lui donner le choix, peu importe ce qu'il lui en coûtait. C'était la chose à faire, et elle laissa sa louve revenir et lui donner la confiance dont elle avait besoin.

Pour elle, il tremblait comme un alcoolique en manque de gin, parce qu'il estimait qu'elle devait connaître ses options, peu importe à quel point sa moitié loup souffrirait de perdre sa compagne. Il était vraiment son chevalier.

Sa louve n'aimait pas le voir triste, voulait le lier à elle, à elles, l'enchaîner et l'aimer jusqu'à ce qu'il ne pense plus jamais à les abandonner.

─ Eh bien, dit-elle aussi vite qu'elle put sous le poids de cette révélation. (Un poids qui la faisait se sentir au chaud et en sécurité, tandis que les larmes lui brûlaient les yeux. Sa voix lui semblait surtout rauque.) Heureusement que nous pouvons faire quelque chose pour combler cette lacune tout de sute.

Il la dévisagea, comme s'il lui fallait un moment pour comprendre ce qu'elle venait de dire. Ses pupilles se contractèrent et ses narines s'élargirent.

Puis il s'élança du mur et se jetta sur elle, et son grand corps la poussait avec une intensité effrayante contre le cadre de la porte. Sa bouche mordillait frénétiquement son cou. Il toucha un nerf qui envoya des éclairs le long de sa colonne vertébrale, et ses genoux cédèrent.

Alors que sa peau se mettait à dégager une odeur riche et musquée, il la souleva dans ses bras d'un mouvement heurté et désordonné qui lui cogna douloureusement l'épaule dans la porte. Elle resta tranquille tandis qu'il l'emportait dans le couloir; elle avait déjà vu un loup en rut auparavant, et savait qu'il valait mieux se soumettre docilement.

Sauf qu'elle ne pouvait s'empêcher de lui toucher le visage, pour voir si la coloration vermeille sur ses pommettes était aussi chaude que le reste de son corps. Puis elle laissa ses doigts s'attarder au coin de sa bouche, où une petite torsion trahissait si souvent l'amusement qu'il parvenait à tenir caché autrement.

Il tourna un peu la tête et referma les dents sur son pouce, suffisamment pour qu'elle le sente, mais pas assez pour lui faire mal. Peut-être, songea-t-elle, alors qu'il relâchait son pouce pour mordiller légèrement son oreille, envoyant des ondes de chaleur depuis son lobe à travers son corps qui la brûlaient en des endroits inattendus, peut-être qu'elle était en rut, elle aussi. En tout cas, elle ne s'était jamais sentie comme ça auparavant.

Même s'il n'y avait personne d'autre dans la maison, il ferma la porte du pied, et les enferma dans la chaleur sombre de sa chambre.

Leur chambre.

Il tomba avec elle plus qu'il ne la déposa sur le lit, et en même temps émit des sons pressants qui semblaient plus loups qu'humains. Ou c'était peut-être elle qui faisait ce bruit.

Il déchira son jean pour le retirer, et elle lui rendit la pareille. Sentir le tissu épais céder sous ses mains la contentait. La peau soyeuse sous ses doigts était encore plus agréable. Il avait les mains calleuses, et même s'il faisait visiblement de son mieux pour être doux, il la saisissait parfois durement quand il luttait pour la déplacer où il voulait sans s'écarter d'elle.

Grâce à l'ascendant de sa louve, il ne l'effrayait pas le moins du monde. La louve savait qu'il ne lui ferait pas de mal.

Elle comprit sa passion parce qu'elle se sentait dans le même état: comme s'il n'y avait rien de plus importent que le contact de leurs peaux, comme si elle allait mourir s'il l'abandonnait. La peur et son habituel dégoût du sexe ─ même sa louve n'était pas assez bestiale pour faire plus que supporter passivement ce que les autre lui avaient fait endurer ─ étaient partis si loin qu'ils n'étaient même plus un souvenir.

─ Oui, lui dit-il. Bientôt.

─ Maintenant, ordonna-t-elle brutalement, alors même qu'elle n'était pas vraiment sûre de ce qu'elle voulait qu'il fasse.

Il rit, faisant vibrer sa cage thoracique.

─ Patience.

Il lui arracha sa chemise, puis son soutien-gorge. Il ne restait plus que sa peau nue contre la chemise en flannelle. Elle tira frénétiquement dessus, faisant sauter les boutons et l'étranglant à moitié avant de réussir à la retirer. Son ardeur sembla enflammer Charles, et il attira ses hanches pour la mettre en position.

Elle siffla quand il la pénétra avec précaution, et beaucoup trop lentement. Elle lui mordit l'épaule pour lui faire payer a retenue. Il grommela quelque chose qui ressemblait peut-être à des mots; ou peut-être pas. Mais ce n'est que lorsqu'il vit avec satisfaction qu'elle était prête qu'il relâcha imperceptiblement le contrôle qu'il exerçait sur lui-même depuis le départ d'Asil.

La première fois fut rapide et violente, mais pas trop rapide pour elle. Ils avaient à peine fini qu'il recommença. Cette fois-ci il établit le rythme et la retint alors qu'elle voulait le forcer à accélérer.

Elle n'avait jamais rien essenti de tel, ni de semblable à la plénitude qui l'accompagna dans le sommeil. Elle pourrait s'y habituer.

Elle fut réveillée en pleine nuit par le bruit inhabituel de la chaudière qui s'allumait. À un moment dans son sommeil, elle s'était éloignée de lui. Il était allongé de l'autre côté du lit, le visage détendu. Il ronflait légèrement, presque un ronronnement, ce qui la fit sourire.

Elle tendit la main vers lui. Puis s'arrêta. Et si elle le réveillait, et qu'il se mettait en colère parce qu'elle aurait dérangé son sommeil.

Elle savait, savait qu'il s'en ficherait. Mais sa moitié louve, qui l'avait aidée à traverser tout ce qu'on lui avait fait subir, qui lui avait permis de profiter de ce contact, dormait également. Anna se roula en boule de son côté du lit, et finit par lui tourner le dos. Son agitation avait dû le déranger, car soudain il vint se coller contre elle, et l'étreignit. La vive inquiétude qu'elle ressentit à la suite de son mouvement brusque réveilla sa louve.

Il passa un bras autour de sa taille.

─ Rendors-toi.

Avec la louve pour la protéger, elle pouvait laisser la chaleur de son corps détendre ses os et des muscles raidis par sa présence. Il agrippa son poignet d'une main et le posa sur son ventre, avant de laisse le sommeil s'emparer d'elle de nouveau. Il était sien.

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-Calme-toi, lui dit-elle, exaspérée. Ton père ne va pas m'attaquer.

-Je ne pense pas qu'il soit inquiet que je te fasse "du mal", dit Bran, amusé. Nous allons t'emmener loin de tous les autres mâles, pour qu'il puisse se détendre un peu.

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Il avait emporté une couverture supplémentaire, qu'il déplia d'un geste et drapa sur ses épaules. Puis il s'éloigna et sauta à côté d'elle sur le rocher. Il n'y avait pas beaucoup de place, mais il réussit à les maintenir épaule contre épaule.

- Mes cousins faisaient la cour à leurs femmes avec des couvertures, lui dit-il sans la regarder.

Elle ne répondit rien, et se contenta de déplier et replier ses orteils les uns contre les autres pour les réchauffer.

- On appelle ça une couverture d'approche, dit-il. Un homme allait voir la fille qu'il courtisait et dépliait lentement le bras...(En tenant un coin de la couverture, il passa son bras autour de son épaule.) Et il drapait la couverture sur elle. Si elle ne s'esquivait pas, il se rapprochait encore plus.

Il tira , et elle fit un pas de côté jusqu'a se retrouver coincée sous son bras, et la couverture entortillée autour d'eux.

- Une couverture d'approche?

Il y avait de l'amusement dans sa voix, mais son corps était toujours raide.

La louve, songea-t-il, mais pas entièrement. S'il ne l'avait pas cherché, il n'aurait peut-être pas senti l'odeur distinctive de la louve entremêlée au parfum d'Anna.

- Mon frère Samuel est encore plus doué pour ça que moi, dit-il en bougeant encore un peu plus, jusqu'a ce qu'elle se retrouve devant lui, ses pieds froids sur les siens.

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Samuel alluma les lumières de la clinique et les mena à la salle d'examen.

- OK, mon vieux, dit-il. Voyons ces plaies par balles.

Mais son sourire s'effaça quand Charles commença à lutter avec sa veste de costume.

- Attends, dis-tu. (Il ouvrit un tiroir et en sortit une paire de ciseaux. Quand il vit le visage de Charles, il sourit.) Hé, c'est juste un costume ! Tu as les moyens de le remplacer.

- Les essayages, grogna Charles. Quatre essayages et aller et retour en ville à être tourné et retourné sous toutes les coutures. Non merci. Père, est-ce que tu peux m'aider à retirer tour ça et tenir ton fils et ses ciseaux loin de moi ?

- Pose les ciseaux, Samuel, dit Bran. Je suppose que s'il a réussi à l'enfiler nous devrions réussir à l'enlever sans la découper. Pas besoin de grogner, Charles.

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(Bran à Charles) -Je vais bien. Prend soin de ta compagne, et tien-moi au courant pour officialiser les choses. J'aimerais qu'elle soit liée de manière formelle à la meute dès que possible. La pleine lune a lieu cette semaine.

-Cette lune-là me convient.(Charle croisa les bras sur sa poitrine et inclina la tête) Tu doit être fatigué si tu croi que tu peux me mentir comme ça.

Bran, était déjà à mi-chemin de la porte, se retourna. Cette fois-ci, le sourire brillait dans ses yeux.

-T u t'inquètes trop. Que dis-tu de je vais aller bien c'est mieux?

C'était la vérité.

-Si tu as des soucis, dis-le-moi, et j'amènerai Anna immédiatement.

Bran acquiesça une fois et partit, laissant Charles s'inquiéter. Ce n'est que quand Anna, réchauffée et trempée par sa douche, entra dans la piéce en sifflant un air familier que son inquiétude pour Bran s'estompa.

-Crep, strep, venefica est mortua, lui dit-elle.

-Qu'est-ce qui est mort?lui demanda-t-il.

Puis il réfléchit à la melodie et sourit.

-Ding, dong, la sorcière est morte, expliqua-t-elle en s'asseyant à côté de lui. Et un homme est bien mort, lui aussi. Devons nouus nous réjouir ou porter le deuil?

-C'est toujour la question, lui dit-il.

Elle étira les doigts sur la table.

-C'était un homme bien, tu sais? Il méritait une fin heureuse.

Il posa un main sur la sienne, à la recherche des mots adéquats, mais ils ne venaient pas.

Au bout d'un moment, elle appuya le front contre son épaule.

-Tu aurais pu mourrir.

-Oui.

-Moi aussi

-Oui

- Je pense que je vais accepter la fin heureuse qu'il nous a donnée et faire en sorte que sa marche.( Elle le pris dans ses bras avec passion.) Je t'aime.

Il se retourna et l'attira sur ses genoux. Ses bras tremblaient, et il faisait trés attention à ne pas la tenir trop fort pour ne pas la blesser.

-Je t'aime aussi.

Au bout d'un long moment, elle leva les yeux.

-Tu as faim, toi aussi?

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- Alors, comme ça, Charles a rapporté un jouet? Je me demande s'il est prêteur.

La voix avait un léger accent.

Elle se glissa le plus loin possible sur le banc et regarda fixement Charles, mais il refermait la couvercle du piano et lui tournait le dos.

- Il te laisse donc comme un agneau parmi les loups, murmura le loup. Une femme si douce et si tendre serait mieux avec un autre homme. Un homme qui apprécierait qu'on le touche.

Il posa les mains sur ses épaules et essaya de la tirer vers lui.

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Son moment préféré, néamoins, avait été après la cérémonie, quand son père, mince, grand et voûté, avait pointé Charles du doigt et l'avait menacé de mort et de démembrement s'il ne prenait pas soin d'elle. Tous les loups qui avaient entendu - ce qui voulait dire tous les loups de la pièce - avaient regardé avec une admiration amusée Charles qui avait gentiment incliné la tête, comme si le père d'Anna était le Marrock.

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Elle ne savait pas que Charles avait contacté sa famille avant d'entrer dans la chapelle et de découvrir que son père l'attendait dans la nef pour l'escorter à la place de Bran. Son frère s'était tenu avec les garçons d'honneur, à côté de Samuel.

Elle s'était donc mariée avec des larmes qui lui coulaient sur le visage. Le pasteur avait arrêté la cérémonie et lui avait tendu un mouchoir pour qu'elle s'essuie le nez, ce qui l'avait fait rire.

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il l'interrompit d'un baiser, et nourrit la bête de sa peau de son odeur et de ce bruit qu'elle laissait échapper pendant qu'il lui donnait du plaisir. elle cessa de resister apres le premier baiser. quand il en eut fini avec elle, elle se lova contre lui.

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- Tu vas bien, ma chérie ?

La voix pleine de sollicitude de Charles lui fit tourner la tête de pur soulagement. Elle avait espéré que c'était lui qui avait jeté le rocher, mais cela aurait aussi pu être la partenaire disparue de Mary. Elle laissa les restes du fusil tomber par terre et courut vers lui.

- Hé, dit-il en l'entourant de ses bras. Ce n'était qu'un chien... un chien sacrément gros. Mais tu es en sécurité maintenant.

Même si il jouait clairement à l'humain, ses bras étaient farouchement protecteurs tandis qu'il l'attirait contre son manteau rouge foncé qui lui allait encore mieux que le manteau aux couleurs vives que le loup avait déchiqueté.

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